Johnathan R. Razorback

Principes du libéralisme, abécédaire à l’usage des militants et des curieux

218 messages dans ce sujet

Liborgiens, liborgiennes,

Dans la perspective de lancer un candidat libéral en 2022 (cf : http://forum.liberaux.org/index.php?/topic/54407-sérieux-projet-un-candidat-libéral-en-2022-une-organisation/& ), afin de ne plus laisser les feux de la rampe aux Cheminade, Poutou et autre Lassalle, @Ultimex et moi-même avons commencé à rédiger un petit texte de questions-réponses (une trentaine mettons) pour faire découvrir le libéralisme aux néophytes. Nous sollicitons la créativité collective de liborg pour faire avancer cela plus rapidement (et aussi pour résoudre des difficultés). L’idée serait d’introduire quelques principes fondamentaux, des exemples, des résolutions des objections les plus fréquentes et des démolitions des clichés antilibéraux courants. Plus trois quatre références d'auteurs libéraux pour aller plus loin. Le texte pourrait aussi servir à faire découvrir certaines orgas libérales existantes en France ; donner des pistes au lecteur s'il cherche à rejoindre un groupe / une plate-forme d'informations libérale…

Vos suggestions sont les bienvenues !

Pour le moment nous travaillons sur les paragraphes 2 et 3 (le but est d’introduire une certaine progression logique dans la succession des questions/réponses) :

 

1): Qu'est-ce que le libéralisme ? 

Le libéralisme est la philosophie politique qui affirme que les êtres humains, êtres raisonnables et responsables, ont besoin de la liberté individuelle pour parvenir à la plénitude de leur épanouissement. La préservation de la liberté de chaque individu implique la limitation du champ d'action du pouvoir politique. Pour les libéraux, le pouvoir politique -de nos jours, le pouvoir de l'Etat- n'est légitime que dans la mesure où il assure la défense de la liberté individuelle contre les empiétements et les violences commises par d'autres individus, fractions de la société, ou États. Il cesse d'être légitime dès lors qu'il excède ou renie cette finalité.

 

2): Qu'est-ce que la liberté individuelle ?

Comme le soutient l'un des textes fondateurs du libéralisme, la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, "La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui". Ne pas nuire à autrui signifie ne pas attenter à la vie, à la liberté ou à la propriété d'un autre individu ; ne pas commettre les crimes fondamentaux que sont l'agression, l'oppression et le vol. [des idées pour compléter/améliorer ce point ?]

 

3): Pourquoi la propriété privée ?

Le libéralisme défend la propriété privée pour deux raisons :

- Celle-ci permet à chacun de laisser sa liberté s'exprimer sans empiéter sur celle des autres. La propriété est donc une condition indispensable à la liberté. Elle permet par ailleurs la responsabilité : le propriétaire est responsable de ses propriétés, notamment en cas de dommage sur autrui. [Mal dit, à améliorer].

- La notion de propriété découle par ailleurs de la nécessité pour chacun de survivre et donc de « prendre » (s'approprier) ce qui existe dans la nature pour garantir cette survie. Ensuite c'est le travail qui permet d'évoluer d'une situation de relative pénurie à une situation d'excédent pouvant profiter à d'autres personnes (d'où le commerce), et du même coup légitimer le fait qu'une personne possède tel ou tel bien.

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Quelques remarques tout de même sur le premier point (parce que plus les bases seront saines, plus le reste coulera de source).

 

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Le libéralisme est la philosophie politique

Jusque-là parfait, philosophie politique est le terme correct.

 

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qui affirme que les êtres humains, êtres raisonnables et responsables,

Ici en introduisant cette "anthropologie libérale" aussi cavalièrement on tend le bâton pour se faire battre. Il faudrait soit développer correctement cette vision de la nature humaine (en expliquant typiquement qu'elle n'est pas l'homo-oeconomicus) soit s'en passer (mais est-ce possible ?).

 

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ont besoin de la liberté individuelle pour parvenir à la plénitude de leur épanouissement.

Je comprends que cette notion de liberté individuelle est un moyen d'introduire le Droit naturel sans le mentionner mais du coup le côté téléologique est très affaiblit (qu'est-ce que c'est "la plénitude de leur épanouissement" ? en quoi est-ce un objectif concret et désirable pour tous et pas une utopie ? en quoi la liberté individuelle permet-elle de l'atteindre ?).

