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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Si on se concentre uniquement sur le pan biologique peut-être, mais des phénomènes évolutionnistes non biologiques existent (ce que souligne Dawkins, un biologiste), et certains ont été mis en évidence et étudiés avant Darwin. Mais Hayek le dit mieux que moi :
  2. Je dois avouer que tous ces gens qui font semblant de prendre au sérieux cette histoire de fin du monde, à la longue, ça a tendance à me gonfler. Content que ça soit passé jusqu'à la prochaine fois, donc.
  3. Lancelot

    Partir Un Jour...

  4. Lancelot

    Partir Un Jour...

    Tiens, ça m'évoque le dernier Monsieur le chien
  5. Pour le terme "marxisme culturel" :
  6. Je trouve cette discussion passionnante, et elle résonne avec mes propres interrogations. En effet, je n'ai abordé cette question que très récemment suite à mon exaspération vis-à-vis de l'idéologie féministe et en particulier de la manière dont elle justifie ses prétentions à la scientificité. C'est par ce biais que j'ai pu constater l'existence d'un marxisme culturel dans ces milieux, c'est à dire d'un mode de raisonnement analogue sans forcément s'en réclamer explicitement à certains points essentiels du marxisme, dont la réflexion en termes de blocs oppresseur/oppressé définis selon des critères essentialistes et un faux égalitarisme qui cache une défense inconditionnelle des intérêts de ceux qu'on déclare dominés. Pour moi il ne fait aucun doute que ce phénomène existe, mais j'ai du mal à déterminer ses limites et à établir son histoire intellectuelle. Pour ce dernier point il faudrait que j'approfondisse la french theory, mais je trouve tous ces auteurs (que ce soient les français, leurs précurseurs allemands ou leurs commentateurs américains) tellement illisibles et insupportables...
  7. Très bon, je le ressortirai le coup de l'eau bio Je me déplace systématiquement en voiture parce que les transports en commun c'est le mal. Je jette par terre les pubs à la con qu'on me met sous mes essuies-glace (en général ça choque beaucoup et ça me donne l'occasion de troller). J'ai une télé en veille qui n'a pas été éteinte depuis bientôt une dizaine d'années. Sinon pas grand-chose d'autre, avec mon lifestyle d'étudiant je pense pouvoir affirmer sans me tromper que je pollue moins que 95% des écolos-bobos.
  8. Marxisme culturel aussi, ce besoin de se sentir spécial en rejoignant une catégorie minoritaire, quitte à la forger de toute pièce ?
  9. Voilà, c'est plus concis comme ça.
  10. Petite faute de frappe à vEndetta.
  11. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    Ce qui n'a aucune incidence sur ce dont on parle. L'important c'est qu'il s'agit de deux constructions avec une forme grammaticalement "correcte" et une autre moins usitée mais persistante, avec des fréquences d'utilisation étonnamment similaires que ce soit dans l'absolu ou relatives. Quelle est la question ? Pour le pic d'utilisation de la forme "correcte", il me semble que c'est simplement dû à la normalisation : la pratique se répand rapidement parmi les imprimeurs, puis on assiste à une tendance au décrochage une fois passé le zèle du début. Ou alors ces expressions sont tout bêtement moins utilisées dans les textes modernes. Ou alors c'est un biais de sélection dans la base de données de Google. De toute manière on n'a aucun moyen de savoir si c'est significatif. Pour la courbe minoritaire, en fait on pourrait s'attendre à ce qu'elle soit tout le temps nulle puisque l'échantillon est composé de livres "officiels" qui donc devraient respecter la norme. J'interprète le fait qu'elle décroche même un minimum du plancher comme le signe d'une utilisation tenace dans un contexte informel. D'ailleurs elle n'a pas tendance à augmenter dans le temps, ce qui infirme l'hypothèse d'un remplacement. C'est un autre débat.
  12. Encore heureux qu'on ait le cynisme pour supporter tout le reste quand on est à court d'anti-dépresseurs.
  13. Ben c'est un peu ça : on ne peut pas se poser en spectateur de la sélection naturelle, dès lors qu'on existe, qu'on peut mourrir et se reproduire, on est un acteur. Les entreprises sont explicitement en concurrence pour survivre, de même que les individus. Les mécanismes de reproduction ne sont pas identiques, mais si une idée semble avoir du succès, elle va se répandre. C'est effectivement un fonctionnement propre au domaine culturel (par opposition au domaine biologique) : ce sont des mèmes (et pas des gènes) qui se propagent par imitation (et pas par reproduction au sens sexuel, ce qui implique que ça va beaucoup plus vite et beaucoup plus souplement). Dawkins explique dans Le Gène égoïste pourquoi ça reste de l'évolution. En fait, il invente le terme "mème" précisément pour illustrer que l'évolution dépasse le cadre biologique.
  14. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    Je n'ai pas choisi cet exemple par hasard, il se trouve que les courbes comparatives pour la fréquence d'usage de "I do believe" par rapport à "I believe" et "si il est" par rapport à "s'il est" sont étrangement similaires sur la période 1600-2000 : http://books.google.com/ngrams/graph?content=I+do+believe%2CI+believe&year_start=1600&year_end=2000&corpus=15&smoothing=2&share= http://books.google.com/ngrams/graph?content=si+il+est%2Cs%27il+est&year_start=1600&year_end=2000&corpus=19&smoothing=2&share= Sans vouloir partir dans un cours de linguistique, qui n'est pas mon domaine, l'élision est typiquement une complication de l'écrit correspondant à une simplification à l'oral. Après, les gens ne sont pas obligés d'éliser en tout ou rien, on peut très bien toujours avoir dit "sil te plaît" et fluctuer sur le reste. D'ailleurs la prononciation du français varie beaucoup selon la région ou l'époque, raison de plus pour ne pas la figer à l'écrit quand ce n'est pas nécessaire. Je veux dire, la grammaire flexionnelle par exemple on peut se crisper dessus parce que ça fait vraiment partie de l'identité et de la logique de la langue. De même pour les orthographes un peu bizarres qui découlent d'une étymologie intéressante. Les trucs purement conventionnels comme le refus de "si il", not so much.
