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RaHaN

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Tout ce qui a été posté par RaHaN

  1. Le pouvoir de sympathiser avec ses ennemis idéologiques ou comment Daryl Davis peut être un modèle pour faire évoluer les mentalités Par Sean Malone, le 7 Septembre 2017 « Comment une personne peut-elle me haïr alors qu'elle ne me connaît même pas? » C'est la question centrale du tout nouveau fantastique documentaire de Netflix intitulé Accidental Courtesy: Daryl Davis, Race, and America, et réalisé par Matt Ornstein. Depuis 30 ans, le musicien de soul Daryl Davis parcourt les États-Unis à la recherche d'une réponse, et ce, de la manière la plus dangereuse possible pour un homme noir d'Amérique: en s'entretenant directement avec les membres du Ku Klux Klan. Il a ainsi invité des membres du KKK chez lui, a eu d'innombrables conversations et, aussi improbable que cela puisse paraître, considère désormais un certain nombre d'entre eux comme ses amis. Daryl pourrait dire qu'il ne fait rien de spécial, si ce n'est de traiter ses ennemis avec respect et gentillesse dans l'espoir de les dissuader de leurs positions haineuses. Certaines personnes adoptent à présent cette approche, même pour des désaccords académiques insignifiants. C'est pourtant quelque chose que presque personne d'autre n'a eu le courage de faire, alors même que les risques sont considérablement moindres. Les désaccords sont stressants et délicats, et plus le point de vue d'autrui est horrifiant, plus il est facile de considérer les individus qui tiennent ces croyances comme des ordures inhumaines ne pouvant tout simplement pas être raisonnées. Aussi, les réseaux sociaux ont considérablement facilité la déshumanisation des gens, puisque nous pouvons tous interagir avec des gens du monde entier sans jamais voir leur visage ou prendre en compte leurs sentiments. Par conséquent, nous vivons une époque de plus en plus divisée où beaucoup considèrent que la seule réponse à la haine et aux idées horribles est d'y répondre avec encore plus de haine, de colère, d'indignation et même de violence. Et ce n'est pas seulement un problème lorsqu'il s'agit des pires idées de l'histoire humaine, comme la suprématie raciale et le fascisme. Certaines personnes adoptent désormais cette approche même pour des désaccords académiques insignifiants. Vous n'aimez pas qu'un conférencier vienne sur le campus? Faites-le taire et empêchez-le d'entrer dans l’amphithéâtre ! Vous n'aimez pas ce qu'un contact Facebook a à dire? Bloquez-le ! Et bien sûr, si vous pensez qu'une personne que vous rencontrez est un suprémaciste blanc ou un néonazi, il ne vous reste plus qu' à le frapper au visage. La violence ne résout rien Considérons que la majeure partie de l'histoire humaine est remplie d'individus qui laissent leurs désaccords se transformer en guerres sanglantes et horribles; ce n'est que notre engagement à traiter nos adversaires pacifiquement, par l'échange et la conversation, qui nous a permis de devenir plus civilisés. L'escalade des conflits en violence doit donc être considérée comme le pire échec social. Qui plus est, frapper les gens qui ne sont pas d'accord avec vous ne les fera pas changer d'avis, nous ramenant donc à devoir répondre une nouvelle fois à la même difficile question : "Quand les gens croient en des choses horribles ou malavisées, comment les persuader de cesser de porter un crédit aux mauvaises idées et comment les amener à croire plutôt aux bonnes?" À en juger par les réseaux sociaux, la plupart des personnes semblent penser qu'il est possible de crier sur les gens, de les insulter et/ou de les ridiculiser jusqu' à ce qu'ils changent d'avis. Malheureusement, aussi cathartique que cela puisse paraître pour décharger votre colère contre les gens horribles, cette stratégie n'est tout simplement pas efficace pour réduire le nombre de personnes qui croient en ces idées horribles. En fait, si vous faites cela, vos adversaires (et plus encore les gens qui sont quelque peu sympathiques à leurs opinions, ou qui se considèrent simplement comme faisant partie du même groupe social) pourraient même renforcer encore plus fortement leurs croyances envers ces idées qu'ils ne l'étaient auparavant. Les preuves apportées par la psychologie sont assez claires là-dessus. Nous savons par exemple, d'après des études menées par des neuroscientifiques comme Joseph LeDoux, que le complexe amygdalien - la partie du cerveau qui traite les émotions brutes - peut en fait court-circuiter l'esprit rationnel des individus et créer une réaction de combat ou de fuite lorsque ceux-ci se sentent menacés ou attaqués. Le psychologue Daniel Goleman a appelé cela un "Amygdala Hijack", et cela ne s'applique pas seulement aux menaces physiques. Les recherches actuelles appuient fortement l'approche de Daryl Davis. L'identité personnelle d'un individu se construit notamment sur ses propres croyances politiques et/ou philosophiques, et une forte attaque verbale contre ces croyances crée en fait une réponse dans le cerveau de la cible, réaction similaire à la vue d'une arme menaçante pointée sur nous. Même la présentation de faits ou d'arguments qui entrent directement en conflit avec les croyances ou les identités fondamentales des gens peut en fait les amener à s' y accrocher plus fortement après qu'on leur ait présenté des preuves contraires. Des politologues comme Brendan Nyhan et Jason Reifler étudient ce phénomène qu'ils