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Zax

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Everything posted by Zax

  1. Ah, Dieu est toujours là pour nous écouter et nous éclairer. Du coup je relis la Bible, en particulier les psaumes et le Nouveau Testament. Ca fait du bien.
  2. Je lis La taupe, de John Le Carré. L'intrigue met du temps pour être mise en place, et il faut que je me fasse au style rédactionnel de l'auteur, mais je suis impatient d'avancer.
  3. Je voulais surtout dire que j'ai l'impression qu'aujourd'hui il est mal vu d'avoir l'air cultivé. Bien sûr il ne faut pas paraître totalement idiot, mais pas intelligent non plus. Il faut avoir l'air moyen en fait. Expérience vécue. Mais que voulez-vous, nous vivons dans une époque particulière. D'un côté on glorifie la médiocrité, mais d'un autre côté on glorifie la performance car ceux qui ne réussisent pas sont méprisés. A tous : vu que dans ce fil on ne parle plus seulement d'orthographe, mais aussi de culture générale, pourquoi ne pas renommer le fil en "socialisme et effondrement intellectuel" ?
  4. Comme j'aime lire des livres d'histoire quand l'envie m'en prend, depuis hier j'ai rouvert mon livre intitulé Histoire de l'Angleterre de Bernard Cottret. L'histoire de ce pays est fascinante.
  5. "L'aristocratie a trois âges successifs : l'âge des supériorités, l'âge des privilèges, l'âge des vanités : sortie du premier, elle dégénère dans le second et s'éteint dans le dernier", François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe. Cela reflète bien la réalité je trouve.
  6. En parcourant Le bon usage (écrit par Maurice Grévisse et André Goose, souvent réédité), et des sites de grammaire, j'ai enfin compris comment on accordait le participe passé des verbes pronominaux. Je suis content de ça, car je maîtrise encore mieux la langue française. Ce que je trouve merveilleux, c'est que le français est une langue magnifique par sa complexité. A Gil_Grissom : Le niveau de culture a baissé aujourd'hui en effet, mais que voulez vous, la culture n'est pas valorisée de nos jours. Aujourd'hui il est mal vu de parler de sujets intellectuels avec pas mal de monde.
  7. Je viens ajouter ma pierre à l'édifice que représente ce fil en mentionnant un film qui pour moi est un chef d'oeuvre : Espion lève-toi, réalisé par Yves Boisset, sorti en 1982, avec Lino Ventura et Michel Piccoli dans les rôles principaux. 1981. Sébastien Grenier (Lino Ventura) vit à Zurich avec une femme gauchiste professeur de littérature, et travaille comme financier pour une société. Un jour, en plein centre ville de Zurich et en plein jour, un tramway est stoppé par un commandot de brigades d'extrême gauche, qui rentre dans le tramway et fusille un homme à l'intérieur. Le commando part immédiatement. Sébastien Grenier apprend la nouvelle à la radio et fait mine de n'y rien laisser paraître. Quand sa compagne lui demande s'il était au courant il répond que non. Il reçoit chez lui un livre contenant beaucoup de pages blanches. C'est un code qui lui indique de se rendre à un rendez-vous. Il y va, et est accueilli par Jean-Paul Chance (Michel Piccoli), maître des requêtes près le Conseil fédéral de Lausanne. Il dit à Grenier qu'il sait que celui-ci est un espion français en sommeil, et que s'il ne coopère pas il ira en prison pour longtemps. Sébastien Grenier pense que Jean-Paul Chance a été envoyé par Paris. Désormais il n'est plus un agent dormant. Jean-Paul Chance l'a réveillé. J'ai vu ce film l'été dernier, et je l'ai adoré. Il est très complexe et subtil, et c'est justement ce qui fait sa force. Pas de gadgets, de coups de feu et de cascades à profusion, comme dans James Bond. Espion lève-toi est un vrai film d'espionnage.
