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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Hollande plus socialiste encore que Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de pankkake dans Politique, droit et questions de société
L'erreur de jugement porté par certains sur le budget militaire est à mon avis de croire qu'en le dégonflant, on limitera nos interventions à l'extérieur de nos frontières. Au regard de notre histoire récente depuis au moins la chute de l'URSS, je crois plutôt qu'on s'avance lentement mais sûrement vers un alignement sur les positions atlantiques qui ne sont pas moins belliqueuses (même plus) que celles de nos édites. Ce n'est pas parce que la France se retire du monde que les rapports de force s'effacent et que les concurrents qui prendront la place du gouvernement français seront beaucoup plus sympathiques. Les américains comme les chinois en Afrique, les Américains, les russes, les séouds ou les quataris imposeront leur joug avec la même fermeté, voire avec des considérations humanitaires qui feront même regretter le paternalisme de la françafrique ou ses vieux protectorats dictatoriaux. L'aplaventrisme n'est pas une solution, et à tout prendre, je me range du côté de Rothbard qui a toujours choisi entre des alternatives médiocres celles qui tendaient à diviser le pouvoir politique plutôt que celles qui revenaient à en centraliser l'exercice. Plutôt que de se réjouir de l'alignement otanien, le moins pire est encore l'indépendance militaire. Et Dieu sait si ce n'est pas terrible. -
J'imagine que lire dans ce passage à une signification métaphorique. Nous sommes tous des lecteurs plus ou moins bons, plus ou moins attentifs. Il est donc toujours intéressant de se rapporter aux exègeses des meilleurs lecteurs que nous. On appelait ça l'éducation avant que le pays ne se transforme totalement en débileland. Qu'ils s'appellent Strauss, Lefort, Mansfield, Altusser, Pocock, Oakeshott ou Skinner, ils ne se sont pas contenté de lire Le Prince comme un élève de terminale pressé de retourner à sa PS2, mais ont pris le temps de le lire. Pour ma part j'ai lu Le Prince par obligation, Les discours sur la première décade de Tite-Live pour en approfondir l'analyse, et l'histoire de Florence par récréation (j'étais à Florence). Mais je comprends que quelqu'un qui ne connaît pas ni l'histoire de Florence, ni celle romaine, qui n'a jamais lu une ligne de Cicéron, d'Aristote, de Platon, de Montesquieu, de Hume, de Clausewitz, de Aron et globalement de toute la philosophie postérieure aux écrits du florentin ne puisse pas saisir les enjeux qu'il a soulevé, et continue de soulever de nos jours. Pourquoi gaspiller son temps ? Il y a Revel, Nicolas Doze, les blogues et les fiches ouiki. Acéphale : l'interprétation straussienne de Machiavel est à la fois l'une des plus intéressantes et les plus controversées. Effectivement, il pose que Machiavel, comme les philosophes classiques, masquent leur véritable enseignement derrière une barrière de platitude pour éviter les censeurs et la persécution, ce qui est assez plausible quand on lit sa correspondance dans laquelle il explique qu'il faut lire entre les lignes pour comprendre ses thèses. Il faut lire Machiavel comme lui-même lit Tite-Live, c'est-à-dire comme un philosophe ou un théoricien original et non comme un historien ou un technicien. En dehors de ça, son propos est surtout de montrer que Machiavel n'a pas voulu fondé une science nouvelle ni exalter le patriotisme de ses congénères mais qu'il a détruit la tradition socratique et la pensée théologico-politique chrétienne. La justice, le bien commun, la paix civile, les vertus classiques sont soit ignorés, soit considérés comme des maux.
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On dirait pas.
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Tiens, un passage du sang du pauvre sur la visite de L Bloy dans un cimetière d'animaux de compagnie : "On est forcé de se demander si la sottise décidément n’est pas plus haïssable que la méchanceté même. Je ne pense pas que le mépris des pauvres ait jamais pu être plus nettement, plus insolemment déclaré. Est-ce l’effet d’une idolâtrie démoniaque ou d’une imbécillité transcendante ? Il y a là des monuments qui ont coûté la subsistance de vingt familles ! J’ai vu, en hiver, sur quelques-unes de ces tombes d’animaux, des gerbes de fleurs dont le prix aurait rassasié cinquante pauvres tout un jour ! Et ces regrets éternels, ces attendrissements lyriques des salauds et des salaudes qui ne donneraient pas un centime à un de leurs frères mourant de faim ! « Plus je vois les hommes, plus j’aime mon chien », dit le monument à Jappy, misérable cabot bâtard dont l’ignoble effigie de marbre crie vengeance au ciel. La plupart de ces niches sans abois sont agrémentées, pour la consolation des survivants, d’une photographie du pourrissant animal. Presque toutes sont hideuses, en conformité probable avec les puantes âmes des maîtres ou des maîtresses. « Les attractions, a dit Fourier, sont proportionnelles aux destinées. »"
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En fait je la trouve étroite ta définition, parce que la géopolitique contemporaine ne se contente pas de prendre appui sur la géo, mais plus généralement sur l'environnement éco, social, politique, et les ressources naturelles disponibles pour définir les buts et les moyens politiques des unités politiques. J'admets que j'élargis un peu à la géostratégie.
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J'ai beaucoup aimé "Le sang du pauvre" de Bloy. Ses imprécations me font beaucoup rire.
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Si la géopolitique correspondait à cette définition, effectivement, ça en serait une, mais ce n'est pas vraiment le cas.
