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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Il y a tout de même une différence entre combattre avec les Nazis, et combattre pour les Nazis. Les Finlandais combattaient avec les Nazis (ils étaient alliés du même côté au sein de la guerre), et sans trop exagérer on peut dire que les troupes de Stepan Bandera étaient aussi dans ce cas (évidemment, leur bilan criminel n'est pas du tout comparable) ; ce gars en revanche, au sein de la Division Galicie de la Waffen SS, a combattu pour les Nazis (il s'est enrôlé au sein d'une unité directement contrôlée par le Reich, comme 20 000 de ses compatriotes). Ça fait une différence de nature, même si je peux tout à fait comprendre que l'expérience de l'Holodomor donne envie de trucider du Soviet.
  2. Autre facteur de changement d'échelle : à l'indépendance, les USA, c'est un peu plus de 3 millions d'âmes, pas 300 millions. Ce qui vient renforcer ta position.
  3. $$$Ils$$$ sont partout.
  4. Ah c'est juste la mise à l'Index classique (donc pas "les fictions" en général, même si le périmètre étant sans doute large), associée au fait que l'Amérique Latine était trop peu développée pour en produire et en diffuser par elle-même avant le 19ème siècle. Merci beaucoup.
  5. J'entends Mario Vargas Llosa affirmer que les Jésuites ou que l'Inquisition (pas clair) auraient interdit pendant trois siècles (16, 17 et 18ème) la publication et l'importation de fictions en Amérique latine, afin de préserver la santé spirituelle des locaux. Quelqu'un a des sources convergentes quant à cette affirmation ?
  6. Oh rien de grave, c'est un état grippal un peu carabiné ; ça fatigue, mais je reste fonctionnel.
  7. Non, la meilleure interprétation que j'aie trouvé de Ge 18:1-2, c'est que Abraham fout un vent à Dieu avant même que ce dernier ait commencé à lui causer, lui privilégiant les devoirs sacrés de l'hospitalité (ou bien, plus poliment, que Dieu utilise le fait de "Se faire voir" comme outil pour attirer, malgré la touffeur du jour, l'attention d'Abraham sur ceux qui se révèleront être Ses messagers). Il ne refuse pas, il répond par une question. Moui alors dire que Dieu révèle Son nom à Moïse (je suppose que tu parles de l'épisode du buisson ardent), c'est à la limite de voir ce que l'on veut voir plutôt que ce que l'on voit réellement. Le problème de croire trop au mot ce qui n'est qu'une traduction, c'est qu'on rate le changement du nom du lieu entre les deux versets : Péniel en 32:31 et Pénouel en 32:32. Je ne suis pas en état de faire une analyse plus approfondie de ce changement (être malade une veille de jeûne, c'est pas fun), mais si il y a bien une opinion qui doit être rejetée, c'est "il est évident que c'est Dieu en personne". Il y a un tas d'opinions opposées ou intermédiaires qui pourraient plus aisément être défendues, d'autant que les "subtilités" (ou les incohérences, hein) du texte ne semblent pas toutes être passées dans la traduction que tu utilises (laquelle, d'ailleurs ?).
  8. Non non non, le texte est en focalisation zéro, c'est bien un homme. Ge 32:29 est traduit par Chouraqui en "Il dit: « Ton nom ne se dira plus Ia‘acob, mais Israël ­ Lutteur d’Él ­: / oui, tu as lutté avec Elohîms et avec les hommes, et tu as pu. »" ; la bible du Rabbinat quant à elle donne "Il reprit: "Jacob ne sera plus désormais ton nom, mais bien Israël; car tu as jouté contre des puissances célestes et humaines et tu es resté fort."". Il y avait un homme cette nuit-là, et non "les hommes", ni "des puissances [...] humaines" ; il faut donc interpréter cette parole et ce renommage comme un bilan de la vie de Jacob jusqu'ici, et non comme le résumé de cette nuit de lutte.
  9. Dans le contexte actuel, oui. "Taxez les gadjos à mort, moi j'y échapperai".
  10. Je compatis.
  11. De ce que j'en sais, les enquêtes de terrain de Esther Duflo ne sont à peu près remises en cause par personne. En revanche, beaucoup trouvent ses observations difficiles à généraliser ; de même, pour ce qui est des propositions qu'elle en tire, on doit pouvoir trouver des critiques.
