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poney

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Tout ce qui a été posté par poney

  1. En effet. La FEF ("fédération étudiante francophone") est régulièrement accusée d'être non pas une syndicat étudiant, mais le bras armé des écolos et du PTB, d'ailleurs, a peu près 100% des ex élus FEF sont aujourd'hui en politique (PS, ECOLO et PTB). La liste "priorité étudiante" quise veut une alternative est composée uniquement de PTBiste et de jeunes de COMAC (COMmunistes ACtifs, les scouts pour le PTB). -> http://www.lalibre.be/actu/politique-belge/la-fef-ce-tremplin-pour-une-carriere-a-gauche-55d20c9a3570b546535108d6 D'ailleurs, les étudiants "libéraux" francophones (les jeunes du MR) s'en plaignent souvent mais pas tant sur le principe que parce qu'ils n'ont que des miettes et veulent leur part du gâteau (le MR, on ne change pas une équipe qui perd). Comme le quorum est très bas et comme ils avancent "cachés", et que de toute façon il n'y a pas vraiment de concurrence, ils raflent toutes les élections depuis le début des années 2000. Ca a d'ailleurs, sur les campus belges, été la manière pour le PTB de faire de l'entrisme : COMAC représentait quelques dizaines d'étudiants sur un campus de 15 000 âmes et tout le monde s'en foutait. J'ai un très bon souvenir de les voir en 2004 rentrer à une dizaine en plein cours dans le plus grand amphi de l'université, devant 1500 personnes, demander le micro, faire un speech à la con, attendre une réaction qui ne vient pas et puis partir, personne n'a pipé mot (et dans mes souvenirs, c'était un cours de Anne Morelli, rien de moins que nostalgique de l'URSS). Tout le monde se foutait de l'existence de ces gugusses et puis... Quand ils sont devenus les représentant étudiants, ah bah, c'était trop tard. La montée en puissance de COMAC et ensuite du PTB, j'y ai assisté aux premières loges entre 2003 et 2008, d'ailleurs c'est pas compliqué, beaucoup de leurs jeunes bien placés sur les listes sont issus de cette époque. Quelque part, ils sont super balaizes, ils ont réussi à faire passer un parti maoiste ringard et vu comme dangereux jusqu'au début des années 2000, à un parti cool et alternatif style France Insoumise en moins de 10 ans et en partant des campus.
  2. Oui, c'est tout à fait exact, chaque élection facultaire et autre me rappelle à quel point on dirait de la "vraie" politique... D'ailleurs j'y suis tout autant abstentionniste.
  3. Pour ma part, que les corps académiques et scientifiques soient parties prenantes de la gestion des universités ne me choque pas, les étudiants par contre (et le personnel administratif aussi d'ailleurs), n'ont rien à y faire.
  4. C'est fort possible, mais je n'ai lu qu'Olson en deuxième main. Par contre, je crois que le phénomène est général et non limité à la France, je ne vois pas comment ne pas prendre en compte le problème sans l'insérer dans celui de la social-démocratie.
  5. Parce que tu trouves que le génie moyen sorti de l'ENA a une culture générale impressionnante ? Parce que les cadre sup de l'administration, les hauts fonctionnaires et les députés moyens ne sont pas des technocrates sans culture ? Pour des types avec 5 ou 6 ou 7 ans d'études sup' derrière eux en prenant en compte les prépa ? Combien de fois a t on dit sur ce forum que c'était des débiles en moyenne ? Je croyais qu'on était tous d'accord avec ça. Reprenons le texte qui était en commentaire sur The Conversation http://jfmela.free.fr/jfmblog/?p=286 : Le gars qui dit ça est un mathématicien universitaire ayant fait une partie de sa carrière dans la haute administration, il est très loin d'être le seul à dire ça, et je pense qu'il a raison.
  6. L'Afrique, bonne hôtesse

    Le nom du royaume pré-colonial, bien, voilo qui confirme beaucoup de théories.
