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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. C'est la semaine des pieds dans le plat, c'est ça ?
  2. Ce qui signifie exactement la même chose que ma phrase avec plus de jargon. Non, ça c'est juste la généralisation de l'analyse statistique. À terme, pour que ça ait une valeur scientifique, il faut aussi essayer d'expliquer ce qui se passe. Faible par rapport à ce qu'on peut faire en physique ou en biologie, ce qui ne veut pas dire que ça ne sert à rien.
  3. En pratique (du moins en bonne pratique) on dira "dans tel type de circonstances on observe une tendance à ce que tel type d'évènements survienne". Ça, c'est pour le volet factuel. Par contre, dans un second temps, des modèles tenteront d'expliquer cet enchainement en terme de causalité, et ils seront bien déterministes. Mais il faut garder à l'esprit qu'ils ne portent que sur des idéaux-types. Dans tous les cas, tout ça n'a qu'une très faible valeur prédictive (c'est une limite indépassable à partir du moment où on étudie des phénomènes où le libre-arbitre est impliqué).
  4. :popcorn:/:facepalm:
  5. C'est passionnant, et pas du tout surprenant. Ça rajoute une dimension à ce que j'appelais les "ressources cognitives limitées".
  6. Texte associé à l'image : "Doghouse Diaries: Oversimplifying complex economic problems using stupid stick figures since 2008."
  7. En effet, non, ce n'est pas le but recherché. Bon, je plaisantais pour les marxistes, hein En fait je serais bien incapable de soutenir une discussion sur l'Histoire alors je ne m'y risquerai pas. Mon truc c'est les mécanismes très généraux, dès que ça devient trop spécifique j'ai peur. Même pas, il expose ce mécanisme pour mieux explique que l'existence est une lutte sans fin et sans espoir ; qu'il faurait donc abandonner toute volonté en se laissant crever (mais pas désespérer ou se suicider, attention, rien qui se fasse en réaction au monde). Enfin bref, c'est pas nouveau que ce brave Arthur avait tendance à déconner dans ses conclusions, mais c'est tellement bien fait qu'on y croirait presque. Ma théorie c'est qu'il faisait ça pour frimer.
  8. Il me semble que nous somme d'accord là dessus même si j'insiste plus sur le mécanisme de l'adaptation (par opposition aux contraintes du milieu et aux contenus auxquels on aboutit), qui lui reste stable. On pourrait dire avec un vocabulaire piagétien (et des pincettes aussi longues que possible) que la variable "culture" fait varier les éléments à assimiler mais n'a qu'un pouvoir très limité d'accomodation sur le fonctionnement humain de base (ce qui explique entre autres qu'on ne peut pas créer d'homme nouveau ou de société utopique). La civilisation se développe parce qu'elle favorise la survie et la prospérité humaine en général, par le mécanisme impersonnel de la loi naturelle. Ça ne résulte pas d'un choix individuel ou collectif. À un moment donné, par hasard ou en cherchant délibérément, un type fait une découverte (la viande est meilleure cuite, les flèches taillées de telle manière sont plus efficaces…). Si ses camarades trouvent que c'est une bonne idée, ça se propage. Au bout d'un moment l'empilement de bonnes idées donne une civilisation, mais ce n'était pas du tout le but recherché par les protagonistes. Du moins pas avant un degré très avancé de raffinement, et on sait que les tentatives de ce genre ont tendance à mal tourner. Schopenhauer dirait que les deux moteurs omniprésents de l'être humain que sont le désir et l'ennui rendent cette perspective tout à fait impossible. Un marxiste dirait que rien n'a changé, qu'il y a toujours des élites intellectuelles (ou qui s'en réclament) dégagées des contingences et des masses laborieuses Même sur ce forum, je me rappelle d'une discussion récente sur "l'hyperclasse" et ce qui s'ensuit.
  9. Je crois qu'à ce stade, pour qu'on se comprenne, il faut établir une franche différenciation entre la dynamique propre à l'homme en tant qu'espèce et celles des êtres humains en tant qu'individus. Ce que je postule, c'est qu'il n'y a pas de différence fondamentale dans la manière dont nous (en tant qu'individus) appréhendons d'une part le monde naturel et d'autre part le monde institutionnel et technologique (que l'homme en tant qu'espèce, il est vrai, a construit en grande partie pour faire face à la nature). Dans tous les cas, nous ne faisons que chercher à survivre et prospérer en nous adaptant à un environnement donné qui ne dépend largement pas de nous. Bien entendu la civilisation est un environnement objectivement beaucoup moins risqué, d'où le fait qu'elle soit sécrétée, en quelque sorte, par notre espèce, mais je ne crois pas qu'on puisse dire qu'il est plus ou moins complexe ou confortable du point de vue de l'individu. L'être humain est hautement adaptable. Si il est important d'apprendre quels insectes sont comestibles ou comment résoudre une équation du second degré, il le fera et en sera d'autant plus heureux qu'il n'aura jamais rien connu d'autre. Si la meilleure manière de s'intégrer est de porter un étui pénien ou d'être fan de foot, qu'à cela ne tienne. Devenir un très bon tailleur de pierre, est-ce que ça demande plus ou moins de travail que devenir un très bon ingénieur, ou est-ce que ça n'est pas comparable ? Dans tous les cas, les esprits libres et les génies restent une infime minorité (mais il faut reconnaitre qu'ils ont plus de matière à creuser dans le monde moderne). Je ne sais pas. Peut être, effectivement, qu'à cause de l'explosion démographique, de l'apparition des médias de masse, de l'idéologie démocratique… il y a une sorte d'effet mécanique qui renforce la pression de la foule et nivelle par le bas. Je n'en suis pas convaincu. De toute manière, y a-t-il déjà eu en pratique une civilisation qui privilégiait l'édification morale au dessus du confort ? Sur l'évolution, je me pose la question suivante : Quels sont les caractères qui nous différencient, nous, d'un homo sapiens d'il y a, disons, 10 000 ans ?
