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L'affreux

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Tout ce qui a été posté par L'affreux

  1. Apparemment vous vous êtes tapés dessus pour rien.
  2. Comme pour d'autres législations, j'ai l'intuition qu'il y a de bonnes choses, pertinentes dans bien des cas, mais nous ne les percevons pas car elles sont appliquées partout alors nous en voyons surtout les défauts. Je ne sais pas s'il serait possible d'autoriser des droits concurrents. Un peu comme les normes des labels vs les normes étatiques. Cela dit, je reconnais ne pas être compétent. Bien que je sache, par expérience, qu'une vie économique sans aucun encadrement législatif est possible et souhaitable.
  3. C'est pourtant le point clé. Pour les mêmes raisons qui font que le marché locatif est rendu difficile d'accès par la difficulté de se séparer d'un locataire. Si on ne devait changer qu'une seule chose (dans le but d'améliorer l'emploi), ce serait celle-là.
  4. Si je parlais de ça. La fin de grossesse et la suite. C'est mal formulé.
  5. Après tout, c'est possible. Parmi les contraintes qui pèsent sur le "marché du travail" et pénalisent au passage l'ensemble de la vie économique : - la difficulté de se séparer d'un salarié ; - les limitations des contrats de salariat : nombre d'heures autorisées, de jours autorisés, salaires minimums ; - les risques d'assistance obligatoire liés à la maternité ; - la paperasserie liée à l'employé, les déclarations aux administrations, la complexité des feuilles de paie etc. ; - les charges patronales et salariales ; - les horaires, les week-ends et les jours fériés imposés. Lesquelles de ces contraintes font partie du droit du travail ?
  6. L'affreux

