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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Exactement. Le laïcisme est une horreur idéologique franc-maçonne qui nie nos racines chrétiennes… sauf quand ça permet d'emmerder des musulmans pacifiques.
  2. Oui, j'allais le dire: il y a des procès en parti de l'étranger qui se perdent.
  3. https://www.lemonde.fr/politique/article/2019/10/12/au-conseil-regional-de-bourgogne-franche-comte-un-responsable-du-rn-agresse-une-femme-voilee_6015250_823448.html "Enfants et accompagnateurs sont ensuite sortis. Le fils de la jeune femme pleurait, visage enfoui dans la robe de sa mère. La scène suivante, c’est une élue de l’Union des démocrates et des écologistes, Jacqueline Ferrari, qui l’a relatée. Elle se rendait aux toilettes au sous-sol du bâtiment, suivie de peu par la jeune musulmane, quand une élue d’extrême droite a vu cette dernière et l’a vigoureusement apostrophée, au point qu’un des membres de la sécurité a dû s’interposer. « Elle lui disait : “Vous êtes soumise, vous allez voir, quand les Russes vont arriver, vous allez dégager !” C’était très agressif », a raconté Mme Ferrari, encore sous le choc." What the...
  4. Tu n'es pas le seul. Je t'invite à lire ceci: https://www.institutcoppet.org/limmigration-dans-une-societe-libre-par-pascal-salin/ Ceci: https://oratio-obscura.blogspot.com/2017/12/jacques-garello-etat-providence-et.html Et ce billet dans lequel je traite (de façon non-exhaustive) de la place d'un projet politique assimilationniste dans une société libérale: https://oratio-obscura.blogspot.com/2019/08/propos-pensees-et-sentences-melees-5_15.html
  5. Tu peux aussi t'opposer à un certain nombre d'orientations politiques qui ont favorisé le communautarisme. Par exemple la gestion publique des logements qui a souvent tendu à regrouper ensemble des groupes étrangers de même origine. Le chômage généré par l'étatisme, qui empêche les étrangers de s'intégrer par le travail, les rendant plus dépendant et plus docile envers leur communauté d'immigrés et/ou leur groupement religieux. Ou encore le projet politique européiste, qui, en plus d'être liberticide, a fragmenté la cohésion nationale des Etats membres et délégitimé le national comme modèle culturel implicite pour les étrangers (ce qui a favorisé le repli communautaire et en dernière analyse le terrorisme djihadiste). Je te renvoi à ce livre notamment:
  6. Tu peux te coaliser avec les gens qui ont la même sensibilité et racheter ensemble le quartier pour empêcher les individus dont la culture te déplaît de s'y installer. A quels changements penses-tu sinon ?
  7. 1): Et ? Le monarchisme est une opinion politique susceptible de diverse déclinaison, le nationalisme maurrassien est quelque chose de beaucoup plus précis (une doctrine). En plus De Gaulle lui-même n'était pas monarchiste. 2): C'est faux. A moins que tu ais une source fiable là-dessus ?
  8. ça faisait un moment que je n'avais que du bien à dire d'Azihari , c'était bien... "La droite française, aujourd’hui, ne cesse de se référer à la figure du Général de Gaulle, dont la pensée était inspirée de Charles Maurras." -Ferghane Azihari, "Le libéralisme d’aujourd’hui", 8 octobre 2019, cf: http://rage-culture.com/le-liberalisme-daujourdhui-interview-ferghane-azihari/
  9. Et La Zone du dehors. Nos sociétés tendant à devenir un mix des deux.
  10. Ah ? Jamais remarqué. Et donc un blanc qui se cosplay en personnage noir c'est du racisme / appropriation culturelle… J'espère qu'il y a une place spéciale en enfer pour ces abrutis.
