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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Dictionnaire des idées liberticides
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Aller, camarades liborgiens, quelques entrées possibles. Faites-vous plaisir un peu ! Solidarité nationale ; Égalité des chances ; Principe de précaution ; Discrimination positive (beaucoup à dire avec la parité hommes/femmes obligatoires aux élections françaises) ; Redistribution ; Protection sociale ; Justice sociale (possibilité de citer Hayek là-dessus) ; Sécurité sociale ; Keynésianisme ; Discours de haine ; Projet de société ; Cohésion des territoires / Équilibre territorial ; État voyou ; Socialisme ; Décroissance ; Capitalisme sauvage ; Prix prédateurs ; Préférence nationale ; Libertés formelles ; égalité réelle ; Choc des civilisations / lutte pour la vie des civilisations ; Conscience collective ; Privilège blanc ; Privilège masculin ; Écocide ; Raison d'État ; Ennemi objectif ; Droit naturel (illégitimité du) ; Relativisme moral ; Dette publique (illégitimité de) ; Cadeau fiscal ; (primat de l') Intérêt général (sur les intérêts particuliers) ; Développement durable ; Pacifisme ; Anarchie ; Libéral-libertaire ; responsabilité sociétale des entreprises (RSE) ; Expropriation pour cause d'utilité publique ; "Droits à" / Droits créances / Droits sociaux ; Vide juridique ; Haute trahison économique ; ultra-riches ; lutte contre les fausses informations ; étrangers innassimilables ; Droit du Travail ; réserve héréditaire ; abolition de la prostitution ; Lutte contre les armes à feu ; Juste prix ; Exception culturelle ; intérêt des générations futures ; victimes (culte des) ; rentabilité du service public (rejet du) ; (C'est presque un dictionnaire de novlangue ) Edit: grillé par @Tramp sur vide juridique -
Dictionnaire des idées liberticides
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Pas mal @Tramp A ceci près que la notion semble être apparu plus tôt et de façon plus interne, dans le contexte de la formation du marché unique de l'UE: " le livre vert sur la politique sociale de l’Union européenne de 1993 exprime la crainte que l’achèvement du marché unique risque d'entraîner une concurrence sociale déloyale : “Parallèlement, l'opinion publique est de plus en plus préoccupée par le fait que, contrairement à l'objectif clairement affirmé à la fois dans le traité de Rome et dans le traité de Maastricht et visant à assurer un progrès économique et social harmonieux, le processus d'intégration pourrait aboutir à un nivellement par le bas des normes sociales. Ceci par la crainte qu'un marché unique puisse ouvrir la voie à une forme de dumping social, c'est-à-dire d'un avantage compétitif déloyal au sein de la Communauté grâce à des normes sociales inacceptables.” " -
Dictionnaire des idées liberticides
Johnathan R. Razorback a posté un sujet dans Philosophie, éthique et histoire
Dans le même esprit que ce sondage sur les causes de l'anticapitalisme, je propose aux liborgiens un petit exercice collectif de production d'un Dictionnaire des idées liberticides. Ce sera toujours ça de disponible pour plus tard comme matériel d'auto-défense intellectuelle. Nous lisons tous de la littérature philosophique, politique, journalistique, dans laquelle des idées erronées servent de leviers intellectuels, de justifications, à des législations oppressives. L'idée est donc de classifier ces idées, d'expliquer brièvement: 1): en quoi sont-elles fausses ? ; 2): en quoi produisent ou facilitent-elles l'adoption de lois liberticides ? Le tout en évoquant brièvement ce que serait l'idée juste et libérale sur le sujet donné. Idéalement, il faudra aussi indiquer la date approximative d'apparition de l'idée, ou les contextes dans lesquelles on est susceptible de la croiser. Exemple d'entrée du dictionnaire: " Agressivité commerciale. Formule utilisée pour caractériser, à l'échelle nationale, des relations entre entreprises privées (occurrence dès 1990) ; mais également à l'échelle internationale (exemple: "L’agressivité commerciale américaine se révèle un test crucial pour mesurer la solidité de la