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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Mmmmh...pour "agresser" quelqu'un, il faut être doué de conscience, non ? Cela suppose de s'introduire sciemment dans le corps d'une personne pour lui faire du tort, chose qu'on évalue en général devant un tribunal et un parterre d'experts (pour jugement de l'état mental de l'accusé) ? C'est un argument que je trouve curieux pour ma part, et surtout hautement subjectif (certains percevront l'embryon comme un agresseur, d'autres comme une bénédiction : tout cela semble indiquer que nous entrons sur l'autoroute du subjectivisme moral à fond les ballons).
  2. Il est difficile de prévoir absolument quel sera le contenu futur de la vie de l'enfant à naître, et surtout, il me semble qu'il y a dans cette objection un renversement de point de vue entre le jugement subjectif de l'observateur et l'intérêt de l'embryon : X en fonction des circonstances prévoit que les conditions de vie de Z seront insupportables, mais Z, qui par définition ne peut donner son avis, voit son existence dépendre du bon vouloir, ou des impressions subjectives de X. En d'autres termes, X décide pour Z sans son consentement sur la base de considérations nécessairement un peu aléatoires. Je pense que si on avait diagnostiqué avant la naissance aux parents de Stephen Hawking les problèmes de santé qu'il a eu par la suite, ils auraient peut être été tenté de lui éviter une vie de merde (j'aurais pu prendre l'exemple de n'importe quel trisomique, ou plus largement de tout être vivant ne correspondant pas aux canons d'intelligence et de beauté d'aujourd'hui). Ceci étant dit, pour que le diagnostic se fasse, il faut que le procès de formation de l'embryon soit déjà engagé il me semble, et dans ce cas, on retombe dans le dilemme probabiliste que je posais (doit-on prendre le risque d'interrompre un processus qui a une chance sur deux d'être un meurtre pour parler crûment ?).
  3. La stratégie moscoutaire du PCF durant l'après-guerre a toujours été de jouer sur le "patriotisme" français pour augmenter son audience.
  4. ça me rappelle une très mauvaise blague d'un de mes profs : savez-vous comment on fait le coquetèle nommé "le fond de culotte" ? Réponse : Suze + sirop de cassis. Pourquoi ? Parce que le fond de culotte ne s'use qu'assis.
  5. Red boule + vin californien, c'est l'avenir !
  6. C'est fou...les fraggle rock...je dois être un peu cinglé mais cette musique m'est entrée dans la tête au début de la semaine en lisant certains débats sur liborg (véridique)...
  7. D'accord. Dans ce cas, j'imagine que le stérilet est partie intégrante du problème que je soulevais avant concernant l'incertitude d'un point de départ certain touchant à la vie humaine.
  8. Randy Barnett rentre dans la danse et oublie aussi -ou omet- d'indiquer que le problème du 14eme amendement renvoie au statut du texte constitutionnel et à la nature de l'Union (union entre Etats ou union au sein d'un Etat fédéral). http://www.volokh.com/2013/07/18/more-on-slavery-the-civil-war-and-libertarians/
  9. Oui, ce qui signifie qu'il s'agit plus d'un empêchement à la fécondation (se prévenir contre la fécondation) qu'une intervention après le commencement du processus de formation de l'embryon, non ?
  10. Sans être un spécialiste, il me semble que le problème est un peu différent, puisque les effets attendus du stérilet se font ex ante fécondation. Il s'agit d'empêcher la fécondation et non de l'interrompre. Mais je dis peut-être une bêtise, je n'en porte pas
  11. Ce qui me semble être une pierre dans le jardin des partisans de l'avortement porte justement sur l'indécidabilité du point de départ de la vie humaine. Du coup, le législateur entend lui donner une définition conventionnelle, qui se veut elle-même être un consensus politique entre experts (le consensus politique qu'évoque Chitah, et qui peut être critiqué aussi, mais ce n'est pas là où je veux en venir ici). Reconnaître qu'on évalue l'apparition de la vie au doigt mouillé, en fonction des désirs et des besoins des intérêts extérieurs à l'enfant à naître en présence est problématique parce que par définition il ne fait que construire une fiction morale et juridique afin de résoudre un problème qui de l'aveu même de la plupart de ceux qui se sont penchés dessus est indécidable. S'il y a bien un endroit où le principe de précaution devrait s'appliquer, c'est bien ici : si nous ne savons pas exactement où commence la vie ou plus emphatiquement l'humanité dans l'amas de cellules, on prend le risque en interrompant le procès de supprimer une vie (c'est probable). Et plus on allonge le délai pour avorter, plus on augmente la probabilité d'attenter à la vie. Du coup, pour reprendre l'antienne libertarienne bien connue, plus on augmente ses chances de violer le principe de non agression (pour faire vite).
