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Tout ce qui a été posté par F. mas
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[QALC] Combien connaissez-vous d'académiciens ?
F. mas a répondu à un sujet de Bézoukhov dans La Taverne
Ouf, Ferry n'a pas eu le siège de Déon. L'honneur est sauf. -
Bon j'arrête de chambrer Rand, je l'ai promis en plus. Sinon pub : notre prochain podcast, qui sort incessamment sous peu, est sur le livre de Max Tegmark, qui lui aussi cherche à apporter sa pierre au hard problem de la conscience. Il en fait une propriété émergente, ce qui me semble un curieux physicalisme appliqué à problème posé de façon non physicaliste (le dualisme cartésien hérité des Ryle and co). Drôle mais ama peu convaincant. Il expose et approuve une théorie sur le sujet qui plaira aux plus matheux d'entre vous https://en.wikipedia.org/wiki/Integrated_information_theory Ahah : j'ai acheté ce we l'édition de JY Girard
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Ca suscite plusieurs réflexions chez moi : Premièrement, la conscience, c'est un peu comme l'intelligence (et à plus forte raison l'ia), il n'y a pas de définition unique qui fasse autorité. Les programmes de recherches en particulier en sc cognitives et philo contemporaine la ramènent souvent à l'expérience subjective (c'est la conscience phénoménale de David Chalmers), ce qui a le mérite d'être clair et débattable, mais l'histoire de la philosophie moderne nous a légué un lexique assez riche en fonction des traditions intellectuelles qu'on explore (Rousseau, Hegel, Husserl, que sais-je encore). Pourquoi certaines entités ont des expériences subjectives qui ne se ramènent pas à l'observation objective de la physique et de la biologie ? Comment ça se passe concrètement ? Il y a un substratum physique de l'injustice ou du son des cigales tel que je l'entends moi ? Les réponses sont multiples et pour l'instant ne sont pas tranchées. Les tentatives de naturalisation radicale de l'esprit pour l'instant ont tendance à raser l'essentiel, à savoir, comme tu le suggères, les outils indispensables à l'exercice de la liberté. Quand je lis Tegmark qui nous explique qu'on retrouve des entités non conscientes qui peuvent se donner des buts en prenant exemple sur des minéraux, je me demande vraiment comment autant de confusion sur les termes est possible pour faire passer son physicalisme. Deuxièmement, la conscience est effectivement centrale dans le libéralisme, mais sous l'angle 'liberté de conscience' : on invente le terme de conscience (et de liberté de conscience) pour détacher les individus des conceptions théologiques de l'Eglise au cours des 17e et 18e siècle. Ici, liberté de conscience, c'est plus capacité (subjective) à choisir plus qu'expérience directe, j'ai l'impression. Ca ne me semble pas être exactement le même sens, même si le trait commun, c'est la reconnaissance du caractère irréductible de la subjectivité. Troisièmement : je ne suis pas sûr de bien comprendre la conscience qui fait référence à elle-même. Après tout, elle a un langage qui est 'public', et tout le monde peut le comprendre et indiquer par ce biais ce que nous expérimentons en commun, non ? Quatrièmement, je ne comprends pas très bien l'articulation entre conscience et politique (et encore plus, politique, gestion et conscience). Il faut se rappeler que la reconnaissance de la subjectivité en théologie puis en politique au cours des 17 et 18e siècle a impacté la politique de manière essentielle > On a rangé au placard les conceptions classiques à la Aristote/Platon/St Thomas qui en gros la modelaient sur une conception 'objective' de l'âme (l'ordre politique renvoyait à celle de l'âme et les deux devaient se coordonner) pour une conception en termes d'artifices ou de conventions qui peuvent se passer d'une réflexion globale sur l'intériorité : parce que les hommes sont dotés de consciences libres, ce n'est plus sur ce pivot qu'il faut s'appuyer pour reconstruire l'ordre politique/social. Cinquièmement, sur la séparation entre gestion publique et politique, c'est déjà un peu le cas avec la régulation par le droit, et qu'en France, cette division a pris (historiquement) une forme singulière avec le poids de l'administration (et l'invention du service public durant la seconde partie du 19e siècle). Bien entend, on ne prend pas appui sur la question de la conscience, mais l'idée ici est de dire que la distinction n'a pas ama été très efficace pour contenir l'expansion de l'Etat et la politisation de la société. Une petite vid de Lucien Jaume pour comprendre ça :