solidarité européenne." -Éditorial du journal Le Monde, 2 juin 2018). Dans les deux cas, la formule assimile abusivement la concurrence, fondée sur le consentement des parties, avec une agression violente, qui nie au contraire la dignité de la personne (et ne peut, pas définition, être consentie). Cette falsification conceptuelle permet de suggérer que l'économie serait une jungle livrée à la loi du plus fort, que, par suite, le pouvoir politique se devrait de venir réguler pour "protéger" les entreprises les moins capables de répondre à la demande, ou l'économie nationale dans son ensemble, de la concurrence (étrangère). Ce faisant, l'Etat viole les droits de propriété et la liberté des entreprises concernées, tout en réduisant la concurrence au détriment du pouvoir d'achat et de la liberté de choix du consommateur. Voir aussi Guerre économique." -
Les articles que vous voulez faire buzzer
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
"associations lucratives sans but" toujours aussi fin et mordant notre @h16 ! => https://www.contrepoints.org/2019/04/08/341149-generation-identitaire-est-elle-soluble-dans-lamalgame -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
1): Rand ne prône pas 'l'aide spontanée à autrui". Et pas davantage d'aider autrui juste parce qu'il a besoin d'aide. Manifestement tu ne connais pas du tout la philosophie morale de Rand. As-tu lu The Virtue of Selfishness ? 2): Tu pars du postulat que l'éthique collectiviste est valide et évidente par-elle même, ce qui n'est pas le cas, et n'a fait l'objet d'aucune argumentation de ta part (en plus de paver la voie à l'antilibéralisme). 3): Ce passage confirme que tu ne sais absolument pas ce que signifie la notion objectiviste de sacrifice de soi. Car il y a des cas où tu peux donner ta vie qui sont sacrificielles, et d'autres qui ne le sont pas. A quoi tient la différence ? Je te laisse aller lire Rand pour le trouver, ça t'évitera de te ridiculiser publiquement à nouveau. -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
ça c'est une partie de pourquoi l'individu ne peut pas être indépendant de la société (ce qu'en fait personne -sauf les contractualistes, ce que Rand n'est pas- ne conteste, comme @poincaré a fini par consentir à me l'accorder). Moi je parle d'autonomie. Parce que manifestement c'est de la capacité à activer son cerveau et à trier dans les déterminations socio-culturels hérités dont parle Rand, pas de l'activer sans emprunt aucun à une langue ou à une culture (ce qui est absurde). -
N'est-ce-pas. Je pensais plutôt à des lectures, c'est structurant, les livres. Tu peux commencer avec le site ludique de Daniel Tourre, tu serais moins perdu ici après ça
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
1): En effet. Mais tu t'éloignes du sujet: en quoi être autonome intellectuellement serait impossible ? 2): Pas du tout. Visiblement tu ne connais pas le sens éthique que Rand attribue à ces notions. Tu la perçoit comme une minimaliste éthique, comme si nous n'avions pas de devoir moraux envers nous-mêmes (ne pas se sacrifier est avant tout une obligation vis-à-vis de soi-même, le consentement ne rend pas le sacrifice le moins du monde moral). Elle a clairement enseigné le contraire s'agissant de la nature de la morale ("D'aucun nous serinent qu'il n'y a de morale que sociale et que l'homme n'en a nul besoin sur une île déserte, alors que c'est sur une île déserte, au contraire, qu'il en aurait le plus besoin." -Ayn Rand, La Grève , Paris, Les Belles Lettres, 2013 (1957 pour la première édition états-unienne), 1168 pages, p.1015). 3): On progresse, on est passé de "Il est [...] faux de le concevoir [l'homme] comme un individu indépendant" à "il me semble difficilement concevable". Rejeter une philosophie en invoquant son "aridité" n'est pas un argument raisonnable. C'est au mieux un procédé rhétorique métaphorique légitime lorsqu'on a terminé sa démonstration. Mais pour critiquer intelligemment une philosophie, encore faut-il se donner la peine de la présenter d'emblée pour stupide -l'exercice n'aura alors guère de sens. -
Bienvenue @Pedro310 ! Comment as-tu découvert le libéralisme ?
