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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Justement, on fait comment pour séparer une citation avec ce système ? On est sensé en créer une nouvelle et coller le bout qu'on veut dedans ?
  2. Il me semble qu'ils ne jurent que par Rawls là-bas dedans, et qu'ils ne lui connaissent comme contradicteur que Nozick. Partir de ce point "classique" pour arriver tout doucement à un freestyle anarcap (disons minarchiste), ça pourrait être marrant. Un truc du genre "Dialectique de la liberté et de l'égalité : la théorie Rawlesienne de l'équité et ses critiques."
  3. Quelle discipline ? C'est purement juridique ou on peut mettre un peu de réflexion ?
  4. Diagonale du vide, tout ça.
  5. Tout ça est bien péremptoire. Je ne dis pas que c'est faux, mais je suis demandeur de données et d'avis complémentaires pour faire tourner la machine. L'état de nature hobbesien est pertinent pour décrire les relations entre états (par opposition aux relations entre personnes), et Hobbes se goure sur la nécessité d'un pacificateur tout puissant sous peine d'auto destruction (comme le montre l'histoire des relations internationales).
  6. Celui-ci : Qui est utilisé pour "démontrer" l'incapacité du privé à gérer les domaines générant trop d'externalités positives, en parallèle de celui sur les externalités négatives que le privé serait également incapable de gérer (mais pour le coup on a des masses de critiques libérales là dessus). En fait, toute cette discussion dépend d'un point crucial (déjà soulevé dans d'autres fils mais pour lequel je n'ai pas de réponse définitive) : en quoi la défense est-elle un service spécial ? Ce qui amène les questions suivantes : - Est-ce que la spécificité de la défense est telle qu'elle ne peut être assurée efficacement par le marché ? - Si c'est le cas, est-ce qu'une défense privée hors du marché est envisageable, sous quelles formes et avec quels moyens ? - Si non, est-ce qu'un gouvernement ayant pour unique prérogative la défense est envisageable sans dérive étatiste ?
  7. Tiens, ça me rappelle que je n'ai pas de réponse cinglante contre l'argument des externalités positives et des free riders pour justifier l'interventionnisme. Euh, ça s'appelle des mercenaires et ça a toujours existé (par exemple, dans Le Prince, Machiavel se plaint de l'usage généralisé de mercenaires par les cités italiennes). Faut croire qu'il y a un marché et que le modèle économique est viable.
  8. Je viens de passer un moment intéressant avec l'encyclopédie Universalis et je ne peux qu'acquiescer :
  9. Comment est-ce que ça s'applique aux religions outre l'argument téléologique pour l'existence d'un créateur ?
  10. L'avantage c'est que ce n'est pas du tout partial comme présentation J'en ai une autre, il y a : * ceux qui continuent d'invoquer le cadavre du constitutionnalisme sans vouloir admettre son échec systématique face à l'ingéniosité et au manque de scrupule des politiciens assoifés de pouvoir. * les anarcaps, qui comprennent que ce qui compte c'est moins la forme des institutions que l'attachement de la population à la liberté et qu'une constitution ne peut pas exister hors sol.
  11. Je pense qu'il y a une chance non négligeable qu'une anarcapie se rende sufisamment utile aux classes gouvernantes des états avoisinnants (en leur fournissant putes, drogues et coffre-fort) pour qu'ils réfléchissent à deux fois avant de l'attaquer. Si on ajoute à ça l'absence de structure de pouvoir centralisée qui rend une conquête délicate et un minimum de défense organisée, c'est pas forcément injouable.
  12. Le problème des conspirationnistes c'est qu'ils n'arrivent pas à s'imaginer que des phénomènes tendanciels puissent résulter d'un ensemble d'actions non concertées (c'est précisément une manière paranoïaque d'aborder le monde). Du coup, si une merde quelconque arrive, ça ne peut pas être involontaire, donc c'est forcément le résultat d'un plan. Cela leur apparaît comme tout à fait évident et ils ne le remettront jamais en cause, leur réflexion commence à partir de ce point. Ensuite, partant de ce principe, il faut chercher à qui profite le crime et qui est suffisamment puissant pour mettre en oeuvre un tel plan. Et c'est là que commencent les délires sur les reptiliens responsables du 11 septembre pour cacher le fait qu'on n'a jamais marché sur la lune.
  13. Ça, c'est la définition de l'anarchie selon la tradition collectiviste/libertaire. Les anarcaps représentent une autre branche qui est tout aussi enracinée dans l'histoire des idées. Les libertaires préfèreraient crever plutôt que de l'admettre et ils gueulent plus fort, mais c'est pas une raison. D'ailleurs on ne peut pas être un vrai anarchiste tout en voulant régimenter la vie des gens, ce qui implique de les laisser se subordonner à qui ils veulent si ça leur fait plaisir C'est simple, on est dans un contexte d'anarcapie dès qu'il existe une alternative privée sérieuse à tous les services procurés par l'état, ce qui le met en concurrence et le transforme de fait en simple agence de services (qui ne tardera pas à faire faillite si elle continue à faire de la merde). Ce n'est pas exclusif.
  14. Commencer à prendre en compte intelligemment les connaissances scientifiques sur le sujet ? Quelle idée… Pourquoi pas remettre en compte la science infuse du législateur pendant qu'on y est ?
  15. Des naziomatiques ?
  16. Bien sûr, mais il existe (même en supposant que son étendue est infine, ce n'est qu'un sous-infini dans l'infini des possibles). Pour prendre un autre domaine, on considère que les langues naturelles sont toutes plus ou moins équivalentes dans leur capacité à transmettre du sens, et qu'il existe potentiellement une infinité de langues viables. Pourtant, toute langue pour être viable doit respecter un certain nombre de contraintes à la fois physiques (il faut qu'elle respecte l'appareil articulatoire humain) et internes (certaines combinaisons de règles/possibilités données au locuteur sont rares voire impossibles).
  17. Je le dirai à De Maistre la prochaine fois qu'on se croisera. Toute évolution est téléologique avec un état stable plus ou moins moins large en fonction des contraintes du système. La manière d'assembler des molécules pour donner les formes de vies terriennes, c'est quand même vachement restreint quand on y réfléchit, faut pas se laisser leurrer par les variations résiduelles.
  18. Autre collection que j'adore, d'ailleurs.
  19. Ah ben voilà, je me souvenais de Freudon et je me demandais quand il allait se faire sacquer.
  20. Lancelot

