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poincaré

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Tout ce qui a été posté par poincaré

  1. Donc j'avais raison : plus untel a de l'audience, plus il gagne en notoriété, et plus il a des chances d'être pris au sérieux peu importe ce qu'il raconte. Tu veux dire que si demain un vidéaste dont l'audience dépasse les milliard de vues se met à poster régulièrement des vidéos pour expliquer aux gens que la communauté musulmane de son pays doit être exterminée, il ne doit pas être condamné ? Pour désigner cette forme d'autorité, je préfère parler d'une personne qui jouit d'une influence aux yeux d'une grande partie de la population. Il n'a pas été nécessaire de quantifier l'audience de la Radio des Milles Collines pour la condamner. Il n'est pas nécessaire de quantifier quoi que ce soit dans le domaine de l'immatériel : ce sera une appréciation in concreto par le Juge.
  2. Ah. Et bien, autant pour moi. Je m'en tenais à une conception limitée de l'autorité, inséparable d'un certain statut ou d'une fonction. Et vu l'audience de ce garçon, je doute qu'il ne soit pas pris au sérieux par une partie non négligeable de ses fans s'il se mettait à partager ses positions politiques. Même si ça n'a rien à voir avec son activité initiale.
  3. Connais pas. C'est un homme politique ? Une radio d'État ? Un présentateur télé ? Un Pape ? Non ? Donc il n'a pas d'autorité particulière.
  4. Évidemment que c'est un critère pertinent. L'humoriste n'est pas inclus selon moi. Un homme politique qui a été élu par la population, celle-ci lui ayant accordé sa confiance, se doit d'être à la hauteur de cette dernière. Ce qui implique de ne pas mettre en danger un groupe d'individus en se fondant sur des considérations racistes, antisémites ou autre par nécessité (ou lâcheté) de désigner un bouc émissaire pour des problèmes qu'il est incapable de gérer lui-même à l'échelle d'un pays. Ensuite, c'est un critère d'autant plus pertinent dans la mesure où des propos d'un homme faisant autorité, et donc ayant un plus grand nombre de récepteurs, sont beaucoup susceptibles d'être pris au sérieux. Les conséquences sont donc plus graves que dans le cas d'un no name dans son appartement à Molenbeek qui appelle à rejoindre Daesh sur Facebook. Pour finir, tout principe connaît des exceptions, et celui de l'égalité devant la loi est tempéré par une différence de traitement entre des personnes se trouvant dans des situations distinctes. C'est une obligation constitutionnelle, notamment en termes de contribution à l'impôt.
  5. Je suis d'accord! Le légitime défense n'a de toute façon rien à voir avec les atteintes aux biens dont je n'aurais jamais dû l'évoquer.
  6. Si c'était aussi simple que ça. Finalement, ma théorie rejoint celle de Ramond: on remarquera que les pays ayant été impliqués de prêt ou de loin dans le génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ont adopté des législations très similaires, ce qui dénoterait une sorte de culpabilité des États a posteriori. N'importe quoi. On ne tue pas des gens pour protéger des biens. La réponse doit être proportionnée pour que la légitime défense soit retenue.
  7. Merci à @PABerryer pour cet article : https://www.contrepoints.org/2019/02/24/337876-macron-antisionisme-et-censure-progressiste Ce qui m'interroge: face à l'augmentation des agressions à caractère antisémite, on ne peut que constater l'inefficacité de la législation actuelle sur la liberté d'expression, dont l'objet est bien de les combattre. L'abrogation de la loi Gayssot et autres articles insérés dans la loi de 1881 sur la "provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale ou religieuse" n'est pourtant pas à l'ordre du jour. Pourquoi n'y a-t-il donc aucune remise en cause ?
  8. Fini La bave du crapaud de Denis Ramond. Pour synthétiser: après avoir dressé un bref historique de la liberté d'expression, de ses différentes conceptions philosophiques - de Bentham, Mill à Ogien - et de son évolution d'un point de vue normatif et jurisprudentiel, Ramond tente d'établir des critères pour la restreindre (c'est bien in fine le propos de l'ouvrage). Le premier relève du contexte. À mon sens, le seul critère pertinent : une personne physique ou morale qui use de son autorité, son influence pour proférer des appels au meurtre, à la violence, ou simplement préparer un climat hostile à l'égard d'une communauté désignée comme ennemie. On parle ici d'homme d'État, de politicien, d'une autorité religieuse, d'un média, d'un individu d'une certaine notoriété, qu'importe le moyen utilisé. Le second relève du contenu. Ramond se borne à une distinction superficielle entre les préférences et les appartenances. Dès lors que je détiens une liberté de choix sur les premières (convictions religieuses, opinions politiques), alors les attaques sur ces préférences ne doivent pas être sanctionnées. À l'inverse, il m'est impossible de modifier ce qui relève des appartenances, précisément parce qu'elles ne peuvent faire l'objet d'une réfutation (couleur de peau, genre, orientation sexuelle). Et là, Ramond tombe dans le sentimentalisme en évoquant la détresse des victimes de racisme, n'ayant aucune influence sur ce pourquoi elles sont injustement attaquées. Superficielle, parce que dans les deux cas, on est dans la sphère de l'outrage, lequel est teinté de subjectivité, et non du préjudice, lequel peut être établi objectivement. Or, contrairement à ce que l'auteur affirme: 1- l'individu moyen n'existe pas. Il est donc absurde d'interdire une expression par rapport à une réaction type. 2- le droit pénal n'est pas là pour sonder les sentiments, mais uniquement sanctionner les actes les plus graves.
