Aller au contenu

frigo

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    2 956
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    3

frigo a gagné pour la dernière fois le 1 mai

frigo a eu le contenu le plus aimé !

Réputation sur la communauté

161 Accepté

À propos de frigo

  • Rang
    Petit Flocon Givré

Profile Information

  • Gender
    Male
  • Location
    sud

Visiteurs récents du profil

1 555 visualisations du profil
  1. frigo

    Mes lectures du moment

    <<Au point de vue barbare, liberté est synonyme d’isolement : celui-là est le plus libre dont l’action est la moins limitée par celle des autres ; l’existence d’un seul individu sur toute la face du globe donnerait ainsi l’idée de la plus haute liberté possible. — Au point de vue social, liberté et solidarité sont termes identiques : la liberté de chacun rencontrant dans la liberté d’autrui, non plus une limite, comme le dit la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1793, mais un auxiliaire, l’homme le plus libre est celui qui a le plus de relations avec ses semblables. Ces deux manières de concevoir la liberté s’excluant l’une l’autre, il en résulte que la liberté du sauvage ne peut pas être rationnellement et justement revendiquée par l’homme vivant en société : il faut choisir. Deux nations sont séparées par un bras de mer, ou une chaîne de montagnes. Elles sont respectivement libres, tant qu’elles ne communiquent point entre elles, mais elles sont pauvres ; c’est de la liberté simple : elles seront plus libres et plus riches si elles échangent leurs produits ; c’est ce que j’appelle liberté composée. L’activité particulière de chacune de ces deux nations prenant d’autant plus d’extension qu’elles se fournissent mutuellement plus d’objets de consommation et de travail, leur liberté devient aussi plus grande : car la liberté, c’est l’action. Donc l’échange crée entre nations des rapports qui, tout en rendant leurs libertés solidaires, en augmentent l’étendue : la liberté croît, comme la force, par l’union, Vis unita major. Ce fait élémentaire nous révèle tout un système de développements nouveaux pour la liberté, système dans lequel l’échange des produits n’est que le premier pas. En effet : l’échange ne tarderait pas à devenir une cause d’assujettissement, de subalternisation, de gêne extrême pour les peuples, s’il devait s’effectuer toujours selon le mode primitif, en nature. Il faut un moyen qui, sans rien ôter à la solidarité créée par l’échange, par conséquent sans diminuer l’importance des échanges, l’augmente au contraire, et rende l’échange aussi facile, aussi libre que la production elle-même. Ce moyen , c’est la monnaie. Par l’invention de la monnaie, l’échange est devenu commerce, c’est-à-dire propriété et communauté, individualité et solidarité combinées ensemble, en un mot, liberté élevée à sa troisième puissance. Ainsi donc, l’homme qui travaille, c’est-à-dire qui se met en rapport d’échange avec la nature, est plus libre que celui qui la ravage, qui la vole, comme le barbare. — Deux travailleurs qui échangent leurs produits, sans autrement s’associer, sont plus libres que s’ils ne les échangeaient pas ; — ils le deviendront davantage encore, si, au lieu de l’échange en nature, ils adoptent, d’accord avec un grand nombre d’autres producteurs, un signe commun de circulation, tel que la monnaie. Leur liberté croît à mesure, je ne dis pas qu’ils s’associent, mais qu’ils font une permutation de leurs services : c’est encore une fois ce que j’appelle tour à tour liberté simple et liberté composée. Or, de même que l’échange, sans la monnaie, serait devenu une cause et un moyen de servitude ; de même la monnaie, après avoir créé entre les individus et plus de liberté et plus d’action, les ramènerait bientôt à une féodalité financière et corporative, à une servitude organisée, cent fois plus insupportable que la misère antérieure, si, par un nouveau moyen, analogue à la monnaie métallique, on ne parvenait à remédier à cette tendance de subalternisation, et par conséquent à élever à un degré supérieur encore la liberté. Tel est le problème que s’est proposé de résoudre la Banque du peuple.>> Proudhon, confessions d'un révolutionnaire. Peut être sans les confondre on peut percevoir un cousinage quand même.
  2. frigo