  7. La bonne nouvelle pour vous, c'est que vous en serez débarrassé.
  8. Tu n'as pas besoin de t'excuser, j'étais agacé mais pas blessé, mon dernier message voulait surtout te montrer comment pouvaient-être perçu ces messages (et là je pense que discuter par forum interposé n'aide pas, je ne sais pas si ça se serait passé pareil en vis-a-vis). Sur le fond du problème, je maintiens qu'on en se comprends parce que quand tu écris : "tu commets l'erreur de croire que l'enseignement-recherche dans les cursus professionnalisants est et devrait être un métier différent de celui que tu connais à l'université.", et bien, je ne crois pas ça. Je ne sais pas comment m'exprimer pour que cela soit clair, il y a visiblement un nuance qui ne passe pas. Je ne crois pas que l'enseignement-recherche doit être différent dans une filière "classique" ou une filière "profesionnalisante", je crois par contre qu'il ne faut pas demander aux filières classiques de devenir profesionnalisantes. J'y vois une nuance éléphantesque. Si je devais prendre deux exemples, je dirais que je ne vois pas pourquoi l'anthropologie devrait devenir une machine à former des bras pour le marché du travail alors que c'est une discipline académique dont ce n'est pas la vocation. De l'autre côté, je ne dis pas qu'une école de commerce ou de gestion, par définition plus professionnalisante, ne peut pas avoir un département recherche, et même un bon. Je souhaite juste que les technocrates qui se baladent dans nos couloirs pour dire "rendez les études de sociologie/linguistique/philologie/psychologie/économie à vocation théorique plus adaptées au marché du travail" décampent le plancher, ou à tout le moins, prennent la mesure du problème. Ca, je le refuse, je le refuse d'autant plus que là où on a essayé sous mes yeux, ça à foiré. Est-ce qu'on peut faire des études d'économie à vocation professionnelle ? Ben oui, c'est une HEC. Est-ce qu'on peut faire aussi de la recherche à HEC ? Oui, la preuve est faite tous les jours. Mais quand on va à HEC, on s'attend plutôt à apprendre un métier, par exemple on devient ingénieur commercial ou on obtiens un MBA. Quand on va étudier l'économie à l'université, on s'attend plutôt à devenir chercheur. Et évidement, dans le monde réel, les chercheurs de l'université et de HEC communiquent, échangent, travaillent main dans la main (et on peut devenir chercheur en sortant d'HEC ou cadre en sortant de l'unif). Je ne comprends pas ce qu'il y a de si scandaleux à dire ça. En Belgique, mis à part quelques business school, on a pas de "grandes écoles", mais on a des "hautes écoles", qui n'ont rien de prestigieux, ça signifie juste qu'elles valident des parcours supérieurs post secondaire. Historiquement il s'agissait de parcours en 3 ans qu'on appelait des "graduats" et depuis Bologne, elles fournissent aussi des formations qu'on appelle "de type long non universitaire", on peut y apprendre le droit ou l'économie ou même les sciences sociales. Des disciplines qu'on retrouve dans les universités mais elles y sont données de manière très différentes. En filière "économie", on peut devenir commercial, comptable, travailler dans le marketing, directeur commercial, ... En droit on peut devenir juriste (peut-etre avocat, je ne sais pas), en sciences sociales, on forme des assistants sociaux de haut niveau, des cadres pour l'administration, des ONG, ... On y forme les infirmiers et tous ce qui est para médical. Des profs, ... Elles ne vivent pas en autonomie, elles font partie de pôles universitaires et des échanges se pratiquent. Je trouve que c'est un très bon système que je voudrais voir se développer pour désengorger les universités, plutôt que de demander au monde académique de former des gens pour le monde du travail. Cela devrait choquer n'importe qui ici qu'on demande à un sociologue déguisé en militant, ou l'inverse, de former des gens pour le privé, non ? Quelle différence est-ce qu'il y a entre des hautes écoles non universitaires et l'université ? Tout. Ou presque : dès le départ elles ont été pensées et encadrées pour former à des métiers et répondre aux besoins du marché du travail. A aucun moment on a essayé de faire des étudiants des semi intellectuels avant de faire marche arrière toute pour juste leur glisser en main quelques trucs techniques, comme je l'ai vu à l'université. Depuis le début, les hautes écoles sont en contacts continus avec le marché du travail. Les profs ne sont pas des chercheurs, on y trouve peu de docteurs, beaucoup sont reconvertis dans l'enseignement après une carrière dans le privé. Dans les sciences sociales de ces écoles, on apprend pas aux étudiants à faire des études complexes de sociologie ou de parentés