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poincaré

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Tout ce qui a été posté par poincaré

  1. poincaré

    Présentation poc

    Bonjour poc.
  2. J'ai toujours éte frappée de constater à quel point on pouvait être aussi ignare et sûr de soi. Ça me fait penser aux mêmes libéraux dogmatiques qui portent des jugements de valeur sur la pensée de Marx sans ne l'avoir jamais lu (le comble de la médiocrité quoi...). Et puis, comme disait Bastiat : "le fric putain le fric le fric le fric".
  3. Oui, et c'est une excellente chose. Il y a de plus en plus de projets dans ma fac de récolte de fonds pour des femmes qui n'ont pas les moyens de se payer des tampons ou serviettes hygiéniques. Le plus souvent parce qu'elles sont à la rue ou vivent dans des pays pauvres. Et que ce sont des produits coûteux. Il ne devrait pas y avoir de dilemme entre se payer un produit de première nécessité, et se payer à manger ou aller à l'école. https://fr.wikipedia.org/wiki/Précarité_menstruelle
  4. C'est très personnel. J'ai lu La Grève dans une sérieuse phase de névrose. Ayn Rand m'a fait énormément de bien. Sinon avant ça, je n'étais pas politisée. Mais j'ai eu un intérêt précoce pour la philosophie, c'est venu vers 14-15 ans, en étant toujours attirée par les auteurs individualistes. Ensuite j'ai lu Tocqueville, qui n'a fait que confirmer mon hostilité naturelle à l'égard de l'égalitarisme. Puis j'ai découvert Liborg. Et là, c'est le drame.
  5. En bref la morale utilitariste n'a pas de bases suffisamment solides suffisantes pour prétendre concurrencer les autres morales déontologiques et téléologiques (on ne fonde pas une morale sur de simples "probabilités" ou "prévisions", ce n'est pas sérieux), et est vraisemblablement incapable de justifier rationnellement le critère lui permettant de favoriser une utilité individuelle plus qu'une autre - s'il en existe : pour les utilitaristes soft, le critère est quantitatif, mais ça ne résout pas le problème de la subjectivité et de l'incommensurabilité des utilités ; et pour les utilitaristes hardcore, il n'y a pas vraiment de critère : une seule utilité individuelle justifie le sacrifice de toutes les autres, mais ça ne règle pas le problème de la valeur absolue ou relative des utilités en présence.
  6. J'ai entamé le second volume de Droit, législation et liberté. Hayek m'a aidée à poser des mots sur un dégoût que je ressens depuis plusieurs semaines sur ma discipline : le positivisme juridique. Il y a un biais récurrent chez les juristes, à savoir la rationalisation systématique des règles de droit - ce qui revient tout bonnement à rejeter toute notion d'ordre spontané dans l'organisation de la société, et de conférer un rôle prédominant à des individus se voulant les agents organisateurs de celle-ci-. L'incapacité à concevoir définir le droit autrement qu'en un amas de règles résultant d'une volonté souveraine explique cette tendance à réduire le droit à la loi, et la loi à des règles prescriptives. C'est ici qu'Hayek opère une distinction essentielle entre ce qu'il appelle les règles de juste conduite, et les règles d'organisation : les premières ne tendent pas vers un but particulier - elles sont la condition, le cadre nécessaire à la réalisation des objectifs individuels - ; tandis que les secondes ont été conçues pour régir l'organisation de la vie publique. Distinction que les positivistes ignorent, et se méprennent donc sur l'origine de ce qu'ils récitent pourtant à longueur de journée avec tant de certitude. Sa critique de l'utilitarisme est la plus pertinente que je n'aie jamais lue. On s'attaque souvent à cette morale conséquentialiste en ce qu'elle se fonde sur un intérêt personnel et égoïste ("ce qui fait mon bonheur est susceptible de faire ton malheur"), ou en ce qu'elle se borne aux conséquences de nos actes indépendamment des moyens employés. Hayek, lui, démontre que la maximisation du bonheur pour tous implique de maîtriser un facteur qui nous est inaccessible : les effets de nos actions sur autrui. Une évidence assez peu relevée, notamment dans les débats relatifs à la liberté d'expression, hate speech et compagnie.
  7. Schwarzenegger ça ne compte pas, il n'est pas vraiment humain. Sinon il y a Eduardo Leite, un gouverneur brésilien !
  8. Je propose qu'on fasse exactement le même topic pour les hommes avec la gueule de Jean Vincent Placé en première page.
  9. Le quartier d'Ainay, c'est beaucoup plus élitiste que l'intégralité du reste de la ville
  10. C'est bien le problème de ce fait divers : existe-t-il réellement de réponse politique à apporter ? La "théorie" du grand remplacement - laquelle ne mérite même pas le qualificatif de "théorie" de par son absence de scientificité - n'est prônée que par des gens irrationnels. Si elle a contribué à motiver des actes aussi odieux que les attentats à Christchurch, les mesures adoptées par le gouvernement en réaction ne répondent qu'à du sentimentalisme, et ne peuvent donc en aucun cas être efficientes si on se place dans une perspective de lutte contre le terrorisme. Dans le fond, les restrictions du port d'arme et de la liberté d'expression n'ont qu'une fonction sociale : elles ne sont qu'une réponse à un sentiment général d'insécurité, au besoin selon lequel l'Etat veille sur la population et ne reste pas dans la passivité. Voilà comment on parvient à restreindre les libertés du plus grand nombre pour la faute d'un seul homme.
  11. Réponse à côté de la plaque. Le prosélyte recherche l'adhésion d'autrui à sa doctrine religieuse. Cela implique un comportement actif de l'agent, à savoir des actes et des propos pour convertir la personne. En clair, que de l'explicite et du direct. Autrement, on interdirait le port de signes religieux aux usagers d'un service public pour cette raison. Sauf que ce n'est pas le cas : les vêtements ne caractérisent donc pas le prosélytisme.
  12. Le prosélytisme se caractérise uniquement par des propos ou des actes. Et non par le port d'un simple vêtement. C'est une erreur d'interpréter le voile comme une sorte de misogynie implicite. Quand on se renseigne un minimum sur la religion musulmane/qu'on en parle aux principales intéressées, on se rend compte que le voile ne concerne que la croyante et son rapport intime à Dieu. Rien à voir avec une forme de régulation des rapports sociaux... L'interdire hors espace administratif serait contraire à la laïcité : si l'Etat n'a pas à intervenir dans la sphère religieuse, il ne peut ni favoriser un culte en particulier, ni limiter l'exercice d'un autre de manière arbitraire.
  13. Je pense que ça passerait très bien ! En parlant de choses malsaines: j'ai essayé de ramener mes copines de fac aux séances de shibari à la croix rousse, mais ça n'a pas très bien fonctionné... Tu dois fréquenter des gens sacrément ouverts pour ne pas passer pour le weirdo de service
  14. Bordel j'avais pas vu
  15. Promis, c'est le dernier : j'arrête de vous embêter avec mes événements-à-la-con. ... mais je vous invite quand même à cliquer sur l'onglet "Discussion", les commentaires sont priceless https://m.facebook.com/events/255024378781782 ATELIER DE LECTURE ET DE DISCUSSION EN MIXITÉ CHOISIE SANS MECS CIS à partir d'une brochure de Corinne Monnet : "A propos d'autonomie, d'amitié sexuelle et d'hétérosexualité" "Nous invitons toutes les personnes qui ne sont pas des mecs cis (femmes cis et trans, mecs trans et personnes non-binaires) à prendre ce temps pour échanger à propos de leurs lectures, réflexions et vécus sur comment vivre nos relations avec les mecs cis : relations amicales, sexuelles, romantiques, exclusives ou non, ou encore familiales et professionnelles, le spectre est large. Comment vivre nos relations, notamment nos relations affectives et sexuelles, avec des mecs cis tout en étant féministe? Comment en arrive-t-on parfois à "aimer l'ennemi" pour reprendre les mots de Pamela, héroïne du roman de Richardson qui marque un tournant dans la littérature et dans la conception moderne de l'amour, régime de domination qui se cache dans un nuage de bonheur rose et d'étoiles dans les yeux. Surtout, alors, comment vivre ces relations en accord avec nos combats, nos choix et nos voeux? Pour lancer la discussion, nous proposons de partir de la lecture de la brochure supra intéressante "A propos d'autonomie, d'amitié sexuelle et d'hétérosexualité" de l'anarcha-féministe Corinne Monnet."
  16. Ah oui, my bad. L'article de ce blog admirable m'a éclairée !
  17. Apparemment non : on peut très bien être nationaliste sans la conviction d'appartenir à une nation supérieure
  18. poincaré