appellent "effet de rétroaction" depuis plus de 10 ans. Et quand les individus dont nous avons désespérément besoin de changer d'avis sont racistes et fascistes (ou socialistes et communistes, d'ailleurs), une stratégie qui attise le feu et pousse encore plus les gens vers ces croyances est la dernière chose dont nous avons besoin. Principes de persuasion La bonne nouvelle, c'est qu'en plus de savoir ce qui ne fonctionne pas, nous en savons aussi sur la manière de communiquer d'une façon réellement persuasive - et les recherches actuelles appuie fortement l'approche de Daryl Davis. Dans le livre du psychologue Robert Cialdini, Influence, il décrit ce qu'il appelle les "Principes de Persuasion". L'un de ces principes est appelé "principe de réciprocité", et il est basé sur l'idée que les gens se sentent obligés de vous traiter comme vous les traitez. Ainsi, si vous les considérez avec gentillesse et humilité, la plupart des gens vous offriront la même courtoisie. D'un autre côté, si vous les traitez avec mépris, eh bien... Un autre principe que Cialdini décrit est celui d' « appréciation et d'amicalité'. C'est presque trop évident, mais il s'avère que si quelqu'un vous aime personnellement et croit que vous l'aimez, il est plus facile de le convaincre que votre façon de penser vaut la peine d'être considérée. Un pas facile vers l'appréciation est d'écouter les autres et de trouver un terrain d'entente grâce à des intérêts communs. Il peut s'agir d'un pont - ou d'un raccourci - pour amener les autres à vous voir comme un ami ou un membre de leur tribu. On pourrait penser que quelqu'un comme Daryl Davis n'a rien en commun avec un membre du KKK, mais selon lui, si vous "passez 5 minutes à parler à quelqu'un, vous trouverez quelque chose en commun", et si vous "passez 10 minutes, vous trouverez autre chose en commun". Dans le film, il entre en contact avec plusieurs personnes au sujet de la musique, et vous pouvez voir que ces connexions sont payantes - briser les barrières et permettre à de nombreux membres du Klan une rare (et unique parfois) occasion d'interagir avec un homme noir en tant qu'être humain digne de respect plutôt qu'un ennemi. Mieux encore, avec le temps, la formation de ces relations a eu un effet secondaire intéressant. Au cours des deux dernières décennies, plus de 200 des plus ardents suprémacistes blancs d'Amérique ont quitté le Ku Klux Klan et ont raccroché pour de bon leurs robes et leurs capuches. Certaines de ces robes sont maintenant accrochées dans le placard de Daryl. Et dans bien des cas, ces reconversions individuelles ont des conséquences beaucoup plus importantes et mettent fin aux cycles de fanatisme intergénérationnel. Quand une mère ou un père quitte l'obscurité du Klan, ils amènent aussi leurs enfants à la lumière. Quelques-uns de ces cas sont décrits dans "Accidental Courtesy", et sont particulièrement émouvants. Daryl Davis peut être un modèle pour changer les mentalités, et avec tout ce qui se passe dans le monde d'aujourd'hui, nous avons plus que jamais besoin de modèles à succès. Se faire des amis à partir d'ennemis Il y a un autre point qui, je pense, est souvent passé inaperçu. On ne fait pas face aux idées fausses ou mauvaises en criant pour les faire taire ou en démarrant un combat. Contrairement à Daryl, la plupart d'entre nous n'interagissons pas directement avec les membres du KKK ou n'essayons pas de faire changer les mentalités des gens, loin des idéologies vraiment mauvaises, et pourtant nous tombons tous dans la tentation de crier et d'insulter les gens, en utilisant toutes ces techniques d'influence qui ont l'effet contraire de notre intention ou de nos désirs. Il est facile de se laisser emporter par notre indignation et nos émotions, nous poussant à traiter les autres comme des ennemis inhumains à écraser plutôt que comme des êtres humains à persuader. Mais si les techniques de Daryl peuvent convaincre les dures à cuire de la suprématie blanche qu'un homme noir - et peut-être même tous les Noirs - sont dignes de respect, imaginez à quel point ces techniques peuvent être efficaces quand des désaccords surgissent avec vos amis, vos voisins et vos collègues de travail qui ne vous détestent pas vous ou les choses que vous défendez. Qui sait, si vous avez des conversations plus sincères avec des gens à l'extérieur de votre bulle, vous pourriez même vous retrouver à évoluer vous-même positivement. « Accidental Courtesy » nous apprend que pour faire face aux idées fausses ou mauvaises, il ne s'agit pas de crier pour les faire taire ou de commencer un combat avec celui qui les prône, mais plutôt d'avoir le courage de faire ce que Daryl a fait, à savoir de se faire un ami à partir d'un ennemi. Article source : The Power of Making Friends with Ideological Enemies (Fee.org)
  2. Je ne serai pas trop d'accord. Il est plus facile de réfuter une position extérieure que de corriger ses propres biais (au hasard ici, de confirmation). Encore que le terme "plus facile" serait à définir. Disons qu'on est plus enclin à relever les erreurs d'autrui que de se corriger soit-même ; Et ces deux positions ne sont pas incompatibles avec une recherche de vérité. Après, qu'est-ce qui la motive, c'est une autre question.. La vérité pour elle-même, ou avoir raison (entre autres).
  3. A ton avis Je termine de regarder le documentaire dans le week-end et je m'y atèle !
  4. https://fee.org/articles/making-friends-from-enemies
  5. American Accidental Courtesy
  6. RaHaN