  8. Un livre que j'ai terminé récemment : La Compagnie, de Robert Littell. Ce livre est génial, une fois qu'on a commencé le premier chapitre, on ne peut plus s'arrêter. Ce livre retrace l'histoire de la CIA à travers de grands évènements : la Révolution hongroise de 1956, l'échec du débarquement de la Baie des Cochons de 1961, l'armement de rebelles afghans par les Etats-Unis, et le coup d'Etat raté en URSS en 1991. Le livre commence en juin 1950 et nous plante le décor : deux étudiants qui partagent une chambre à Yale sont recrutés par la CIA créée 3 ans plus tôt et dont le budget vient d'être augmenté à cause de la guerre de Corée. Ces 2 étudiants partagent aussi la chambre avec un étudiant soviétique dont le père est ambassadeur aurpès de l'ONU. L'étudiant soviétique revient chez lui à l'été 1950 et est recruté par les services de renseignements soviétiques… Le livre finit le 6 août 1995 sur un épilogue. Dans ce livre interviennent des personnages imaginaires, notamment les 2 étudiants américains et l'étudiant soviétique. Mais interviennent aussi beaucoup de personnages réels : Allen Dulles, James Jesus Angleton, Harry Truman, les frères Kennedy, Nikita Khrouchtchev, Mikhaïl Gorbatchev, Boris Eltsine, et encore bien d'autres. Si vous aimez les romans d'espionnage où la manipulation est une constante, si vous aimez les rebondissements, vous serez servis. Ce roman est aussi animé d'une trâme principale : il y a une taupe très haut placée au sein de la CIA, qui est un agent du KGB qui a fourni des renseignements très importants pendant des décennies. On ne découvre son identité qu'à la fin. C'est vraiment palpitant. Lisez ce roman vous adorerez. Heureusement que les Etats-Unis ont gagné la guerre froide. Vraiment…
  9. Je vais jeter un coup d'oeil aux références que tu m'as indiquées. Merci bien. Je vous tiens tous au courant.
  10. Bonjour, Je viens déterrer ce fil car la question de la privatisation des routes et autoroutes me trotte dans la tête. Je n'ai pas vu d'article sur lib.org à ce sujet, et je n'ai vu qu'un seul article sur Internet qui en parlait. Vous connaîtriez un site où un article qui en parle ? PS : si ce message appraraît 2 fois c'est normal. Lorsque j'ai voulu le poster la première fois, le sujet n'est pas remonté en tête de liste dans ce sous-forum.
  11. Suite à l'intervention de Lancelot sur le forum "Je raconte my life II-Le retour", je vous fais part de mes lectures du moment. J'ai fini de lire La Bureaucratie de von Mises, qui m'a beaucoup éclairé. Lorsqu'il soutient que plus la bureaucratie intervient dans la vie et l'économie, plus cela rigidifie la société, cela m'a permis de me souvenir que la mobilité sociale en URSS était très faible parce que l'Etat intervenait partout. Si on fait un parallèle, en Corée du Nord l'Etat intervient aussi partout, et les élites se perpétuent. J'ai lu Genitrix de François Mauriac, qui décrit avec une grande précision les sentiments de l'âme humaine, et écrit dans un très beau français. J'ai acheté le premier tome des Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand, et mon verdict est le même sur la qualité du français utilisé. Je me demande qui aujourd'hui serait capable d'écrire ou de s'exprimer ainsi. Peu de monde à mon avis. J'ai acheté Capitalisme et Liberté de Milton Friedman, et je vais commencer le premier chapitre : j'ai commencé par lire les préfaces aux éditions de 1962, 1982 et 2002, ainsi que l'introduction. La préface de l'édition de 2002 a été la plus intéressante des 3 selon moi car j'y ai appris qu'en 1980 (de mémoire), le taux de dépense publique américain était de 26% du PIB, alors que selon le site vie-publique.fr il était déjà de 45,5% en France en 1980 ! Enorme ! J'ai aussi acheté et commencé à lire La France au Moyen-Age. V-XVème siècle de François Gaudard, qui est très intéressant et assez simple.
  12. J'ai fini de lire La Bureaucratie de Mises. C'est génial. Prochain bouquin : Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. Il y a encore trois ans je ne pensais pas que la grande littérature me plairait autant.
