-
Compteur de contenus
12 971 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
52
Tout ce qui a été posté par F. mas
-
Lire du Judith Butler ! Pas ici, enfin ! nous sommes des gentlemen, et si ça trouve, il y des enfants !
-
pense que Bertrand Russell est un crétin.
-
-
En fait, j'ai lu il y a quelques temps ses "essais sceptiques" et pour Noël ma fiancée m'a offert son "Histoire de la philosophie occidentale" en 2 tomes (qui vient de paraître aux belles lettres). J'ai juste eu le temps de lire dans ce dernier les articles sur la philosophie grecque, Platon, Aristote, Hume et le libéralisme politique qui sont tous plus mauvais les uns que les autres. Russell, comme dans ses essais sceptiques fait ce que les historiens anglo-améric...
-
-
Proposition de loi déposée pour la démocratie directe en France
F. mas a répondu à un sujet de Bastiat dans Politique, droit et questions de société
Bon, mettons à part l'envolée lyrique sur l'irresponsabilité des Français : je saluais le style, et négligeais certains éléments du contenu que je nuancerais donc : la plupart des Français ayant été déresponsabilisé par les artifices paternalistes confondus de l'Etat providence et du gouvernement représentatif, leur accorder de but en blanc une manière d'imposer leur choix à la minorité devient un exercice périlleux. Le danger pour la liberté vient aussi des majorités tyranniques, surtout en démocratie, où l'opinion a pris la place des statuts anciens propres à l'ancien régime. -
Proposition de loi déposée pour la démocratie directe en France
F. mas a répondu à un sujet de Bastiat dans Politique, droit et questions de société
Oui, je l'ai évoqué plusieurs fois : en France, l'adoption du suffrage universel et le référendum de 1851 qui porte Napoléon le petit au pouvoir. Sinon Filthy John, quand je lis ça, si je n'étais pas engagé avec une charmante personne du sexe opposé, je vous proposerais le mariage éclair à Las Vegas : " La majorité silencieuse, c'est celle que nous côtoyons au quotidien. Le jour où elle prendra la parole, crois-moi, tu seras parmi les premiers à prier pour qu'elle la ferme. Quant à la faculté des Français à être autre chose que des enfants irresponsables, à l'heure d'aujourd'hui, cela tient plus de la blague de mauvais goût que de la réalité. C'est d'ailleurs, à mon avis, tout l'intérêt de DD. Derrière le cynisme et la volonté d'en finir au plus vite avec la sociale-démocratie dans un dernier feu d'artifice marxisant, il y a un pari osé : celui de la pédagogie. Avec beaucoup de chance, les lamentables échecs qu'un tel outil finiraient par provoquer pourraient ouvrir les yeux de nos concitoyens sur les réalités politico-économiques et les dangers des raisonnements constructivistes. Les Français sont littéralement en situation de dissonance cognitive quant au rôle de l'état, et un bon choc pourrait les ramener à la raison. Aussi, il y aurait effectivement une petite chance de voir le peuple abattre certains privilèges de la nomenklatura au passage. Un plaisir que l'on ne peut pas bouder, même si l'on sait très bien que le peuple ne s'arrêtera pas en si bon chemin dans sa volonté de couper des têtes et que tout ceux qui puissent être considérés de près ou de loin comme des riches ou des privilégiés y passeront aussi." Maintenant, quand vous proposez la DD pour accélérer la déliquescence de ce pays, mes envies de mariage à Las Vegas se transforment en pacs à Melun. -
Ron Paul gagne un vote informel aux USA
F. mas a répondu à un sujet de firedevil dans Europe et international
Ce type est complètement abruti, il ne comprend rien et est assez fier d'être un con. Il illustre à merveille une de mes intuitions personnelles : le militantisme à l'extrême gauche est un puissant aimant à dérangés, semi lettrés, et surtout recuit au ressentiment. -
Coucou, les nouveaux : présentez-vous !
F. mas a répondu à un sujet de Copeau dans Forum des nouveaux
Huzzah ! Bienvenue ! -
En fait, je sais bien qui est Paul Sernine, même si je n'ai jamais été un grand fan des romans policiers (excepté les Sherlock Holmes, et non les Herlock sholmès ahah allusion). Je croyais que tu parlais d'un autre livre paru il y a quelques années plus axé sur la théologie (comme on parlait de mon curé) : http://paille.sycomore.free.fr/ Sinon, comme on est dans le fil je raconte my life, tu apprendras qu'adolescent non content de lire des bd, j'en faisais aussi, et j'ai même eu un prix à Angoulême pour ça
-
?
