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Tout ce qui a été posté par F. mas
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L'extrême droite, c'est quoi ?
F. mas a répondu à un sujet de Bisounours dans Politique, droit et questions de société
Il faut lire ce qu'en dit Urbain Gohier : le racialisme antijuif vient de la gauche. -
L'extrême droite, c'est quoi ?
F. mas a répondu à un sujet de Bisounours dans Politique, droit et questions de société
J'ajoute que comme toute famille d'idées politiques, l'extrême droite est tributaire des aléas de l'histoire nationale, et prend sa physionomie en fonction de ses différentes crises politiques, sociales et institutionnelles. Cela peut aussi expliquer sa grande hétérogénéité idéologique, mais aussi son pluralisme de fait (il est parfois difficile de s'expliquer certains rapprochements entre individus sans s'interroger sur les circonstances particulières qui les poussent, et qui rebattent souvent les cartes et les étiquettes), son unité ponctuelle sur certains sujets (le rejet de la démocratie parlementaire, du "résistantialisme", du communisme, de l'islam ou de l'immigration, etc.). -
L'extrême droite, c'est quoi ?
F. mas a répondu à un sujet de Bisounours dans Politique, droit et questions de société
PA Taguieff a une réflexion intéressante sur l'extrême droite dans son livre sur l'antilepénisme ordinaire, qui recouvre une partie de ce qu'en dit GH7: en gros, intuitivement, on désigne la nébuleuse extrême droitière comme une menace, comme une extrémisation des idées de droite et comme synonyme d'incursion de la violence dans le procès politique. Seulement les idées qui se trouvent à l'ext droite sont-elles la version plus radicale de ce qu'on trouve au sein des droites modérées (la radicalisation de la droite orléaniste me semble difficile à penser par exemple, et je pense qu'en dehors de ses adversaires de mauvaise foi, peu de modérés se pensent comme des versions tempérées des divers droites radicales). L'origine commune à ces idées est-elle nationaliste ou contre-révolutionnaire ? Sachant que dans le premier cas, l'idée vient plutôt de la gauche, et dans l'autre, elle est une forme de dépassement et même de négation du clivage droite/gauche. Pour qui l'ext est une menace ? Là encore, pendant longtemps, c'était essentiellement pour le régime parlementaire et la démocratie libérale (mais alors que penser d'une formation comme le Fn, qui accepte le jeu démocratique?). La violence est-elle propre à l'ext droite ? Non (cf l'extrême gauche). Jacques Julliard de son côté rappelle que toutes les analyses ne parlent pas d'extrême droite : certains politologues préfèrent le terme droite extra-parlementaire, Sternhell celui de droites révolutionnaires, et Taguieff de droite radicale. Taguieff retient tout de même un noyau dur de caractéristiques propres à l'ED : elle est l'antithèse de la droite libérale, elle est hostile au pluralisme de principe, à l'esprit de compromis par la discussion publique. Elle est autoritariste, ne dédaigne pas à la violence dans le domaine de l'action politique et est dogmatique dans le domaine idéologique. L'ED et l'ext gauche partagent le fantasme du grand soir ou d'un grand nettoyage comme préalable à l'instauration d'un ordre nouveau. Comme quoi, la paranoia, et l'esprit de purge qui traversent les courants politiques marginaux à droite comme à gauche peuvent tout à fait entrer dans ce que Bronner appelle la pensée extrême... -
Ok, alors prends-toi ça!
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Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres
F. mas a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
Les Américains sont plus généreux que les Européens, un article signé Dan Mitchell ! https://fee.org/articles/americans-are-more-charitable-than-socially-conscious-europeans/?utm_source=zapier&utm_medium=facebook -
C'est un peu loin (le dea en question date de 2002 il me semble) et depuis je me suis un peu désintéressé de la question. Cioran, Antoine Compagnon, Thomas Molnar, Carl Schmitt ont écrit sur la question. Je ne pense pas que le livre de Schmitt sur Cortés soit traduit en français.
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Il ne me cite pas vraiment, il parle de mon mémoire de DEA comme d'une analyse brillante ou un truc dans ce genre, ce que j'ai trouvé sympathique.
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La préface d'A Imatz est particulièrement bonne, en particulier parce qu'il me cite avec éloge.
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C'est bien celui-là.