  12. The volokh Conspiracy relance de 10 avec une contribution sur la Confédération (mais un avis plus nuancé que les BHL) : http://www.volokh.com/2013/07/16/libertarianism-the-confederacy-and-the-civil-war-revisited/ et http://www.volokh.com/2013/07/17/john-stuart-mill-on-slavery-the-confederacy-and-the-american-civil-war/
  13. Caroline Fourest se désolidarise des femen LOL http://www.lexpress.fr/actualite/societe/tweet-islamophobe-caroline-fourest-lache-les-femen_1267425.html#zp820sWjCO6u0RBT.99 Extrait : "Le désaveu de l'auteur du documentaire Nos seins, nos armes a néanmoins provoqué quelques moqueries sur le Net. Dont celle de son ancien collègue du Monde, Xavier Ternisien: "Nouveau verbe: fourester. Avoir des amis quand ils nous sont utiles, les lâcher quand ça devient dangereux.""
  14. C'était un peu fait exeuprès, histoire de faire dans le franco-français. J'aurais pu dire aussi devant un vermouth Dubonnet par exemple
  15. C'est une simple observation . Je pense que le problème de l'avortement se prête plus au débat que celui pour les cellules souches pour une raison toute bête : Ce dernier est plus difficile à comprendre et les enjeux qu'il véhicule sont plus difficiles à cerner. C'est d'ailleurs pour cette raison que le législateur a de son propre aveu agi par interdiction de manière prudentielle plus qu'en connaissance de cause (même si on peut se demander si pour l'interruption volontaire de grossesse, le législateur a une idée précise du moment où commence l'humanité de l'homme après fécondation).
  16. Tiens, ce topic a maintenant dévié vers l'avortement. J'en prends bonne note.
  17. F. mas

    Alcools

    J'ai goûté du fuoco dell'etna le week end dernier. Alcool sicilien assez sucré donc plutôt assassin, pas mauvais sans être à tomber par terre, mais 73% quand même.
  18. Elle est au bistrot à râler devant un match de foute en dégustant de la suze.
  19. L'histoire de machin ontologique est une coquetterie intellectuelle, bien sûr, mais sur le définition flottante du libéralisme et son usage moral (comme approbation ou rejet), il vise juste. Il fait simplement une erreur de jugement assez répandue : tout en refusant de définir le libéralisme, il en retient tout de même une définition implicite qui lui permet de filtrer la réalité et d'affirmer que le monde qui se présente à lui est libéral. Il ne retient du monde politique d'aujourd'hui ce qui accrédite sa thèse (implicite) et ne voit pas ce qui l'infirme (biais de narration, biais de confirmation). L'erreur "libérale" symétrique est tout a fait possible. Il est tout à fait possible de sélectionner dans notre expérience quotidienne que ce qui s'apparente à du collectivisme et de ne voir que ce qui corrobore notre affirmation de départ.
  20. Moi je le trouve pas bête ce type. Il a le mérite de ne pas fétichiser les étiquettes, même s'il se trompe en partie.
  21. Si le fn est de gauche, on ne peut plus accuser certains libéraux d'être complaisants avec l'extrême-droite ! Problem solved ! Merci Liborg
  22. Un article : http://tempspresents.wordpress.com/2009/08/24/stephane-francoisqu%E2%80%99est-ce-que-la-revolution-conservatrice/ un livre : http://livre.fnac.com/a1056777/Louis-Dupeux-Revolution-conservatrice-dans-l-allemagne-de-weimar
  23. Non, ce que je veux dire, c'est que l'une de ces deux personnes s'est contenté de parler sans avoir les leviers de commandes, l'autre pas. Entre une personne qui dit des bêtises mais ne fait rien, et l'autre qui débite des paroles onctueuses tout en te filant un coup dans les burnes, il est possible de faire la différence une fois qu'on met de côté le seul discours La question que je pose, quelle est celle dont la responsabilité est la plus engagée dans une entreprise condamnable politiquement et moralement ? Mon propos n'est, encore une fois, pas de défendre LP, mais d'observer qu'en politique, la parole fait écran aux actes réels des uns et des autres, et qu'il faut tout remettre à plat pour juger. Obama qui drone l'Afghanistan en souriant, Sarko qui détruit un pays après un fouting, Normal Premier intervient au Mali, tout le monde trouve ça normal. Par contre, la presse se répand en déclarations offusquées quand Le Pen père ou fille se contentent de dire une énormité (et pas d'en faire). Je trouve ça à la fois particulièrement hypocrite et surtout une erreur de jugement. L'une des raisons qui me fait me défier de la politique porte justement sur l'instrumentalisation des passions des uns et des autres au services des politiciens professionnels. Il s'agit réellement de nivellement vers le bas et de démobiliser tout esprit critique pour éveiller le panurgisme des uns et des autres. L'un agitera le ressentiment contre telle catégorie de population, l'autre contre telle autre, et le tout pour rester en poste ou se faire élire. Le Fn se focalise sur les immigrés, le PS sur les riches et l'ext droite, l'ump sur les roms, etc. Il y a toujours un démagogue pour flatter la foule et surtout lui interdire de raisonner trop calmement. Et on est tous à un moment donné la foule.
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