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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Faut bien s'entraîner avant, aussi.
  2. Livre datant de 1927. Mises donnait alors au fascisme le mérite d'avoir empêché une contagion communiste, et Mussolini avait alors une politique économique vaguement libérale, incluant un retour à l'étalon-or (mesure qui avait fait l'admiration de Churchill qui l'a imité). Mises avait rarement du flair pour ce qui est du jugement politique, ce n'est rien de le dire.
  3. En gros, Mises soutient dans ce texte l'ouverture forcée des ports et la protection militaire des infrastructures des puissances coloniales. C'est crade, on est d'accord, mais il y a eu infiniment plus crade dans la colonisation.
  4. C'est un peu exagéré. Rothbard a ceci de particulier qu'il a été le moyeu du libertarianisme, l'alchimiste qui créa (pas seul, mais primus inter pares) une nouvelle doctrine, distincte du libéralisme classique. L'oeuvre de Rothbard, c'est la synthèse du libéralisme classique basé sur l'analyse économique qu'il doit à Mises, du jusnaturalisme dans sa version rationaliste qu'il doit à Rand, de l'anarchisme individualiste tuckero-spoonerien, et d'un isolationnisme typiquement américain (et en cela difficile à exporter).
  5. Apprends-lui à lire toi-même, et fait ce que tu veux.
  6. Comme la plupart des "libéraux de guerre froide".
  7. Le populisme est donc un rapport aux institutions, ou pour le dire comme Taguieff, un type de mobilisation politique, un style politique compatible avec à peu près tous les programmes et la plupart des régimes. Il résulte en gros de la conjonction des thèses suivantes : Le peuple est un, bon et dans le vrai : il est la valeur ultime, parfois même la seule. Les hommes du peuple sont sains, simples, honnêtes ; ils sont égaux entre eux et se traitent comme tels. Les élites qui sont censées mener le peuple ou le représenter l'ont trahi (par incompétence, corruption, duplicité, mépris...). Il faut donc que le peuple renverse les élites en place pour reprendre sa souveraineté, et c'est ce que propose le leader charismatique. Ce leader a la vertu magique d'avoir un contact direct et privilégié avec le peuple, sa souffrance, ses aspirations et sa volonté, contact qui le légitime. Les médiations (représentation parlementaire, partis politiques...) et les obstacles (constitution, formalisme juridique...) doivent céder face à cette mission sacrée.
  8. Je parlais d'invasion en général, pas de guerres d'ingérence. À moins de changer les termes du débat. Et l'Occident fait dans l'humanitarisme militarisé depuis bien longtemps. C'est un des facteurs ayant mené à la conquête de la côte des Barbaresques.
  9. @Extremo : tu oublies un peu vite l'Allemagne et le Japon. Évidemment, l'invasion s'est faite comme il faut, en y mettant tous les moyens nécessaires y compris après la guerre, et non à la manière néoconservatrice. Quant à la Suisse, elle doit la possibilité de sa politique étrangère à sa géographie particulière. C'est donc difficilement transposable.
  10. Le populisme est un rapport au pouvoir et aux institutions (démocratie et État de droit), bien davantage que le contenu d'un programme.
  11. @Johnathan R. Razorback : je ne serais pas si catégorique si j'étais toi. Que le mot populisme soit employé n'importe comment, c'est une évidence. Mais ça n'annule en rien sa pertinence dans son domaine d'application. Je te recommande notamment "L'Illusion populiste", de Pierre-André Taguieff pour un rapide tour d'ensemble de la question.
  12. Je ne suis pas du tout convaincu que le non-interventionnisme strict ou l'isolationnisme soit la seule voie libérale. Le réalisme aronien par exemple en est très, très éloigné. Les options de Rand sur le sujet aussi, qui, ayant connu l'URSS, légitimait l'invasion de pays totalitaires (sans la recommander si tel n'est pas l'intérêt du libérateur potentiel). La position de Rand nous enseigne paradoxalement autre chose : qu'aborder les relations internationales en raisonnant more geometrico sur des axiomes et des principes éthiques aboutit souvent à des opinions malsaines et à des décisions désastreuses.
  13. Et bien TIL, je pensais qu'il était resté socialiste toute sa vie. Comme quoi Léo Ferré avait raison : la gauche est une salle d'attente pour le fascisme.