africaines, on ne leur demandent pas de faire des analyses poussées de textes, on leur fourni des outils parfaitement valables qui leur permettront de faire leur boulot avec des connaissances, certes basiques du point de vue de la recherche, mais pratiques issus des sciences sociales. Et c'est très bien, bien mieux que gloubi boulga pseudo profesionnalisant que j'ai pu voir à l'université parce que, une fois de plus, ce n'est pas son rôle et sa mission. Merci de me rappeler à quel point Marc Bloch est sans doute mon intellectuel Français préféré. Sur les grandes écoles, qui est une exception française, j'y vois un problème à la fois très différent et à la fois très semblable. Je suis a peu près d'accord avec tout ce qui se dit dans ce texte. Je ne suis pas sur de tout suivre sur la réforme mais ça a le mérite de forcer à y penser. Sur les grandes écoles françaises : Très différent du fait justement de sa spécificité française. Très semblable parce que c'est une démonstration par l'absurde de ces pseudo formations élitistes où l'on essaye de ménager la chèvre et le choux, et en bout de course on forme des technocrates sans culture. On le voit tous les jours, on l'a tous sous les yeux au quotidien, c'est quand même incroyable de voir que Macron détonne autant dans le paysage, on dirait qu'il est tout seul à avoir suivi une voie un peu différente. Dans les commentaires qu'on trouve sous l'article dans la publication originale (https://theconversation.com/rompre-la-malediction-de-la-dualite-universite-grandes-ecoles-90418), il y a ce lien qui est très bien : http://jfmela.free.fr/jfmblog/?p=286 Bloch s'en plaint déjà en 1944 c'est quand même formidable, faut lire tout le texte : http://zelites.blog.lemonde.fr/2017/05/01/biblio-zelites-3-marc-bloch-1944/
  9. Le féminisme

    Ce compte twitter est génial, je vais souvent le voir. Il y a aussi, dans un autre genre, le "retractation watch" (qui est plus creepy dans un sens). Que dire de l'état de la recherche actuellement...
  10. Non, vu tout ce que tu écris sur ce que je suis supposé dire et penser de l'université, tu projettes plus ce que tu penses que j'en pense que ce que j'en ai dit, ergo, on ne se comprends pas, la preuve : Je ne sais même pas dans quel monde, excuse Bézou', tu peux aller pêcher l'idée que j'ai dit que les industries font de la merde avec le savoir universitaire et que les universitaires ne doivent pas partager leur savoir. Je ne n'arrive pas à comprendre comment on peut déduire de ce que j'ai dit un telle position. Ma position est de dire que depuis qu'elles existent, les universités forment des intellectuels, que faire du savoir anthropologie sur les parentés ou les relations à plaisanterie dans une entreprise ? Franchement ? Que faire des exégètes d'Aristote ? Rien. Et c'est pas grave. Pourquoi faudrait-il que l'université s'adapte au monde du travail ? Pourquoi faudrait-il aller à l'université pour devenir ingénieur réseau informatique ou prof de français au lycée ? Pourquoi ne peut-on pas dire pour les ingénieurs une école d'ingénieur et les profs des écoles de profs ? ESt-ce que les écoles d'ingénieurs ou de profs peuvent créer des synergies avec les universités (ce qui est d'ailleurs le cas), bien sur. Que les ingénieurs profitent des savoir des physiciens ou autre, que les profs apprennent des psychologues ou des anthropologues, très bien. Et que les physiciens apprennent du retour des ingénieurs. Je n'ai jamais parler de rupture entre les deux, j'ai même évoqué deux ou trois fois des continuités. Je n'ai jamais dit qu'aucun universtaire n'est apte au privé, ma putain de première phrase dans le premier post contient "sauf certains métiers précis"... Mais ce sont des métiers différents. On ne peut pas demander d'avoir 20 ou 40% ou plus d'une société aller s'engouffrer à l'université qui a une tradition et un rôle de savoir abstrait, se plaindre du chômage et dire "l'université doit changer". Non bordel, c'est la mentalité "tout le monde à l'université" qui doit changer. Je ne dis rien d'autre. massification universitaire + bureaucratisation + techniques manageuriales pourries basées sur quantity and numbers over quality = de plus en plus de pseudos thèses. J'ai une collègue dont la soeur en économie a, de son propre aveu, compris ce qu'était la recherche en post-doc et compris seulement à ce moment là pourquoi ma collègue se prenait tant la tête. Sa thèse en éco ayant consisté à reproduire des séries statistiques selon un protocole prévu à l'avance et de simplement publier les résultats. Vache de recherche scientifique ! Un ordinateur dans 10 ans pourra le faire à sa place (c'est elle qui le dit). Et ce genre de thèses, sur base de projets prévus et codifiés