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TheRedBaron

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  1. On pourrait être méfiant(e) vis-à-vis du corporatisme. Notez, qu'il y a des gens sur le forum, qui embrassent le monopole.
  2. Là, je ne suis pas sûr. La proposition d'un ordre spontané est naturellement un mythe, qui pourrait cacher la dictature de la minorité. L'étain n'est pas le modèle d'école d'une article ou service publique. Dans le secteur publique, il y a le probème du passager clandestin (free rider). Et souvent il y a aussi des externalités. Il craint des effets inattendus. En fait, quelques actions peuvent être rationnelles sur le niveau individuel, mai créer une action collective irrationnelle. Par exemple, la panique bancaire.
  3. Je suis d'accord, mais l'esprit de l'époque était en faveur de la planification. Je pense que Simon a opposé cet esprit. Plus tard, on a réhabilité les objections de Von Hayek (mais pas toutes ses conclusions).
  4. J'ai mainenant lu les chapitres 7 et 8 (1 et 2 de The mirage of social justice). La société a besoin des règles, parce que les gens sont à même d'agir seulement quand les comportements sont prévisibles. Selon Von Hayek, l'évolution sociale crée un ordre spontané. La société développe des règles de comportement, qui la stabilisent à la façon naturelle. Ils définissent le droit commun. Le corps de juges garde la cohérence des règles, et au besoin ils les adaptent à la façon incrémentale. Personne ne connaît l'effet effectif de quelconque règle. Ces règles n'ont qu'une validité universelle, c'est-à-dire, ils ne se rapportent pas aux cas spéciaux. Ils dictent la procédure, mais pas le résultat. La liberté des acteurs est conservée. Le droit public a pour but de construire l'organisation. Il préscrit le comportement organisationelle, et par conséquent il règle des affaires spécifiques. Donc le règle public restreint la liberté d'agir. Il réfère à quelque contexte. Vu que l'étendue de chaque organisation est limitée, on est à même de prévoir tous les effets d'un règle. Selon Von Hayek, l'ordre spontané est juste. Puisque, les règles communs sont justes. Néanmoins, c'est concevable, que les résultats de l'ordre spontané soient terribles. C'est le prix, qu'on doit payer pour être libre. La société n'est pas une organisation. Une intervention étatique créerait des effets imprévus. L'état serait obligé d'intervenir encore une fois. Ce développement conduirait au système totalitaire. Je pense que les idées de Von Hayek contiennent un élement de vérité. C'est pourquoi je lis LLL (ou DLL). Mais il y a des problèmes. Il n'est pas évident, que l'ordre spontané soit juste. Selon Von Hayek le droit commun se forme indépendamment de la volonté individuelle. Mais en réalité, chaque ordre est le résultat d'une lutte pour le pouvoir. De plus, l'optique de Von Hayek est trop rigide et déterministe (même fataliste). Puisque, souvent c'est difficile de séparer le droit common et le droit public. La différence entre les deux est floue. En fait, la société (ou le monde entier) est bien sûr simplement une organisation très grande. Et quelque intervention étatique ne crée pas inévitablement le totalitarisme. Parfois, Von Hayek reconnaît les défautes de sa doctrine. Par exemple, sur p.84-85 de Rules and order il écrit: Je comprend que Von Hayek veut discerner entre le groupe (ou cercle) volontaire et l'organisation hiérarchique (la bureaucratie). Une proposition similaire est faite par Coase et Williamson. Mais c'est une distinction artificielle. Les arguments de Von Hayek ne légitiment pas ses conclusion radicales (la justesse du droit commun, le danger du totalitarisme). Ici, Von Hayek devient un idéologue (ce que m'énerve un peu).
  5. Bon, je crois que Von Hayek ne fait pas grand cas de l'égalité des opportunités (disons, les biens primaires de Rawls). Mais c'est surtout le sujet du deuxième livre, The mirage of social justice, que je n'ai pas encore lu.
  6. Oui. En fait, c'est étonnant, que Von Hayek ne réfère pas à Herbert Simon, qui a aussi déploré le manque d'information (en 1947, donc trois ans après The road to serfdom). De plus, selon Simon la cognition humaine n'est pas à même de digérer toutes les informations. Il soutient, que l'état poursuit une politique publique satisfaisante, et pas optimale. Une politique est évidemment satisfaisante, si elle a l'appui de la grande majorité des citoyens. Lindberg, en 1959, parle de la politique de s'en sortir (muddle through). On retient l'appui de la majorité, quand on change la politique à la façon incrémentale. C'est partout reconnu, que la politique publique peut engendrer des effets inattendus et peut-être pervers. Bien-sûr, la question est de savoir, si les bénéfices par suite des effets prévus sont annihilés par les pertes par suite des effets inattendus. La rêponse doit être donnée par la pratique (l'empirie). Il faut que les politiques publiques soient évaluées. Selon la théorie de la poubelle (garbage can, March et Olsen 1972), le processus de la décision politique est vraiment chaotique. On ne rédige pas des objectifs, et par conséquent il n'y a pas d'effets inattendus! Peut-être, cette théorie est conforme à l'ordre spontané de Von Hayek. Mais apparemment, Von Hayek accepte seulement le pouvoir privé, et a du mal à soutenir le pouvoir démocratique. Il craint l'abus. De nos jours, les politiques publiques sont naturellement moins centralisées qu'en 1973, quand Von Hayek écrivait LLL. Parfois, ils sont polycentrées (governance). Donc, l'abus du pouvoir étatique est bridé. J'espère, que LLL éclaircira toutes mes questions et réflexions.
