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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. F. mas

    Gilets jaunes

    Aller voir les GJ et discuter : je ne pense pas que l'exercice soit dépourvu d'intérêt, au contraire : pour beaucoup d'entre eux, c'est leur première expérience politique. Même si sur le moment, c'est assez confus dans la tête de beaucoup, pour certains, quand ils reviendront chez eux, ça les fera travailler (ils dormiront dessus, comme disent les anglo). Et l'autisme politico-étatique y sera pour beaucoup.
  2. C'est une création IA ?
  3. C'est la nouvelle team LREM!
  4. C'est une très belle défense de l'étonnement philosophique.
  5. Grâce à la magie de twitter et à @Drake, pour la première fois de ma vie, Gilles Dor m'a adressé la parole.
  6. Pour rebondir sur ce qui vient d'être dit, il y a un article sur le sujet dans Science et Avenir https://www.sciencesetavenir.fr/sante/bebes-genetiquement-modifies-les-scientifiques-s-indignent_129793?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1-3oClbelY8ccoOW6T1f2lPhudKHXrbFCePV5K7zVVX3AKJgOTUjnjAYY#Echobox=1543423170
  7. Les amis, si on se concentrait sur les discours plutôt que le physique ?
  8. https://www.amazon.com/Enterprise-Law-Justice-Without-State/dp/1598130447 https://www.amazon.com/Structure-Liberty-Justice-Rule-Law/dp/019870092X/ref=sr_1_4?s=books&ie=UTF8&qid=1543406504&sr=1-4&keywords=randy+barnett https://www.amazon.com/Against-Politics-Government-Routledge-Political/dp/0415513650/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1543406533&sr=1-1&keywords=against+politics On peut trouver le livre de DJ en pdf sur ternet. Le reste, je ne sais pas.
  9. Bruce Benson rules. Mais Anthony de Jasay aussi (et randy barnett). Sinon pour la critique du droit anacap par un type qui les a lu https://www.press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/C/bo18523749.html
  10. La différence entre cité et Etat n'est pas seulement affaire de traduction anodine : il s'agit de deux organisations sociales distinctes qui ont produit deux sciences politiques différentes qu'on a tendance à mélanger, ce qui revient à plaquer des conceptions anciennes sur du moderne et modernes sur de l'antique. C'est d'ailleurs une faiblesse du livre de Freund, qui pense pouvoir concilier Max Weber et Aristote, ce qui est possible en paroles, mais pas en pratique. Pour résumer, l'esprit de l'aristotélisme en politique, c'est la définition de la citoyenneté qu'il en donne dans la politique : on devient bon citoyen en alternant les postes de commandement et d'obéissance, là où la politique moderne a professionnalisé et institutionnalisé la division entre l'activité de gouverner et celle d'être gouverné. Sur le sujet, je recommande les cours de Castoriadis sur la démocratie athénienne, mais si Castoriadis est trop gauchiste, on peut aussi se reporter au curieux livre de Pierre Manent 'Les métamorphoses de la Cité'. Plus classiquement, on peut aussi lire les critiques formulées par Montesquieu (et ensuite par Madison, Jay Hamilton dans les premiers federalist papers) à l'endroit des cités antiques (et le remède, pour ces derniers, que constitue le gouvernement représentatif). C'est un épisode de l'histoire politique occidentale qu'il ne faut pas négliger pour mieux comprendre les théories politiques que nous manipulons aujourd'hui.
  11. Non, là ce n'est pas tant une question de qualité que de taille (et je me faisais un peu chier...) Je le reprendrai sans doute un jour quand je serai dans de meilleures dispositions.
  12. Dans le genre, il y a ça (j'avoue que ça m'est tombé des mains aussi) https://en.wikipedia.org/wiki/Human_Accomplishment
  13. C'est une question de traduction ici (statuere). Tricot écrit bien, mais il n'est pas toujours fidèle au grec. Le terme état n'existe pas en grec : c'est une facilité qu'il utilise pour se faire comprendre (c'est comme 'volonté' !)
  14. Sur Aristote : l'homme est social-politique, il est doué de parole/de raison, il peut donc naturellement créer des communautés donc celle politique, sans passer par la case Etat, c'est là où je voulais en venir. Sur Nisbet : non, je ne pense pas. Il a même tendance à montrer que l'Etat est partisan (donc politique) parce que ses intérêts ne coïncident pas avec ceux qu'il exploite.