à l'avance et en format court (3 ans pour faire une thèse de recherche, il y a 20 ans, tout le monde aurait éclaté de rire et ajd c'est la norme, effet collatéral de l'UE) se multiplient, rares sont les chanceux comme moi qui ont pu valider leur propre projet de recherche. Tous les appels à projets ne sont pas mauvais, en fait je suis même souvent surpris dans mon domaine des bonnes idées qui affleurent, mais tous empêchent les chercheurs de réellement se positionner, réfléchir, prendre le temps d'essayer une idée ou l'autre, les valider, ne pas les valider, chercher une autre voie ou une autre piste. La recherche ça prend du temps, ce n'est pas pour rien que la plupart écrivent leurs meilleurs trucs aux alentours de 50 ans. Tout ça disparait (et je suis désolé mais c'est notamment parce que les thèses doivent répondre à un cahier des charges public -type ERC ou administration publique- ou privé -boite qui cofinance-). La recherche devient extrêmement contrainte. Les premiers responsables sont les universitaires eux-même qui se mangent en pleine gueule 50 ans de gabegie et de glandus en poste fonctionnarisés qui ne branlaient rien de bon passé 40 ans et le poste acquis. Personne ne remets ça en cause, pas même les derniers gauchistes de mon département. Tout le monde sait que c'est par exemple un des problèmes au CNRS, ily a même des revues à comité de lecture qui en parle, encore très récemment ! Mais je ne suis pas persuadé qu'on règle un problème en en injectant d'autres. La CDD-ification de la recherche, c'est problématique, des contrats de un an, c'est une vaste fumisterie. En pendant ce temps là, on doit palier les fail du niveau inférieur, on a des élèves de master qui ne savent pas comment on amène et développe un argument, comment on se sert d'une citation, ...L'université n'est déjà plus capable d'assurer sa mission de former des intellectuels et on viendrait en plus lui demander un nouveau métier ? Ce dont on parle depuis 48h, c'est la mort de la recherche et de l'université parce qu'on essaie de faire entrer des carrés dans des ronds. De la standardisation des savoirs et de sa technocratisation. Commencer par l'injure de base du répertoire libéral qui est "tu n'a jamais travaillé", avec son sous-entendu ("socialiste"), c'est insultant. Enchainer en me traitant d'éternel étudiant, c'est insultant. Surtout à quelqu'un qui a bossé 5 ans dans le privé (ah, mais j'étais un couillon en bas de l'échelle, peut-être que ça ne compte pas ? Ou alors c'est parce que je bossais 28h semaine en plus de faire deux master, du coup ça annule le privé ?), et qui est -en plus de son travail universitaire-, indépendant (ah mais zut, dans une boite de cours privé, donc l'école, donc de nouveau, ça compte pas ?) et entrepreneur (dans un pays Africain, enfin sans doute que ça compte pas non plus). Ca tombe quand même complètement à côté. De nouveau je ne devrais pas le relever mais visiblement tu es insultant s'en même t'en rendre compte, tu es parti sur ton grand cheval plein galop dès le début et tu renverses tout sur ton passage sans t'en sourciller. Se positionner comme le seul sachant et sous entendre que les autres sont des cons qui ne comprennent rien, c'est insultant. Sous-entendre que je me positionne comme corporatiste (et en gras, s'il-te-plait), c'est insultant. Du reste, ma position revient à sabrer les sciences humaines, surement pas à la protéger. De nous deux, celui dont la position revient à défendre sa chapelle, c'est pas moi hein. Je ne sais pas qui est le plus corporatiste ici. Poutre, paille, toussa. Écrire ensuite que je ferais ça pour continuer à m'accaparer l'argent public, revient à demi mot à me traiter de socialiste, c'est insultant. Écrire à plusieurs reprises que je me fou des pauvres et des classes moyennes et que je suis insultant envers eux alors que tout mon propos consiste à dire qu'ils sont les victimes du système actuel et qu'il est urgent de donner des bonnes formations, adéquates, réformer le système scolaire à la base pour diminuer au maximum des effets de capitaux culturels de classe, c'est se foutre de ma gueule et je trouve ça insultant. En plus de travestir complètement mon propos. Règle numéro 1 et véritable B-A-Ba de l'universitaire, ne pas sortir les citations du contexte. N'importe qui d'honnête intellectuellement aura lu "de la merde qu'ils labellisent anthropologie", n'importe qui aura lu que les trois fois ou j'ai donné un exemple, j'ai parlé de l'anthropologie du développement, n'importe qui un minium intellectuellement honnête et consciencieux aura compris que je parle de mon domaine en particuliers, celui des sciences sociales que, pour parler comme toi, je connais au contraire de toi.
