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Elardag

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  1. Disons que j'ai suivant suivi cette approche, mais qu'elle m’apparaît de moins en moins pertinente. Les hommes du XIXe pouvaient tous adopter un discours libéral, car il était tout simplement en accord avec leur projet de société qui lui était purement économique, la bourgeoisie a finalement pratiqué la redistribution dès qu'elle en a eu les moyens matériels et les avantages qui allaient avec (despotisme doux). Tout comme il y a un nombre incroyable de social-traître chez les communistes, il est illusoire de croire que d'authentiques libéraux puissent mener un projet 100% certifié libéral (les idéologues ne vont pas loin en politique) et au final, l'ensemble des discours produits par une société me semblent avoir peu d'impacts (les États-Unis, qui mettent toujours en avant la liberté dans toutes les manifestations publiques, me semblent à bien des égards bien plus totalitaires et liberticides qu'un pays socialiste comme la France). Bref, les discours politiciens et les choix qui les accompagnent ne me semblent plus véritablement compter dans notre monde post-démocratique, où les pouvoirs sont finalement extrêmement concentrés. Il faut au passage saluer la pertinence de l'extrait de Marx que j'ai posté en début qui montre assez bien que la logique capitaliste aboutit à une dégradation des mœurs, car précisément cette logique est appuyée par un ensemble de discours qui s'y greffent (darwinisme social par exemple). D'accord avec la démocratisation et les méfaits produits par l'égalitarisation, mais dans les deux cas, on est confronté à des types de discours particulier qui visent à pérenniser un rapport de domination dans l'ère moderne par le nivellement par le bas. Sinon, beaucoup d'entre vous ont une vision assez particulière des individus et de la société. Pour ma part, et je suis peut-être un hérétique, mais l'individualisme, ce n'est heureusement pas seulement considérer que la Cité n'est qu'une somme d'individus isolés. Ou alors je vous ai mal compris tous, mai il faudrait détailler les devoirs de l'individu par rapport à l'État.
  2. Non, ça ne m'intéresse pas, on juge toujours une société par rapport à ses élites. Très sérieusement, est-ce que tu peux me citer un auteur produit par notre époque qui aura marqué la littérature ? On peut étendre ça à à peu près tous les domaines. Sinon, c'est pratique d'accabler l'État et le socialisme de tous les maux de la décadence. Je suis d'accord sur le rôle destructeur joué par l'État dans les valeurs, mais ça ne saurait être la seule réponse envisageable. La décadence à mon sens préexiste à l'État providence. Évitons également de tourner ça en simple conflit idéologique libéralisme/socialisme comme si les deux étaient irréconciliables. Ces deux idéologies sont fruits de la modernité, elles se rejoignent par beaucoup d'aspect, notamment un versant utilitariste. Si les philosophes dirigeaient la politique, ça se saurait, il n'y aura jamais un libéralisme pur appliqué à la politique, c'est irréalisable, il faut aussi être pragmatique. En l’occurrence, libéralisme et socialisme ou étatisme supportent tous un mode de vie capitaliste. Donc la question de savoir à quelle idéologie revient la faute ne m'intéresse pas non plus. Il s'agit sincèrement de déterminer en quoi l'économie sous sa forme capitaliste, qui implique donc une accumulation du capital, participe à la dégradation morale des sociétés humaines. Exemple simple : le féminisme par exemple.
  3. La décadence s'exprime à absolument tous les niveaux : -Scolaire déjà, avec des gamins pas foutus d'écrire dans un français correct (je m'inclus dedans). De manière générale, avec le collège unique, la négation des différents niveaux et le nivelage par le bas dans une logique égalitariste, on a clairement perdu au change. Le bac ne vaut plus rien, les licences ne valent plus rien, qualitativement, il y a un recul intellectuel évident. Base simple, absolument plus personne n'est capable de parler latin ou grec, même parmi les intellectuels. -Cette décadence intellectuelle a des conséquences directes dans la sphère sociale, c'est évident, plus personne pour fixer un certain niveau de décence, et ça enchaîne avec toutes les merdes prisées par les médias. -D'une manière plus simple, regardez la gueule de nos derniers présidents, et venez me dire qu'il n'y a pas une déliquescence des élites françaises. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais si vous commencez en me disant "NONONON, le monde moderne, c'est trop bien, on a jamais été aussi mieux que maintenant", on va pas aller loin et on s'éloigne surtout du sujet qui est de déterminer dans quelle mesure le capitalisme participe à cette décadence.
  4. Certainement pas. Mais que tu le veuilles ou non, tu es né en France, dans un pays avec une histoire, une manière de pensée qui influence ta vision du monde. Résultat, il y a un consensus, j'espère, qui se créé naturellement pour dire que les sacrifices humains, c'est pas bien quand même. Sauf que je n'ai jamais nié toutes ces choses là. Oui grâce au capitalisme, on a atteint un niveau de vie sans précédent dans toute l'histoire de l'humanité, et les sociétés ouvertes s'en tirent généralement mieux dans le monde que les sociétés refermées sur elles-mêmes. D'accord, tout va bien jusqu'ici, mais la crise de l’Occident n'est clairement pas matérielle, elle est spirituelle. On est enfin débarrassé de l'impératif de production, on a ce dont nos ancêtres rêvaient d'avoir, et qu'est-ce qu'on en fait ? Pas grand chose au final.