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Tu confonds de manière extrêmement grossière le niveau de l'anthropologie philosophique et le niveau de la morale et de la politique. Personne et en tout cas pas Rand ne soutient que l'homme est un être indépendant de sa culture / langue / histoire / milieu social, etc. L'erreur des collectivistes de diverses obédiences, c'est de vouloir tirer de ce fait la norme suivant laquelle l'homme ne devrait pas être laissé libre, qu'il faut le contraindre à "rembourser sa dette de naissance envers la société*" qui lui confère originellement son identité, ou bien (collectivisme nationaliste ou conservateur) qu'il faut le forcer à ne pas évoluer, ne pas changer culturellement, etc. La vertu d'indépendance dont parle de Rand ne signifie pas du tout une auto-création de son identité ex nihilo. Tu n'as pas compris La Grève si tu penses ça. -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Autant le reste de ton message est intéressant, autant ceci sort de l'espace (en plus d'être l'homme de paille préféré des anti-libéraux, celui qu'ils ne se lassent jamais de ressorttir du placard à poncifs). Rand n'est pas contractualiste. -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
J'ai lu le chapitre sur "L'Action française et le prolétariat", c'est bien fait et je vais m'en servir pour mon mémoire de master. Et je vais encore plus mobiliser son Maurice Barrès et le nationalisme français, en particulier parce qu'il s'affronte à ce difficile problème qui a dérouté tant de contemporains et d'observateurs: comment donc Barrès a-t-il pu passer d'un égotisme anarcho-socialiste à un nationalisme conservateur bonapartiste ? -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
C'est une notion vide de sens parce que ce sont les choses / réalités particulières qui se forment et changent sous l'effet de causes. Et l'univers / la nature / l'être n'est pas une chose particulière. Supposer que le réel a une cause, c'est supposer qu'on le tire un moment donné du néant ; or l'idée de néant n'est qu'une erreur de catégorisation. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
C'est une impression infondée car mon but n'est pas de discuter de la supériorité ou non de la démocratie (j'ai déjà ouvert un fil là-dessus) ; je me borne à souligner une contradiction. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Sinon TIL que Jean Tirole est macroniste. Et il a une attitude passablement contradictoire, à certains égards significative du blocage dans lequel se trouve la majorité présidentielle. D'un côté il nous explique que la crise des GJ tient à "la réticence des élites à faire confiance aux citoyens". Mais de l'autre, ils nous dit que les parlementaires ont généralement une opinion plus éclairée, que le citoyen lambda se caractérise par son "immaturité occasionnelle", il risque d'entraîner le pays sur "la voie de l'intolérance et de la démagogie". La conclusion technocratique ne peut dès lors surprendre: il faut absolument éviter de donner à ce que le président appelait les foules haineuses une possibilité de participer plus activement aux affaires publiques: "Les référendums en France risqueraient d'ouvrir la porte à l'abrogation des lois qui autorisent l'avortement, qui ont mis fin à la peine de mort, et qui reconnaissent le mariage homosexuel. Ces consultations pourraient également conduire à toutes sortes de politiques économiques démagogiques - de l'abaissement de l'âge du départ à la retraite aux mesures anti-immigration, voire à un « Frexit » pour la sortie de la zone euro ou de l'Union européenne." -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Qu'est-ce qui faut pas entendre. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Sinon, j'ai lu J. P. Brighelli dire que Marcel Gauchet a déclaré à peu près ceci: "Macron est le premier président de notre histoire à être un pur libréal, au sens philosophique". C'est pas faute d'avoir essayé de casser le stéréotype, mais quand même un intellectuel venu des milieux aroniens réunis par F. Furet s'y met... paye ta maîtrise des concepts. Manquerait plus qu'il y ait une nouvelle crise et que Macron sauve les banques... on se remangerait un coup* de "le libéralisme est une hypocrisie au service de l'élite financière, il impose la concurrence aux pauvres et met l'État au service des riches". * accusation déjà avancée par Bakounine à la fin du 19ème. -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Je vais lire ça, mais ce n'est pas étonnant. Sternhell aussi lui est tombé dessus: « Pour [Isaiah] Berlin, excellent