    Jeux vidéo

    Ce qui est rassurant, c'est qu'il en a conscience. C'est déjà ça. Les deux seules vidéos que j'ai trouvé de lui, sont sur Uncharted je sais pas combien et HellBlade. Du couloir + QTE, juste le début du jeu pour chacun, souvent entrecoupé de cinématiques. Rien de croustillant pour se faire une idée des skills du bonhomme.
  7. RaHaN

    Jeux vidéo

    Moui non, le créneau tu vas trop loin, trop skillé.. Visiblement, là, il peine à faire rentrer la clef dans la serrure. https://venturebeat.com/2017/08/24/cuphead-hands-on-my-26-minutes-of-shame-with-an-old-time-cartoon-game/
  8. RaHaN

    Jeux vidéo

    Oui, comme un journaliste sportif, il n'est pas obligé d'être bon dans le sport qu'il commente. Ceci dit, là, le gars risque de pondre un truc du genre "maniabilité particulière à prendre en main", alors que visiblement le game design et lui font deux
  9. J'aime aussi le "Higher saturated fat intake was associated with lower risk of stroke"
  10. RaHaN

    Flims du moment

    Je suis allé voir Seven Sisters cet aprem. Je ne sais pas si le chiffre 7 est maudit, mais il suffit de prendre la dernière saison de GoT dont vous supprimez les effets spéciaux, ça donne à peu près mon sentiment à la sortie de la salle. Le pitch est plaisant (des sextuplées nées sous un régime qui prône l'enfant unique, un grand-père qui leur donne le nom de chacun des jours de la semaine et qui autorise chacune d'entre elle à sortir sous la même identité le jour de leur prénom), offrant la possibilité de voir une lutte entre liberté et coercition, ainsi que des différents entre membres d'une même famille. Mais pfff.. Les personnage (bien) joués par l'actrice principale sont des clichés, on dirait les spice girls (la geek, la sportive, l'intello, la rebelle, la bitch, etc...), les décors sont pauvres, et les incohérences font légions (au moins je me serai marré grâce à celles-là, même si c'est parti rapidement en "pfwalala mais non mais pfff rooo"). En soi, je critique pas le manque de décors, on fait avec le budget qu'on a, mais ça n'empêche pas d'être rigoureux.. La déception principale est que rien de ce qu'aurait pu apporter le pitch de départ en terme d'anticipation n'a été approfondi. Du coup, pour amortir ma sortie, j'ai passé mon temps à imaginer Ségolène Royale en lieu et place de Glenn "plastic" Close (qui joue le rôle de la communiste).
  11. C1, C4 (même si on va commencer à se battre pour cette dernière) Par contre B4, j'aurai aussi l'impression de faire du détournement.. Clair.. En rentrant "feu rouge" dans la recherche je suis tombé là-dessus ou sur ça Et sinon, en super Bingo, on peut la rajouter ? Sinon, c'est quoi l'intérêt de savoir qu'il ou elle est prof ?
  12. RaHaN