  15. Sur le totalitarisme L'idéologie et la terreur, c'est au contraire très arendtien ce que je dis ! Gauchet parle d'idéocratie : un régime guidé par l'idéologie et qui se sert de la terreur pour effacer la réalité et la remplacer par la propagande. L'origine des systèmes totalitaires dans les systèmes coloniaux oui, mais ces systèmes ne contenaient pas déjà l'intégralité, en eux-même, le système totalitaire (c'est une source...). La relative anarchie au sommet des systèmes totalitaires n'est pas voulue, même si elle est réelle (cf le nazisme) Aristote vous fusille du regard depuis sa tombe : la Cité n'est pas l'Etat, c'est même une organisation politique sans Etat (sur le sujet par ex vidal naquet ou castoriadis, mais bon), ce phénomène purement moderne, et qui marque la rupture entre l'ancien monde et le nouveau (avec le gvt représentatif). Dans la notion de P, mais plus encore dans le Nomos, Schmitt dissocie Politique et Etat : le critère ami/ennemi, c'est justement pour rompre avec la vieille tradition positiviste qui réduit le Politique à l'étatique, alors que justement, celui-ci peut se loger dans d'autres lieux/organisations sociales, genre les grands espaces (cf le nomos). Le 'certain type d'Etat' de Nisbet, c'est l'Etat moderne, qui est en compétition pour le pouvoir depuis l'origine avec les féodalités/les corps intermédiaires/ d'un côté, l'Eglise et l'Empire de l'autre, et qui ne triomphera que quand tous ses compétiteurs seront à terre. C'est celui qui selon le bon mot de Hume se fit par la conquête extérieure ou intérieure (la GB v. la France).
  16. Oui, The quest for community. La tradition sociologique est intéressant aussi, enfin si on est dans le trip sociologue.
  17. Désolé de répondre un peu tard, j'étais assez occupé! Non je ne confonds pas décisionnisme et totalitarisme. Ce qui intervient dans/pour établir la situation d'exception, c'est le souverain politique, celui dont la décision ne se subsume d'aucune norme, parce qu'il est à la fois celui qui pose la norme, qui peut l'abolir et s'y soustrait car Princeps legibus solutus est. Contrairement au positivisme, il n'y a pas de rupture entre pouvoir constituant originaire et dérivé, entre décision politique créatrice qui pose les institutions et son fonctionnement ordinaire. L'exécutif, c'est le lieu constitutionnel de la souveraineté concrète (par opposition à celle abstraite de la constitution écrite libérale-bourgeoise), où pour les décisionnistes, le souverain agit de façon délié des lois ordinaires (ou qui peut se délier lui-même des lois ordinaires au nom de par exemple, l'état d'exception). D'ou les réflexions de capitant sur l'article 16 ou celle de Schmitt sur l'art 48 de la constitution de Weimar. Il y a une raison à la non formalisation de l'exécutif, qui par ailleurs, dans la tradition libérale, est toujours subordonnée au législatif ou au judiciaire, c'est que sont histoire longue le fait plutôt appartenir à la tradition monarchie (voire despotique, si on en croit L Strauss toujours). Son intégration au constitutionnalisme moderne se fait de manière chaotique, et se fixe grâce aux crises économiques et à la guerre (cf de Jouvenel). Aujourd'hui, le triomphe absolu de l'exécutif correspond aussi à celui de l'état bureaucratique moderne, devenu tellement dominant qu'il a largement obsolétisé le droit libéral d'avant guerre (Cf N Roussellier sur le pouvoir exécutif) Le totalitarisme ce n'est pas tant l'acceptation de l'arbitraire au sens premier du terme au beau milieu de l'ordre constitionnel que sa subordination à l'idéologie + l'emploi de la terreur. Sur le 'libéral conservatisme' : on peut soutenir la thèse inverse, comme le fait par exemple Robert Nisbet (thèse que je fais mienne au passage) : l'Etat, avec son exécutif fort ses technocrates et sa bureaucratie, est profondément révolutionnaire : il détruit systématiquement les communautés naturelles et les corps intermédiaires (mais aussi la monnaie, le droit commun, la morale et les coutumes établies) pour proposer sa version propre afin s'assouplir l'échine de ses administrés. Je ne mets pas en doute le libéralisme d'Aron, je rappelle seulement qu'il est meilleur politologue qu'économiste Et que sur ce plan là, je ne le trouve pas totalement convaincant. J'ai donné la réf sur Raynaud plus haut, c'est un article de Commentaire.
  18. Y'a qu'à laisser les pays aux standards moraux particulièrement bas (Chine, Corée du Nord, Russie, Mordor) faire le sale boulot et profiter ensuite de leurs avancées tech en leur envoyant des espions! La morale est sauve et tout le monde s'y retrouve!
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