Marlenus Posté 31 janvier Signaler Posté 31 janvier 10 minutes ago, Johnnieboy said: Sinon, quelqu'un a vu Blossoms Shanghai de Won Kar-wai ? Il faut que je trouve un moyen de me procurer cette série. D'ailleurs, si vous avez des tuyaux, n'hésitez pas à m'envoyer un message privé, svp. ici ?
Johnnieboy Posté 31 janvier Signaler Posté 31 janvier il y a 13 minutes, Marlenus a dit : ici ? J'étais mort de rire de ne pas avoir pensé à chercher sur Youtube et que tu aies trouvé si rapidement. Mais en regardant 5 secondes, aucune chance que ce ne soit Wong Kar-wa ! 🤣
Marlenus Posté 31 janvier Signaler Posté 31 janvier 11 minutes ago, Johnnieboy said: J'étais mort de rire de ne pas avoir pensé à chercher sur Youtube et que tu aies trouvé si rapidement. Mais en regardant 5 secondes, aucune chance que ce ne soit Wong Kar-wa ! 🤣 J'y connais rien, j'avoue mais il y avait le bon nombre d'épisode
Rincevent Posté 31 janvier Signaler Posté 31 janvier Il y a 5 heures, Mégille a dit : J'aime bien Pluribus. Une série qui a son concept, sa cohérence interne, et qui ne cherche pas plaire trop facilement. C'est lent, mais pas particulièrement chiant, à part peut-être un seul épisode. Le personnage principal est plutôt antipathique par contre. Le concept, c'est Karen vs borg woke. Le concept, c'est surtout la fin verte de Mass Effect.
Adrian Posté 3 mars Signaler Posté 3 mars Entre Netflix et le public, un malentendu qui engendre des films et des séries de plus en plus “stupides” Citation À la mi-janvier, Matt Damon et Ben Affleck étaient ainsi censés faire la promo de leur nouveau film d’action, The Rip, dans le podcast de Joe Rogan, le mâle qui murmure à l’oreille des mâles. Mais ils ont préféré parler de films en général. Des raisons qui faisaient qu’ils étaient devenus si mauvais. Mettant ici Netflix en cause. C’est précisément la plateforme pour laquelle Damon et Affleck ont produit The Rip. Netflix est sans doute actuellement le plus gros studio. Personne, dans le milieu, ne veut se le mettre à dos. Or Matt Damon a révélé que la plateforme de streaming avait voulu avancer certaines scènes d’action au début du film, afin de dissuader les gens de zapper. Ce qui aurait perturbé le découpage traditionnel en trois actes, un principe de composition aussi vieux que le cinématographe lui-même [et hérité du théâtre antique]. À quoi s’est ajoutée cette requête des gros bonnets de Netflix : “Ce serait bien si vous pouviez répéter le pitch de l’intrigue trois ou quatre fois dans les dialogues, parce que les gens sont souvent rivés à leur téléphone en même temps qu’ils regardent.” Matt Damon a ainsi confirmé des rumeurs qui circulaient déjà depuis belle lurette au sujet de directives qui avaient de toute évidence des répercussions sur la construction des films. Et qui commençaient à agacer les cinéphiles, et pas seulement les snobs. Sur YouTube, TikTok et Reddit, certains se demandent par exemple pourquoi les dialogues de la cinquième saison de Stranger Things sont aussi “chelous”. Les personnages reviennent sans cesse sur leurs motivations, racontent ce qu’ils sont en train de faire et pourquoi. Par exemple, Mike et Eleven, assis sur un toit, retracent le fil des événements, non pas depuis le début de la série, mais dans l’épisode en cours. De plus en plus, le spectateur [des productions en streaming] se croit dans un feuilleton radiophonique. Le phénomène ne s’explique cependant pas uniquement par le fait que, contrairement à l’époque où les plateformes ne regardaient pas à la dépense pour recruter de nouveaux abonnés, il y a désormais un budget à tenir, et l’impératif de produire des contenus susceptibles de plaire au plus grand nombre. Dans le milieu, on parle notamment du rôle central des analyses effectuées par le truchement de l’intelligence artificielle (IA) dans l’abêtissement manifeste des contenus de streaming. Cela s’explique par la disponibilité toujours croissante de données. C’est vrai du reste pour les autres plateformes de streaming. Travailler avec une plateforme de ce genre donnerait presque l’impression de discuter avec un robot conversationnel, confie une scénariste qui en a fait l’expérience. Comme presque tous nos interlocuteurs, la professionnelle en question souhaite conserver l’anonymat et ne divulguer aucun détail qui permettrait d’identifier ses projets. Elle indique néanmoins avoir reçu des directives précises : prévoir tel nombre de blagues à telle ou telle fréquence, et de préférence tel type de blagues – selon les données, il fonctionnerait mieux. Après la révision de son script, elle a demandé aux décideurs de la plateforme : “Vous trouvez vraiment ça drôle ? En tant que spectateurs ?” Et eux de répondre que c’est ce que voulaient les gens, que c’est ce qui ressortait des données, que l’algorithme qui mesurait les réactions des spectateurs ne laissait pas de place au doute à ce sujet. Commentaire de la scénariste : “Ils ne trouvent pas ça bon, je ne trouve pas ça bon, mais l’algorithme, lui, trouve que ça