exemple des contre-Lumières "molles", comme pour Meinecke, il ne semble pas qu'il existe de cause à effet entre la guerre au rationalisme, à l'universalisme et au droit naturel, et la poussé du fascisme et du nazisme [...] Il a rendu un service immense à tous les ennemis du rationalisme et de l'universalisme de notre temps : avant les postmodernistes, et dans un contexte éminemment politique et en dépit du fait que sa pensée n'est pas faite d'une pièce et comporte beaucoup d'ambiguïtés, il apporte la preuve que l'on peut saper les fondements des Lumières à partir d'une position libérale. » -Zeev Sternhell, Les anti-Lumières. Une tradition du XVIIIème siècle à la guerre froide. Saint-Amand, Gallimard, coll. Folio histoire, 2010, 945 pages, p.56. Accusation d'ailleurs injuste (mais ce n'est clairement pas le livre le plus réussi de Sternhell), puisque que Berlin a conscience que l'anti-universalisme (épistémologique et moral) peut aussi mener au pire: « Ce subjectivisme volontariste, dont le prophète le plus ardent est le vrai père du romantisme, Johann Gottlieb Fichte, conduisit naturellement en fin de compte à l’irrationalité et à l’anarchie, à l’ivresse byronienne du moi, au culte du réprouvé lugubre, sinistre et fascinant, ennemi de la société établie, du héros satanique, Caïn, Manfred, le Giaour, Melmoth, dont la fière indépendance s’achète au prix de n’importe quelle somme de bonheur humain ou de n’importe quel nombre de vies humaines. Dans le cas des nations, ce rejet de l’idée même de valeurs universellement valides tendit parfois à inspirer un nationalisme et un chauvinisme agressifs, la glorification d’une auto-affirmation individuelle ou collective intransigeante. Sous sa forme extrême, il prit un tour criminel et violemment pathologique qui culmina dans l’abandon de la raison et de tout réalisme, avec des conséquences morales et politiques fréquemment désastreuses. » (-Isaiah Berlin, « Giambattista Vico et l’histoire culturelle », 1983, in Le bois tordu de l’humanité. Romantisme, nationalisme et totalitarisme, Albin Michel, coll. Idées, 1992 (1990 pour la première édition britannique), 258 pages, p.68) Mais il n'en tire pas la conséquence que sa position n'est en fait pas un meilleur rempart contre la violence que la position unitaire de "surplomb" du rationalisme qu'il rejette... Il y a là manifestement un problème. Comment séparer le "bon" relativisme du mauvais, et comment peut-on argumenter en faveur d'un relativisme moral non-belliqueux (Berlin préfère se définir comme un "pluraliste") s'il n'y a pas de valeurs morales objectives (Berlin admet seulement une universalité de la connaissance scientifique) ? ... Ce qui est décevant (au moins de mon point de vue) c'est que la dénonciation des régimes tyranniques du 20ème n'a presque jamais été le fait d'une réaction des partisans des idéaux des Lumières (à l'exception notable de Mises -le rationalisme de Rand ne l'empêche pas de dénoncer avec une sévérité démesurée les Lumières et leur grand-père Descartes en particulier. Et je ne parle même pas d'Hayek qui voit Descartes -et en fait tout rationalisme, y compris celui de Mises- comme la racine du constructivisme...), mais plutôt menée à partir de prémisses religieuses (Strauss, Voegelin, Arendt, voire l'ordo-libéralisme) ou sceptiques -assumés ou non- (Berlin / Aron / Castoriadis) -ou même nihilistes / post-modernes (Foucault). -
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Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
C'est un positiviste juridique comme Rousseau et Hobbes (même si ses prémisses ne sont évidemment pas contractualistes). Je ne peux pas non plus m'empêcher de t'embêter pointer que: « Il fait peu de doute que Maistre a été dans une certaine mesure influencé par les idées de Burke. » (Berlin, op.cité, p.130) Or Burke non plus pas n'admet pas de loi naturelle rationnellement connaissable (à la différence des Anciens -moins les sophistes grecs- et d'une bonne partie des Lumières moins Rousseau). D'où sa tendance à défendre l'obéissance passive: "Burke ne se contente pas de défendre la sagesse pratique contre les empiètements de la science théorique. Il fausse compagnie à la tradition aristotélicienne en dépréciant la théorie et particulièrement la métaphysique." (p.269) "Burke était convaincu que la Révolution française était entièrement mauvaise. [...] Burke n'est pas loin de suggérer que résister à un courant absolument mauvais des affaires humaines est pervers si ce courant est suffisamment puissant ; il oublie qu'il y a de la noblesse à résister jusqu'au dernier carré." (p.274) -Leo Strauss, Droit naturel et histoire, Flammarion, Champ.essais, 1986 (1954 pour la première édition française, 1953 pour la première édition états-unienne), 324 pages. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