    Nécrologies

    @Bisounours Je répondais à Hayek
  13. RaHaN

    Nécrologies

  14. " " Punaise, t'abuses ! j'avais dis pas de 3615 ma vie Merci pour ces liens je vais checker ça. Nan parce que concrètement, Je fais un tableau sur les apports, j'ai quand même un certain nombre de manque par ci par là. Je vois pas comment concilier Macro et Micro, en ayant un HF à 80%, hormis en ayant un apport supp. D'où mon interrogation sur les compléments nutritifs. Je me suis toujours abstenu de faire avec, me disant que je devais avant tout trouver cet apport via l'alimentation. Or, en céto, je vois pas. Où en baissant le fat pour de la prot.
  15. Y a des lowcarbers et Pro-Céto qui prennent des suppléments par ici ? Et sinon, est-ce que vous avez des blogs intéressants sur le céto, et j'insiste sur le intéressant, pas du genre "je l'ai fait, ça a changé ma vie." parce que je me questionne pas mal sur les quantités à manger et sur la micronutrition.
  16. Mwais, au final c'est l'écrit du journaliste, on n'en sait rien si elle s'en plaint ou pas de son salaire de d'élu. D'autant que le "ne suffit pas à la nourrir" est quand même assez violent. Ce que je trouve plus intéressant, c'est qu'elle se cherche un taff alors qu'elle est élue. Elle s'emmerde ? C'est quoi le souci ? Pourquoi ne lâche-t-elle pas ce travail déjà ?
  17. J'ai toujours entendu dire que l'un des meilleurs anti-virus était le cerveau.. Déjà, si tel est le cas pour les clefs vérolées, invite la à supprimer l'exécution automatique des périphériques (Paramètres, périphériques, exécution automatique => désactivée). Ca sera à elle par la suite d'aller faire un check de la clef avec son antivirus. J'ai pas trop regardé les comparatifs cette année, mais ceux qui ont été donné ont toujours été efficaces.
  18. On voit le connaisseur.
  19. Certes il en reste peu, et y a pas eu le renouvellement adéquat, c'est pas pour autant que ça reste prévisible. C'est encore ouvert à différentes choses, même si évidemment avec le background des personnages qu'on commence à bien connaître, on sait qui fera sa pute, et qui ne la fera pas. Par contre les plaintes ne se font pas clairement par rapport à ça. Y en auraient davantage à se plaindre si il se passait un truc inattendu, genre Ca n'aurait pas été possible franchement de faire une saison en 2018 ?
  20. @Adrian bwarf.. Cette saison 7 est aussi jouissive qu'illogique. Preston résume a peu près tout sur le dernier épisode, mais il est temps qu'elle se termine cette saison.. Je comprends l'intérêt, pour une saison 8 dantesque, et parce qu'il y a 6 saisons derrière, ça permet de supporter quelques "écarts" scénaristiques, mais là les écarts sont quand même gros. Je kiff toujours autant, mais cette année, y a un mais.
  21. Et c'est ce qui se généralise pourtant .. J'ai au moins l'exemple pour la Bretagne, différents hôpitaux ont fermé, ou sont en train petit à petit de dégraisser. (exemple personnel, j'ai bossé aux Urgences, où j'étais normalement prévu d'être gardé. Et bien peu avant la fin de mon contrat, ils ont embauché l'infirmière d'un autre service à la place, car celui-ci allait prochainement fermer car le médecin en chef de ce service s'en allait et n'était pas remplacé.). Y a un gros centre qui va s'ouvrir, parce que les "petits" se regroupent, mais je présuppose comme toi aussi, qu'à long terme, le gros devra aussi dégraisser et la même logique continuera jusqu'à pshwiitt. Pour la comparaison avec le boulanger, je pense que le "personne ne crève de faim" est un peu gros pour passer à l'exercice de l'échange convaincant :D. Par contre, celui avec l'avion je le trouve intéressant. Une mauvaise foi me ferait dire "oui mais euh on voit de plus en plus d'accident et on entend quand même