 

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La préservation de la liberté de chaque individu implique la limitation du champ d'action du pouvoir politique. Pour les libéraux, le pouvoir politique -de nos jours, le pouvoir de l'Etat- n'est légitime que dans la mesure où il assure la défense de la liberté individuelle contre les empiétements et les violences commises par d'autres individus, fractions de la société, ou États. Il cesse d'être légitime dès lors qu'il excède ou renie cette finalité.

Très bien, j'ajouterais juste ici l'idée que l'état doit surtout servir à se limiter lui-même et que c'est l'objectif fondamental des libéraux classiques. On peut citer Montesquieu sur la séparation et l'équilibre des pouvoirs pour illustrer l'ancienneté et la légitimité de la tradition libérale française.

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Le but de la propriété privée individuelle est avant toute chose de gérer la rareté.

En effet, il n'y a que deux moyens pour gérer cette rareté :

- la propriété privée individuelle

- des décisions arbitraires émanent d'une "autorité"

 

Seul le premier cas garantit la liberté.

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La fonction de la propriété privée est de décentraliser le pouvoir.

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Il y a 1 heure, frigo a dit :

La fonction de la propriété privée est de décentraliser le pouvoir.

 

Gnié? la propriété privée individuelle fait disparaitre le pouvoir.

Quand la propriété privée individuelle n'existe pas, alors la gestion de la rareté, des ressources est effectuée arbitrairement par une "autorité".

Cette "autorité" dispose du pouvoir absolu. Ce pouvoir n'est pas "décentralisé" quand la propriété privée individuelle existe, il disparait.

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Je suis pas trop d'accord, dans le cas de la propriété individuelle le pouvoir ne disparaît pas, il est excercé par le propriétaire, on est le maître chez soi comme disait ma grand mère. 

Voilà, voilà, mais ce n'est pas la seule façon de considérer la chose,  juste une piste.

 

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Concernant le point 2.

 

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Ne pas nuire à autrui signifie ne pas attenter à la vie, à la liberté ou à la propriété d'un autre individu ; ne pas commettre les crimes fondamentaux que sont l'agression, l'oppression et le vol. [des idées pour compléter/améliorer ce point ?]

Au lieu d'enchaîner directement en parlant de propriété (ce qui est un repoussoir pour pas mal de publics) peut-être pourrait-on faire un passage plus positif détaillant des choses que le gouvernement doit permettre : liberté d'expression, d'association (avec peut-être une référence au rôle du libéralisme dans l'histoire des syndicats), laissez-faire et laissez passer, égalité devant la loi (pour éviter l'oppression) etc. ? Voire insérer la notion de crime sans victime.

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Le gouvernement doit-il permettre ou, comme les rédacteurs de la constitution américaine l'ont écrit, ne doit faire aucune loi empêchant le libre exercice ?

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Si on reste dans le cadre des institutions françaises (comme l'indique l'utilisation de la DDHC) le gouvernement permet. Mais ce serait un point intéressant à souligner.

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Au pire on peut éviter la question en adoptant une formulation neutre comme "le gouvernement doit respecter". J'ajouterais aussi la liberté de culte à ma liste, ça devrait permettre des développements intéressants.

 

Concernant le point 3, je placerais d'emblée du Proudhon pour désamorcer le truc :

La propriété moderne peut être considérée comme le triomphe de la liberté (Théorie de la propriété, 1862)

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Mais euh parce que Proudhon n'est pas un repoussoir lui ?

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D'emblée pour  le point 1 j'aurais plutôt décrit le liberalisme comme lutte contre l'absolutisme ou comme résistance à l'oppression .

C'est peut être plus intemporel,  moins figé,  que de le décrire comme philosophie politique ?

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4 hours ago, Restless said:

Mais euh parce que Proudhon n'est pas un repoussoir lui ?

Pas pour les gens pour qui la propriété privée est un repoussoir.