  11. Curieusement, comme personne n'a dit le contraire, je vais en déduire pour la 300eme fois qu'il est strictement vain et inutile de débattre sur ce forum ou personne ne comprend personne et ou on s'envoie des injures plus vite que ne tire Lucky Lucke et je vais rentrer chez moi parce qu'il est tard et que ca fait deux fois que la secu vient voir ce que je fabrique encore dans mon bureau.
  12. Anathèmes, injures a demi mots. Beau moment de violence académique, ça doit être rigolo de lire tes publications quand tu es en désaccord.
  13. Évidemment Parce qu'elles se comporte comme des écoles ?
  14. Lol. Ca fait 24h que je dois me coltiner tes dizaines d'ad personam, des hommes de pailles et de semi insultes déguisées (corporatistes,...) en lieu et place de debat. Alors je me mets a ton niveau. Edit: une de plus entre temps, quelle productivité. Comme tu le remarques, ce n'est pas très agréable. Mais faut pas pousser bobone dans les orties. J'ai écris a peu près l'inverse.
  15. C'est parce que tu penses en terme d'institutions comme elles existent et que je parle d'ideal type.
  16. Vu les semi habiles formés en management qui prennent leur deux outils intellectuels pour de la mise en perspective, j'en doute.
  17. Notre-Dame-des-Landes

    Le droit d'usage c'est 30 ans je crois, ça peut faire une belle voiture de collection, il faut soigneusement la choisir.
  18. Mais enfin, non, je n'ai absolument pas écrit ça.
  19. Notre-Dame-des-Landes

    J'ai pas mal de zadistes dans mes contacts, enfin 2 ou 3 mais ils font tellement de remue ménage qu'ils polluent mon flux d"information, bref, si j'avais reçu un € à chaque fois que j'ai vu passer un truc qui remet en cause la propriété privée et blabla, je pourrais aller m'acheter une Fender demain matin. Ils ont rien à foutre là, ils le savent et ils le revendiquent au nom de leur volonté de faire leur petite utopie.
  20. Notre-Dame-des-Landes

    bien sur, le fric est bloqué depuis 40 ans sur un livret A et voila que maintenant les mecs veulent récupérer leur terre et il y a conflit. C'est pas juste des autres parti plus tard, non.
  21. Notre-Dame-des-Landes

    C'est justement sur ces terres que sont les zadistes qui ne veulent plus partir : sur celles de certains anciens agriculteurs. D'ailleurs, les syndicats paysans essaient de se rattraper aux branches : http://www.europe1.fr/societe/nddl-tout-a-fait-possible-de-faire-cohabiter-tous-les-projets-selon-la-confederation-paysanne-3629855 Bref les zadistes-qui-veulent-sauver-les-paysans se sont installés chez eux et ne veulent plus décamper.
  22. Voilà. Ou a minima avoir les réflexes de base d'un chercheur : sourcer, remettre en cause, critiquer, douter. Je ne sais pas si c'est vraiment super pour un cadre moyen d'une entreprise moyenne d'avoir un emmerdeur qui cherche à tout remettre en cause, surtout si on suit la logique débattue plus haut sur le diplôme comme un signal d'obéissance. C'est sans doute utile pour plusieurs boulots, comme consultant, dans la recherche "grise" de certains entreprises, ... mais ça reste marginal comparé aux autres postes classiques.
  23. Non, c'est en Belgique quand j'étais étudiant, je n'ai aucune idée de ce qu'il se passe à Dauphine. L'idée était d'offrir un master en développement adapté aux besoins des professionnels parce qu'il était jugé trop théorique, ou quelque chose comme ça (j'étais étudiant). J'ai bifurqué en anthropologie du développement, avant de refaire un master de recherche, justement parce que c'était l'époque de la tentative "technocratique". C'était vraiment infernal, à croire qu'ils ne s'étaient pas mis d'accord sur le programme en amont. Le taux d'abandon dans ces années là était très élevé (pas parce que c'était difficile hein). edit : pour l'annecdote, mon premier projet de mémoire en anthropo du développement était un truc sur des ONG au Niger et on m'a dit "ah mais si c'est encore pour faire un mémoire pour critiquer le travail des ong et dire qu'elles font n'importe quoi, ça suffit, on en a plein les placards". Ben oui, mais bon, dans un master en développement pour bosser dans une ONG, tu veux faire quoi d'autres ? Bon, j'ai choisi de bidouiller en faisant un truc sur le patrimoine et la politique internationale, puis j'ai bifurqué sur la recherche et sans regrets vu la soupe indigente et indigeste que je lis dans les rapports que mes anciens camarades de cours publient dans le cadre de leurs boulots.
