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École & éducation


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@Mathieu

 

Entre résister frontalement et devancer les désirs (où ce qu'on croit être tel) de l'administration

il y a de l'espace pour faire des choses.

 

Je ne viens pas sur liborg pour lire à longueur de posts de la théorisation de la soumission et du renoncement,

qui plus est assénée doctement par un ultra bleu-bite sur le ton de la connaissance absolue.

 

La schizophrénie entre le savoir libéral théorique d'un coté (à longueur de posts)

et la capitulation pragmatique en rase-campagne dès qu'on touche au concret pratique, ça me gonfle aussi menu.

 

Si pour certains le libéralisme est un jeu de rôle en ligne, merde, montez-vous une plateforme !

 

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Je fais me faire #teamGio aussi, mais je ne vois pas tant de renoncement que ça.

Il est très jeune prof/employé, il s'adapte tout en faisant son job qui lui convient le mieux. Soyons sérieux : un petit nouveau comme lui n'a aucune influence si ce n'est sur ses élèves (et encore).

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Bah, ce que veut dire Vincent de manière un peu abrupte, c'est que Gio est un jeune enseignant juste sorti de sa période de stage, et qu'il devrait pouvoir s'extraire de ce qu'on lui a donné comme consignes afin de faire son cours plus librement, sachant que le chef d'établissement, les parents râleurs, et les inspections une fois par siècle ne risquent pas de lui jouer de mauvais tours à ce point qu'il se sente obligé de rester dans le cadre.

Mais bon, faut prendre de la bouteille.

 

Signé Bisounours conciliateur

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Je tombe des nues de lire sur ce fil que les profs doivent assurer l'éducation des enfants. Mon éducation je la dois à ma mère.

A l'école j'ai appris ou pas appris des choses, eu des bons profs et des mauvais profs mais savoir se tenir, ce qu'on peut faire ou on ne peut pas faire, dire ou ne pas dire,je ne le dois certainement pas à l'école dont ce n'est pas le travail.

 

Salut

Moi itou, j'ai eu la chance d'avoir des parents cultivés, avec conversation de bonne tenue, bonne bibliothèque à domicile (10 000 livres), c'est pour cela que je n'ai rien appris de plus à l'école, plutôt moins.

Je plains les enfants qui ont des parents incultes ou ne parlant pas la langue française, le résultat ne peut être que difficile à atteindre.

L'école est un immense échec, il suffit de voir le niveau de l'anglais parlé par les élèves après 7 ans d'étude.

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Je ne vois aucune raison de considérer que Gio affabule.

Est-ce qu'il peut refuser le flicage du tuteur?

Est-ce qu'il peut refuser de remplir le cahier machin truc en ligne?

 

Je ne le pense pas. Bien sûr, il n'est pas obligé de tenir compte servilement des remarques faites. Toutefois, je note aussi que, dans son expérience, il relève qu'à chaque fois qu'il a tenté un truc "hétérodoxe", des parents d'élève lui sont tombés dessus, ou des collègues.

L'explication selon laquelle on fout la paix aux vieux profs, tout en essayant de formater les plus jeunes, me paraît plausible.

 

Quant aux appels à quitter la profession si elle ne lui convient pas, cela me fait sourire. Les gens lui demandent ce qui, à son sens, ne va pas. Il l'explique. Puis on lui tombe dessus en clamant que s'il est pas content, il n'a qu'à rentrer dans son pays...enfin, quitter la profession. C'est un procédé quelque peu déplaisant.

 

 

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Oué enfin après, si prof est un métier si pourri que ça, il peut le quitter aussi hein.

Il faut passer d'autres concours avant pour enseigner dans le privé me semble-t-il. La FraÔnce...

Bon, je suis sur la même ligne que Vincent Andres, il faut savoir jouer avec le cadre qu'on nous impose, il y a toujours de la marge. Maintenant je ne sais pas depuis combien de temps enseigne Gio, c'est pas forcément évident au début de montrer du punch pour s'affranchir un peu de sa hiérarchie de manière intelligente. Surtout au sein d'un monolithe comme l'ednat où les strates administratives avec leurs lots de putes à chaque niveau sont nombreuses. Ça viendra avec le temps.