fait l’affaire.” Elle nous parle également des projections tests pendant lesquelles les visages des spectateurs sont filmés et leurs réactions analysées à l’aide de l’IA. Une autre scénariste explique qu’elle ne voit elle-même jamais de chiffres, mais qu’elle a des retours sur l’accueil réservé à tel ou tel personnage, qui se voit dès lors confier un rôle plus ou moins important dans la saison suivante. [...] Les meilleures scènes d’une série, relit-on dans nos notes prises à l’époque, doivent figurer dans l’épisode pilote, et ce “ASAP”, c’est-à-dire si possible dès le début. Le genre de la série, le ton, les personnages et leurs motivations doivent être annoncés explicitement dès le départ. L’intrigue, quant à elle, doit “rester sur ses rails”. Produire des “effets waouh”. Être “pimentée”. Pas de mélange des genres. Pas de structures narratives “inhabituelles”. Tout doit être clair comme de l’eau de roche. La clarity [“clarté”] est désormais l’alpha et l’oméga de la mise en scène et de la dramaturgie des séries. Il faut qu’il se passe quelque chose toutes les deux ou trois minutes. Comme Amazon, Disney ou Apple l’ont également constaté, les gens gardent leur smartphone en main pendant qu’ils regardent leurs séries. Il faut contrecarrer cette habitude. Depuis un an ou deux, certains professionnels expliquent qu’il existe même une consigne leur imposant de saucissonner les récits, c’est-à-dire de les concevoir comme une suite de séquences indépendantes les unes des autres. C’est d’ailleurs comme ça qu’on enseigne l’écriture de scénarios pour enfants dans les écoles de cinéma : Lars l’ours blanc part à la recherche de ses parents. Or les enfants n’ont pas une capacité de concentration suffisante pour suivre sa quête du début à la fin. Lars va donc d’abord vivre une première aventure chemin faisant, qui va durer sept minutes, et pas une de plus. Puis une autre. Puis une autre. Et ainsi de suite. Le streaming s’était fixé comme mission au départ de remplacer les chaînes de télévision privées en proposant une offre de qualité supérieure. Une stratégie qui s’est avérée payante, notamment auprès des jeunes. Aujourd’hui, les plateformes donnent l’impression de vouloir remporter une autre bataille, entre deux projets phares : elles cherchent à contrer le matraquage de contenus mobiles en proposant un autre matraquage, mais de meilleure qualité, grâce à des films et des séries qui fonctionnent à la manière de vidéos courtes collées bout à bout. [...] Les studios analysent eux aussi les projets et les scénarios à l’aide de l’IA afin d’évaluer leurs chances de succès. On nous a rapporté que les responsables des services créatifs en interne étaient parfois exclus des réunions débattant des projets potentiels, afin d’obtenir une décision [prétendument] claire et nette, fondée sur des données, affranchie de toute prétention artistique d’un autre temps. Les films nés d’une analyse algorithmique ne sont ainsi, finalement, que le fruit d’une culture à part à laquelle le streaming offre un cadre optimal, tout en sapant les conditions nécessaires aux autres manières de faire. Les créatifs sont ici considérés comme de simples tâcherons interchangeables pondant des œuvres décidées à l’avance, les scénaristes ne sont plus des auteurs au sens complet du terme, et les réalisateurs ne sont plus maîtres de leurs créations. [...] En 2021, le grand manitou du Festival de Cannes, Thierry Frémaux, a demandé aux journalistes présents à une conférence de presse quels réalisateurs avaient été découverts par des plateformes de streaming. Et ce n’était pas une question rhétorique. “Nommez-m’en un seul.” Ce serait bien d’avoir, un jour, une réponse à cette question. 1 2
Lancelot Posté 3 mars Signaler Posté 3 mars Malentendu, malentendu... j'ai l'impression qu'il y en a que ça arrange bien de mal entendre. Sinon en ce moment je re-regarde Life On Mars, série british des années 2000 :
Jean_Karim Posté 4 mars Signaler Posté 4 mars il y a 40 minutes, Lancelot a dit : Sinon en ce moment je re-regarde Life On Mars, série british des années 2000 : Ça a l'air excellent ! L'article par contre est déprimant au possible. ça me fait penser aux vidéos sur les studios de jeux vidéos, des passionnés produisent quelque chose de grandiose, un gros développeur rachète, fait un truc bof qui marche bien voir mieux grâce au bouche à oreille, tout le monde est déçu, les ventes sont pas mal, toute l'équipe de base est partie, ils sous traitent pour faire une contrefaçon chinoise, c'est nul mais ça se vend quand même, on tente encore une fois cette fois ci les joueurs ne se font pas avoir, ça coûtait pas grand chose tant pis on enterre la licence et on passe au prochain citron qu'on pourra presser.
Lancelot Posté 4 mars Signaler Posté 4 mars Comme le nom de la série le suggère, la musique y joue un rôle important (en particulier pour marquer la différence d'époque). La BBC avait les droits et elle s'est fait plaisir.
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