  13. J'ai fini de lire le livre. Il est génial, et en plus écrit dans un langage accessible à tout le monde. En plus la capacité d'analyse de l'auteur est très fine. Ludwig von Mises était un génie ! Ce qu'il faut surtout retenir de ce livre, c'est que plus l'économie est aux mains des bureaucrates, plus la société devient rigide. En économie libre, tout entrepreneur qui veut faire des bénéfices doit plaire aux consommateurs, qui sont versatiles. Dans une bureaucratie un des principaux critères d'avancement est l'ancienneté. Donc ceux qui veulent entrer dans l'administration doivent plaire aux anciens, ce qui conduit à adopter une attitude finalement servile vis-à-vis des détenteurs de l'autorité. Une bureaucratie est fondamentalement conservatrice. Donc dans une société dont la plus grande partie de l'économie sinont toute est aux mains des bureaucrates, on aboutit à un phénomène de stagnation, de sclérose. Et finalement la société se ferme, et la mobilité sociale devient très difficile. On peut mettre ça en parallèle avec ce qui se passait en Union soviétique. Il était très difficile d'accéder à la Nomenklatura, la difficulté augmentant à mesure que le régime s'inscrivait dans la durée. Il y avait finalement deux castes : la Nomenklatura et les autres. En plus la société soviétique était très conservatrice (par exemple on ne pouvait pas divorcer facilement).
  14. Je viens de terminer Genitrix il y a environ une heure. J'aurai terminé La Bureaucratie demain je pense. Du coup je pense que je vais passer à Capitalisme et liberté et aux Mémoires d'outre-tombe. On verra bien.
  15. Maintenant je suis passé à Genitrix de François Mauriac. C'est plus difficile à lire que Le Rouge et le noir, mais écrit dans un français très élégant (on le voit notamment à la très importante utilisation de l'imparfait du subjonctif, qu'on rencontre rarement de nos jours). Après je compte passer aux Mémoires d'outre-tombe de Chateaubriand. Quelqu'un les a lues ?
  16. J'ai parcouru ce sujet, et mon avis est que la simplification de l'orthographe par l'Etat est une très mauvaise chose. J'ai vu certains internautes parler de constructivisme, ce qui me fait penser au Droit, Législation et Liberté de Hayek, dans lequel l'auteur déclare que le constructivisme est un échec car la société renferme bien plus d'informations qu'un individu ne peut en saisir. Et toute société dans laquelle il n'y aurait qu'une tête pensante serait rudimentaire. Je repense aussi à la distinction que faisait Hayek entre l'ordre imposé (taxis) et l'ordre muri (cosmos). L'orthographe d'une langue est issue d'un processus vieux parfois de plusieurs siècles. Vouloir simplifier l'orthographe à coup de décrets serait une folie et aboutirait à une véritable catastrophe qui se répercuterait sur les capacités intellectuelles des gens, avec comme premières victimes les enfants. Si l'Etat voulait simplifier l'orthographe de la langue française, ses zélés agents feraient forcément des oublis. Et pour moi la complexité d'une langue est un signe d'une société où la pensée est très élaborée. Ainsi, simplifier l'orthographe de la langue française par la réglementation aboutirait à un appauvrissement intellectuel considérable. Vous avez totalement quand vous dîtes que le meilleur moyen pour qu'un enfant apprenne vite à lire et écrire est de l'entourer de livres. J'ai eu la chance de naître dans une famille instruite, heureusement pour moi. Par contre quand j'ai été au collège et au lycée, en cours de français, la quasi totalité des textes qu'on nous faisait lire étaient, rétrospectivement, écrits dans un français d'une bien piètre qualité par rapport à la qualité du français magné par Balzac, Zola, Flaubert, Stendhal, Mauriac, Lebon, De Gaulle, etc. Au lieu de nous avoir fait lire des oeuvres écrits par de "grands" auteurs, dans la quasi totalité des cas on nous a fait lire des livres écrits dans un français somme toute assez pauvre. Ce qui n'est pas l'idéal pour aider les enfants de pauvres à monter dans l'échelle sociale. Mais bon. Un jour certains vont finir par dire (ils seront les Lyssenko français) qu'écrire correctement est réactionnaire et bourgeois.
  17. Cet après-midi j'ai fini de lire Le Rouge et le noir de Stendhal. Ce livre est magnifique, je suis vraiment content de mon achat. Toutefois la fin est extrêmement triste et rien que d'y penser c'est déprimant.