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Quant aux appels à quitter la profession si elle ne lui convient pas, cela me fait sourire. Les gens lui demandent ce qui, à son sens, ne va pas. Il l'explique. Puis on lui tombe dessus en clamant que s'il est pas content, il n'a qu'à rentrer dans son pays...enfin, quitter la profession. C'est un procédé quelque peu déplaisant.

 

 Non mais là, c'est pas juste qu'il est dans une mauvaise passe. C'est qu'il considère son taf comme l'un des plus durs de France - faudrait que je retrouve la citation. 

 

 Si c'est si chiant effectivement, faut arrêter désolé. 

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Professeur dans un collège, ça doit se situer dans le top 20 des boulots les plus démoralisant/irritant. En tout cas, ça ne me surprendrait pas.

On a réussi à envoyer trois de mes professeurs en dépression nerveuse, dans mon collège.

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Clair, le lycée, c'est moins pire, avec l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans, ça fait du nettoyage. Le souci, c'est que, hormis les sections spécialisées, il n'y a point d'arts plastiques ; mais au moins là, les élèves sont motivés, ils ont choisi cette section et ne sont pas trop nuls. Contrairement au collège où ce style de matière c'est plutôt considéré comme une extension de la récré ; déjà, les cours de techno ou d'hist géo, c'est la poisse. 

J'ai jamais compris pourquoi les matières n'étaient pas un peu à la carte en fonction des choix des élèves, une fois les fondamentaux acquis

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 Surtout au sein d'un monolithe comme l'ednat où les strates administratives avec leurs lots de putes à chaque niveau sont nombreuses.

 

Non, ce n'est pas du tout cela. L'EN est un univers paradoxal : c'est une énorme machine bureaucratique fondée sur une myriade de règles... dont personne ne vérifie véritablement l’exécution *. Il y a une absence totale de management, et donc de contrôle de l'activité des salariés, ce qui fait qu'il est difficile de trouver en France un emploi où il y a autant de laisser-faire.

 

Le paradoxe de l'EN est que c'est un univers où les libéraux individualistes peuvent totalement s'épanouir.

 

---

* sauf à de très rares occasions, comme lors de l'organisation d'épreuves nationales comme le bac...

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Professeur dans un collège, ça doit se situer dans le top 20 des boulots les plus démoralisant/irritant. En tout cas, ça ne me surprendrait pas.

Prof de collège, élu, contrôleur aérien, conducteur de trains, cadre à EDF et salarié d'Orange...
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A cause du manque de remplaçants dans les écoles, les collèges et les lycées, les élèves de 57 départements ont manqué au moins 6 000 jours de classes depuis la rentrée de septembre. C’est le calcul réalisé par la Fédération des conseils de Parents d’élève (FCPE), par le biais de son site Internet Ouyapacours relayé par France Info.

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Il est très intéressant de remarquer qu'on est passé successivement de :

  • "Qu'est ce qui est la cause de la situation désastreuse de l'éducation en France ?"
  • "Pour ou contre les profs ?"
  • "Pour ou contre gio ?"
De deux choses l'une :
  • Soit il y a un rapport entre la première et la dernière question... (!)
  • Soit il y a des gens dont l'attaque personnelle tient lieu d'argumentation.

Tu ne notes par leur niveau en ce moment ? Vous avez aussi des consignes précises pour la notation ?

Je l'ai déjà expliqué. En gros on doit faire "l'évaluation bienveillante", surtout en arts pla il semblerait. C'est à dire qu'à partir de ce que t'as rendu l'élève, tu dois chercher tout ce que tu peux valoriser et le valoriser. Si l'élève t'as rendu un truc (quoi que ce soit), normalement il faut déjà qu'il ait la moyenne.

 

Oui, tu  as le droit et la possibilité de réaliser des cours moins idiots que se que préconisent les technocrates de l'EN.

Tu  as le droit de faire preuve de compétences au service des élèves.

Mais il faut pour cela comprendre l'essence de son métier et cesser de se comporter en ouvrier du cours servile.