  11. Petite enquête instructive sur le milieu que fréquente un Pablo Servigne*: https://www.academia.edu/39195272/Faire_le_deuil_dun_monde_qui_meurt._Quand_la_collapsologie_rencontre_lécospiritualité "La collapsologie, à travers notamment la Transition intérieure et le Travail qui relie, fait écho au millénarisme New Age en réactualisant le croisement des thématiques écologiques et spirituelles." Lequel était d'ailleurs présent au blocage d'Italie 2: https://www.atlantico.fr/decryptage/3580623/la-collapsologie-l-ideologie-non-violente-qui-risque-de-ne-pas-le-rester-eddy-fougier
  12. Quand j’ai posté le lien, j’ai failli ajouter juste après le mot intéressant : si on fait l’effort de dépasser les premiers paragraphes. Visiblement, ça n’aurait pas été superflu pour l’ouverture d’esprit de certains. On va dire que je daigne expliquer pour ceux qui ont daigné faire l’effort de lire. Premièrement, ceux qui ont une certaine expérience de la littérature féministe admettront que ce texte est fort pauvre en jargon. On peut même aller jusqu’à dire qu’il est clairement écrit et, mieux encore, humain, je veux dire : basé sur des expériences personnelles et empiriques. On sent que l’auteur a une visée pédagogique et n’essaye d’en remonter à son public à coup de formules brumeuses ou de pseudo-concepts. La démarche et ces caractéristiques ne sont d’ailleurs sans doute pas étrangères au fait que l’auteur vienne d’une famille ouvrière pauvre. Je partage l’avis de @Mégille sur le fait qu’employer la notion de patriarcat est contestable ; cela tend à gommer les différences entre les sociétés modernes encore marquées par des discriminations légales envers les femmes (jusque dans les années 1970 disons), et les sociétés non-modernes où ces éléments étaient autrement plus prégnants (par exemple, au 17ème siècle, une femme de moins de 25 ans ne pouvait pas marier sans l’accord de son père. L’époque classique suivant en cela le droit romain). Il serait plus précis de réserver la notion de patriarcat pour ces sociétés traditionnelles, et de parler de sexisme / misogynie institutionnelle (ou de résidus du patriarcat) pour la phase suivante. Mais c’est plus une nuance terminologique que conceptuelle. Le texte est tout d’abord intéressant par sa matière biographique elle-même. L’épisode traumatique raconté par Hooks amène par exemple à s’interroger sur la pertinence du féminisme libérale telle que le défend par exemple Wendy McElroy. Je n’ai pas lu toute son œuvre mais il me semble qu’en plus de passer la moitié de son temps à expliquer que le vrai féminisme est individualiste et n’a rien à voir avec le féminisme égalitariste (et/ou puritain) des progressistes ou le féminisme radical/misandrique (ce qui peut se comprendre), McElroy défend de surcroît un féminisme dans un cadre libéral « fin » (thin libertarianism). Ce qui signifie que pour elle, le problème ce n’est pas le sexisme à proprement parler, mais le fait que l’Etat instaure des législations qui viole la liberté des femmes. Je caricature peut-être sa position personnelle mais il me semble que le féminisme libéral ainsi entendu se concentra uniquement sur la transformation du cadre législatif, et pas de la société, des mentalités et des pratiques socio-culturelles en général. Le problème que pose cette approche est qu’il n’y a pas de discontinuité causale complète entre le sexisme répandu dans la société et le sexisme incorporé dans la législation d’un Etat. Ce que dénonceront les féministes non-libérales, mais aussi les libéraux qui considèrent que le féminisme (compris comme anti-sexisme) comme un élément pertinent d’une défense « épaisse » de la liberté (thick libertarianism), c’est que l’approche de McElroy revient à lutter contre des conséquences sans traiter les causes. On peut soutenir que ce n’est pas une approche politique susceptible d’éliminer réellement le sexisme. On pourrait objecter à cette dernière approche que lutter contre le sexisme en général, et pas seulement à ses développements institutionnels, est une lutte d’ordre moral et ne concerne pas le libéralisme qui est une philosophie politique -et non un système moral complet. Pourtant, c’est une trivialité de dire que la liberté individuelle peut être violée non seulement pas l’Etat, mais aussi par les individus, comme le montre l’histoire de Hooks. Le libéral partisan d’une approche « fine » pourrait souligner que dans un Etat libre, la violence des parents envers leurs enfants est illégale et susceptible d’être punie, et que par suite, le caractère ou non sexiste du motif qui a engendré ces violences n’entre pas en ligne de compte. Mais le libéral partisan d’une approche « épaisse » et plus culturelle de la protection des droits naturels pourra à nouveau souligner la faiblesse et le manque d’efficience de cette position. Une défense conséquente et suivie d’une amélioration réellement effective de la liberté des individus exigerait plutôt de dénoncer les idées sexistes soutenant l’infériorité morale d’un sexe par rapport à l’autre, en prenant en compte que cette opinion erronée finit par offrir des prétextes à (et débouche effectivement sur) des actions privés ou des mesures législatives attentatoires à la liberté d’autrui (en plus de ce qu’on peut, moralement parlant, lui reprocher au niveau des relations interpersonnelles excluant la violence). Je vais ici introduire une analogie avec un problème similaire touchant la manière dont les libéraux réagissent au racisme et à l’anti-immigrationnisme. Les libéraux ont tendance à choisir une approche « fine » sur ces sujets en évitant la