Je te remercie! Le problème à mon avis, c'est que si on s'éloigne un peu trop du terrain 'intellectuel' pour un terrain plus 'sociologique l'étiquette 'conservateur' devient vite assez floue, voire totalement indéterminée : un conservateur épiscopalien ne sera pas comparable à un conservateur en Iran ou à un mec de LMPT. Le label 'conservateur' ne nous éclaire pas bcp sur leurs éventuelles pratiques communes, si ce n'est, peut être, une commune opposition (ou défiance) à la sécularisation peut-être.
Oui bien sûr, l'école libérale en RI est très proche du New liberalism, mais la position des libéraux classiques ne me semble pas si clairement établie du côté réaliste au moins jusqu'à la seconde guerre mondiale. Si tu lis Carr ou Aron, tu te rends compte que certains aspects du new liberalism ne sont pas très éloignés de celui classique (parce que ce n'est pas une doctrine rigide) : je pense en particulier à la volonté d'établir une société internationale dirigée par le droit et pacifiée par le doux commerce. C'est assez proche des positions de Mises dans son livre sur le libéralisme il me semble (et honnêtement, de loin, c'est tout à fait libéral compatible!).
Je vais faire mon @Johnnieboy mais Maggie est tory, ce qui pourrait expliquer son côté réaliste en RI.
Je pense qu'en RI, les libéraux classiques se situent des deux côtés de la barrière, et qu'ils ont un peu de mal à trouver leur place. Ce n'est pas rare de voir les libertariens du côté réaliste aussi de retrouver les libéraux classiques du côté internationaliste, voire néocon (parce que si le régime libéral et démocratique est supérieur, alors le monde se divise en deux catégories...).