  15. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    Il y a des gens qui écrivent comme des cochons dans un français parfait. Typiquement des universitaires qui se la pètent. Ils sont beaucoup moins nombreux que ceux qui écrivent totalement à l'arrache, mais ça existe. Maintenant il y en a une qui dit le contraire : moi. Je ferais bien une thèse en linguistique là dessus pour que ça devienne un argument d'autorité mais j'ai autre chose à foutre ces prochaines années Plus sérieusement, j'ai bien entendu conscience que ça peut facilement passer pour une erreur (alors que dans mon cas c'est peut-être une faute, mais pas une erreur), alors quand je n'écris pas en mon propre nom (par exemple dans une traduction pour Contrepoints) j'utilise systématiquement "s'il". Pas de problème. Voyons si on peut prendre les choses par un autre bout. En anglais, au présent simple, la forme "I + verbe" est juste et la forme "I do + verbe" est fausse et pour ainsi dire jamais utilisée. Pourtant, dire "I do believe in God" ça a quand même une autre gueule que "I believe in God". Dans ce cas, ça prouve que la généralisation de l'élision était une mauvaise idée parce que ça ne respecte pas la langue effectivement parlée, non ? Raison de plus pour ne pas la respecter scupuleusement : ils ont essayé de faire un truc, il s'avère que ça n'était pas adapté, tant pis. Par contre tout le monde dit "sil te plaît". C'est possible, mais d'après mes recherches il y a un usage très minoritaire mais persistant du "si il" depuis les débuts de l'imprimerie, ce qui serait étrange dans le cadre d'une norme typographique explicite. La première formulation de cette règle se trouve dans les premiers dictionnaires vers 1600 et systématiquement depuis, ça ressemble plutôt à un effort pour harmoniser la langue. Par ailleurs, dans ces mêmes dictionnaires il est fait mention jusqu'en 1800 et des brouettes d'un cas "vieilli" où on ne doit pas faire l'élision : http://artflx.uchicago.edu/cgi-bin/dicos/pubdico1look.pl?strippedhw=si Je n'ai rien contre les élisions en soi, elles font partie de l'évolution naturelle des langues. Simplement, je trouve un peu contradictoire de faire à l'écrit des élisions que je ne fais pas à l'oral, normalement ça doit marcher dans l'autre sens.
  16. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    Si j'étais un linguiste idéologique, je pourrais répondre qu'en tant que locuteur j'ai autant de légitimité à utiliser la langue comme je l'entends que n'importe quel autre locuteur. Mais je n'en suis pas un, j'aime le français, sa complexité, sa subtilité et sa rigueur. Je pense que s'exprimer correctement est une marque de respect et d'attention, particulièrement sur Internet où le style est finalement le seul élément sur lequel on peut se baser pour faire bonne impression. Depuis que je suis sur ce forum, ça commence à faire quelques années, lorsque je cite un message dans lequel s'est glissée une faute, je m'efforce de la corriger. Voilà à quel point je suis un grammar nazi, à quel point je ne m'en fous pas. Seulement voilà, une langue c'est un bloc de règles grammaticales mais aussi une pratique, et dans les règles il y a une distinction à faire entre l'essentiel et la convention. Sur ce point, je suis aristocratique : si quelqu'un vient me dire que l'orthographe c'est de la merde en faisant des fautes tous les deux mots, je lui rirai au nez. Par contre, si je sais que cette personne est intelligente et sensible à la beauté de la langue, alors son opinion compte. Si elle est argumentée, je pourrais même l'adopter, même si trois pelés à l'Académie disent que c'est mâââl. Mon raisonnement, le voici : À la base, il y a "si il", tout simplement parce que c'est la forme complète. L'élision est une opération qu'on effectue pour adapter l'écrit à l'oral, donc c'est bien parce que les gens ont commencé à tous dire "sil vous plaît" à la place de "sihil vous plaît" que la forme idiomatique "s'il vous plaît" est apparue à l'écrit. Ensuite, des grammairiens se sont dit "tiens, on a là une élision pour une forme particulière, on devrait donner aux gens la possibilité de l'utiliser ailleurs si ils le souhaitent", et sont donc apparues les règles pour l'élision qu'on m'exhibe fièrement. Seulement, plus tard, une seconde vague de grammairiens est arrivée qui se sont dit "deux formes valides pour dire la même chose ? Mais c'est n'importe quoi ! Si on a commencé à accepter l'élision c'est parce que la langue allait dans ce sens, maintenant la phase de transition est passée et la forme archaïque n'a plus de raison d'être valide !". Je ne suis pas d'accord avec ces seconds grammairiens. L'élision est à la base une règle permissive dans une situation exceptionnelle. Je veux bien tolérer qu'on l'étende à tous les cas possibles où un "si" et un "il" son accolés, mais il n'y a aucune foutue raison pour que la forme "si il" ne soit plus valide pour autant, à part la psychorigidité de gens qui ne supportent pas qu'il y ait plus d'une forme correcte. Mon utilisation, conforme à ma pratique orale, est plus respectueuse de l'esprit originel de la règle. La grammaire traditionnelle en voie de disparition c'est "si il", la forme tolérée à cause de l'oral c'est "s'il". I rest my case. C'est assez développé, j'ai gagné le droit à ne plus être pris pour un connard avec des messages comme : ?
  17. Bon timing, c'est tout
  18. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    C'est cool, moi je peux trouver tout plein de textes très sérieux sur Google qui disent que la crise financière a été causée par l'ultra libéralisme sauvage. - ç'ont : über-moche. - c'eût été : oui sur le principe, parce que personne ne va dire "ça eût été". Par contre je l'écrirais "ç'eût été" (et oui, je sais très bien comment on justifie d'enlever la cédille mais je trouve ça con). - ç'avait été : assez moche mais ça passe (comme "s'il"). On écrira toujours "s'il vous plaît", voilà pour l'intérêt traditionnel. Sinon, autant qu'on soit crispé sur les règles de grammaire, je veux bien. Moi aussi je suis un grammar nazi. Mais aller emmerder les gens pour des trucs non seulement anecdotiques mais en plus grammaticalement corrects et pouvant être justifiés (comme "autant pour moi" et "si ils"), non.
  19. J'ai laissé tel quel « multi-well pad drilling », je ne sais pas si une traduction "officielle" existe.
  20. Lancelot