  7. Vilfredo Pareto: Je suppose, que Von Hayek répondrait, qu'une telle société se perdra. Mais c'est une faible consolation. Vilfredo Pareto: Oui, mais pour Von Hayek c'est impossible d'appréhender la totalité de quelconque société. Donc pourquoi l'essayer?
  8. Pourquoi est-ce toujours nécessaire d'appréhender la totalité de la société pour exécuter quelconque politique publique?
  9. J'ai maintenant lu Rules and order, le premier livre de LLL. Les chapitres 4 jusqu'au 6 inclus discutent le droit privé et le droit public. Selon Von Hayek la fonction du droit public est surtout la régulation des organisations publiques. Le parlement stipule le droit public, mais s'occupe rarement du droit commun. Il faut, que le droit commun se développe dans la pratique. Les gens ont besoin d'un cadre pour leurs actions individuelles, parce que ce cadre permet d'accorder les attentes. La préservation du droit commun est le seul intérêt général du peuple. Von Hayek insiste sur le fait, que le droit commun soit cohérent. Von Hayek admet, que le droit commun peut dérailler. Une telle société se perdra. Ici, Von Hayek n'est pas très clair. Les juges pourraient intervenir, et introduire une nouvelle loi, afin d'améliorer la situation. Mais ils sont attachés au droit déraillé, donc la nouvelle loi peut aussi être défectueuse. Dans une telle situation le parlement doit évidemment intervenir. Mais Von Hayek rejète cette possibilité. Une intervention du parlement dans le droit public perturberait l'ordre spontané, à cause des effets inattendus. De plus, l'ordre spontané est vulnérable pour des crises. Prenons l'exemple d'une calamité naturelle. Il faut que l'état intervienne, et développe un plan d'évacuation. Je suppose que Von Hayek accepte cette intervention, bien qu'il écrive (p.132):
  10. Je n'ai pas lu The road to serfdom. Mais à la p.60 de LLL (1973) Von Hayek écrit: Et à la p.68: Ça m'a énervé un peu. C'est simplement faux. N'oublions pas, qu'après la Deuxième Guerre Mondiale la France a établi la planification centrale. Le résultat de ce système était les Trentes Glorieuses. Je ne suis pas un admirateur de Mitterrand ou Marchais, mais la France ne s'est certainement pas developpée en une nation totalitaire. De plus, les idées de Von Hayek sur les politiques publiques sont un peu datées. De nos jours, on accepte par exemple le modèle de la poubelle de March et Olsen (jadis, March a collaboré avec le fameux Herbert Simon). Selon ce modèle, les organisations publiques sont une anarchie organisée. L'ambiguïté, la confusion constituent des propriétés collectives du fonctionnement reél de ces ensembles. Il n'y a guère de consensus, l'opacité est forte, l'équivoque est généralisée. C'est-à-dire, l'ordre spontané existe déjà, et il n'est pas mis en danger par quelconque tendance totalitaire. Une autre petite critique: Mantzavinons, à la p.80 de Individuals, institutions and markets, cite Von Hayek: Mantzavinos constate, que: En effet, Von Hayek ne jète pas le pont entre l'existence de l'ordre spontané et les actions rationnelles des individus. Les individus ne sont pas à même de comprendre leur ordre. La création de l'ordre s'accomplit en dehors de leur conscience. Ça m'énerve aussi, bien que j'accepte le modèle de l'évolution des institutions. Donc, j'apprécie LLL, mais je pense qu'il faut réconcilier ses idées avec la science contemporaine. C'est normal. Le contenu d'un livre ancien n'est jamais actuel.
  11. L'état mine la société? Nous sommes tous damnés? The road to serfdom? Trois quarts de siècle après la parution de ce livre la démocratie est toujours là. Je suis sûr, que Von Hayek nous enseigne plus que ça. Apparemment, Von Hayek accepte la coercion, par exemple (p.92, j'avance): Donc l'ordre n'est pas complètement spontané.
  12. J'ai lu seulement soixante-dix pages, hein!
  13. Peut-être la crise bancaire? Du reste, de nos jours une intervention étatique a parfois la forme de public governance, c'est-à-dire, le management des réseaux. L'état est simplement un acteur parmi des autres, qui essaie de réaliser ses buts au moyen des négociations. Peut-être, pour Von Hayek c'est déjà un ordre spontané.
  14. J'ai maintenant lu les premières soixant-dix pages. Selon Von Hayek, l'ordre traditionel est formé à la façon spontanée. Il est juste, parce qu'il est évolué et par conséquence a prouvé son efficacité. Une intervention réfléchie a toujours des effets inattendus, de sorte qu'elle perturbe l'équilibre social. C'est pourquoi l'état doit s'abstenir d'intervenir dans l'ordre spontané. Bien sûr, Von Hayek présente un mythe. Est-il utile? Robert Merton a déjà en 1936 mis en garde contre "unintended consequences of intentional social action". Et C. Lindblom a constaté, que les politiques publiques utilisent le changement progressif (incrémental), afin d'éviter des développements indésirables. L'économie institutionelle dit que les institutions évoluent (path dependency). Donc, Von Hayek recueillit des applaudissements. Néanmoins, pendant une crise c'est naturellement nécessaire, que l'état intervienne. Von Hayek n'a pas encore analysé de telles situations, dans ces 70 pages.
  15. Je pense que la planification échoue à cause du problème de l'agence. Voyez par exemple http://www.hgdewolff.com/ua141030.html Mais bien sûr ces problèmes sont tous liés.
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