    Mes lectures du moment

    <<Cette ignorance du but et cette contradiction des moyens, qui se retrouvent chez la plupart des utopistes, est le signe non équivoque de l’impraticabilité des théories comme de l’impuissance des réformateurs. Quoi ! vous voulez rendre les hommes plus libres, plus sages, plus beaux et plus forts, et vous leur demandez, pour condition préalable du bonheur que vous leur promettez, de vous abandonner leur corps, leur âme, leur intelligence, leurs traditions, leurs biens, de faire entre vos mains abjuration complète de leur être ! Qui êtes-vous donc pour substituer votre sagesse d’un quart d’heure à la raison éternelle, universelle ? Tout ce qui s’est produit d’utile dans l’économie des nations, de vrai dans leurs croyances, de juste dans leurs institutions, de beau et de grand dans leurs monuments, est venu par la liberté et par la déduction logique des faits antérieurs. Quant au pouvoir lui-même, il n’existe que pour protéger le droit acquis et maintenir la paix : lui attribuer une plus grande part d’action, c’est le faire de protecteur oppresseur, de juge de paix sergent de pionniers. En toute autre chose que la police, les règlements de l’État sont des entraves ; son travail est concussion ; ses encouragements, priviléges ; son influence, corruption. Cette thèse exigerait des volumes : l’histoire des malversations des gouvernements en politique, religion, industrie, travaux publics, finances, impôts, etc., etc., etc., serait en ce moment l’ouvrage le plus utile à la démocratie. Avez-vous donc conçu une idée heureuse ? Possédez-vous quelque importante découverte ? Hâtez-vous d’en faire part à vos concitoyens ; puis mettez vous-même la main à l’œuvre, entreprenez, agissez, et ne sollicitez ni n’attaquez le Gouvernement. C’est folie et injustice de battre les murailles de l’Autorité de votre bélier démocratique et social ; tournez-le plutôt contre l’inertie des masses, contre le préjugé gouvernemental qui arrête tout élan populaire, et laissez tomber, par son inutilité même, le despotisme. Suscitez cette action collective, sans laquelle la condition du peuple sera éternellement malheureuse, et ses efforts impuissants. Au lieu de pourchasser le pouvoir, priez-le seulement de ne se plus mêler de rien ; et apprenez au peuple à faire lui-même, sans le secours du pouvoir, de la richesse et de l’ordre. >> Je potasse entre deux brouettes de mortier les confessions d'un révolutionnaire de Proudhon, il y a des passages d'un libéralisme très inspiré.
  3. frigo

    Les articles que vous voulez faire buzzer

    Oui enfin là @Johnathan R. Razorback tu cites une phrase caricaturale de @Nathalie MP comme si elle était issue et représentative de >> l'écologisme << en confondant tout cela avec le gauchisme. Moi , modeste exemple, je suis capitaliste, pour la propriété privée, surement bénéficiaire et reconnaissant des progrès du savoir humain depuis la maîtrise du feu, mais quand même attentif au revers de la médaille , c'est comme ça, je fais avec et essaie de progresser dans ce dilemme. Après le formidable progrès de l'espérance de vie du graphique sur lequel s'appuie @Nathalie MP pour étayer sa démonstration pourrait , au lieu du << capitalisme>> , être mis en parallèle avec la montée des prérogatives de l'Etat , ou des conquêtes ouvrières ou du raccourcissement des jupes qui ont eux aussi évolué sur la même période.
  4. frigo

