José Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Prince a laissé des tas de chanson à ses descendants paraît-il. Les gamins de Tolkien ont publié des écrits posthumes. Le fait que ce soit une œuvre de l'esprit n'empêche pas d'en conserver pour tes enfants. Prince a laissé des partitions, Tolkien des manuscrits. Rien à voir avec la "propriété intellectuelle".
Alchimi Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Les manuscrits (partitions, romans, etc) sont d'ailleurs des œuvres bien réelles, pas immatérielles. En droit d'auteur fr, les idées ne sont pas défendues, seules les œuvres "réelles".
José Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 C'est bien de jouer sur le sens des mots, mais en droit, "droit réel" a une signification incompatible avec la "propriété intellectuelle". Je me vois déjà expliquer la "propriété intellectuelle" à un juriste romain...
Airas Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 En parlant de Tolkien, on est pas doucement en train de se diriger en droite ligne vers une des entrées du Mordor de liborg: une discussion qui va terminer sur la propriété intellectuelle et les brevets? J'aimerais bien, des sujets sur lesquels il y a matière à débats
Alchimi Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Je me vois déjà expliquer la "propriété intellectuelle" à un juriste romain... Ça tombe bien, on est plus dans l'empire romain depuis 1540 ans. Et c'est tant mieux, parce qu'un droit qui donne droit de vie ou de mort sur ces descendants et un ascendant divin à César c'est un peu limite à mon sens.
José Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Belle envolée rhétorique, mais je ne vois trop comment faire l'impasse sur le droit romain en ce qui concerne le droit de propriété dans nos systèmes juridiques continentaux. Le fait que la "propriété intellectuelle" soit une création 100% artificielle basée à l'origine sur un monopole royal et maintenu à bout de bras par la violence étatique ne suscite aucun questionnement en toi ?
Marlenus Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Je me vois déjà expliquer la "propriété intellectuelle" à un juriste romain... Tu pourrais. Visiblement au VIème siècle avant JC, ils l'utilisaient déjà. "Si l’un des cuisiniers ou des chefs arrive à créer un mets original et élaboré, personne n’a le droit d’utiliser cette recette avant qu’un an ne se soit écoulé, exception faite de l’inventeur lui-même afin que celui qui l’a crée le premier en tire profit pendant cette période : et cela dans le but que les autres s’appliquent eux aussi, se distinguent par des inventions de ce genre ». (Loi de Sybaris, extrait, selon l’historien Pylarque cité par Athénaeus au IIIème siècle av. J.C. dans le «Banquet des sages»" http://www.eduki.ch/fr/doc/dossier_12_histo.pdf
Alchimi Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Alors juste pour être clair et avant que ça ne démarre: Je ne prend pour l'instant aucun parti pris, que ce soit sur la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, ou l'influence du droit romain sur notre conception moderne du droit. (Et oui j'ai un (début?) d'avis perso mais que je me réserve pour l'instant). "la "propriété intellectuelle" soit une création 100% artificielle" > Je suis un peu perplexe devant la tournure de ta phrase, après tout un système juridique est une création artificielle, non?
José Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Visiblement au VIème siècle avant JC, ils l'utilisaient déjà. Des Grecs, fieu, des Grecs... des nullités abyssales en droit. Dont se foutaient les Romains. Du droit grec, on n'a rien gardé. À part l'emphytéose.
Flashy Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Alors juste pour être clair et avant que ça ne démarre: Je ne prend pour l'instant aucun parti pris, que ce soit sur la propriété intellectuelle, le droit d'auteur, ou l'influence du droit romain sur notre conception moderne du droit. "la "propriété intellectuelle" soit une création 100% artificielle" > Je suis un peu perplexe devant la tournure de ta phrase, après tout un système juridique est une création artificielle, non? Un acte juridique peut être constitutif ou déclaratif. Constitutif ==> il créé un droit qui n'existait pas. Déclaratif ==> il reconnaît juridiquement une situation de fait.
José Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 ...tout un système juridique est une création artificielle, non? Le droit de propriété, le vrai, n'est pas une création juridique.
Brock Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 c'est une simple extension de la territorialite aux objets.C'est une extension de l'individu.
Rincevent Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 En fait ce n'est même pas une question de territorialité, mais d'extension de la proprioception.
Brock Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 oui mais tu vas avoir besoin de concepts simples pour definir la proprioception.D'autre part l'extension de l'individu lui-meme est a mon avis un concept plus fort que la sensation de perception de propriete, au moment de la defendre. Parce que c'est un concept embetant pour les socialistes.