-
Le blog de mon curé : http://ab2t.blogspot.com/
-
Johnnyboy va pouvoir me traiter de romantique honteux :
-
C'est marrant, pour moi, parce que ça peut ouvrir l'esprit d'un ou deux indécis qui lisent ce torchon, ça en vaut la chandelle. Quand je poste des articles en provenance de rue89 ou du Monde, j'ai l'impression que mes amis de gauche sont plus incités à les lire que que s'ils provenaient de sites plus explicitement libéraux. ça ne les convainc pas, mais ça permet de faire tomber quelques réticences : le libéralisme, il y a des gens sérieux et normaux pour le défendre.
-
Recherche bibliographie sur le marxisme (extension possible sur le communisme)
F. mas a répondu à un sujet de Barem dans Lectures et culture
De R. Aron, il y a "Le marxisme de Marx". Sinon, ce que je connais contient beaucoup de littérature critique, je pense notamment à "l'institution imaginaire de la société" de C. Castoriadis par exemple. -
Prézidentielles 2012
F. mas a répondu à un sujet de Porcinet dans Politique, droit et questions de société
http://www.youtube.com/watch?v=hRZmr5nZE6g -
Prézidentielles 2012
F. mas a répondu à un sujet de Porcinet dans Politique, droit et questions de société
Le pragmatisme à la Rorty-Putnam-Dewey-James-Peirce est effectivement un courant philosophique intellectuellement très stimulant, et je m'y intéresse depuis fort longtemps. Dire qu'il s'agit d'une forme de relativisme est sans doute assez réducteur, mais pas entièrement faux surtout quand on se penche sur James et surtout sur le néopragmatisme de Rorty. Ce dernier a pris le parti de l'historicisme le plus radical que je connaisse, au point de vouloir abandonner le lexique même se référant à la vérité et à l'objectivité. Très logiquement, il refuse donc d'endosser l'étiquette de "relativiste", puisque ce terme suppose l'existence d'un absolu et d'une vérité possible qui ne sont que des pratiques langagières historiquement dépassées. Sur la seconde partie : ce qui m'agace, c'est l'utilisation rhétorique de l'idiome de la concrétude à des fins moralisantes et politiques en lieu et place d'une argumentation solide. Je trouve que c'est un travers agaçant qui pourrit toutes les conversations, des plus sophistiquées aux plus ordinaires. Quand quelqu'un dit : "concrètement, qu'est ce que X veut dire ?", cela revient à porter un jugement de valeur sans le justifier. Cela peut-être paraphraser par "Ce que X énonce abstraitement ou idéalement, moi la concrétude avec moi (et en commun avec mon auditoire), je vais vous le dévoiler simplement". Ps : autre chose : l'un des enseignements du pragmatisme précédemment cité est d'ailleurs d'avoir indiquer que les oppositions entre "réalité" et "idéalité" ou "concret" et "abstrait" étaient des querelles de mots, et ne renvoyaient à aucune idée ou définition derrière. -
ba !
-
Dans le genre insignifiant, je me passionne pour la candidature de Frédéric Lefebvre aux législatives 2012 dans la toute nouvelle circonscription des états-Unis : http://fr.news.yahoo.com/fr%C3%A9d%C3%A9ric-lefebvre-%C3%A9tait-fois-am%C3%A9rique-091216771.html Ce type est extraordinaire, et cette candidature vient à point nommé pour couronner une carrière déjà époustouflante.
-
Proposition de loi déposée pour la démocratie directe en France
F. mas a répondu à un sujet de Bastiat dans Politique, droit et questions de société
Je vais tâcher d'être encore plus clair : dans un pays où l'élection d'une classe d'individus se fait en fonction du nombre (la majorité), il est logique que se développe un système de redistribution élaboré à condition qu'existent des différences importantes de revenus entre citoyens, que la proportion des relativement pauvres soit plus importante que les relativement riches, et, à terme, que le revenu des relativement pauvres passe par le transfert de richesses. Pourquoi ? Parce que si les hommes politiques cherchent à se faire élire ou se faire réélire, ils ont tout intérêt à promettre au plus de monde possible le plus de choses possibles. Quelque soit le cas de figure, les relativement riches, dans un pays où ils seront toujours minoritaires, se feront toujours tondre pour financer des biens publics qui ne leur profiteront jamais. Maintenant, qu'est ce qui peut faire que la démocratie, directe ou indirecte, ne se développe pas en ce sens ? Les relativement pauvres sont moins nombreux que les relativement riches, les écarts de richesses au sein de la population ne sont pas assez significatifs pour devenir un enjeu électoral bankable pour la classe politique, ou les mœurs sont suffisamment solides pour offrir un frein à l'esprit d'accaparement de ses élites. J'imagine qu'en en Suisse, il y a un peu des trois raisons, mais je crains aussi que ces trois raisons n'existent pas en France. Je pense donc que le seul remède opposable aux divers