  5. Je n'en vois absolument pas le problème, on fait tous des hiérarchisations par rapport à un référentiel donné. Perso, j'estime très positif le fait que les sacrifices humains des Aztèques aient disparu, après si tu veux faire dans le relativisme... Au contraire, j'ai mis assez longtemps avant d'adopter cette rhétorique, c'est juste qu'elle me parait assez pertinente. Je n'en vois pas le problème au passage, il s'agit juste de considérer que sans morale de base pour le soutenir le capitalisme mène au n'importe quoi généralisé.
  6. Matériellement, on a en effet atteint un niveau juste incroyable. Mais la décadence est surtout spirituelle et morale, perso, je la vois tous les jours. D'accord contre le personnification du marché, pour autant, ça ne résout pas la question. Un capitalisme sans morale amène naturellement le marchandage de déviances qui s'affichent nettement alors qu'elles étaient autrefois refoulées. Et je ne pense pas qu'on soit passé du capitalisme patriotique du XIXe à la situation actuelle sans que le capitalisme n'ait fait un travail de sape en inhibant les instincts humains.
  7. Je sais encore un sujet de ce genre... Pourtant la question me semble importante. Cette vision d'un libéralisme de gauche, sapant les valeurs traditionnelles, et d'un libéralisme de droite, économique, les deux fonctionnant main dans la main, me semble aujourd'hui très répandue. Soral, et plus sérieusement Michéa ont beaucoup écrit dessus. L'ennui, personnellement, c'est que je n'ai pas grand chose à opposer à cette idée, pendant longtemps, je me suis dit qu'on pouvait y voir bien d'autres choses, le marxisme culturel notamment. Depuis, je reviens un peu dessus, je pense très franchement qu'il y a une logique destructrice dans le capitalisme qui nous mène directement à la décadence moderne (ou tout du moins, c'est un facteur explicatif) Je trouve cet extrait de Marx plein de vérité d'ailleurs. Bref, je pense qu'il est important qu'il y ait une vraie discussion dessus.
  8. http://www.youtube.com/watch?v=0r4YQ54PazA Voilà, bon si certains avaient encore des doutes sur l'antisémitisme du personnage, ça devrait être assez clair là.
  9. Très franchement, j'ai pas mal suivi Dieudonné, et je le crois antisémite. Son antisionisme, comme très souvent pour les idéologies "anti" quelque chose, n'est qu'une façade qui cache une vision du monde dénonçant les Juifs comme entité à part, qui, à elle seule, est responsable de l'ensemble des problèmes sur terre. http://www.youtube.com/watch?v=CfCQk4mZkVQ Regarde cette interview à la télévision iranienne, c'est édifiant. Dieudonné explique notamment que c'est le sionisme qui a tué Jésus, organisé la traite négrière et est responsable de l'ensemble des guerres sur terre. Évidement, dans ce cas là il faut remplacer "sionisme" par "Juifs". Et là, tu as une belle vision antisémite du monde.
  10. Hayek n'était-il pas un peu de mauvaise foi ? Il se montre en effet très critique envers des courants, finalement très proches, pour confirmer sa vision. Ainsi distingue-t-il le "vrai" individualisme du "faux", le "bon libéralisme" du faux (continentale, rationaliste et français). Au final, tout ça me fait un peu penser aux communistes qui rejettent sur les Trotskistes les maux du monde moderne.
  11. http://www.zerohedge.com/news/2013-08-31/meanwhile-fukushima-multiple-leaks-radiation-soars-18-sievertshr Ça fait un moment qu'on me prédit la fin du monde, mais on en est où à Fukushima actuellement ?
  12. J'ai tenté de lire la Phénoménologie de l'esprit, ça m'est tombé des mains, je ne sais pas comment on peut lire ce truc. Au final, je ne connais pas les thèses d'Hegel, j'ignore combien de personnes il a réellement pu influencer vu son style imbuvable.
  13. Et pourtant je ne comprends toujours pas ce que cherchent à faire les Occidentaux en Syrie. Pourquoi mettre des islamistes au pouvoir ? À qui ça profite ? Alors je veux bien le coup du "on va isoler la Russie" dans la perspective d'une seconde guerre froide, mais ça me parait un peu court.
  14. http://www.20minutes.fr/societe/1213623-live-20130826-direct-syrie-une-reaction-occidentale-arbitree-jours-viennent Vous pouvez être sûrs que le gouvernement syrien sera accusé, même si ça va à l'encontre de toute logique, comme le coup de l'attaque au gaz sarin, à Damas, alors qu'Assad est entouré d'inspecteurs de l'ONU. L'indigence et la médiocrité de journalopes expliquent parfaitement le développement des théories du complot ces dernières années.