PABerryer Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Prince a laissé des tas de chanson à ses descendants paraît-il. Les gamins de Tolkien ont publié des écrits posthumes. Le fait que ce soit une œuvre de l'esprit n'empêche pas d'en conserver pour tes enfants. Tolkien est tellement bon qu'il a continué à écrire après sa mort.
Tramp Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 (1)POSTHUME adj. XVe siècle. Emprunté du latin posthumus, orthographe fautive de postumus, « dernier », superlatif de posterus, « qui est après, suivant ». La forme posthumus, fréquemment employée avec le sens de « dernier (enfant) ; né après la mort du père », a été indûment rapprochée de humus, « terre », et de humare, « enterrer ». Se dit d'un enfant né après la mort de son père. Le duc de Bordeaux était le fils posthume du duc de Berry. Par anal. Se dit d'un ouvrage qui paraît après la mort de son auteur. Œuvres posthumes. Une édition posthume. La publication posthume de « Bouvard et Pécuchet », de Flaubert. Le quatuor en ré mineur D 810, opus posthume de Schubert, porte le titre de « La Jeune Fille et la Mort ». Par ext. Qui prend place, se produit après la mort d'une personne. Un hommage posthume. Une récompense décernée à titre posthume.
Bisounours Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 c'est une simple extension de la territorialite aux objets.C'est une extension de l'individu. Euh, ce que je produis, et qui est informel, pas un objet comme une partition ou un tableau, c'est une extension de moi, aussi ? Partant de là, pourquoi ne puis je pas disposer comme je l'entends de sous que ça rapporte après ma mort et n'en laisser le bénéfice qu'à ceux que j'ai désignés ? comme par exemple une chanson qui rapporte des sous chaque fois que l'album, ou le morceau est repris par une radio ou acheté par un internaute sur une plateforme de musique en ligne ?
Bisounours Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Tu devrais être heureux, tu vas retrouver ta chérie ; oui, bon, la France aussi, et tu vas regretter un peu le R -U, j'imagine
Brock Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Euh, ce que je produis, et qui est informel, pas un objet comme une partition ou un tableau, c'est une extension de moi, aussi ? Partant de là, pourquoi ne puis je pas disposer comme je l'entends de sous que ça rapporte après ma mort et n'en laisser le bénéfice qu'à ceux que j'ai désignés ? comme par exemple une chanson qui rapporte des sous chaque fois que l'album, ou le morceau est repris par une radio ou acheté par un internaute sur une plateforme de musique en ligne ? ahhhh, je ne sais pas, moi.
Anton_K Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Faut me surveiller, j'ai discuté avec un distributeur de tracts communistes juste pour le plaisir de le contredire tout à l'heure. J'ai perdu genre 5 minutes.
POE Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Pas de propriété intellectuelle donc, je ne vois pas non plus pourquoi il y aurait la propriété d'une invention quelconque, d'un programme informatique, ou encore d'une marque, pourquoi quelqu'un pourrait il être propriétaire d'un symbole que n'importe qui peut reproduire ? Donc pas brevets, pas de marques.
Tramp Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Brevets et marques ne se recoupent pas totalement. Si on peut discuter le fait que la contrefaçon d'une marque est un crime sans victime, usurper une marque sans que le client ne soit au courant constitue évidemment un dol et lorsque c'est volontaire, de l'escroquerie.
Mathieu_D Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 je rentre en france dans une semaine Tu as aimé donc ton expérience de locuteur natif ?
Neomatix Posté 4 mai 2016 Signaler Posté 4 mai 2016 Euh, ce que je produis, et qui est informel, pas un objet comme une partition ou un tableau, c'est une extension de moi, aussi ? Partant de là, pourquoi ne puis je pas disposer comme je l'entends de sous que ça rapporte après ma mort et n'en laisser le bénéfice qu'à ceux que j'ai désignés ? comme par exemple une chanson qui rapporte des sous chaque fois que l'album, ou le morceau est repris par une radio ou acheté par un internaute sur une plateforme de musique en ligne ?La musique, un programme... C'est de l'information. On ne peut pas être propriétaire d'une information, tout juste détenteur. Après à toi de monétiser cette information. Google n'a pas déposé de brevet pour ses algos et parvient a les monétiser par exemple.Un tableau est un objet physique par contre.
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