    Si + Il(S) = S'il(S)

    Les deux sont grammaticalement corrects, c'est donc une question de phonologie, d'usage et de goût. En ce qui me concerne j'utilise "si il" quand je prononce "si il" ("si il arrive avant 15h") et "s'il" quand je prononce "sil" ("s'il vous plait"). De même, je ne vais pas écrire "ç'a" à la place de "ça a" parce que je prononce bien "ça a" et pas "ça". Par ailleurs je trouve la forme "s'il" assez moche en dehors des locutions toutes faites.
  21. Le semestre est fini, je suis en vacances, je prends.
  22. Non, je veux dire que sa critique du marxisme n'est certainement pas "légère". Oh, on n'est plus à ça près. Propositions de débats pour demain : - Constant, derrière la facade libérale. - Bastiat et la tentation étatiste. - Rothbard l'anti-libéral. Donc en fait voyons si j'ai bien compris : dès que ce n'est plus de l'économie, c'est ennuyeux, c'est ça ?
  23. Oui, j'ai un petit déjà-vu. D'autant plus qu'on rebondit ici aussi sur la distinction libéral classique / libertarien. Dans ce cas, tel F.mas, je ne peux qu'encourager à lire.
  24. Je l'ai lu, et c'est un mauvais procès. On lui reproche de s'être cantonné à son domaine plutôt que d'aller rechercher la solution à tous les problèmes dans l'économie (pour le coup je comprends mieux l'accusation d'économisme des libéraux français) et d'être libéral classique plutôt que libertarien.
  25. Désolé, mais Aron non libéral c'est du foutage de gueule. À la limite on peut lui reprocher de ne pas être très direct et facile d'accès (universitaire oblige), et une fascination malsaine pour Marx (c'est l'époque qui voulait ça), mais douter de son libéralisme, faut pas déconner.
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