    La victoire du jour

    En outre, ce qui fait reculer le foyer fait avancer l'État.
  7. Eh bien, justement, si Marine Le Pen est élue, je n'en suis pas si sûr. Donc de l'espoir. Au contraire, si Le Pen passe, la certitude de la résurrection du PS. Je n'ai également pas spécialement d'admiration pour Tony Blair, ce n'est pas le propos.
  8. C'est tout comme. Une partie non négligeable, peut-être majoritaire, des électeurs du PS, et que je connais bien pour avoir grandi dedans, sont des radicaux. Ils ont préféré Mélenchon à Macron. C'est mieux ainsi. Plus lisible et sans faux semblants. Personnellement je préfère la nouvelle donne. Je souhaite que les électeurs la gardent.
  9. Je le pense aussi. Jusqu'à il y a peu nous avions deux grands partis : le PS qui défend du socialisme radical dont la base électorale est largement radicale et LR pour la droite modérée. Ce que j'espère, c'est que Macron redessinera le paysage politique français en institutionnalisant son parti comme le nouveau grand parti de gauche, construit sur les ruines du PS. À gauche de EM, une partie des électeurs traditionnels du PS sont devenus mélenchonistes, c'est un avantage car avec la fin du PS ils cesseront de se croire modérés. Ils sont des extrémistes, donc situés aux extrêmes, donc pas des normaux. À droite de EM, le parti républicain devra se recentrer sur le créneau conservateur s'il veut survivre. Quant à EM le parti, Macron pourrait le renommer en LD, Les Démocrates, et ça lui irait bien à l'homme du consensus. Si cela se passe ainsi, non seulement nous y gagneront rapidement une certaine bienveillance envers nos idées, car Macron n'est pas hostile à la liberté, mais surtout les chances de voir émerger, avec le temps, une Margaret Thatcher au sein de LR seraient améliorées. Maintenant examinons l'autre issue. Marine Le Pen passe. Durant son mandat, malaise à droite, faiblesse dans la position de LR, grosse tentation réactionnaire. Avec l'amalgame réactionnaire/conservateur, la mise en veilleuse des idées conservatrices pour longtemps. Fin de l'expérience Macron. Retour du PS en position de force dans l'opposition avec la remise en selle des frondeurs qui appuient à gauche pour se démarquer du FN, lequel gouverne à gauche. Le spectre politique français déséquilibré par la gauche.
  10. Laisse les promesses. Regarde les positions. Marine Le Pen au pouvoir, impliquerait probablement que le parti de Macron se désagrège. Et donc, un retour sur scène du PS qui reprendrait du poil de la bête par le côté gauche. Macron au pouvoir, c'est échanger le PS contre l'espoir d'un Tony Blair français avec un parti social-démocrate moins idéologue que le PS. Il forcerait les Républicains à cesser de flirter avec le centre. Le curseur de la normalité sur l'axe gauche-droite se retrouverait déplacé un cran à droite. La posture réactionnaire est déjà bien occupée, cela ne laisserait au parti républicain que le créneau conservateur. C'est bousculer les idées politiques pour les rapprocher de celles des anglo-saxons. C'est se mettre en position de plus d'opportunités pour les idées libérales.
  11. Hehe c'est fort ça. :-)
  12. Tu compenses @PABerryer ce qui explique l'égalité des scores.
  13. Ah non pardon je lisais plusieurs choses en même temps. Tu répondais à Tramp qui trollait sur la position pro-administration européenne de Macron. Oui ben non sur le sujet je ne vois rien à espérer. Le désengagement de MLP en mode repli sur soi n'est pas non plus souhaitable. Quelle que soit l'issue du scrutin on va se faire baiser.
  14. Il est temps d'arrêter de se retenir. Leur rappeler qu'en effet les national socialistes ont toujours haï les banquiers.
  15. En tout cas c'est complètement ouf comme citation. Digne d'un grand film de gangsters. Il fait bien de ne pas se gêner. Faire espérer la dictature à ces gens-là pour ensuite les décevoir, ce serait augmenter leur force.
  16. J'ignore comment son intervention a été interprétée, mais pour plusieurs d'entre nous elle fut une heureuse surprise.
  17. Un slogan théorique (et liberticide !) serait pourtant moins bon que sa promesse de suivre le dossier en vérifiant que le repreneur conserve un maximum d'emplois.
  18. Invoquer la raison de manière théorique ne peut pas marcher. Donc la destruction créatrice il faut oublier. Toutefois, on peut invoquer la raison en reculant. Ne pas lancer le sujet, mais savoir y répondre. Par exemple : "Vous avez raison, la mondialisation fait du mal. Mais ceux qui vous disent qu'ils peuvent l'arrêter vous mentent. Tout le monde en a besoin aujourd'hui. Peut-être que les machines-outils de votre patron ne sont pas françaises, ou pas entièrement ? Peut-être que les produits qu'il fabrique se vendent à l'étranger ? Tel tenancier voudrait fermer les frontières et pourtant son café doit voyager avant d'arriver chez lui." C'est une manière de se laisser pousser mais avec le frein moteur, dans le but d'épuiser les adversaires. Une manière aussi de passer pour les personnes sérieuses du débat puisque beaucoup de gens ressentent que ce combat-là (arrêter la mondialisation) ne peut pas être gagné, avec l'implication que ceux qui disent le contraire sont des charlatans. (Attention : juste des idées à deux balles. Jamais appliquées.) Sinon, je serais bien incapable de savoir ce que la liberté pourrait améliorer dans la vie d'un ouvrier d'usine. Je ne suis proche d'aucun. Mais il faut commencer par là si c'est ce public qui est visé. Si on veut vendre du rêve, il faut savoir quels pourraient être les rêves de ces gens-là. Je sais pas, moi. Arrondir ses fins de mois en devenant jardinier le dimanche ? Voyager ? Économiser mais pas dans un compte en banque ? Aucune idée. Il faut des gens qui en connaissent avant de savoir quoi vendre.
  19. Ah non ça c'est facile. C'est le truc qui explique qu'on ne voit pas bien loin même sur un pays très plat.
  20. Une deuxième chose avait changé : après la primaire de droite, son discours s'est amolli, il ne défendait plus son programme et tout le monde a pu voir qu'il n'avait aucune envie de l'appliquer.
  21. Mais c'est une idée intéressante ! S'il s'avérait que Macron fonde le nouveau grand parti de gauche, il pourrait le nommer "Les démocrates", placé au centre. Ce qui contraindrait les républicains à retourner à leurs valeurs conservatrices. Autrement dit, nous aurions un paysage politique redessiné à la manière anglo-saxonne. Donc, si Macron assumait être la nouvelle gauche, ce serait une excellente nouvelle. Et du coup le feuilleton continue jusqu'au législatives. Attendons voir.
  22. Macron aurait-il pu s'entendre avec Hollande dès le début pour couler le PS si un frondeur remportait la primaire ?
  23. Je comprends. Il ne faudrait pas finir comme Poutou ou Lassalle non plus, si c'est pour passer pour des clowns... Autre chose. En y pensant, je n'adhère pas avec le mépris affiché ici pour le PLD. Je trouve qu'il font un travail de fond estimable, et j'imagine combien les petites manœuvres qui nous paraissent ridicules ne sont pas si aisées à gérer. Ils ont eu, je crois me souvenir, environ la moitié des signatures qu'il fallait ? Peut-être que l'essai pourrait être transformé la prochaine fois. Pour finir, la différence de score entre Poutou et Mélenchon ne tient pas à l'organisation de la récolte des signatures. Ni au programme. Les compétences du candidat comptent. Si on cours pour gagner, il faut entraîner une Rama Yade pour en faire un super-soldat des débats.
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