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Je vous invite à jeter un oeil sur l'ouvrage collectif publié aux éditions du Cerf sur Philippe Muray. Il y a une très intéressante contribution sur son anthropologie notamment, sur ce qu'il doit à Hegel, Kojève et Rousseau dans sa description d'Homo Festivus, cet homme sans contradiction (ou plutôt qui vit dans l'illusion d'avoir surmonté toutes ses contradictions) et qui vit dans l'après-Histoire (on pourrait dire maintenant momentanément !). Ceci dit, Nietzsche a eu de l'influence sur sur PM, tout comme Debord ou Musil.
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Ce qui me semble déterminant dans sa thèse, c'est le rôle du droit dans la sécurisation de la propriété (l'institutionnalisme légal) : on peut rapprocher (et il le fait dans son bouquin) sa position de celle d'Hernando de Soto dans le Mystère du capital : le passage de l'économie informelle à l'économie formelle favorise la croissance économique, car elle permet de constituer un capital en dehors du capital physique de la propriété. Du coup, cela revient aussi à critiquer les thèses continuistes (le capitalisme et la propriété ont toujours existé) ou les réductions économicistes de la propriété (à une possession physique par exemple).
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Je reconnais également que la thèse de Hodgson sur l'esclavage me semble fausse : il n'y a pas de lien naturel entre capitalisme et esclavage, et son abolition n'est pas une démonstration des limites inhérentes au marché, mais à la fois l'obsolescence de ce mode de production + la totale intégration des anciens esclaves aux échanges économiques globaux (Hodgson, parce qu'il n'analyse pas le capitalisme en termes moraux comme MC, tend peut être à sous estimer la dimension égalitaire de la moralité bourgeoise, qui créera des dissensions et des conflits sur l'esclavage et le statut des esclaves aux USA au 19e siècle).
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Désolé de répondre aussi tard Domi ! Sur le 1 : non justement, les North, Weingast et co ne voient pas le changement dans les mentalités ou alors ils font précéder le changement de mentalité par des arrangements institutionnels-organisationnels (droit de propriété, financiarisation de l'économie, etc) pour expliquer le switch des années 1800. C'est la pointe de la critique de MC. Sur le 2 : la critique de MC est la suivante, le changement est d'abord rhétorique et langagier : c'est dans la reconsidération des vertus de la bourgeoisie (et de ses qualités d'innovation) qu'il faut chercher la cause de la prospérité. Pas dans des causes matérielles, pas dans des causes institutionnelles ou d'accumulation de capital. L'émergence de la bourgeoisie ou des institutions favorables au commerce ne suffisent pas : il faut encore les rendre visibles et aimables. MC remarque par ailleurs que les premiers théoriciens de l'économie (et du libéralisme) avaient très bien compris la nécessité des vertus, en particulier Adam Smith, dont la Théorie des sentiments moraux en est la démonstration (A Smith se situe totalement dans la tradition éthique des vertus, tout comme son prédécesseur D Hume). Le consensus institutionnaliste n'est pas nécessairement libéral, et, si l'on suite la critique de MC, le libéralisme peut très bien se passer de l'explication de type néo-instit. Petite précision : DMC cherche à expliquer la sortie moderne de la trappe malthusienne, c'est à dire le déploiement du capitalisme depuis la Grande Bretagne au 18e jusqu'au reste du monde. Il ne s'agit pas de donner des lois générales sur le développement des pays vers le capitalisme moderne.
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Analyse de la purete de votre liberalisme ?
F. mas a répondu à un sujet de Escondido dans La Taverne
Le gros lot http://www.cornerstonejewelrydesigns.com/locked-purity-ring.html -
Il est encore député de l'Essonne.
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Sur le concept de capitalisme, un conseil (son bouquin est très bien, bien que gauchiste et néo-instit) : http://www.laviedesidees.fr/Comprendre-le-capitalisme.html
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Je ne suis pas un spécialiste des cultures subsahariennes, donc je ne peux pas vraiment te répondre sur la première partie. Sur la seconde : la position néo-instit est en gros la suivante, les règles de propriété ne sont réellement devenues efficaces qu'au 18e siècle en GB, et grâce à ce facteur (avec d'autres) que la prospérité éco capitaliste (the great divergence) a démarré. Seulement, comme l'a montré G Clark des institutions sociales et juridiques stables existaient déjà depuis le 13e dans l'Angleterre médiévale (A Farewell to Alms).
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Bonsoir à tous, Je me permets d'ouvrir un fil un peu comparable à celui qui a été ouvert la fois dernière pour les primaires à droite. Ce soir, il y a le premier débat sur la primaire à gauche : il s'agirait ici de récolter des informations pour écrire un petit texte de 300 mots demain matin sur le sujet. Si vous pouviez noter ici avec précision les propositions marquantes, les personnalités les plus présentes au débat, les points de désaccords entre candidats ou les propositions originales (allant dans le sens ou vent contraire au libéralisme). Je vous remercie d'avance pour votre aide.
