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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Je ne sais pas vraiment ce qu'implique le sceppticisme dans ce contexte. Tout à fait c'est une difficulté essentielle, mais qu'on a supposé résolue pour les besoins de la discussion. Sinon il faut lire Akumetsu si vous ne l'avez pas déjà fait. "The Punisher meets V for Vendetta meets Atlas Shrugged." et
  2. Oui c'est pas vraiment des machines qui rêvent bien sûr, juste des mes qui s'amusent avec des réseaux de neurones et de la reconnaissance de patterns. Mais je trouve ça joli, j'aime bien le glitch art.
  3. Que je comprenne bien, la technique de clonage Sloonzienne ça consiste à prendre un type, le couper en deux au milieu et remplacer les deux moitiés qui manquent ? Parce que : 1- ça ne peut pas marcher avec des individus de plus de quelques cellules (sinon c'est viable, ça donne des jumeaux qui ne sont pas la même personne d'ailleurs). 2- ça n'est pas du tout comparable au clonage tel qu'on l'envisage ici qui consiste à scanner un humain puis à le copier ailleurs, cas auquel je faisais référence et pour lequel il y a trivialement un original et une copie. Et l'original ne peut en aucun cas devenir la copie ou vice versa.
  4. Le clonage par division cellulaire pour un être humain entier ça risque de poser des petits problèmes...
  5. Le clone sera un être humain, et il aura sa propre identité (qui sera elle aussi une copie de l'originale qui divergera à partir de sa naissance), on est d'accord là dessus.
  6. Il faudrait cloner l'humain entier et pas juste le cerveau (ce qui a son importance pour l'upload) mais oui, c'est le postulat de base : on admet que le clonage est possible et que le clone sera identique. Le clone est l'individu qui a été créé par le processus. L'original est celui dont on a fait une copie mais que le processus n'a pas altéré au delà de ça. C'est la continuité qui est importante. Je dis que quand on brise la continuité l'individu disparaît. De ce point de vue il est très facile de différencier l'original et la copie dans la mesure où deux personnes ne peuvent pas occuper le même espace en même temps. L'original est celui qui n'a pas bougé.
  7. Oui. Je pensais sérieusement à en imprimer une pour l'encadrer mais là ça va pas être possible
  8. L'identité est une illusion paralysante, ce qui compte c'est l'immortalité darwinienne... C'est tout de même un poil tendancieux. Je veux bien que ça soit dit dans le cadre d'une réflexion qui ne se veut pas normative et donc sans mauvaise intention mais parfois les idées ont des conséquences qu'on n'a pas vu venir. Et donc l'identité passe sous le tapis (pardon, est une illusion qui ne participe pas la définition d'un individu) parce qu'elle se mettait en travers du chemin de l'élégante solution du problème métaphysique. Seulement la simplification à cet endroit précis se paye ailleurs et je ne pense pas qu'on puisse se permettre une définition de l'individu qui ne prendrait pas en compte l'identité. Pour préciser ma pensée en revenant au clonage (désolé, j'ai tendance à planer), le clone ne peut rien être d'autre qu'une copie. Il n'y a que moi qui puisse être moi, mon clone n'est pas moi, il est mon clone.
  9. Je pourrais répondre que c'est parfaitement faux et que notre humanité est la limite indépassable de notre objectivité. Mais en l'occurrence ça n'a pas d'importance puisque le problème considéré n'est ni physique ni métaphysique mais psychologique. On peut négliger ce problème, dire que l'individu doit s'effacer devant la préservation de l'information ou whatever, mais il faut comprendre ce que ça implique. Et vice versa. Je critique le matérialisme mal compris qui prétend s'extraire de l'univers pour l'étudier, ce qui est très bien résumé par l'état d'esprit "la subjectivité est une illusion qui nous paralyse". Non. Les impressions subjectives sont des phénomènes à considérer et expliquer au même titre que les autres, on ne peut pas les écarter d'un revers de main, a fortiori quand on se penche sur des problématiques telles que l'identité. C'est tout frais, ça vient de sortir (je ne suis pas forcément d'accord avec tout ce que Dehaene raconte mais il présente les données récentes).
  10. Le "plan de l'immortalité darwinienne" on s'en fout quand on est mort. La psychologie humaine en vrai c'est tout ce qu'on a, et les idéologies qui commencent à la nier on sait où elles finissent... L'être humain est une partie de l'univers. Une partie qu'il est d'ailleurs plutôt important de comprendre, s'pas ? Lors du sommeil (ou du coma, ou de la prise de drogue, ou au début du développement de l'enfant) on est en présence d'une conscience différente, atténuée, mais jamais éteinte puis rallumée. En vrai c'est la même chose (cognition incarnée et située riprizent).
  11. Ok dans ce cas ça roule
  12. En quoi la répartition des biens après leur mort les empêche de faire ce qu'ils veulent pendant qu'ils sont encore en vie ? Il y a un problème de logique là. Et c'est aussi un problème de confondre la présomption (qui est légitime) et l'obligation (qui ne l'est pas). J'avais compris la même chose...
  13. Tant de subtilité.
  14. Parfois je me dis que les libertariens qui parlent de droit c'est un peu comme les marxistes qui parlent d'économie. Et là c'est une de ces fois.
  15. Lancelot

    Bac 2015

    A priori j'ai découvert Tocqueville sur liborg aussi, mais bon j'avais dans les 16 ans quand j'ai commencé à lurker donc c'est une circonstance atténuante. Et c'est mon prof de philo qui m'a poussé à vraiment me culturer un peu plus tard parce que c'était une épave marxiste et que je voulais l'emmerder au maximum.
  16. Réalité = sexisme.
  17. C'était pareil à la fin de Breaking Bad. Je trouve ça rigolo (en plus j'en ai rien à foutre de GoT donc je lis vos spoilers sans vergogne).
  18. Faire un travail physiquement exigeant tous les jours de sa vie ça rend plus fort que la gonflette aux protéines.
  19. Un paysan médiéval c'est une montagne de muscles.
  20. En ce qui me concerne je n'ai pas d'avis sur la maison du chaos. Je pourrais m'en faire un en me basant sur les principes classiques du domaine (trouble anormal de voisinnage, abus de droit) mais j'ai autre chose à faire que me lancer dans un cas pratique de droit civil...
  21. C'est un peu plus subtil que ça. Ça implique que, contrairement à un juge, on n'a pas une grande connaissance de tous les éléments du dossier et de toute la jurisprudence pertinente, et donc qu'on a de grandes chances de dire des conneries en se lançant dans un argumentaire en acrobate. Ça implique aussi que la justice doit nécessairement avoir une prétention avant tout casuistique et que la solution appropriée dans un cas donné ne peut pas forcément se généraliser à un autre, hard cases make bad laws et tout ça, ça ne sert à rien de s'énerver avec des raisonnements par l'absurde. Mais les décisions juridiques sont discutables bien entendu. En fait le conflit ici vient du fait qu'on confond un peu deux niveaux, celui d'un jugement en particulier et celui de la découverte de la règle de droit qui s'appuie sur l'étude d'un corpus jurisprudentiel. À ce second niveau effectivement on peut se détacher de la casuistique et considérer les décisions "comme des réactions chimiques" ou n'importe quel autre phénomène à étudier.
  22. C'est le syndrôme "cigarette électronique". On interdit un truc sous le prétexte X mais ces enfoirés d'ingénieurs trouvent une solution pour supprimer X de l'équation. Du coup on interdit aussi leur solution pour leur apprendre à régler les problèmes.
  23. Réguler a priori pour tout le monde vs gérer a posteriori au cas par cas et à la demande des parties ?
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