    Mes lectures du moment

    https://journals.openedition.org/cybergeo/27639
  5. frigo

    Mes lectures du moment

    Le nom de Pologne nous indique déjà, d’une manière fort approchée, le point d’un continent où naquit l’État polonais ; ce point doit se trouver sur la haute Vistule, dans cette partie du territoire qui conserva longtemps le nom de petite Pologne, par les 50-50 degrés de latitude nord, et 18-19 de longitude –est, entre Cracovie et Sandomir. Quant aux Polonais eux-mêmes, ils se donnent le nom de Léchites, enfants de Lech. La Vistule est aux Polonais ce qu’était jadis le Tibre aux Romains, qui l’appelaient père,Tiberina pater ; elle est Léchite sur ses deux rives. Ses affluents de droite et de gauche, la Lipuika, la Wistoka, le San, le Wiepz, le Dog, la Nide, la Piliça, sont autant de voies naturelles, ouvertes à la conquête. Les provinces primitives de la Pologne, Cracovie, Sandomir, Galitzia, Lublin, Kalisch, Podlaquée, Ploçk, Mazovie et Kuïavie, sont réunies au faisceau autour du réservoir commun qui est la Vistule. Les diverses capitales qu’a eues la Pologne, - si l’on peut donner le nom de capitale à la résidence du prince, dans un pays où la royauté était si peu de chose, où la noblesse était tout, et dans lequel on peut dire qu’en principe il n’y avait pas de villes, - témoignent de toutes ces annexions. Cracovie, Sandomir, Krusvitza, Guesne, Posen, eurent tour à tour l’honneur de posséder les rois ; plusieurs n’avaient pas de demeure fixe, et comme les nobles, préféraient la campagne, allant de château au château, parfois même, en souvenir des anciennes mœurs, parlant sous la tente toute la belle saison. Pendant longtemps les successeurs de Jagellon sentirent dans leurs états héréditaires : et ce ne fut que par transaction que Varsovie, située entre les deux grandes provinces de Pologne et Lituanie, fut préférée. Ce système de la géographie polonaise a été respecté par le Congrès de Vienne, sauf Cracovie, qui d’abord déclarée ville libre, a été depuis 1846 réunie à l’Autriche. Si maintenant l’on remonte les divers affluents de la Vistule jusqu’à leurs sources, on arrivent sur des plateaux d’où coulent, vers l’ouest, l’Oder, la Psosna, la Wartha ; vers le nord, la Passarge, la Prégel, le Miémen ; vers l’Est et le Sud-Est, le Pripet, le Stys, le Bourg, le Sered, le Dmierter, le Pruth, le Sereth : autant d’issues par lesquelles la Pologne déborda, d’un côté sur la Silésie, la Posnanie, la Poméranie, Dantzig, Königsberg, Kowno, Groduo ; de l’autre, sur la Wolhynie, la Podolie, Kiet, la Moldavie, l’Ukraine, etc. Dans ce système, nous remarquerons deux directions principales, celle de la Vistule et de l’Oder, et celle du Dniestr et du Dniéper ou Borysthène, la première allant du Sud-est au nord-est, la seconde du nord-est au sud-est, sur deux pentes adossées l’une à l’autre, comme le sont celles de la Saône et de la Meuse. C’est la route que suivirent les Goths, lors de la grande invasion du 4e siècle. Sortis de la Scandinavie, après avoir traversé la Baltique, ils pénètrent par les bouches de la Vistule, remontent le fleuve, jusque près du Karpathe, et de là vont s’embarquer sur le Dniepr qui les porte au Pont-Euxin. Les Goths traçaient ainsi, sans le savoir, la ligne principale des conquêtes polonaises, plus de six cents ans avant que le monde de Slave eût pris son essor. Et quand les Hérules, une des tribus gothiques, après avoir pillé les côtes de l’Euxin voulurent retourner dans leur pays, ils reprisent ce même chemin, suivant la chaîne des nations Slavonnes du Borysthène à la terre des Warnes, aujourd’hui Mecklembourg. Tant il est vrai que si les hommes savent parfois admirablement disposer des choses, les choses sont avant les hommes et les commandent à leur tour. Telle est enfin la raison de cette configuration singulière que présentait, avant 1779, le territoire de la république, comprimé, à l’est, par les affreux marais de Pinsk, qui le séparent de la Lituanie et de la Russie, au sud, par les monts Carpates qui le séparent de la Hongrie, et développé en écharpe de la Baltique à la mer Noire. Ce tracé, dont on a voulu faire de nos jours une loi de haute stratégie, n’a pas d’autre raison que le rapport des bassins : il a, comme j’ai dit, son analogue dans l’ancien empire lotharingien, s’étendant, par la Meuse, la Saône et le Rhône, de la mer du Nord à la Méditerranée. De même que la disposition des cours d’eaux donne la formule de l’expansion polonaise, pareillement elle va nous donner celle des attaques, et conséquemment des réductions que la Pologne, en cas de conflit avec les puissances voisines, aura à craindre. Ce que la politique et la guerre lui auront donné, la politique et la guerre pourront le lui reprendre : et la loi de l’annexion deviendra celle