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L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
F. mas a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
Qu'il y ait une tendance groupiste (plus que xénophobe peut-être?) chez les individus, et que cette tendance groupiste soit un produit de l'évolution (je viens de relire ça par ex dans le dernier Sapolsky), c'est la thèse de bon nombre de personnes qui utilisent les outils classiques de l'individualisme méthodologique : je pense en particulier à Matt Ridley dans The evolution of Virtue, ou encore, dans le domaine evopsy, quelqu'un comme Joshuah Greene ou Jon Haidt. C'est d'ailleurs ce qui pourrait expliquer l'aspect contre-intuitif des bienfaits de la Grande société : quand Bryan Caplan explique que l'électeur moyen a tendance à voter contre ses intérêts parce qu'il a des biais économiques, c'est parce qu'intuitivement, l'homme est équipé pour vivre en petits groupes, et qu'il faut aller au-delà pour s'apercevoir de ses immenses bienfaits. D'ailleurs, Matt Ridley avance dans The O of V une idée intéressante (mais qu'on peut discuter) sur le nationalisme, il s'agirait d'un guts feeling fort transposé vers un mauvais objet (on remplace la horde ou la tribu par l'appareil d'Etat ou la nation abstraite. On peut aller plus loin : si les différentes espèces de politiques identitaires (et clairement collectivistes) réapparaissent avec un certain succès, c'est qu'elles tirent sur cette corde là. C'est du tribalisme ou du groupisme identitaire, avec les mêmes réflexes que la xénophobie susmentionnée. Edit : qui m'éloigne un peu du sujet Gave, mais si je sors trop du sujet, ne pas hésiter à couper. Il y a un phénomène que je trouve intéressant à force de lire de la littérature sur le sujet 'nature humaine' ces dernières années, c'est de voir un constat partagé par les 'progressistes' et les 'réactionnaires' sur l'inadaptation de l'homme à son milieu actuel. D'un côté, les progressistes estiment que l'évolution fait de nous une sorte de sursinge taillé pour la brousse qui devra être augmenté s'il veut rester dans la course à l'accélération technologique (ex Hanson, Tegmark, Bostrom, Alexandre), de l'autre les réactionnaires, qui pensent aussi que l'homme est une sorte de sursinge adapté au communautarisme pastoral, mais que du coup, c'était mieux avant (genre avant la révolution agricole, comme le pense Harari). Personnellement, le troisième chimp, jusqu'à présent, je le trouve plutôt résilient, et on insulte beaucoup son intelligence, mais il me semble s'adapter assez bien à la société moderne avancée. -
L'ineffable Bruno Le Maire
F. mas a répondu à un sujet de Tramp dans Politique, droit et questions de société
ça me rappelle un truc que j'ai lu sur Contrepoints, tiens. -
Je raconte ma life 8, petits suisses & lapidations
F. mas a répondu à un sujet de Cugieran dans La Taverne
Oui, mais la version des Protomen!^^ -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Je te trouve optimiste ! J'espère qu'ils vont comprendre ce que va dire Marlène. Il faudrait que les organisateurs songent à mettre des sous-titres (enfin, c'est peut être un peu trop segmentant, dans le lot des cul-terreux, il ne doit pas y en avoir beaucoup sachant lire!). -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
@h16 as-tu prévu de parler du dynamic duo Hanouna-Schiappa ? Si c'est le cas, il y a 2 angles à traiter > la communication low cost pour un public low cost (on choisit de vous parler par le truchement du débile en chef, ce qui montre avec quelle considération le gouvernement tient le peuple)/la crise de la délibération commune : en gros la démocratie, le bavardage autour de thèmes généraux qui n'aboutiront jamais, c'est pour les médias et la populace, et les sujets sérieux, ceux dont s'occupent les experts, ne sont curieusement pas objets de délibération publique (le public est trop con, et les experts trop intelligents). Une nouvelle fois, tout ça indique l'enterrement de première classe du Grand Débat. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
C'est possible... J'ai un peu de mal à situer Poirson, qui a un peu un charisme d'endive, comme tous les presse boutons députés LREM. Elle a quand même l'air plus futée que Marlène, ceci étant dit. Quant à Aurore Berger, elle recrache en permanence le discours officiel de l'exécutif, ce qui est un peu dommage, on m'a dit qu'elle valait mieux que ça. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
