@Yozz sur le nationalisme : il y a autant de définitions du terme que de définitions de la nation. Et le nationalisme intégral (l'attachement à l'héritage des pères) de Maurras n'est pas celui des révolutionnaires (le principe d'auto-détermination). Sur Burke : il donne aux réactionnaires toutes les armes dont ils ont besoin pour combattre la révolution (notamment ses réflexions) mais n'est lui même qu'un vieux whig qui n'aime pas l'abstraction et le désordre.
@Hoxton sur Muray : c'est comme tout, on aime ou on aime pas. J'ai découvert Muray avec Après l'histoire, à la sortie des deux premiers volumes il y a plus de 10 ans, et j'ai tout de suite accroché. Pour le coup, lui est réactionnaire au sens large et contemporain, c'est-à-dire comme encore attaché au réel. Plus globalement, une fois écarté dans son usage étroit lié à la contre-révolution, cela sert en général à désigner tout ceux qui s'opposent ou semblent s'opposer aux yeux des progressistes au progrès humain. Camus est réac aux yeux de Sartre et des marxistes aux fronts de taureaux, mais pas dans l'absolu.
La définition de "conservateur" souffre de la même faiblesse que celle de "progressiste" ou de "réactionnaire" (au sens large et non étroitement contre-révolutionnaire) : elle n'a de sens qu'aux yeux de celui qui qualifie subjectivement tel ou tel personne ou courant par ces termes. Je note par exemple qu'il n'y a aucune trace de courant intellectuel et politique conservateur revendiqué en France, parce qu'on a jamais su quoi conserver exactement (mon opinion).
@Acéphale : Caton ? Cet inverti progressiste ? Peuh, rien ne vaut Aristophane. Ceci étant dit, le courant romantique est un terreau fertile à la réaction, surtout en Allemagne. Qu'on pense à Novalis.