Quand j'ai fait différemment de ce qui était préconisé je me suis fait taper sur les doigts.

Mais j'ai une question à te poser :

Comment se fait-il, d'après toi, que la quasi-totalité des profs de l'Éducation nationale se conforment plus ou moins aux directives de l'institution concernant les programmes, la pédagogie et autre, sachant que la grande majorité d'entre eux aimeraient faire différemment ? Tu expliques cela uniquement par la servilité de centaines de milliers de personnes ? (Qui le deviennent donc nécessairement à partir du moment où ils décrochent le CAPES ou l'agrég'.)

 

Tu démontres que tu n'as aucune compréhension de cette expérience et de la théorie sur la soumission qui en résulte.

Et les arguments ?

 

Tu vis dans un schéma de pensée où tu penses que c'est ok d'aller au-devant de ce que tu crois exigé. "parce que c'est écrit".

Et où tu n'as visiblement guère testé ce que tu as réellement le droit de faire.

Bin si, justement.

 

Tu nous bassines à théoriser ton inexpérience absolue, tes connaissances syndico-livresques considérées niaisement comme la bible et ta stratégie de couille molle.

Je passe sur les insultes dont tu es coutumier. Où es-tu allé pêché que je théorisais quoi que ce soit ? Je relate ce que je vis, ce que je constate, ce que j'observe, point barre. (Et qu'est ce qu'est les syndicats viennent faire là ? Je ne suis pas syndiqué jusqu'à preuve du contraire...)

Il est cocasse que tu veuilles absolument insister sur mon inexpérience, sachant que mon expérience à l'intérieur de l'Éducation nationale, aussi récente fut-elle, est déjà bien plus grande que la plupart de mes contradicteurs ici. Si tu veux t'en prendre à ceux qui théorisent leur inexpérience, j'ai quelques noms en réserve.

 

Plutôt que de piailler ici derrière ton écran pour tenter de compenser, bouge toi donc IRL.

ça te ferait un putain de changement.

Et à nous des vacances.

Mais de quoi est-ce que tu parles ? Je ne parle de mon expérience que lorsque ça a un rapport avec une discussion déjà en cours et/ou pour répondre aux attaques personnelles. Si tu veux des "vacances", demande aux gens de cesser les attaques personnelles.

 

Entre résister frontalement et devancer les désirs (où ce qu'on croit être tel) de l'administration

il y a de l'espace pour faire des choses.

Je ne viens pas sur liborg pour lire à longueur de posts de la théorisation de la soumission et du renoncement,

qui plus est assénée doctement par un ultra bleu-bite sur le ton de la connaissance absolue.

La schizophrénie entre le savoir libéral théorique d'un coté (à longueur de posts)

et la capitulation pragmatique en rase-campagne dès qu'on touche au concret pratique, ça me gonfle aussi menu.

Si pour certains le libéralisme est un jeu de rôle en ligne, merde, montez-vous une plateforme !

Toujours des attaques personnelles et autre ad personam. Je croyais que tu savais au moins que le libéralisme n'était pas un lifestyle, mais une philosophie politique. Ai-je dit ou fait quelque chose ici qui serait contraire aux principes du libéralisme ? Il n'y a aucune contradiction entre le fait de travailler dans ÉdNat et être libéral par ailleurs. Je suis parfaitement fidèle à mes principes : J'essaye d'agir rationnellement, c'est à dire d'après mon intérêt personnel bien compris dans une situation donnée.

 

Quand t'es pas content de ton employeur tu te barres.

Oué enfin après, si prof est un métier si pourri que ça, il peut le quitter aussi hein.

Bis repetita : Je n'ai jamais dit que je souhaitais rester éternellement dans l'ÉdNat. Mais quitter mon travail n'est pas une décision que je peux prendre à la légère et que je peux prendre du jour au lendemain sur un coup de tête. C'est un chouïa plus compliqué que ça.

 

Non mais là, c'est pas juste qu'il est dans une mauvaise passe. C'est qu'il considère son taf comme l'un des plus durs de France - faudrait que je retrouve la citation.