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Sisi, mais sur 1000 ans, il y a eu des hauts et des bas, et des améliorations ponctuelles des échanges. Je n'en dirai pas plus, je ne suis pas un spécialiste de l'économie de la période !
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Attention, attention, je suis assez critique (même si modérément critique) de la thèse de McCloskey parce que je pense que la nature de la morale est mixte (spiritualiste/institutionnaliste), et qu'elle suppose aussi des institutions pour se fixer (et donc créer le régime d'incitations dans le viseur de MC).
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Détrompe-toi : penses un peu à "l'idéologie féodale" (idéologie qui a quand même duré environ 1000 ans), qui renvoie à une division tripartite de la société (oratores, labores, bellatores), et qui d'ailleurs renvoie aussi à celle plus ancienne des sociétés indo-européennes quand on y pense. Le bourgeois, le marchand, y est absent, et pour une raison assez simple : le système économique n'est pas vraiment stable et les villes au sens moderne n'existent pas. Cela ne veut pas dire que les marchands, les échanges et le commerce n'existaient pas, mais qu'ils n'étaient crédités d'aucune dignité particulière. Dans les représentations collectives, ils n'existaient pas (en gros). Sur le droit et les institutions : MC Closkey consacre un tiers du second bouquin de sa trilogie à réfuter cette position (et ma communication se fera dans un colloque sur sa critique de l'explication néo-institutionnaliste justement). Je retiens en particulier quelque chose que j'avais déjà lu ailleurs (chez H Berman) : les institutions et le droit qui ont permis la croissance capitaliste existaient déjà au moins depuis le 13e siècle, et les problèmes d'efficience du droit que les Etats sont censés avoir résolu à l'époque étaient déjà résolu depuis des siècles. Si les institutions et le droit existaient déjà depuis le 13e siècle, qu'est-ce qui a permis "l'invention" et la valorisation de l'innovation de marché ? Des facteurs culturels et moraux, selon elle.
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Ce qu'explique MC, c'est que la valorisation rhétorique de la bourgeoisie explique non pas la création de la civilisation, mais cette explosion de prospérité inédite dans l'histoire du monde qui a commencé à la fin du moyen âge (explication qui se double d'une critique des économistes qui pensent que ce grand enrichissement, ou cette grande évasion viendrait dans un changement soudain dans les institutions ou dans la manière d'accumuler le capital). C'est une explication spiritualiste qu'on trouve -à quelques nuances près- chez d'autres historiens contemporains comme Joyce Appelby ou J. Mokyr. Je suis plongé dedans pour une communication et un entretien, c'est ama la bonne piste (le capitalisme est avant tout une révolution morale et culturelle), même si les contours de ces vertus bourgeoises me paraissent floues, beaucoup trop floues, et la classe bourgeoise beaucoup plus fractionnée qu'elle ne le pense (il eut fallu préciser la fraction la plus éclairée de la bourgeoisie, avec ses modes de communication et ses sujets d'intérêt propres ama).
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Merci Dardanus. Entre temps, il nous renvoie en plus : Et ajouter également le livre suivant : Revenir au capitalisme… pour éviter les crises, Paris, Odile Jacob, 2010
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Bonjour les amis, une demande de Pascal Salin que je fais suivre : Chers amis de Contrepoints, Je me permets de vous demander si, dans la rubrique de Wikiliberal me concernant, vous pourriez ajouter les oeuvres suivantes : - Concurrence et liberté des échanges, Nice, éditions Libréchange, 2014 - Competition, Coordination and Diversity – From the Firm to Economic Integration, Cheltenham-UK, Northampton-USA, Edward Elgar, 2015 - Frédéric Bastiat, Père de la science économique moderne, Paris, Institut Charles Coquelin, 2015 - Les systèmes monétaires – Des besoins individuels aux réalités internationales, Paris, Odile Jacob, 2016; édition en anglais : The International Monetary System and the Theory of Monetary Systems, Cheltenham-UK, Northampton-USA, Edward Elgar, 2016 En vous remerciant, je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs Pascal Salin
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Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres
F. mas a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
Un article actu chaud bouillant qui mériterait une traduction rapide : pourquoi, contrairement à ce que dit Marine Le Pen, le retour au franc et à l'ecu auraient une incidence sur l'économie française http://cleppe0.blogspot.fr/2017/01/why-le-pen-is-wrong-to-say-french.html En plus, l'article est court et assez facile à traduire