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Le ‎29‎/‎04‎/‎2017 à 17:17, Lancelot a dit :

1): Ici en introduisant cette "anthropologie libérale" aussi cavalièrement on tend le bâton pour se faire battre. Il faudrait soit développer correctement cette vision de la nature humaine (en expliquant typiquement qu'elle n'est pas l'homo-oeconomicus) soit s'en passer (mais est-ce possible ?).

 

2): Je comprends que cette notion de liberté individuelle est un moyen d'introduire le Droit naturel sans le mentionner mais du coup le côté téléologique est très affaiblit (qu'est-ce que c'est "la plénitude de leur épanouissement" ? en quoi est-ce un objectif concret et désirable pour tous et pas une utopie ? en quoi la liberté individuelle permet-elle de l'atteindre ?).

 

3): Très bien, j'ajouterais juste ici l'idée que l'état doit surtout servir à se limiter lui-même et que c'est l'objectif fondamental des libéraux classiques. On peut citer Montesquieu sur la séparation et l'équilibre des pouvoirs pour illustrer l'ancienneté et la légitimité de la tradition libérale française.

 

1): @Ultimex souhaitait que j'évite d'introduire explicitement la notion de nature humaine, selon lui lourde de présupposés métaphysiques. Je lui ai fais la même remarque pour le concept de responsabilité, qui, en plus, n'est pas une idée originale, propre au libéralisme (on la retrouve dans le christianisme ou dans des courants conservateurs, etc.). Du coup l'anthropologie philosophique est évoquée en passant, mais pas plus ; le but d'un abécédaire n'est pas de la fonder philosophiquement.

 

2): Nous avons également convenu de présenter l'idée de liberté (au sens libéral) en essayant de la réduire à ses applications pratiques ("En quoi consiste-elle ?" plutôt que "Qu'est-ce que c'est ?"), en donc en mettant de côté le clivage entre jusnaturalistes, utilitaristes, néo-aristotéliciens, ou que sais-je. 

 

Épanouissement c'est un équivalent de bonheur, je n'ai pas l'impression que ça soit plus clair si je remplace par "bonheur" ? L'idée que la liberté est nécessaire à l'obtention du bonheur est également affirmée dogmatiquement (ça me semble acceptable en cela que ça ne choque pas le sens commun) ; le but n'est pas d'écrire un traité de philosophie morale ;)

 

3): Non, le but de l'Etat est positif (cf le propos de Spinoza dans la signature): garantir, permettre la liberté individuelle. Comme le dit Mises, il n'est pas un mal, même nécessaire. C'est bien sûr discutable, mais rejeter cette thèse revient à adopter une position anarchiste, or ce n'est pas le but ici. Mais tu as raison, nous devrions essayer d'introduire une référence à la doctrine de la séparation des pouvoirs.

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A noter que nous avons prévu des points pour réfuter les principales idées reçues du libéralisme (e.g. "Non, le libéralisme n'est pas un relativisme" (histoire de viser un public de "droite"), "non, le libéralisme n'est pas une éthique, non, il ne prône pas l'indifférence aux plus démunis" (pour viser un public de "gauche" et/ou qui met la charité en avant), etc.).

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@Lancelot les gens pour qui la propriété privée est un repoussoir ne verrons pas leur hostilité anéantie pas une simple référence à Proudhon (et vraisemblablement, ne prendrons même pas la peine de lire ce texte). Et puis parler de Proudhon risque de créer la confusion: en plus d'être personnellement un sympathique réactionnaire misogyne et antisémite, Proudhon était bonapartiste anarchiste (et ce n'est pas le but du texte de présenter ce point de vue) et socialisant (socialisation du crédit, etc.).

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Pour les questions de métaphysique le sens de ma remarque était qu'à mon sens il faut soit les expliquer de manière satisfaisante soit ne pas les mentionner. Les deux solutions ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais la demie-mesure a les inconvénients des deux sans leurs avantages. Dans cet exercice particulier effectivement la seconde est sans doute meilleure. Par exemple se contenter d'affirmer "le libéralise a pour valeur fondamentale la liberté individuelle" sans chercher à l'expliquer ou le justifier (après tout les gens devraient immédiatement percevoir ça comme quelque chose de positif).