parler de problème avec certaines compagnies", chose à laquelle une comparaison statistique du ratio nombre d'accident/nombre de décollage entre différentes années (avant/après démocratisation) pourrait être intéressante. Pour argumenter un peu en faveur d'une éventuelle différence entre la santé et les autres services, en utilisant la phrase de Smith sur l'intérêt : "Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du brasseur ou du boulanger que nous attendons notre dîner, mais plutôt du soin qu'ils apportent à la recherche de leur propre intérêt. Nous ne nous en remettons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme." Y a quand même une différence, je me trompe peut-être, entre une délicieuse entrecôte servi par un boucher mal luné, et une prise de sang effectuée par une mégère qui ne nous regarde pas. Au niveau du goût, je pense pas que ça change grand chose que le boucher soit bienveillant ou non ; par contre je suis certain que l'attention apportée au soin joue un rôle sur la manière dont l'action est évaluée (ça, c'est prouvé, acted). Y a quand même un côté intrusif dans le soin, qu'il me semble on ne retrouve pas ailleurs. Qu'on peut généraliser avec un psychologue ou un dentiste par exemple, si ça ne passe pas dans la relation, y a de fortes chances de construire une forte résistance. Que ça soit clair, est-ce que pour autant ceci justifie une prise en charge collectiviste ? Hum.. Par contre, ça aura un aspect pouvant montrer la résistance au changement, qui n'est pas exclusivement dû à l'administratif. Je m'explique. Y a un caractère relationnel qui est apporté aux soins. Déjà, celles et ceux qui se dirigent dans cette voie ont une sensibilité plus grande à la souffrance d'autrui, des valeurs/traits de caractères considérés comme """féminin""". Ce qui est majoritairement recherché, c'est le contact avec la personne, le relationnel ; Que ça soit aussi bien à l'hôpital (j'ai rarement croisé une infirmière qui me disait faire ça parce que poser une voie veineuse c'est le pied, y en a surement, mais ça doit être extrêmement rare), ou en psychiatrie (où un certain nombre est parti de l’hôpital car ils/elles ne ressentaient plus le contact avec le patient). De plus, au niveau des études, c'est très théorique, et ça parle d'une notion qu'une majorité ici adore il me semble, LE CARE. Alors c'est sûr, sur le terrain, c'est une claque dans la gueule. Bref. Réussir à faire considérer qu'il faille non plus prendre soin, mais faire un service, ça se fait pas en un claquement de doigt. J'suis en train de me dire aussi, qu'historiquement, c'était du soin de confort principalement, de nursing et qu'actuellement, une majorité de soin sont techniques. Même chez un médecin, la clinique est devenu plus rare qu’auparavant. Est-ce que les métiers liés à la santé n'aurait pas changé plus vite que les mentalités ? Est-ce que le carcan administratif n'empêche-t-il pas l'évolution des métiers considérés d'état ?
  22. Le futur yabon nonos, carrément. Je prenais surtout la position du type de réponse qu'elle pourrait éventuellement avoir. Et auquel il fait aussi avoir à faire face. Des quelques éléments qu'à pu apporter Johnathan, il me semble qu'elle parte rapidement dans l'émotionnel et c'est rarement avec des raisonnements solides, concrets, des chiffres de je ne sais quel institut qu'une telle personne sera amener à voir les choses différemment (dans un premier temps du moins). Le raisonnement grossier que j'ai eu ensuite est le type de raisonnement que peut se faire un individu. C'est pas rationnel ? Ben non, ça l'est pas, c'est le but. J'avoue clairement ne pas m'être beaucoup questionné sur le type de raisonnement justificatif que peut avoir une personne qui a la haine de l'étranger (option 1), par contre, en ce qui concerne la haine du riche et de l'argent, je pense pas trop me tromper. "La secu c'est le saint graal, s'y détourner c'est le mal". Concernant ma position sur les hommes d'état et des hautes sphères administratives, tu penses sincèrement que je cherche à les défendre ? Non. Est ce que je cherche à justifier, excuser ? Encore moins. Mais pour moi, c'est clairement dans l'intérêt de la machine étatique que de maintenir une masse ni trop libre ni trop en colère. Si trop libre, l'état disparaît (en poussant à l'extrême), si trop en colère, car trop soumis ou autre, y a risque aussi. Donc c'est dans ce sens là où je dis que si ils cherchent à maintenir une masse soumises, ils ont intérêt à par moment, brosser dans le sens du poil. Le yabon si il est ici c'est certainement pas pour évoquer son amour pour l'état et la soumission, bien au contraire. Et tant pis si je me justifie en enfonçant des portes ouvertes, mais oui, le renversement des valeurs c'est une stratégie d'état qui se retrouve dans les discours, pour justifier sa bonne action et sa nécessité pour le bien commun ; de noyer le poisson avec la grande incapacité pour une majorité de définir ce qu'est la philosophie libérale, ça joue aussi en sa faveur pour se maintenir. Est ce que je cautionne ? Putain non. Edit : concernant la comparaison avec le boulanger, j'ai mal formulé. C'est bien évidemment la médecine qui nécessite une gestion supérieure à une boulangerie, car plus technique. Là encore, c'est un raisonnement qu'une personne peut avoir pour justifier la présence de l'état. Je pense plus avoir besoin de dire si je cautionne ou non ce raisonnement.
  23. Laisser parler les nazis, c'est être Facho. (Oui ça n'a rien à voir avec la Sécu.) Et pas dans le public, vraiment ? Et si le client n'a pas d'argent ? C'est dégueulasse, inhumain comme système. Comment tu peux dire qu'il y a du respect ? Pour casser le combo "je cotise (de plus en plus) donc il est normal d'être exigent (de plus en plus) + le mythe de l'obsession de la santé parfaite (On peut pas lui enlever ça au petit Yvan, même si le chemin pour y accéder et la solution préconisée me semblent très laborieux)", il va falloir y aller. Or, alors que le sentiment d'exigence est plus élevé mais que le résultat attendu n'est pas forcément là ("J'suis encore malade, il m'a filé des trucs mais ça sert à rien" par exemple), y a de colère. Au bout d'un moment, comme nous sommes des êtres naturellement bons, ce sentiment négatif ne vient forcément que de l'extérieur. Y a que deux alternatives donc: ou bien partir à l'étranger, ou bien changer de système. Option 1 : option trop radicale. Donc on reste en France. Moi, je fais ce qu'il faut pour que ça marche. Donc c'est de la faute des autres qui payent pas. Mais pas des pauvres. Donc des étrangers. Option 2 : Ben y a pas d'alternative à la sécu. donc soit j'y cotise plus, mais c'est trop libéral, et moi je suis pas égoïste ; soit il faut réformer, en taxant mieux. Mais la population a moins d'argent. On peut pas taxer les pauvres. Donc les riches. C'est très grossier comme raisonnement, mais ça peut la faire réfléchir sur l'intérêt des hommes d'Etats à maintenir un certain niveau de colère/ressentiment (tout en brossant aussi dans le sens du poil par moment, c'est pour ça Rocou que je questionnais sur le non-intérêt qu'aurait les hautes directions administratives à ne pas chouchouter leurs "clients", même forcés), qui amène à une montée des extrêmes. Sans partir non plus après dans le complotisme. Aussi, concernant la comparaison avec le boulanger. L'alimentation, c'est moins technique que la santé, on peut pas la laisser se gérer n'importe comment.
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