C'est un gilet jaune quoi... Alors homophobe, raciste, beauf machin... c'est un peu kif-kif, non ?.. Pfui ils se ressemblent tous de toute façon ces bidochons... -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Je pense que Marlène fait partie de la team entertainment au sein du gouvernement. Elle est là pour les trucs médiatiques, la comm' et attirer à elle les regards et les micros en agitant les sujets les plus polarisants et les moins essentiels. C'était un peu le rôle de Frédéric Lefebvre au sein du gouvernement Sarkozy : en faire des caisses pour attirer l'attention sur des peccadilles et laisser les sujets sérieux aux gens sérieux. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
F. mas a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Je pense toujours qu'il y a des gens très intelligents au gouvernement (Blanquer). Cette histoire de tandem Schiapanounah pour moi a une signification très claire : ok les débilous ont va se mettre à votre niveau de débilou l'espace d'une soirée afin d'enterrer proprement vos revendications diverses et variées pour ensuite continuer de mimer la réforme auprès de nos partenaires européens (et limiter la catastrophe aux Européennes, même si ça sent quand même le fennec). -
Je crois qu'il est alphonsiste^^
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Nathan Glazer (le 19) https://www.nytimes.com/2019/01/19/obituaries/nathan-glazer-dead.html?fbclid=IwAR2dNK8YrmJA3zql_Ii2eMm1Itu6Dvgp2A2YveSfmLh9FAH_OGZZ9qNTzTg André Pertuzio, ex président de la corpo qui avait co-organisé la manif des étudiants du 11 nov 1940 (le 16) et que je connaissais un petit peu https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifestation_du_11_novembre_1940
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Les libéraux sont-ils sexistes ? Faites le test.
F. mas a répondu à un sujet de Freezbee dans La Taverne
Mon sexisme malveillant est en équilibre comparé à celui bienveillant. Je pense que mes réponses concernant le féminisme ont un peu fait pencher la balance du mauvais côté. -
Décidément, il faut tout expliquer : l'extension à l'infini la définition de violence permet d'y ranger tous les phénomènes politiques que nous condamnons moralement. C'est un peu comme justice et justice sociale (voir Hayek).
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La richesse non redistribuée est une violence symbolique faite aux pauvres.
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Société patriarcale, justice sociale au cinéma et régime carnivore
F. mas a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Un pti coup pour la route -
Monomythe et archétypes
F. mas a répondu à un sujet de Johnnieboy dans Philosophie, éthique et histoire
Héra, la femme de Zeus (ou encore Xanthippe, celle de Socrate)... -
Société patriarcale, justice sociale au cinéma et régime carnivore
F. mas a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Ca doit aussi être mon côté hussard : les hussards en littérature dans les années 60 ont fait le procès des romans et du théâtre à thèses, cad politisés. Jacques Laurent a écrit un pamphlet intitulé Paul et Jean-Paul, dans lequel il rapprochait les écrits idéologiques gauchistes de JP Sartre et ceux du réactionnaire bourgeois Paul Bourget pour expliquer qu'ils cassaient les couilles et que la littérature n'était pas une benne à ordures pour recaser leurs préférences idéologiques. C'est un peu ma position : quand on voit trop les fils politiques, ça m'emmerde (sauf quand on a l'excuse du talent, ce qui arrive quand même). -
Société patriarcale, justice sociale au cinéma et régime carnivore
F. mas a répondu à un sujet de RaHaN dans Politique, droit et questions de société
Ah non, le titre me suffisait en fait. Mais j'ai commencé plein de séries que j'ai arrêté pronto, quand le nombre de leçons de morale et de rappels à l'ordre idéologique devenaient trop gonflant. En fait je repense à une série que j'ai bien aimé, qui elle aussi était subtilement pétrie d'identity politics pour aller vite, pour illustrer l'idée que le talent fait oublier les conneries : Luther (qui a l'avantage non négligeable d'être anglaise et non us). Dans les séries SJW pourries, on a l'impression de subir du placement de produits SJW : il faut tel ou tel personnage, tel ou tel minorité sous tel angle qui va bien, et ensuite on construit une histoire cohérente autour de ça. En d'autres termes, il faut intégrer la pression du collectivisme SJW dans le scénario pour plaire à tel ou tel public cible testé en panels représentatifs. Dans Luther, on construit d'abord une histoire cool et on trouve de bons acteurs, et les questions d'équilibre politico-raciale arrivent en second plan. C'est plus naturel, et les personnages ne sont pas des hommes sandwich pour les marottes idéologiques de ses concepteurs.