bricolages politiques reste la généralisation du marché (et donc l'autonomisation de la société contre l'Etat), ce qui revient à dire que la solution proposée se fait en dehors du champ politique. Autres remarques : (1) Que la démocratie soit directe ou indirecte, elle entraîne nécessairement la création d'une classe de politiciens professionnels. Qu'on se rappelle Les cavaliers d'Aristophane, qui met en scène les stratagèmes les plus roués des démagogues pour séduire demos. (2) Pourquoi est-on passé de la démocratie directe à la démocratie représentative ? L'accusation formulée noir sur blanc par les founders (dans les federalist papers) porte d'abord sur son idéologie égalitaire, ensuite sur son instabilité chronique : lui coller une constitution et une administration régulière étaient censés la modérer, lui faire avaler la pilule des inégalités de revenus entre citoyens et désigner ses meilleurs membres aux postes de commandement (en bref la tempérer par des éléments aristocratiques et/ou oligarchiques). Tout en constatant que l'opération s'est soldée par le triomphe absolu des tenants du pouvoir, je ne suis pas sûr que le retour au statu quo ante soit bien meilleur. -
Ron Paul gagne un vote informel aux USA
F. mas a répondu à un sujet de firedevil dans Europe et international
ouh le con ! -
Prézidentielles 2012
F. mas a répondu à un sujet de Porcinet dans Politique, droit et questions de société
+100 Variantes : l'apologie de la concrétude (contre les idées ou les discours) ou de la réalité (contre les idéalistes). Forcément, quand on est "dans le concret", qu'on s'attaque "pragmatiquement" aux problèmes, on est plus "dans la réalité que dans le discours". Putain, je pourrais être l'homme de plume de Jean Pierre Raffarin. Chitah : je ne suis pas sûr que les références faites dans le fil soient aussi élaborées. Ca me ferait marrer qu'un candidat se réclame de James ou de Rorty : "Alors patron, on va vraiment essayer de résoudre la crise de la dette souveraine ?" "Bof, je ne vois pas quelle signification vous donnez à "vraiment" dans votre phrase, mais si l'idée vous fait plaisir, et comme elle me fait plaisir aussi de mon côté, pourquoi pas !" -
Peut-on être à la fois libéral et schumpeterien ?
F. mas a répondu à un sujet de Libero-Schumpeterien dans Philosophie, éthique et histoire
-
Peut-on être à la fois libéral et schumpeterien ?
F. mas a répondu à un sujet de Libero-Schumpeterien dans Philosophie, éthique et histoire
Il s'agit d'une référence aux élèves du philosophe Leo Strauss, assez présents au sein de l'université américaine dans ses départements de philosophie et de science politique (plus exactement government, Political Theory et constitutional studies). Comme Leo Strauss lui-même, ils ne marquent pas de différence essentielle (ontologique) entre le conservatisme et le progressisme, le libéralisme et le communisme qui pour eux ont tous pour origine la rupture épistémique et philosophique introduite par la Modernité (à la fin du moyen âge). Les différences entre ces idéologies se comprennent à partir de leur situation historique à l'intérieur même de la modernité (la première vague parle le langage des droits, ce à quoi répond une seconde vague qui elle la critique au nom de l'histoire, pour aboutir à un troisième qui critiquera l'histoire au nom de l'impossibilité de fixer quoi que ce soit en raison, etc.), situation qui est aussi succession d'échecs visant à établir un étalon universellement valide à la connaissance. Les straussiens sont connus au sein de l'université et dans le débat public us pour leurs accointances avec le conservatisme et le néoconservatisme, pour certaines de leurs positions théoriques assez curieuses et un élitisme qui confine parfois au sectarisme. Sur le conservatisme, il dit ce que dit Lucilio texto dans un recueil de textes intitulé "Libéralisme ancien et Moderne" (le premier texte de tête) -
Toute asso subventionnée dans ce pays semble avoir vocation à devenir flic.
-
Qu'est-ce que le libéralisme ?
F. mas a répondu à un sujet de Lugaxker dans Philosophie, éthique et histoire
ça, ça peut être une bonne intro : http://www.amazon.fr/origines-philosophiques-du-lib%C3%A9ralisme/dp/2081232588 -
Le but est uniquement politique : pourrir le gouvernement et toutes ses initiatives (y compris la nomination du jury de l'agreg), même les plus anodines, pour mobiliser. Tiens, le ps avait fait la même chose avec le sénat par exemple : ils réclamaient à corps et à cris sa suppression, et maintenant qu'ils sont majoritaires, on ne les entend plus sûr le sujet. L'une des caractéristiques de l'art politique, c'est de trouver l'occasio, c'est-à-dire la bonne opportunité pour désarçonner son adversaire, et cela par tous les moyens possibles. Y compris des moyens qu'on abandonnera à la prochaine occasion.