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ça me rappelle un article lu sur takimag “Who better to tell white liberal lefties to fuck off than a black pope?” http://takimag.com/article/praying_for_a_black_pope_nicholas_farrell/print#axzz2NalcRXKa
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Hollande plus socialiste encore que Sarkozy
F. mas a répondu à un sujet de pankkake dans Politique, droit et questions de société
Sans les Français, les Américains non plus -
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Tous les articles de Leon Hadar sont bons à lire.
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Gentleman contemporain - comment s'habiller avec classe
F. mas a répondu à un sujet de Librekom dans Sports et loisirs
Malheureux ! Tu vas réveiller Lucilio. -
J'ai précisé que j'ai aussi le chapeau qui va avec ?
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Merci beaucoup.
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Certains sont vraiment prêts à vendre leur âme pour un plat de lentilles. Heureusement, il n'est pas encore interdit aux musulmans d'avoir la classe absolue, de susciter l'admiration et l'envie de tous ceux qui vivent chaque jour dans l'espoir d'être aussi distingués que les heureux possesseurs de loden.
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'tain réglez ces problèmes de nourriture à mains nues, comme à Sparte, merde.
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Merci Bon ben en passant par Paris ou Lille pour retourner en Belgique, il faudra qu'on se boive des bières. En tout bien tout honneur, je suis un homme marié.
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Mouif, sur Machiavel, mieux vaut lire Strauss, Pocock et Lefort que machine, là. Je me garderais de jauger de la superficialité du personnage au regard de son influence postérieure en théorie comme en pratique politique, tout comme du dialogue qu'il entretient avec Cicéron. Enfin bon, l'un des trucs de Revel, c'était aussi de s'attaquer frontalement aux classiques histoire de réveiller un peu les esprits pour qu'ils philosophent un peu, ce qui n'est sans doute pas une mauvaise chose.
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Sur Hayek, la démocratie et la dictature, il y a plusieurs remarques à faire. D'abord, parler de dictature libérale est tout aussi problématique que de parler de démocratie libérale, parce que les deux régimes sont des compromis entre plusieurs conceptions du bien ou théories de la justice, pas nécessairement compatibles entre elles. Hayek défend (mollement) la démocratie comme système politique parce qu'elle permet de pacifier la compétition politique, même s'il estime qu'elle est plus ou moins un échec dans le dernier tome de DLL. La démocratie est un moyen, et non une fin en soi pour Freddy, qui tend à se dégrader en marchandage mesquin entre politiciens et électeurs, entre groupes d'intérêts et coalitions jusqu'à détruire la propriété établie et le droit privé qui la soutient. Il ne faut pas oublier que Hayek (tout comme Mises) constitue l'une des sources d'inspiration de l'école du Public Choice et de l'école de Virginie, qui abandonnera par la suite la distinction verbale hayékienne entre la "bonne" démocratie idéelle et la "mauvaise" réelle. Il est même possible de dire, après de Jouvenel et de Jasay surtout, que la démocratie "libérale" n'est qu'un stade de développement dans la logique démocratique, qui se dirige nécessairement vers la démocratie sociale et pire encore. En effet, à partir du moment ou la condition de l'élection politique porte sur le rassemblement de coalitions majoritaires, l'incitation à transférer la propriété des relativement plus riches (les moins nombreux) vers les relativement moins riches (les plus nombreux) afin d'acheter les votes s'impose naturellement. Cette incitation n'apparaît qu'à un moment particulier du devenir historique de l'Etat, celui de la professionnalisation de la classe politique et de la disparition des entraves morales et sociales (communautés organiques, décence commune, etc.) qui modèrent les appétits des uns et des autres. Hayek a à mon avis dans le rétroviseur le livre de J Talmon sur la démocratie totalitaire, qui explique qu'à l'origine des institutions politiques, il y a une idéologie égalitaire dont le versant le moins libéral est aussi celui qui a donné les régimes les plus oppressifs du 20e siècle. Donc, quand il explique qu'à titre exceptionnel, une dictature transitoire est moins pénible qu'une démocratie illibérale, non seulement ce n'est pas choquant, mais c'est tout à fait acceptable et modéré me semble-t-il comme propos. Ça choque parce que c'est sortie de son contexte, et aussi parce que la connotation positive attachée au terme démocratie nous aveugle un peu. Maintenant, au regard de ces quelques remarques, il me semble qu'on peut se demander, avec de Jouvenel, de Jasay et Hoppe (éclairs dans le ciel, coups de tonnerre et roulements de tambours) si la conjonction du libre accès aux charges publiques et la création du consentement démocratiques n'ont pas plus participer à l'effacement de la justice et de la propriété que ces dictatures un peu baroques qui après tout ne pouvaient étendre leurs pouvoirs qu'au prix d'une répression qui mettaient constamment en danger leur légitimité et leur autorité. D'un point de vue pragmatique, certains diront cynique, il vaut mieux jouer la carte de la démocratie populaire quand on est dictateur que celle du pronunciamiento anticommuniste pour se remplir les poches. Se faire marcher sur la gueule au nom de "la volonté populaire" ou au nom du "consentement aux institutions" semble beaucoup plus accepté et acceptable qu'au nom de la lutte contre le terrorisme ou le communisme international. En tout cas, ça permet une atteinte aux biens et aux personnes beaucoup plus plus profonde, et offre aux dirigeants un confort inespéré pour perpétrer leurs exactions.
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J'espère qu'il va remettre la tiare.
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Je trouve Craig et Connery plutôt bons dans le genre distingués mais virils, voire un tantinet réacs (ha Bond et les beatles...). Et George Lazenby n'est peut être pas le JB du siècle, mais il se marie avec Diana Rigg, merdalors !