  9. Et bien, je pensais au GUD. Aujourd'hui, ils ont changé d'emballage : https://fr.wikipedia.org/wiki/Bastion_social Je suis allée les voir l'an passé par pure expérience sociologique. Verdict : haut niveau d'influençabilité (la plupart sont là par effet d'imitation), pauvreté intellectuelle (ne lisent pas ou très peu par manque d'intérêt), xénophobie et socialisme (sauf pour les immigrés, y'a quand même des limites). Dans ces groupuscules, on aime bien faire des distinctions dans la pauvreté. J'ai l'impression qu'on ne parle pas de la même chose. Quoi qu'il en soit, pourquoi des hommes ouvertement racistes, nationalistes, protectionnistes et anti immigration se rabattraient-ils sur un politicien dont les idées sont radicalement opposées aux leurs ? Le PL n'a pas grand chose en commun avec ces gens, à part sur des bouts de programme, donc des éléments factuels comme le port d'armes et la politique étrangère... Et donc par simple déception d'une stratégie politique, ils se rallient à des mouvements dont les idées se trouvent à des années lumière de la philosophie libérale ? C'est incohérent. Leur niveau de conviction sur l'échelle du libéralisme devait être plus proche de 1 que de 8, sinon ils ne seraient pas passés à -5 aussi brutalement.
  10. D'ailleurs, quand tu rends visite à des groupuscules étudiants de l'alt-right, l'un des premiers réflexes est de te tendre des brochures pour t'expliquer pourquoi le libéralisme, c'est le mal. Comme quoi, même les plus ostracisés nous ostracisent. Aujourd'hui ce qui est in, c'est de nous cracher dessus. Enfin, c'est certainement très prometteur : les convictions partagées par 50 personnes en France finiront peut-être un jour par devenir mainstream, et le Parti Libertarien renversa le paysage politique par son score à deux chiffres aux élections européennes.
  11. Hum, pas tout à fait : la prérogative d'aliénation se matérialise déjà par la capacité d'autodestruction (suicide, euthanasie). Il y a donc bien nue-propriété. Parler d'esclavage n'a aucun sens : la caractéristique de cette pratique tient à ce qu'un tiers aliene ma liberté en réduisant ma personne au rang d'objet sans mon consentement. Il n'y a pas d'esclavage volontaire. Ou alors ce n'est pas de l'esclavage...
  12. On ne peut avoir de propriété que sur son propre corps* Je te trouve bien présomptueux mon cher JRR !
  13. Ça consiste en quoi le tribun de la plèbe liborgienne ? Édit : pardon, j'avais pas vu le lien sur l'image.
  14. On pourrait très bien vendre ou louer des attributs/services de son corps, mais pas le corps lui-même. Donc si je veux établir un schéma de pensée cohérent, je maintiens mes prémisses initiales et je rejette "l'esclavage volontaire" : on ne peut qu'être son propre objet.
  15. Pourquoi pas, mais il y a quelque chose qui me gêne : -Si tout être humain est un sujet de droit et ne peut détenir un droit de propriété que sur son propre corps, alors on ne peut être que son propre "objet". -Donc si on ne peut pas être l'objet de propriété d'autrui, il ne peut y avoir d'esclave. - Ou alors il faut revoir ses prémisses : tout être humain ne peut détenir de droit de propriété que sur son propre corps, à moins qu'il ait consenti à le transmettre à quelqu'un d'autre.
  16. Voilà : donc la remise en cause de la distinction sujet/objet est un non-sens. A la limite, le seul droit de propriété qu'on puisse légitimement admettre est sur son propre corps. On légitime ainsi la vente d'organe, la prostitution, l'euthanasie, le suicide, la gestation pour autrui, l'avortement... - Par l'expulsion du foetus, chose indésirable et fruit de mon propre corps, je ne fais qu'user de mon fructus. - Par la vente de mes organes ou l'acte de me donner volontairement la mort, je ne fais qu'user de l'abusus. - Par des services sexuels ou des services de gestation pour autrui, je ne fais qu'user de l'usus. De la même manière, si je mesure 1m30 et que je décide d'être utilisée comme projectile dans une discothèque au fin fond de l'Essonne, je devrais pouvoir le faire sans que le maire de la commune vienne m'opposer des motifs d'ordre public et de dignité humaine alors que je suis parfaitement consentante à faire de mon handicap physique l'attraction principale de la soirée (qui plus est, me confère des revenus gagnés de façon tout à fait honnête).