  10. Mph. Nous sommes tous limités, ça n'implique pas que nous ayons tous les mêmes limites ou qu'elles soient fixes. Par contre, au delà d'une certaine limite, il n'y a plus personne.
  11. Bien sûr que si voyons. Toute la richesse du pays appartient à l'état, et dans sa grande bonté il donne la permission aux gens d'en garder une petite partie. D'ailleurs, ne dit-on pas que les niches fiscales font perdre de l'argent à l'état ?
  12. Je ne crois pas aux histoires à la Idiocracy. Dire que l'espèce humaine s'appauvrit est tout aussi irréaliste que dire qu'elle s'améliore. Les humains restent globalement les mêmes, avec en gros les mêmes capacités cognitives limitées. Ça m'évoque un passage de La science du Disque-Monde : Il y a une limite à ce que toute personne peut appréhender. Au delà de cette limite, il y a le domaine du merveilleux. Quand on cherche à s'en débarrasser, il revient toujours par la fenêtre (et comme ce n'est pas sa place, ça peut faire des dégâts). La religion est intéressante et souhaitable en tant que réflexion sur le merveilleux.
  13. Je pense de plus en plus que la "lutte contre le tabagisme" est au moins aussi scandaleuse que celle contre le réchauffement climatique, et ce à tous points de vue : falsifications scientifiques, lois tellement liberticides que c'en est absurde, rabattage médiatique sans fin, groupes de pression insupportables, encouragement de la haine envers une grosse partie de la population…
  14. Tiens, ça me rappelle un truc. J'étais tombé sur la version française de l'émission Undercover boss, dont le titre se retrouve traduit par… "Les patrons au boulot"
  15. "Salut, je suis un être humain" ça fait un peu court (et redondant) comme présentation, non ?
  16. C'est exactement ce que j'essayais de dire il y a une vingtaine de pages : Mais c'était trop sibyllin. Je suis trop sibyllin comme gars. Et il faut que j'arrête de poster sur ce fil parce que je tourne en rond.
  17. D'après ce que j'ai lu sur des blogs peu fréquentables, Abébé n'est vraiment pas populaire chez la plupart de ses "alliés" en ce moment.
  18. Ça dépend notamment de l'importance accordée à l'idée (simple opinion, avis réfléchi, lubie, obsession…) et de la non-contradiction du passage à l'acte avec des idées aussi ou plus importantes. Un type sain ne va pas accorder à son idéologie un degré d'importance suffisant pour qu'elle puisse contrebalancer la morale la plus élémentaire (ne pas tuer d'innocents). Il va soit reconsidérer d'un bloc son adhésion à cette idéologie (apostasie), soit bidouiller dans l'assemblage théorique pour changer la conclusion (hétérodoxie), soit y penser le moins possible (dissonance cognitive) ; et en tout cas certainement pas passer à l'acte. C'est pour ça qu'il faut considérer le background du personnage afin de comprendre ce qui a pu faire que lui est passé à l'acte, parce que l'idéologie seule ne peut l'expliquer (sinon il y aurait des milliers d'attentats étant donné l'écho des thèses qu'il défend). Il y a bien un continuum si on veut au niveau théorique, mais il traverse une barrière morale fondamentale. C'est tout à fait possible, et ça montre bien que la propagande (dans n'importe quel camp) ne fait que récupérer et entretenir des gens qui ont un grain à la base, mais ne les crée pas. Il y a peut être un peu de ça, et c'est vrai que les jeux vidéo ou Internet sont des boucs émissaires bien commodes (d'ailleurs un de mes premiers posts sur ce fil était pour m'inquiéter des répercussions de cette histoire en termes de censure). Par contre, on ne peut pas nier que sa nature de no-life (ou du moins un certain isolement affectif doublé d'un détachement de la réalité) soit une pièce importante du puzzle (parmi d'autres sans doute auxquelles nous n'aurons jamais accès) permettant d'expliquer pourquoi il en est venu à s'enticher de ces idéaux jusqu'à les considérer au dessus de tout. Je doute qu'il y ait beaucoup de gens avec une vie affective satisfaisante qui deviennent terroristes, par exemple. Bien entendu, une vision du monde simpliste et manichéenne participe aussi au tableau.
  19. Tout le monde agit plus ou moins irrationnellement. Ou, du moins, tout le monde suit une rationalité qui lui est propre et est plus ou moins adaptée du point de vue de la morale, du contexte social, de la survie… Se mettre à massacrer des gens comme ça, d'un point de vue extérieur, c'est très inadapté, on ne peut pas dire le contraire. Il faut donc essayer de comprendre ce qui s'est passé dans sa tête pour qu'il en arrive à croire à un monde où c'était le seul choix possible. Maintenant, je crois qu'il y a une confusion entre "fou, délirant, irrationnel etc." d'une part et "irresponsable" d'autre part. Pour moi, un irresponsable c'est quelqu'un qui ne contrôle pas ses actes (par exemple un schizophrène qui entends des voix) ou qui ne comprend pas ce qu'il fait (par exemple un type avec un QI d'enfant de 5 ans). Je rejoins F.mas pour dire qu'amalgamer une personne qui a certes des problèmes, mais des problèmes "normaux" (mêmes si ils sont exagérés par rapport à M. tout le monde) avec un irresponsable relève du sophisme.
  20. Il n'y a pas liborg dedans, c'est du bullshit.
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