confrontation directe sur la légitimité morale de ces opinions. Ils préfèrent souvent une approche en apparence plus rusée, visant à promouvoir les idées libérales en soulignant qu’un raciste ne serait pas puni de son opinion dans une société vraiment libre, ou un adversaire de l’immigration aurait la liberté de refuser de servir ou de travailler avec un étranger dans une société respectant réellement les droits de propriété. Dans son article pour Valeurs Actuelles, Ferghane Azihari a mobilisé cette stratégie pour tenter de libéraliser la droite. Ce faisant, les libéraux espèrent gagner de nouveaux publics aux idées de liberté, en espérant que ces derniers leur seront reconnaissants de ne pas heurter leurs convictions morales de base. C’est une approche astucieuse mais, comme l’illustre les réactions hostiles à l’article d’Azihari, elle me semble vouée à l’échec. En effet, elle revient à placer le débat politique au niveau des moyens que l’adversaire de l’immigration devrait accepter pour parvenir à ses objectifs, plutôt que sur la légitimité morale de ses croyances (par exemple, l’idée qu’il faut faire quelque chose pour se protéger des étrangers). Mon opinion est qu’une défense plus efficace de la liberté devrait attaquer les prémisses morales elles-mêmes des racistes ou des anti-immigrationnistes, leur adhésion à des politiques liberticides n’étant qu’une conséquence (non nécessaire mais factuellement courante) de leurs croyances morales de base. Se limiter à restreindre les moyens jugés admissibles par le raciste ou l’adversaire de l’immigration semble une approche peu efficace. Si un individu est essentiellement animé par l’idée que les étrangers sont une menace pour le pays, il n’est guère plausible que les moyens libéraux de traiter le problème lui paraissent suffisants. La préservation de son pays contre cette « menace » lui semblera beaucoup mieux assurés par des moyens de contrainte politique. En d’autres termes, essayer de défendre la liberté en lui donnant un statut d’instrument subordonné à des buts politiques plus élevé (comme sauver le pays de la submersion migratoire) n’est pas pertinent. Il faudrait au contraire convaincre l’anti-immigrationniste, ou bien de la prééminence de la liberté sur la défense de sa patrie, ou bien que ces deux biens sont légitimes mais qu’empirement, la menace qu’il imagine n’est pas réelle et ne peut donc pas justifier une atteinte aux droits naturels des individus. En tout cas, obtenir un réel changement d’attitude de l’individu concerné implique de s’attaquer à ses prémisses morales, aux fins qu’il vise ou aux éléments qui sous-tendent son analyse de la situation politique, et pas de lui proposer la liberté comme une béquille à un racisme ou à un anti-immigrationnisme dont le libéral s’abstiendrait -un peu lâchement- de contester l’illégitimité. De manière analogue, le misogyne convaincu de l’infériorité morale des femmes aura tendance à ne pas tenir compte des arguments libéraux qui lui promettent de vivre sa vie de misogyne comme il l’entend ; son mépris spécifique nourrit des tendances agressifs et autoritaires qui l’inciteront la plupart du temps à chercher des moyens coercitifs directs ou indirects (légaux) de faire correspondre la réalité sociale à l’idée qu’il se fait de la juste place des hommes et des femmes. Et bien que Hooks ne semble pas très attachée à la liberté (puisque socialiste), sa dénonciation du « patriarcat » comme un ensemble idéologique ne se limitant pas au rôle de l’Etat devrait faire réfléchir les libéraux. Encore une fois, peut-être trouve-t-on déjà un libéralisme « épais » chez des féministes comme McElroy -auquel cas le détour par Hooks serait moins utile-, mais je n’en suis pas sûr. Le texte est aussi intéressant en ceci qu’il rappelle que les normes de genre « patriarcales » ne sont pas simplement contraignantes et/ou violentes pour les femmes, mais pour les deux sexes. Là encore, ces préjugés sont susceptibles de favoriser des agressions vis-à-vis de certains individus. Indépendamment de cette dimension politique, on peut considérer ces normes comme infondées et nuisibles à l’épanouissement des individus (donc immorales). Enfin, et dans la lignée du point précédent, le texte de Hooks a le mérite d’appeler à un changement moral aussi bien des hommes que des femmes. Il rejette catégoriquement le féminisme misandrique de guerre des sexes qui tient tout individu masculin pour un « prédateur », coupable a priori ou solidaire des injustices d’autres hommes parce qu’il serait bénéficiaire de « privilèges » liés à une « oppression systémique ». En d’autres termes, et comme avec le féminisme de McElroy, il ne s’agit pas ici de faire des relations hommes-femmes un nouveau décalque de la lutte des classes. Hooks n’est pas libérale, mais elle est assez individualiste pour reconnaître que les individus (et non les groupes) sont responsables de leurs actes (et seulement de leurs actes, pas de ceux de leurs groupes d’appartenance), que les femmes peuvent propager le sexisme elles aussi, et que les hommes ne sont pas coupables par nature -mais uniquement ceux qui reproduisent les schémas oppressants issus de préjugés hérités. Et c’est une façon de voir les choses qu’on entend malheureusement trop rarement dans le discours féministe contemporain. Le féminisme misandrique, pleunichard, communautaire et liberticide constitue un solide obstacle à la reconnaissance de ce que la pensée féministe en général peut receler d’intéressant sur ce que serait de justes relations entre les sexes -et donc sur ce que serait une société juste et bonne.