  17. J'admets avoir buté là-dessus pendant 30 secondes Venez on y va ensemble ! Avec un risque de se faire refouler à l'entrée : "Collectif Des Raciné·e·s Hello à vous !! Alors l'événement est complet et il n'y a plus de place, yaay, ça fait vraiment plaisir On vous informe aussi qu'il y aura la priorité aux personnes racisées, notamment queer et trans racisé.e.s, même sans inscription. Nos événements sont par nous et pour nous ! Trop hâte de vous voir toustes"
  18. La gymnastique grammaticale pour le.a.y désigner risque d'être intéressante.
  19. Liborgiens; si vous n'avez rien de mieux à faire dimanche, il y a un monde à découvrir : https://gaypers.com/fr/sortie/La-place-des-personnes-racisees-dans-l-histoire-des-luttes-queer-374249 "Le Collectif Des Raciné.e.s vous invite à une table-ronde portant sur la place des personnes racisées dans l'histoire des luttes queer. La table ronde aura lieu au Rita-Plage, le dimanche 10 Février à 16h. Nous aurons le privilège d'échanger avec Clémence Zamora-Cruz, Paola Bacchetta (par visionconférence), Orfeo et Nawo Crawford qui nous partageront leurs expériences de personnes queer et racisées dans les mouvements, collectifs et associations militantes queer. L'évènement sera en entrée libre et en mixité, mais le collectif se donne le droit d’ignorer, reprendre, faire sortir toutes personnes tenant des discours inappropriés sexistes, queerphobes, racistes ou discriminatoires en général. *Clémence Zamora-Cruz est enseignante en banlieue parisienne et active militante dans les mouvements mixtes, queer et racisés. (...) * Paola Bacchetta est enseignante à l’université de Berkeley en Californie en Études du Genre, spécialisée dans les études postcoloniales. Elle est également militante dans les mouvements queer et décoloniaux aux États-Unis, en France, en Inde et en Italie. *Orfeo Aurora Lili queer, trans/othergender, italo-japonaisx, et féministe. Yl habite en Suisse Romande et est ponctuellement engagéx dans des projets et rencontres activistes queer féministes, queer racisés, anti-racistes, et trans. * Nawo Carole Crawford est une activiste depuis de nombreuses années. Elle a lutté pour le droit des femmes, des lesbiennes, des LGBTQ racisé-e-s et aussi, en tant que pan-africaine, elle a lutté contre le racisme et pour "l'empowerment" de la diaspora africaine (...) et contre le racisme dans le milieu féministe et lesbien."
  20. Les biologistes feraient mieux de changer de langage s'ils veulent gagner des PC points.
  21. Rothbard pète une durite. Si j'ai réussi à réfuter le droit de propriété sur l'enfant, alors mes arguments valent également pour le droit de propriété sur l'adulte. À moins que tu soutiennes l'esclavage. Je trouve ça scandaleux. C'est une évidence oui, en termes de propriété sur les choses. L'idée même d'une limite au droit de propriété a pour objet de préserver les droits d'autrui en cas d'abus ; or, l'existence même d'un tel droit détenu par un individu sur un autre individu n'est-il pas, par nature, radicalement opposé aux droits de ce dernier ? À savoir, celui de jouir pleinement de ses droits sur les choses et sur lui-même sans qu'un autre les limite dans son exercice ?
  22. C'est une évidence oui. J'aurais dû dire : "prendre position en faveur de x" plutôt que "favoriser x". Bof, non. Je comprends les deux camps. Et je pense qu'on peut les distinguer sur ces aspects : égalitarisme/progressisme et égalité à géométrie variable/conservatisme. Mais certains me contrediront peut-être. Le critère du nationalisme ne me semble pas pertinent : une politique de redistribution des richesses s'applique nécessairement aux nationaux.
  23. Il y a une confusion des termes. Thatcher n'était pas socialiste à la base, donc on ne peut la qualifier ni de "socialiste de gauche" à la Mélenchon, ni "socialiste de droite" à la Le Pen. Et je pense que le fait de favoriser une catégorie de la population peut être un critère de distinction entre les deux : l'égalité c'est sympa pour MLP, mais pas pour les immigrés (faut tout de même pas déconner).
  24. Ça ne change rien au fait qu'on puisse se revendiquer x sans être x pour autant. Les actes, pas les paroles. Ça dépend ce que tu appelles être de gauche. Pour moi Macron, de la même manière que Le Pen ou Mélenchon, sont socialistes. C'est leurs décisions politiques qui les feront pencher à droite ou à gauche sur l'échiquier politique. Et le fait est que celles de Macron ne favorisent pas particulièrement les classes les plus précaires.
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