 

2 hours ago, Johnathan R. Razorback said:

@Lancelot les gens pour qui la propriété privée est un repoussoir ne verrons pas leur hostilité anéantie pas une simple référence à Proudhon (et vraisemblablement, ne prendrons même pas la peine de lire ce texte). Et puis parler de Proudhon risque de créer la confusion: en plus d'être personnellement un sympathique réactionnaire misogyne et antisémite, Proudhon était bonapartiste anarchiste (et ce n'est pas le but du texte de présenter ce point de vue) et socialisant (socialisation du crédit, etc.).

Bah les gens apprécient bien Marx.

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il y a 5 minutes, Lancelot a dit :

(après tout les gens devraient immédiatement percevoir ça comme quelque chose de positif).

 

La suite du texte doit justement montrer en quoi c'est souhaitable et utile, en démolissant des objections, en critiquant la situation existante, en suggérant une alternative. Du coup ce n'est pas un dogme mais un postulat.

 

Après si tu as une idée pour justifier dès le début la défense du libéralisme, tu peux contribuer.

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7 minutes ago, Johnathan R. Razorback said:

Après si tu as une idée pour justifier dès le début la défense du libéralisme, tu peux contribuer.

 

Remplacer :

 

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Le libéralisme est la philosophie politique qui affirme que les êtres humains, êtres raisonnables et responsables, ont besoin de la liberté individuelle pour parvenir à la plénitude de leur épanouissement.

 

Par quelque chose comme ça :

 

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Le libéralisme est une philosophie politique qui a pour valeur fondamentale la défense de la liberté individuelle.

 

Comme ça le point de départ est clairement posé sans introduire de notions philosophiques qui ne pourront pas être développées correctement. La seule attaque possible de la seconde formulation est "la liberté individuelle ne devrait pas être une valeur fondamentale" et c'est justement ce à quoi va répondre le reste du texte.

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Je ne suis pas forcément contre même si mon surmoi objectiviste proteste beaucoup. Mais @Ultimex trouvait important que la notion de responsabilité individuelle soit au minimum évoquée*, je vais donc le laisser exprimer son opinion sur cette modification.

 

*Vous vous rendez compte, ne pas parler de la responsabilité de l'Homme ! On va perdre les kantiens ! :D et peut-être même @Coligny

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What ? M'associer aux Kantiens ou (pire) aux protestants ???

Concernant la responsabilité, je n'ai pas de soucis à ne pas la mentionner dès le premier point. Il me paraît néanmoins important d'en parler à un moment ou à un autre (histoire qu'il n'y ait pas confusion entre libéralisme et loréalisme).

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Je comprends la remarque, comme ça alors ?

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Le libéralisme est une philosophie politique qui a pour valeur fondamentale la défense de la liberté et de la responsabilité individuelles

(point grammaire : je ne suis pas certain que ça soit correct de mettre un s à "individuelles" dans ce cas mais sinon c'est ambigu).

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Personnellement ça me va tout-à-fait (même d'un point-de-vue grammatical). Par contre c'est JRR qui ne va plus être satisfait maintenant (on a déjà eu un long débat à ce sujet en interne :D).

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il y a 54 minutes, Johnathan R. Razorback a dit :

et peut-être même @Coligny

 

il y a 51 minutes, Ultimex a dit :

ou (pire) aux protestants ???


Oh, vous savez, nous les protestants avec la prédestination on se prend moins la tête B)

Autrement, je suis tout à fait d'accord. Inscrire la responsabilité me semble très important. J'ai toujours pensé que la libéralisme découlait directement de la responsabilité individuelle et que cela en était son soubassement majeur (tout comme dans le protestantisme).

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Il y a 5 heures, Ultimex a dit :

A noter que nous avons prévu des points pour réfuter les principales idées reçues du libéralisme (e.g. "Non, le libéralisme n'est pas un relativisme" (histoire de viser un public de "droite"), "non, le libéralisme n'est pas une éthique, non, il ne prône pas l'indifférence aux plus démunis" (pour viser un public de "gauche" et/ou qui met la charité en avant), etc.).

 

 Pulp Libéralisme ne fait pas déjà exactement ça ? 

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C'est vrai. Néanmoins, le but, ici, est d'être bien plus ramassé, court que Pulp Libéralisme.