  13. Un texte féministe intelligent (et, non, ce n'est pas une féministe individualiste pour une fois): http://www.socialisme-libertaire.fr/2019/06/comprendre-le-patriarcat.html
  14. Du coup je réitère la critique que je t'ai faite dans le fil sur l'économicisme: tu découpes la liberté en tranche, tu considères qu'on peut être libéral en économie sans l'être sur la liberté de la presse, etc. C'est problématique à cause de la confusion dont le mouvement libéral ne souffre déjà que trop, mais en plus, si libéral ne désigne que des positions particulières et ne peut être utilisé de façon unifiante comme un substantif, on ne voit pas à l'aune de quoi on peut rapprocher le "libéral" économique du libéral pur et parfait / idéal-typique. Et la réponse n'est pas: "d'une absence totale de contrainte", puisque le libéralisme n'est pas l'anarchisme. C'est donc qu'être libéral c'est admettre un certain nombre de contraintes et en refuser d'autres en fonctions de certains critères. Mais on ne sait pas lesquels, visiblement. Tout ce qui semble clair est que le NAP est la fois insuffisant et nécessaire pour s'orienter vers la définition du libéralisme.
  15. Ah ah, pauvre @Nigel Pendant ce temps, sur le discord "L'Arène des débats", je suis tombé sur un bon marxiste, un fan de Friot, un vrai de vrai (enfin non, il est chrétien). Vous ratez des perles. Allez, une pour le plaisir: "Le capitalisme tend à l'instabilité des rapports sociaux et à l'étranglement des forces productives. Comme le féodalisme auparavant, et ceci surtout à cause de la baisse tendancielle du taux de profit. C'est en celà qu'il est préférable que le prolétariat riposte à l'agression capitaliste le plus vite et fermement possible, plutôt que de céder la collaboration de classe." Le gars m'explique que le socialisme c'est super productif. Du coup je l'ai envoyé lire Le Socialisme de Mises, mais pour le moment il continue de mettre de la mauvaise volonté.
  16. 1): Ce n'est pas une définition utilitariste, l'utilitarisme est différent et beaucoup plus compliqué que ça. Je ne sais pas quel terme serait pertinent pour qualifier cette définition du bien. Une définition "calculabiliste" ?? 2): Mais comment peut-on choisir de faire quelque chose de mal ? choisir entre l'un des deux ? C'est bien que tu penses qu'il est plus avantageux de voler le pistolet et donc qu'il est bon/moral de le faire (la morale étant ce que nous devons faire). Ou pour le dire autrement: les circonstances font que ce n'est pas mal de voler ce pistolet, alors qu'en temps normal c'est une mauvaise action. 3): ça marche !
  17. D'ailleurs ce serait sans doute aussi profitable à la discussion que je partage avec vous le début de ma traduction. On y retrouve des choses déjà évoquées, ou qui recoupent le texte qu'a posté @Vilfredo Pareto:
  18. Comme le dit Scott Alexander dans cette très intéressante critique conséquentialiste du libéralisme (dont je vous offrirais prochainement une traduction de la section D. Moral Issues), le droit de propriété est important, mais ça ne va pas jusqu'à pouvoir librement faire exploser une ogive nucléaire dans son jardin : https://slatestarcodex.com/2017/02/22/repost-the-non-libertarian-faq/#moral_issues
  19. Ce n'est pas grave car la liberté n'est pas un absolu Ce n'est pas exact, ils peuvent en plus payer des gardes du corps / vigiles privés si la sécurité publique ne les satisfait pas. Et comme ils jouiront d'une part beaucoup plus importante de leur propre argent, c'est probablement ce qui arrivera.