  15. http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/22/01003-20130822ARTFIG00438-syrie-l-operation-anti-assad-a-commence.php La situation s’accélère en Syrie.
  16. C'est dommage, la question m'intéresse aussi.
  17. J'ai déjà l'impression que voter, en soi, c'est déjà faire preuve d'une certaine connerie. Sinon, que les hommes politiques soient des escrocs et fassent leurs coups en douce, c'est entendu. Je me referai plutôt au véritable machiavélisme. Par exemple, le mariage gay pour distraire l'opinion publique en temps de crise, c'est du machiavélisme niveau 1. Jusqu'où ce niveau peut-il monter dans les sociétés modernes ?
  18. Quand je vois les interventions publiques de nos élites, je ne peux m'empêcher de penser qu'ils sont totalement à l'ouest, n'ont aucune maîtrise de la situation enfermés qu'ils sont dans leur petit monde où leurs seuls contacts seront les journalistes gauchistes et les patrons con-con. Cette stupidité sert ainsi grandement à expliquer les projets politiques des gouvernements, ça et la démocratie aussi. Mais soyons sérieux, nos politiciens sont bien entourés et sans doute plus intelligents qu'ils veulent le faire croire. Qu'est-ce qui dans les actions politiques contemporaines relèvent de la stupidité, ou d'un programme politique rondement mené. Dit simplement, quel est le degré de machiavélisme des élites politiques dans la post-démocratie ?
  19. J'aime beaucoup Aldo Sterone aussi, mais il déconne un peu dans ces dernières vidéos. Dans celle qu'a posté Free Jazz, il se met à parler d'empire tout ça, les racailles comme agents d'un système machiavélique etc.
  20. Allez, le meilleur de ce que Voltaire a écrit. Sans revenir sur son racisme, Voltaire était surtout un élitiste, méprisant le peuple, n'ayant jamais lutté pour l'interdiction de l'esclavage, a embastillé ses ennemis. C'est aussi ça les Lumières. Ceux qui crient contre ce qu'on appelle le luxe ne sont guère que des pauvres de mauvaise humeur. « Lettre à Frédéric II de Prusse » (janvier 1737), dans Oeuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Baudouin frères, 1828, t. 73, p. 40 Il est à propos que le peuple soit guidé, et non pas qu'il soit instruit; il n'est pas digne de l'être. « Lettre à d'Amilaville » (19 mars 1766), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Hachette, 1862, t. 31, p. 164 A l'égard du peuple, il sera toujours sot et barbare [...]. Ce sont des bœufs auxquels il faut un joug, un aiguillon et du foin. « Lettre à M. Tabareau » (A Ferney, 3 février 1769), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Delagrave, 1885, t. 69, p. 428 Je crois que nous ne nous entendons pas sur l'article du peuple, que vous croyez digne d'être instruit. J'entends par peuple la populace, qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire; ils mourraient de faim avant de devenir philosophes. Il me paraît essentiel qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez valoir comme moi une terre, et si vous aviez des charrues, vous seriez bien de mon avis. Ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois, c'est l'habitant des villes; [...] Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. « Lettre à M. Damillaville » (1er avril 1766), dans Œuvres de Voltaire, Voltaire, éd. Lefèvre, 1828, t. 69, p. 131 Nous laisserons, vous et moi, madame, ce monde-ci aussi sot, aussi méchant que nous l'avons trouvé en y arrivant. Mais nous laisserons la France plus gueuse et plus vilipendée. « Lettre à Madame la comtesse de Lutzelbourg », dans Œuvres complètes de Voltaire, éd. Garnier frères, 1877, vol. 40, 19 mars 1760, lettre 4074, p. 332 (voir la fiche de référence de l'œuvre)
  21. Gorgias est au programme oui. Bon, c'est intéressant, je regarderai plus attentivement sur l'histoire de la philosophie, en tant que tel, je ne sais pas vraiment quel fut le poids de la sophistique dans la philosophie grecque.
  22. Quelle est la différence ? Puisque quand on débat, on aura tendance à justifier notre démarche et notre raisonnement comme découlant de la logique et accuser l'adversaire de sophismes. Concrètement, où se situe le point de rupture entre la logique et le sophisme ?
  23. On a sans doute tous déjà tenté de discuter avec un socialiste, un adepte de la théorie du complot. Je ne sais pas pour vous, mais je n'ai retiré absolument rien de ces échanges, les débats sur internet à coup de pavés gigantesques, ça tient plus de l'exercice d'égo qu'autre chose. J'ai précisé internet, mais c'est en réalité superflu, la véritable question serait plutôt de savoir à quoi sert le débat, s'il est utile ou demeure juste un combat d'égo. J'ai en tête la vision pessimiste de Schopenhauer, mais je serais curieux de savoir ce que vous en pensez.
  24. Je crois que je n'ai jamais vu un pays aussi décadent que les États-Unis : http://image.noelshack.com/fichiers/2013/30/1374579114-1374571903854.png
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