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Je pense, sûrement à tort comme d'habitude, que l'on devrait réfléchir un peu avant de classer le liberalisme comme une philosophie politique. Ça fait un peu comme si le liberalisme avait le monopole de la défense des libertés individuelles alors que quand un résistant communiste sabotait un convoi nazi, quand Zola défend Dreyfus ou quand Bourdieu lutte contre la colonisation ils sont dans des moments liberaux.

Donc bref je propose plutôt de dire que le libéralisme est l'étendard,  le ralliement,  la muse des défenseurs de la liberté individuelle  je trouve que c'est plus open. 

 

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Juste une remarque sur la tonalité à adopter. Selon moi, et je rejoins un peu en cela les remarques de Lancelot, il faudrait une rédaction moins utilitariste. Je préfererais une rédaction clairement plus idéaliste : chaque être humain est également respectable ainsi que chacun de ses désirs/envies dans la limite où ils n'empiètent pas sur les autres (et cela en dehors de toute efficacité : même si c'était inefficace je serais libéral par ce qu'on le vaut bien). Ca rejoint également des discussions qu'on a eu sur la Bataille de France pour la liberté.

 

Donc je remplacerait le passage "ont besoin" par égalité en dignité des humains qui impliquent qu'une personne ne peut pas décider à la place d'une autre car ce serait nier cette égalité en respectabilité. Ce qui rapprocherait de l'article 1 de la DDH et est très dur à contrer par un adversaire politique.

 

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il y a 5 minutes, Kassad a dit :

Juste une remarque sur la tonalité à adopter. Selon moi, et je rejoins un peu en cela les remarques de Lancelot, il faudrait une rédaction moins utilitariste. Je préfererais une rédaction clairement plus idéaliste : chaque être humain est également respectable ainsi que chacun de ses désirs/envies dans la limite où ils n'empiètent pas sur les autres (et cela en dehors de toute efficacité : même si c'était inefficace je serais libéral par ce qu'on le vaut bien). Ca rejoint également des discussions qu'on a eu sur la Bataille de France pour la liberté.

 

Donc je remplacerait le passage "ont besoin" par égalité en dignité des humains qui impliquent qu'une personne ne peut pas décider à la place d'une autre car ce serait nier cette égalité en respectabilité. Ce qui rapprocherait de l'article 1 de la DDH et est très dur à contrer par un adversaire politique.

 

Oui, il faut mettre en avant les valeurs, donc +1

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Je peux accepter qu'on mentionne la responsabilité de la manière dont le propose @Lancelot, parce que la tournure de la phrase (et notamment le fait qu'on affirme que le libéralisme vise à la "défendre") implique qu'on ne la postule pas comme une réalité ontologique (de même que pour la liberté). ça nous donnerait donc ça:

 

1): Qu'est-ce que le libéralisme ? 

Le libéralisme est une philosophie politique qui a pour valeur fondamentale la défense de la liberté et de la responsabilité individuelles. La préservation de la liberté de chaque individu implique la limitation du champ d'action du pouvoir politique. Pour les libéraux, le pouvoir politique -de nos jours, le pouvoir de l'Etat- n'est légitime que dans la mesure où il assure la défense de la liberté individuelle contre les empiétements et les violences commises par d'autres individus, fractions de la société, ou États. Il cesse d'être légitime dès lors qu'il excède ou renie cette finalité.

 

@Kassad et @Boz semblent quant à eux plaider pour une rédaction maximaliste, ce qui introduit plus de notions dès le départ. Pouvez-vous expliquer plus précisément ce que vous aimeriez ajouter/retirer/modifier ? Les suggestions sont les bienvenues ! ;)

Le ‎06‎/‎05‎/‎2017 à 09:46, Kassad a dit :

je remplacerait le passage "ont besoin" par égalité en dignité des humains qui impliquent qu'une personne ne peut pas décider à la place d'une autre car ce serait nier cette égalité en respectabilité.

 

Dis comme ça ce n'est pas très clair, surtout que "ne pas décider à la place d'autrui" ne semble pas être autre chose qu'une variante de "ne pas nuire", notion qui n'est expliquée qu'au paragraphe 2. Ou alors je ne comprends pas ton idée.

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