  18. 1. Je vais justement dans peu de temps lire les développements consacrés à la bureaucratisation des entreprises privées. Donc pour l'instant je n'affirme rien. 2. Tu peux évaluer en termes monétaires les dépenses réalisées par une bureaucratie, mais pas ce que cela rapporte. Les dépenses sont les crédits alloués. Mais comment évaluer en termes monétaires la rentabilité (quelle différence pour toi avec la production ?) du travail d'un policier, d'un enseignant ou d'un magistrat ? 3. Je précise que quand je parle de bureaucratie sans autre précision, je parle de l'administration.
  19. Justement on ne peut pas mesurer leur productivité. Par contre on peut chiffrer les dépenses, puisque les fonctionnaires perçoivent un salaires, utilisent des fournitures qui sont achetées moyennant un prix, etc. D'ailleurs Mises dit que l'administration ne sait que dépenser. Donc vouloir mesurer sa productivité est exclu.
  20. Très instructifs les articles de Contrepoints. Je me sens mieux. Lire des trucs socialistes pousse à la névrose et à la jalousie. J'ai aussi lu un article de Michel de Poncins sur la biodiversité, très intéressant, qui montre que la propriété seule peut sauver la biodiversité et préserver la nature. Totalement à contre-courant de l'idéologie écolo-socialiste.
  21. Merci pour cette explication, cela devient déjà beaucoup plus clair. Ron Paul a entièrement raison de s'insurger contre l'inflation. Mais pourrais-tu répondre à cette autre question : si l'Etat émet de la monnaie supplémentaire à destination des ménages, et que les ménages ne dépensent pas cette nouvelle monnaie, en quoi est-ce que cette émission de monnaie équivaut à prêter de l'argent à l'Etat à taux nul ? Là je comprends encore moins.
  22. Hier j'ai commencé à lire La Bureaucratie de Ludwig von Mises. Le but de cet illustre penseur est de décrire le fonctionnement de la bureaucratie, les dangers qu'elle représente si elle étend ses missions de plus en plus, et ce qui la différencie du fonctionnement des entreprises privées. Pour cela, il commence par un premier chapitre consacré au système du profit dans le système capitaliste, le profit étant le seul mobile. Dans la bureaucratie, le profit n'est pas le but car le fonctionnement de la bureaucratie ne peut être évalué en termes monétaires. J'en suis encore au chapitre 2 pour l'instant, mais c'est très intéressant et écrit dans un style assez clair et sobre. Cela m'aide aussi de lire ce livre, en ce que depuis quelques temps on entend toujours un homme politique de premier plan se faire le champion des PME et accabler les grands groupes et multinationales de tous les maux; et en lisant ce livre on se rend compte que cette critique à l'égard des grands groupes qui tuent la petite entreprise existait déjà aux Etats-Unis dans les années 1940 (La Bureaucratie a été édité en 1944). Ce livre permet de commencer à comprendre pourquoi le régime soviétique s'est effondré : comme toutes les entreprises appartenaient à l'Etat, tous les salariés étaient des fonctionnaires. Or, comme on ne peut pas évaluer en monnaie ce que fait l'administration, cela veut dire que les Soviétiques tâtonnaient dans le noir complet.
  23. Bien le bonjour à tous. J'ai vu la vidéo "l'inflation est une taxe", qui met en scène Picsou et ses 3 neveux. J'ai aussi lu les 39 leçons d'économies contemporaines de Philippe Simonnot, qui traite dans une de ses leçons de l'inflation et de la déflation. Je ne comprends pas justement en quoi l'inflation est une taxe déguisée, et surtout dans les poches de qui cette taxe rentre. Je ne comprends pas non plus un point de la leçon de M. Simonnot : si de la monnaie est émise pour les ménages, mais qu'ils ne la dépensent pas, c'est comme s'ils prêtaient à l'Etat à taux nul. Vous pourriez m'éclairer ?