Je serais intéressé que tu retrouves la citation en effet, car je ne me souviens pas avoir dit ça...d'autres l'ont peut-être dit, mais cela ne correspond pas du tout à ce que je pense...
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Il est très intéressant de remarquer qu'on est passé successivement de :

  • "Qu'est ce qui est la cause de la situation désastreuse de l'éducation en France ?"
  • "Pour ou contre les profs ?"
  • "Pour ou contre gio ?"

Je réponds Jan Helfeld à la 1

Quand tu sais pas tu me demandes.

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Bis repetita : Je n'ai jamais dit que je souhaitais rester éternellement dans l'ÉdNat. Mais quitter mon travail n'est pas une décision que je peux prendre à la légère et que je peux prendre du jour au lendemain sur un coup de tête. C'est un chouïa plus compliqué que ça.

 

 

 

Fais bien attention à ne pas te laisser engluer dans cette douce routine qu'est la fonction publique, un revenu et des vacances stables, pas d'angoisse du lendemain. C'est encore plus difficile quand le temps est passé et que l'on s'est stabilisé quelque part, avec un logement ou autre.

Quitter un boulot, c'est facile à condition d'en être persuadé et d'en avoir vraiment le désir. Et de ne pas craindre un peu d'incertitude. On a tendance à se trouver toujours un tas d'excuses.

De la part d'une vieille fonctionnaire pleine de regrets :)

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Quitter un boulot, c'est facile à condition d'en être persuadé et d'en avoir vraiment le désir. Et de ne pas craindre un peu d'incertitude. On a tendance à se trouver toujours un tas d'excuses.

J'entend bien ce que tu dis. Mais il y a des réalités à prendre nécessairement en compte. Dans la réalité, on ne compare pas une situation réelle à une situation imaginaire hors contexte (comme on peut le faire à partir d'un point de vue extérieur) mais une situation réelle contre une autre situation réelle, dans un contexte réel, en mettant dans la balance, pour chacune de ces situations, les avantages, les inconvénients et les coûts. Lorsque je serais dans la situation (qui n'arrivera pas toute seule, je le sais bien, elle se cherche, elle peut se provoquer et j'y travaille tranquillement dans mon coin) où quitter mon travail sera plus avantageux pour moi (et ma copine, car je la fais vivre aussi) je le ferais. Et lorsque je parlais des coûts, il y a aussi le fait que, par exemple, si quelque chose t'as coûté assez cher, tu ne le balances pas direct, tu essayes quand même t'en tirer parti, même s'il ne correspond pas à tes attentes.

 

Penses-tu que ton avis est partagé par les autres profs d'arts plastiques de ton collège ? Ou même plus largement ?

Mon avis sur quoi ? Je pense que la plupart des profs, d'arts pla ou pas, préféreraient (dans des mesures différentes selon les personnes) s'affranchir des programmes et des pédagogies imposés. C'est ce que j'observe. Cela ne veut pas dire qu'ils feraient exactement la même chose que moi. C'est pour ça je pense que la centralisation, l'uniformité de l'ÉdNat est l'un des gros problèmes, et qu'une véritable autonomie des établissements serait vraiment bénéfique. Et donc un recrutement des profs par les établissement et non par le ministère, comme cela se fait dans d'autres pays. Ce serait une révolution dans l'ÉdNat.

 

Avez-vous des recours pour transmettre vos réclamations / idées à ceux qui façonnent les programmes ?

Pas à ma connaissance. Je ne crois pas que ce serait pris au sérieux de toute façon. Ce qui est pris au sérieux c'est les publications scientifiques sur la pédagogie. L'ÉdNat est une institution bureaucratique verticale. Il y a en haut lieu des gens qui ne sont pas au contact du terrain, qui pondent des théories ; et en bas il y a le terrain, qui reçoivent les théories d'en haut, qu'ils doivent appliquer.

 

Sais-tu si des profs contribuent directement à l'établissement de ces programmes ?

Directement, non. J'imagine que dans les commissions ou parmi les types qui pondent les directives sur la pédagogie ou les programmes il doit y avoir des profs ou des anciens profs...enfin j'espère...sinon, non. Les directives pédagogiques s'appuient sur des travaux universitaires.
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