des reprises. Les peuples germaniques, remontant les bassins de l’Oder, de la Wartha, de la basse Vistule, de la Passarge, se répandant le long de la Baltique jusqu’à Riga, débouchant en masses par la Sibérie, la Poméranie, la Courlande ; les Zatars, Turcks, et Koozaks, arrivant par le Prout, le Dniestr, le Bourg, le Dniepr ; l’Autriche, devenue souveraine de la Hongrie, maîtresse du Carpathe, débouchant sur la Galicie et s’emparant du haut pays, le faisceau des incorporations se désagrégera de la même manière qu’il s’était formé, et si la Pologne, ramenée de la sorte à sa limite originaire, ne peut vivre, elle sera elle-même démembrée et incorporée. Admettons pour un moment que le Congrès des puissances prenne en considération la demande des Polonais, de rentrer dans leur autonomie nationale ; resterait cette question des territoires conquis et perdus, et sur lesquels la Pologne proprement dite n’a pas plus de droits naturels que la Turquie, la Russie, l’Autriche ou la Prusse... La question change de nature ; et je ne conseille pas aux Polonais de s’y aventurer. Du reste, dans toute cette région de sol et d’aspect uniforme, les plateaux sont d’une faible altitude ; les vallées peu profondes, les crêtes à peine prononcées. La personnalité de l’État, image du territoire où il s’est formé, n’est point aussi tranchée que dans la Grèce ancienne, l’Italie, l’Asie Mineure, certaines parties de la Gaule et de l’Espagne. On passe d’un bassin dans un autre sans s’en apercevoir […] « La Pologne, dit Malte-Brun, la Lituanie, la Courlande, les Russies blanche et noire, la Polésie, la Polaquie, la Poméranie, et même toutes la Prusse, sont couvertes d’un sable profond qui occupe les plaines et les hauteurs voisines des eaux courantes... La même succession de terrains, de plaines, de collines, de tourbières, de lacs sans nombre ; la même variation du sable et de l’argile règnent en Poméranie, en Brandebourg, en Basse-Saxe, et dans une partie du Danemark. Ces plaines sarmatiques et germano-cimbriques présentent un immense terrain de transport... Toute la Russie, enfin, depuis les montagnes de Finlande jusqu’au Caucase ; de l’Oural au Karpathe, de la Baltique à la mer Noire, n’est aussi elle-même qu’une succession de plaines, de marais et de collines très peu élevées, et formées presque partout de terrain alluvion. » Tout cet immense territoire dont la plus grande partie est au-delà du 48e parallèle, exposé aux vents du Nord et du Nord-est, était jadis couvert d’eaux et de forêts, moins quelques clairières où passait le bétail. Ce n’est que peu à peu que le défrichement a fait de la Pologne et de la Russie un vaste grenier à blé. Des marais, des prés et des bois ; des bois, des prés et des marais ; partout de la plaine et de l’humidité, voilà le pays. Naturellement, un tel climat a dû agir sur le tempérament, le caractère, l’esprit et les mœurs des habitants, par suite sur la constitution politique, d’une toute autre manière que le climat des îles fortunées de la Grèce ; des Vallées de l’Apennin, de l’Asie Mineure, de la Syrie, de l’Espagne ; des bassins du Rhin, du Rhône, de la Loire, de la Seine, de la Garonne ; de la Suède à la fois montagneuse et maritime, de la Suisse aux pics neigeux et aux lacs profonds. Nous en jugerons bientôt. En résumé, j’appelle frontières naturelles la circonscription assignée par la nature à un groupe de familles, habitants d’une même vallée, formée ordinairement par un cours d’eau et deux lignes parallèles de hauteurs. Si le cours d’eau est d’une étendue considérable, parcourant des sols divers, sous des latitudes plus ou moins élevées, alors, les cultures et les climats changeant, la race des hommes varie à son tour, et leurs institutions avec eux ; la longue vallée se partage entre plusieurs groupes. L’État primitif peut se réduire à un simple hameau, et ne dépasse guère en population quelques milliers d’âmes. Telles étaient naguère la République de St-Marin et la principauté de Monaco ; tel est encore aujourd’hui le canton de Zoug, en Suisse, qui ne comptait, il y a quelques années, pas plus de 12,000 habitants. Proudhon
  6. frigo

    Le fil des questions alakons

    http://debordiana.chez.com/francais/protestation.htm Tiens puisque on parle des anarchistes et des militaires un texte assez intéressant , historiquement et philologiquement, traduction par Debord himself s'il vous plaît.
  7. frigo

    Chanson franchouille

  8. frigo

    Chanson franchouille

  9. frigo

    Chanson franchouille

  10. frigo

    Chanson franchouille

  11. frigo

    Chanson franchouille

  12. frigo

    Chanson franchouille

  13. frigo

    Chanson franchouille

  14. frigo

    Chanson franchouille

  15. frigo

    Chanson franchouille

    C'est marrant les vielles photos.
×