  12. C'est autre chose. Le géolibertarianisme considère que le seul impôt légitime, est l'impôt sur la terre (sans doute une scorie physiocratique mal digérée), parce que la terre n'est ni la création de l'homme ni n'est extensible et qu'à la différence des autres richesses, qui l'accapare en prive définitivement les autres ; de plus, comme faisant partie de la vaste famille libertarienne, il considère que les fruits du travail sont sacrés, et sont tout aussi remontés sur les droits de succession que les autres libertariens. Quant au revenu universel, quelques recherches m'apprennent qu'il est l'objet de larges débats chez les géolibertariens ; Henry George lui-même le considérait comme l'usage le plus inutile qu'on puisse faire du denier public. Le géolibertarianisme, c'est la résurrection de la physiocratie par les LibLeft, mais ça fait partie de la vaste famille libertarienne, que ça nous plaise ou non. L'article en question, en revanche, n'en relève pas (et est, quant à lui, plutôt à classer dans l’entrisme pseudo-subtil, à savoir utiliser la grammaire des droits pour séduire des neuneus mal formés idéologiquement et mal équipés pour ce qui est du bon sens). This. La land tax a du sens en pensant in abstracto à l'organisation d'un Etat, et notamment un Etat fédéral, à partir d'une carte accrochée à la porte de ses toilettes. Quand on a mis les pieds dans une usine, ça a beaucoup moins de sens. Muh reparations. Mon grand-père a tenté de récupérer la maison de famille à Oderberg, où il allait en vacances étant gamin ; mon père a renoncé à toute tentative, parce que la prescription est une condition d'une société pacifiée. Les réparations, ça consiste toujours à punir des innocents qui n'ont rien demandé au prétexte de crimes qu'ils n'ont pas commis, le tout au profit de gens qui n'en ont pas été victimes ; c'est la manière la plus perverse de subvertir la justice en la retournant comme un gant (ce qui ne lui fait pas du bien). Quiconque a une once de libéralisme sur lui devrait sortir le lance-flammes.
  13. Le RU justifié comme réparation des injustices cumulées du passé (ou d'un passé fantasmé qui fait de toute propriété actuelle le fruit d'une injustice), et financés par l'impôt sur la terre ou sur la mort (toujours populaires puisque tout le monde pense que ce seront les autres qui les paieront, et au montant notoirement insuffisants pour le but proposé) ? On a passé la barrière du libéralisme de gauche, clairement. Accessoirement, même dans ce cadre de pensée délirant, ça ne compense pas ceux qu'on a tué (avant qu'ils aient eu de descendance) pour les voler (on saluera Naboth et sa vigne, ou encore Urie le Hittite). Non vraiment, s'appuyer sur le prétexte de la propriété pour presque abolir cette dernière, c'est juste broder sur le plus vieux vol de concept : "la propriété, c'est le vol".
  14. La seule question, c'est pourquoi tu n'as pas directement répondu que c'était beauf quand on t'a expliqué que c'était le nec plus ultra subversif.
  15. "La microéconomie de la pauvreté ne permet pas du tout de soutenir ce que professe habituellement la macroéconomie du développement". En gros.
  16. Allons, Ge 32:25 décrit le lutteur comme "ish", c'est à dire "un homme".
  17. Ça s'appelle une pension de retraite, non ?
  18. Ça fait bien longtemps que je répète qu'il y a un marché pour nous, pour vendre un produit d'appel permettant d'amener de nouvelles personnes à notre core business.
  19. Ça étonne qui ? Ce n'est que la énième étape d'un chemin que beaucoup trop de gens du parti des sachants ont accepté d'emprunter depuis trop longtemps.
  20. FYP. Je crois qu'il importe peu à @Prouic que le hors contrat soit rare ou non, puisque c'est précisément dans le hors contrat que son fils est scolarisé.
  21. Attention pour la mythologie nordique ; de ce que j'en comprends, la plus grande partie des traces écrites que l'on en a datent de l'ère de la christianisation, parfois même écrites par des chrétiens ; tout ceci peut donner un biais fort à la vision que l'on en a. Ce qui n'est bien entendu pas du tout le cas de la mythologie gréco-romaine.
  22. C'est précisément ce à quoi je pensais en faisant cette remarque.
  23. Attention, réfléchir c'est déjà désobéir. Quand on doit se poser la question du sens d'un mythe, c'est que ce n'est plus du tout évident, peut-être bien parce qu'il ne contient plus grand-chose de spirituel. Ceci étant, je ne confondrais pas le paganisme grec de l'âge archaïque avec son homologue romain de l'âge impérial, par exemple ; beaucoup d'évolutions ont eu lieu, et de nombreuses traditions ont pu pour certaines se dessécher et pour d'autres éclore. (Je reconnais ma compétence limitée quant à ce sujet toutefois ; je suis infoutu de distinguer lares et pénates, par exemple).
  24. Pas de retour de souveraineté, pas de changement. Mais si c'est nécessaire, ce n'est pas suffisant. La politique anglaise peut désormais être davantage décidée à Londres. Ça ne promet pas du thatchérisme, mais ça le rend à nouveau possible un jour.
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