    Koyano

    Bienvenue @koyano ! Rien n'est perdu : on peut encore te sauver
  19. Parce que la corruption (qui est bien le sujet de l'article) est facilitée par un système bureaucratique, et que les personnes qui en profitent relèvent de la même catégorie que celle des tricheurs : des paresseux sans honneur ni amour propre qui se reposent sur leur fortune pour soudoyer ceux qui ont du pouvoir dans une structure ou sur le travail des autres au détriment de tout mérite. Après, je ne vois pas où est le problème dans le fait d'acheter son diplôme. Ça ne change rien au fait que ladite personne sera concurrencée par les autres une fois entrée dans le marché du travail. Et qu'elle se ramassera lamentablement la gueule si dieu est bon.
  20. Puisqu'on parle de bureaucratie : ça me fait penser à un témoignage d'un prof de droit sur des M2 bas de gamme à base de 15 candidatures par an, créés par des directeurs soucieux de conserver leur habilitation ministérielle pour aménager les heures de cours comme bon leur semble (et en annuler discrètement pendant l'année sans que ça ne se se voit autant qu'en licence où ils n'ont pas envie d'enseigner par exemple - parce que plus d'heures de cours). Difficile de ne pas faire de parallèle avec notre débat sur la police : comment voulez-vous renverser un système sclérosé quand les principaux intéressés n'ont aucun intérêt à le remettre en cause ?
  21. Admettons qu'elle soit votée, une telle loi serait immédiatement censurée en cas de QPC, c'est complètement délirant... Surtout pour des questions de vie privée/proportionnalité pour le fichage. Parlons en sur le topic de la liberté d'expression plutôt.
  22. poincaré

    Suicide & Nanarcapisme

    Ce n'est pas une question de courage. Ils le font eux mêmes de facto. C'est pour cette raison qu'on parle de "suicide assisté". Les associations comme Dignitas en Suisse se chargent de se procurer la substance létale, mais c'est bien le suicidé qui se l'administre : https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://m.youtube.com/watch%3Fv%3D6RKTuDYp6M8&ved=0ahUKEwiN9Kmuiv3gAhU-AmMBHdI7AqsQo7QBCC0wBA&usg=AOvVaw35W7iXLgQKo9IY0pdPT24Q La recherche d'une forme de solennité est évidente.
  23. J'aimerais beaucoup leur rendre service dans un monde où nos actes n'ont pas de conséquences négatives et me targuer d'avoir obtenu 0.0001% des voix Mais je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée de prendre le risque de ruiner ma carrière avant même qu'elle ne commence... Et puis la politique, c'est sale.
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