  24. On m'a offert La ferme des animaux de George Orwell pour Noël. J'ai lu ce livre en moins de 24 heures. J'ai définitivement compris. Sinon cette semaine j'ai acheté et lu Le grand méchant marché co-écrit par Augustin Landier et David Thesmar, et les 39 leçons d'économie contemporaine de Philippe Simonnot, que je viens de finir. Lire ces deux derniers livres m’apprend beaucoup. Ainsi grâce à Le grand méchant marché, j’ai appris que la France était en 1900 la seconde place boursière au monde derrière l’Angleterre en termes de capitalisation boursière. Grâce au livre de Simonnot, j’ai appris que de très grands précurseurs du libéralisme étaient des français, notamment Condillac, qui a écrit juste avant Adam Smith. Finalement quand M. Polanyi dit que le libre-échange et l’économie de marché viennent d’Angleterre, il se trompe. Je viens aussi de commencer La Régression intellectuelle de la France de Philippe Nemo et le raisonnement de l’auteur est effrayant de lucidité. La France est vraiment un pays socialisé, pourtant l’Union soviétique ne nous a pas envahis. Je viens aussi de passer commande sur amazon de La Bureaucratie de Ludwig von Mises, les fiches que j’ai lues m’en donnent un préjugé favorable. J'ai aussi découvert la poésie française (d’où mon nouvel avatar), que je détestais quand on en faisait en Français au collège et au lycée. Il faut dire aussi que j'éprouve un réel plaisir à me cultiver quand je le fais de moi-même plutôt que de rester vissé sur une chaise d'amphi pas confortable pendant des heures. D'ailleurs j'ai des cours à l'Institut océanographique de Paris; l'intérieur de l'amphithéâtre est très beau, et les sièges plutôt confortables, ce qui est une chance, mais toute médaille ayant son revers, il n'y a pas de table… Sinon j'ai décidé d'enrichir ma culture littéraire, et j'ai commencé par Le rouge et le noir de Stendhal, que je trouve très bien écrit et passionnant : à la différence de Zola, il y a beaucoup de dialogue, peu de description, et le style est beaucoup plus condensé. J'ai acheté Génitrix de François Mauriac que je lirai une fois Le rouge et le noir fini.Quand j'ai été dans le secondaire, on ne m'a presque pas fait lire les grands auteurs français en cours de français. C'est bien dommage. Un autre livre qui pour moi a été une révélation, a été de lire La Compagnie. Le grand roman de la CIA, de Robert Littell, son roman sur la CIA, très documenté d’ailleurs. Dans ce livre, James Jesus Angleton apparaît souvent, et est persuadé qu'il y a une taupe très haut placée dans la CIA. En fait on se rend compte que malgré la paranoïa d’Angleton, le communisme était partout. Depuis que j’ai lu ce livre, j’ai envie de crier : Vive l’Amérique ! Je me rappelle aussi avoir lu en juin dernier Le Montage, de Vladimir Volkoff, livre envoûtant et écrit dans un français d'une rare qualité, où l'on apprend notamment qu'une technique de déstabilisation d’un pays consiste à faire perdre la confiance que le peuple a dans ses élites en compromettant lesdites élites. Très actuel comme thème, alors que Le Montage a été publié en 1982… Quand je suis entré en fac de droit, j'ai eu un cours d'histoire de la vie politique passionnant, qui m'a redonné l'envie de me cultiver, envie qui ne m'a plus quitté, et ce d'autant plus qu'en première année toujours, ma prof de procès et institutions juridictionnelles (intitulé de cours compliqué, vous avez bien remarqué) nous avait conseillés de nous cultiver. Finalement, même si certains cours que j'ai eus sont ont réveillé mon désir de me cultiver, je ne dois pas grand chose au système éducatif français, vu que j'ai du me cultiver tout seul. Je suis aussi allé voir J. Edgar, que j'ai trouvé excellent tant la dimension psychologique des personnages était fouillée, et je me souviens des premiers mots que John Edgar Hoover prononce : "Le communisme est une maladie". En fait ce qui m’énerve c’est que j’ai l’impression très nette que si l’on ose dire que l’on est libéral sur tel ou tel point, on est ostracisé. En plus, en ma qualité d’étudiant en droit, j’ai vraiment l’impression que le droit français est très figé, et veut tout dire sur tout, ce qui est un échec cuisant, puisqu’il énonce des dispositions générales sur tout, mais pour la précision il faut s’en remettre à la jurisprudence qui ne lie pas les juges. C’est dur ! Je me demande si le système de Common Law n’est pas mieux en soi.
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