  20. ça, c'est facile: la légitime-défense est parfaitement conforme au NAP parce qu'elle n'initie pas une violence, elle répond à une violence initiée par autrui. Sinon, conformément au NAP, je soutiens que l'impôt est une extorsion, donc illégitime. Mais je ne pense pas que la privatisation de l'Etat veilleur de nuit soit pour autant souhaitable, car cela entraînerait un état social où la liberté serait moins bien assurée. La solution maximisant la liberté serait plutôt de faire reposer le financement de l'Etat veilleur de nuit sur des sources non-fiscales (dons*, système de loterie, gestion d'actifs financiers hérité par l'Etat de sa période pré-libérale, etc.). * Il me semble pas utopique de penser que les Français pourraient accepter de donner volontairement environ 6% de ce que l'Etat leur prend actuellement de force, s'ils savent que c'est la contrepartie de leur sécurité. Il pourrait toutefois y avoir des phénomènes de passagers clandestins, mais la pression sociale pourrait se substituer à la coercition pour faire financer l'Etat minimal.
  21. 1): C'est contradictoire parce qu'agir moralement c'est faire le bien et choisir le bien c'est choisir ce qui apporte plus d'avantages que d'inconvénients (définition de Diderot qui a été critiquée ici et que j'améliorerais en: choisir ce qui apporte les plus grands avantages pour les plus petits inconvénients). Donc si tu penses que voler le pistolet apporte les plus grands avantages par rapport aux inconvénients, tu penses que c'est bien. Et c'est d'ailleurs pour ça que tu fais cette action. On fait toujours ce qu'on fait en s'imaginant que ça va produire un état du monde que nous trouvons plus satisfaisant (principe d'égoïsme psychologique -au cœur de la praxéologie de Mises du reste). 2): Oui bah Rand a sorti une inexactitude ce jour là, ça arrive même aux meilleurs. 3): On pourrait dire que c'est un délit parce qu'il y a intention de nuire, ou alors (on ne peut pas toujours prouver l'intention), parce que c'est un acte qui a pour effet de nuire en dégradant ou détruisant un bien moral (jouir d'une intimité préservée est un bien moral, tout comme être libre est un bien moral). 4): Mais oui, il y en a plein. Il y a des gens qui s'amusent la nuit à appuyer sur les interphones d'inconnus et je n'estime pas qu'il serait profitable de les traîner devant les tribunaux.
  22. Ah, tu veux dire que le libéralisme ne se définit pas par l'absence de contraintes imposées à soi-même, mais par l'absence de contraintes imposées aux autres ? Hé bien, ça ne marche pas non plus. Les libéraux sont quand même des gens coercitifs pour les autres. Ils ne veulent pas que les autres puissent les tuer, les voler, marcher dans leurs jardins sans permissions, et même apparemment violer des contrats ou tromper sur la marchandise vendue -et j'en oublie peut-être. Force est de constater qu'un Etat libéral place sous la menace de ses forces de l'ordre tout individu qui voudrait commettre de telles actions. Et vu que la menace de la violence est déjà de la violence, un Etat libéral s'affranchit nécessairement du NAP pour faire respecter un certain nombre de règles. Et je suis d'avis que cette violence est une bonne chose. Mais du coup, il semble donc que les libéraux comme les antilibéraux soient d'accord sur ceci: "Je suis catégoriquement contre le fait d'initier la violence, sauf les fois où c'est une bonne chose". Comment faire pour différencier les uns des autres ?
  23. En tout cas, ça fait plaisir de te revoir ici ! J'ai parlé de ta chaîne au type qui fait "Radio Volontarisme", il aime bien ! Je l'ai ramené sur le discord libéral, et peut-être bientôt ici
  24. Pas vraiment. Les anarchistes (je ne parles pas des anarchistes de marché) ou les individualistes extrêmes prônant la plus pure licence illimitée (genre Sade) sont beaucoup plus conformes à cette définition. En comparaison, l'individualisme libéral paraît moralement porté à l'auto-discipline et politiquement autoritaire
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