J'ai lu aujourd'hui un bon 65% de: Isaiah Berlin, Le bois tordu de l’humanité. Romantisme, nationalisme et totalitarisme, Albin Michel, coll. Idées, 1992 (1990 pour la première édition britannique), 258 pages. Je suis en désaccord radical avec les prémisses anthropologiques et morales de l'auteur (qui sont à peu de choses près les mêmes que celles de Raymond Aron et de Cornelius Castoriadis), et, par suite, en désaccord avec son positionnement politique social-démocrate. Ceci étant et plus encore qu'Aron, Berlin expose son relativisme moral de manière extrêmement claire. Je dirais même que je comprends plus finement mon propre réalisme moral grâce à cette lecture. Ce qui serait une raison suffisante pour recommander l'ouvrage. Mais il y a plus. Son style est clair et agréable, avec ce côté un peu littéraire que j'aime bien chez certains auteurs Britanniques. Très riche au niveau du vocabulaire, notamment du vocabulaire moral. L'essai sur Joseph de Maistre est vraiment remarquable et fascinant. En revanche le titre de "Joseph de Maistre et les origines du totalitarisme" me paraît abusif et trompeur car Berlin ne montre pas qu'il y a une influence de J. de Maistre sur le fascisme (a fortiori sur le bolchevisme). Il soutient la thèse d'une "parenté d'attitudes", mais alors on n'est plus sur de l'histoire des idées, on fait de la morphologie ou de la sociologie des types de militants politiques. C'est un peu dommage car l'histoire des idées est déjà bien suffisamment encombrée de causalités imaginaires. Mais c'est sans aucun doute un texte à lire si on s'intéresse à de Maistre et au conservatisme contre-révolutionnaire (Berlin est d'ailleurs du même avis que François Huguenin sur le caractère paradoxalement à la fois moderne et augustinien -donc absolument pas thomiste / classique- de la pensée de J. de Maistre). -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Oui. Car ça n'a pas toujours été le cas. Or, il n'y a pas d'effet sans cause. Tout a une raison d'être. (C'était le moment rationaliste). -
Un Allemand lit Hayek
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de TheRedBaron dans Lectures et culture
Butler qui ? Je connais l’œuvre de Judith Butler mais c'est surtout un événement regrettable dans mon passage sur terre. -
Un Allemand lit Hayek
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de TheRedBaron dans Lectures et culture
1): De quoi ? Mais d'où ça serait un but souhaitable ? ça sort d'où ? 2): qu'est-ce que ça veut dire ? -
L'émission politique ou comment FR2 gaspille vos impôts
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Si on se limite à la libre-circulation des personnes, Glucksmann (le type qui trouve qu'on ne donne redistribue pas assez d'argent aux autres pays, wtf) et le communiste Brossat ont dit des choses humanistes et pertinentes. Une fois de plus une certaine gauche s'avère plus libérale que la droite sur certains sujets bien précis. Bon en vrai c'était une fois de plus un débat criard (ils sont trop nombreux putain, France 2 pas foutus de faire 2 émissions), et infantilisant (le coup des objets obligatoires me donnent des envies de meurtres de journalistes. D'ailleurs ils étaient d'une arrogance incroyable, à faire leurs petits commentaires dédaigneux, Alexandra Bensaïd qui donne du "M. Frexit" à Asselineau, son compère qui glousse que "personne ici ne se présente comme contre l'environnement !", et j'en passe. Quand je vois le niveau des journalistes ça relativise la médiocrité des politiques. Car au moins les politiques ne méprisent pas la politique. Alors que la courtisanerie journalistique est déjà à l'étape suivante et festiviste de la décadence). -
Un Allemand lit Hayek
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de TheRedBaron dans Lectures et culture
Rand utilise le même argument (bon après faut remettre tout ça dans le contexte de la Guerre froide). A la limite ça pourrait marcher pour l'Allemagne hitlérienne, qui a été précurseur du Welfare-state avec Bismarck et qui a plutôt vu le processus se renforcer durant la période weimarienne. Mais c'est bien plus l'exception que la règle. De fait il n'y a pas de règle en la matière. Et même dans cet exemple, on peut difficilement tenir le welfare-state pour le principal facteur de la victoire du national-socialisme.