  14. Et puis il y a dans la voie politique d'autres sous-voies qu'électorales. Mener une association de quartier ou un groupe d'intérêts locaux pour peser sur les décisions des élus du cru, c'est déjà de la politique.
  15. Très juste. Mais je doute qu'il y ait consensus sur la position parfaitement libérale en ce domaine. La direction pointe assez clairement vers une politique plutôt pacifique, mais ça reste extrêmement flou et vaste.
  16. Huh ? Je ne vois pas en quoi.
  17. Le diagramme de Nolan (dont est inspiré le graphique que tu postes) représente déjà les deux principaux axes : libertés économiques, libertés individuelles ; ou, en changeant de repère par une rotation de 45 degrés, progressisme/conservatisme, contre étatisme/libéralisme. On peut en effet être libéral et progressiste au même titre et tout aussi bien que libéral et conservateur. C'est assez simple en fait : le libéralisme est une doctrine limitée (it's not a bug, it's a feature), qui ne traite que des institutions en ce qu'elles sont favorables ou non à la liberté. C'est déjà pas mal, mais ça ne fait pas une vision complète de la société idéale : certains vont donc teinter leur libéralisme en y ajoutant des valeurs additionnelles, valeurs qui seront progressistes ou conservatrices. Les conservateurs considèreront qu'une société libérale n'est pas stable si elle ne repose pas aussi sur des institutions traditionnelles qui éduquent à la liberté (famille, corporations, religions ou que sais-je encore) ; les progressistes penseront qu'une société libérale ne permet pas l'épanouissement humain si l'on n'y trouve pas concrètement de quoi expérimenter des choses très en dehors des clous (amour libre, transhumanisme, psychotropes, whatever). Et tant que ces valeurs additionnelles ne sont pas contradictoires avec le libéralisme, ou qu'elles lui restent soumises, alors les libéraux progressistes ou conservateurs restent d'authentiques libéraux, qui peuvent être classiques, ou minarchistes, ou anarcho-capitalistes.
  18. Il faut distinguer la pauvreté et la gêne de la misère et de l'indigence. Le premier couple est souvent relatif (relatif à autrui, ou relatif à l'infinité des besoins humains) ; le second s'exprime par l'incapacité de subvenir à ses besoins élémentaires : manger, se loger, se vêtir. Dans ce second cas, c'est en effet un problème très préoccupant.
  19. Bah, j'ai tendance à toucher moins facilement aux titres des fils sérieux. Et puis le faire alors même que je débattais de ça, ça aurait fait opportuniste.
  20. Le titre est toupourry et mérite d'être changé (ce que je ferai avec plaisir dès que j'aurai une proposition intéressante, par exemple de celui qui a lancé ledit fil ; pour ma part, je verrais bien "le féminisme, séparer le grain de l'ivraie"). Ceci étant, on a là une manifestation d'hostilité a priori envers une famille d'idées (hostilité que le créateur du fil a reconnu comme excessive, je crois), mais je n'y vois pas de discrimination. J'en verrais si c'était sérieusement titré "interdit à ces hystériques de gonzesses".
  21. Constater que l'on manque de X, ce n'est pas forcément se montrer plus ouvert. Dois-je vraiment citer Valls ? L'enfer est pavé de bonnes intentions (et de key performance indicators).
  22. @Johnnieboy : tu me dis que tu ne veux pas discriminer le stock, et moi je te dis que tu risques de finir par discriminer le flux. Je ne vois pas non plus comment te le dire autrement, à part que "on n'a pas assez de X" est plus ambigu que "il faut comprendre pourquoi on n'attire pas les X, et, le cas échéant, y remédier" (en fait, ce ne sont même pas nécessairement des synonymes).
  23. Joyeux !
  24. Pas vraiment. En raisonnant à quantité croissante, ce ne sont pas les actuels Y surnuméraires qui seront discriminés, mais les futurs Y jugés surnuméraires (c'est exactement le problème de la discrimination positive en université ou dans la vie active, ce sont les diplômés et les embauchés/promus de demain qui seront traités injustement). @Johnnieboy : "trop de / pas assez de" est un mauvais proxy de "comment on parle à", parce qu'il repose sur un polylogisme. Le proxy n'est pas toujours faux, mais il est nocif parce que la quantité mesurée a tendance à faire perdre de vue le fait qualitatif qu'elle est censée remplacer. Comme tout indicateur chiffré en management, d'ailleurs.
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