  24. C'était tellement cool que dès que Solvay Business School à pu se casser de la fac d'économie et sciences sociales pour faire sa popotte dans son coin, ils l'ont fait (y a 10 ans a peu près). De leur point de vue, ils ont sans aucun doute eu raison (rien que pour leur place dans le ranking des business school sans devoir porter la fac comme boulet). Master en développement (mix économie et sciences sociales). Quand on a mélangé des théoriciens et des pragmatiques dans le même cursus, les étudiants apprenaient noir le matin et blanc l'après midi, les retours furent catastrophiques, les gens se disputaient et s'injuriaient copieusement, les anthropologues traitaient les économistes de connards de technocrates manageurs à la petite semaine qui ne quittaient pas leur hotel et ne comprenaient rien à l'Afrique ou à l'Asie et les économistes traitaient les anthropologues de connards de hippies gauchistes qui ne comprenaient rien au développement et à l'économie, les étudiants étaient déprimés, et j'en passe. On est revenu à la solution classique. Ceci dit, ça reste un master considéré comme professionnalisant, il n'ouvre pas à la recherche, mais il reste dirigé par des chercheurs et la capacité de ces derniers à former au monde du travail, heu...
  25. Il y a des tas d'universités qui sélectionnent, parfois toute l'unif, parfois certaines filières (médecine et ingé notamment), et je parle pas des universités américaines ou anglaises. Je ne me suis jamais penché sur la disctinction "higher education" vs "university" dont parle Rincevent donc je ne sais pas si c'est de ça qu'il parle ou pas, mais dans mon vocabulaire que tout le monde comprends parfaitement dans mon entourage, ça donne ça : Traditionnellement, les universités sont dédiées à la théorie, l'abstraction, la recherche fondamentale plus que la recherche appliquée, les écoles ou, comme on les nomme en Belgique, les filières longues non universitaires forment à des métiers, sont pragmatiques plutôt que théorique et plutôt tournées vers la recherche appliquée. Les universités sont traditionnellement divisée en département, facultés, ... sont relativement indépendantes et ont pour beaucoup des traditions multi-centenaires. Les écoles et filières non universitaires sont plus petites, plus encadrées. Les universités ont plutôt un but de savoir plus abstrait et de recherche libre et les écoles des buts professionnalisants. L'un n'est pas mieux que l'autre, ce n'est absolument pas mon propos, ce n'est juste pas le même métier ni le même but. On va à l'université pour faire de la philosophie, de l'histoire, de la physique ou de la médecine, on va dans une école pour devenir instituteur, ingénieur ou infirmier. Ca a bien sur tendance à se chevaucher, mais la différence existe encore a peu près. Elle est marquée par les traditions et l'histoire de l'école depuis 1000 ans. Évidement qu'une école d'ingénieur, une business school ou une école d'architecture peut faire de la recherche, d'ailleurs ça existe, et c'est tant mieux, et évidemment qu'on peut former des cadres pour l'industrie en sciences exactes dans une fac ou des cadres pour l'administration en sciences humaines. Ou l'inverse, d'ailleurs iol y a plein d'anthropologue chez Adidas (ou Nike, je sais plus). Et c'est tant mieux aussi. C'est juste qu'aujourd'hui il y a une tendance technocratique ou vouloir mélanger les deux parce que les universités, principalement sous pression politique et un peu partout dans le monde, même dans le monde anglo-saxon si on sort des grosses machines (et encore, je ne suis même pas sur), se sont retrouvées à devoir absorber une masse d'étudiants impossible vu sa mission historique et sa tradition d'enseignement. Dans un monde idéal 85% des gens iraient dans les filières "non universitaires", seraient bien formés au monde du travail, et on aurait moins de chômeurs, mais ça demande tellement de révolution en amont, tant au niveau des mentalités que de l'enseignement secondaire, que je n'imagine pas une seconde que ça arrive. On va juste continuer à surfer sur des universités chroniquement sous financées non pas "en général" mais face à la masse d'étudiants qu'on leur demande d'absorber alors qu'ils devraient aller ailleurs, des masses de doctorants inemployables, des gens bardés de master qui vont devenir de plus en plus bradés parce que le niveau, volontairement ou non est tiré vers le bas, ...
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