    Jeux vidéo

    Il faut absolument que quelqu'un se décide à théoriser la casualisation, parce que là il y a au moins deux sous catégories plus ou moins orthogonales : d'une part la métamorphose des jeux en longues cinématiques interactives, et d'autre part la multiplication des jeux estampillés "conviviaux pour toute la famille". Dans tous les cas on vise à étendre le public donc ça reste de la casualisation, mais la direction d'étendage n'est pas la même.
  21. Si ça se concrétise, je m'engage à en acheter tout plein. Je suis déjà très fan des petits bouquins de la collection Iconoclastes.
  22. Lancelot

    Concertos montebourgeois

    Si ils sont vraiment très bons, ils ont senti le vent tourner et sont maintenant parti voir ailleurs. C'est pas comme si les politiciens étaient attachés à leurs obédiences
  23. Ben un exemple que je connais bien (sachant qu'il en existe d'autres) c'est les sciences cognitives. Ça n'a l'air de rien comme ça, mais ça recoupe de la psychologie, de l'ergonomie, de l'informatique, de l'épistémologie, des neurosciences, de la linguistique, de l'éthologie… et chacun de ces pôles peut aussi se décomposer et mener à d'autres. Pour contraster, en Droit on a le Droit civil, le Droit pénal, le Droit des affaires, le Droit asministratif, le Droit européen, le Droit constitutionnel… see the pattern? Je ne dis pas, ça peut sûrement mener à d'autres trucs (science poltique, criminologie, économie…) mais ça se regarde quand même vachement plus le nombril.
  24. Beaucoup d'étudiants restent le nez dans le guidon de leur discipline. Pourtant, dans tous les domaines, on a besoin de gens qui savent faire des passerelles avec les voisins. Hésiter entre deux ou trois trucs, ce n'est pas un désavantage mais une chance. Ma solution c'est de sélectionner des formations larges et pluridisciplinaires, et si possible d'en suivre plusieurs en même temps (pour les centres d'intérêts qui ne sont malgré tout pas pris en compte, lire des bouquins). Sinon, pour les sujets de recherche universitaires, de toute manière, dans un premier temps on ne laisse pas trop de choix à l'étudiant (et c'est très bien comme ça).
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