Mégille Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 J'avais l'impression qu'il y avait une fibre libérale au coeur du féminisme, qui est d'abord une revendication de liberté individuelle contre un pouvoir coercitif, même majoritaire... mais maintenant que j'y pense, c'est quelque chose d'assez courant à gauche. Une bonne intention libérale, suivit d'une très mauvaise analyse de la situation actuelle en terme de liberté, puis des revendications qui ajoutent de la méchanceté à l'idiotie. Il me semble tout de même que le féminisme dit "de première vague" était plutôt libéral non ? On y retrouve des socialistes (Fourier) et des libéraux opportunistes (Mill), mais le fer de lance étaient une revendication tout à fait légitime d'une égalité de droit.
ttoinou Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Tout ce qui s'apparente à du libéralisme à gauche est en fait libertaire. Les libertaires sont grosso modo des libéraux qui ne comprennent pas l'économie.
Mégille Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 J'avais entendu parlé du "lesbianisme politique", mais je croyais que ce courant avait été avorté... surpris que ça existe encore. Et elles ont des arguments de poids (no pun intended) : Citation Virginie Despentes explique elle que "devenir lesbienne, c’est perdre 40 kilos d’un coup". C'est fini pour nous, on va devoir investir dans les robots sexuels japonais ! Je me demande si ces drôles d'idées vont aboutir à une lutte idéologique entre le mouvement gay (attaché au caractère innée de l'orientation sexuelle) et le mouvement féministe... Il est temps que quelqu'un s'aperçoive de la contradiction entre le genre acquis et l'orientation innée.
Marlenus Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 1 minute ago, Mégille said: J'avais l'impression qu'il y avait une fibre libérale au coeur du féminisme, qui est d'abord une revendication de liberté individuelle contre un pouvoir coercitif, même majoritaire... mais maintenant que j'y pense, c'est quelque chose d'assez courant à gauche. Une bonne intention libérale, suivit d'une très mauvaise analyse de la situation actuelle en terme de liberté, puis des revendications qui ajoutent de la méchanceté à l'idiotie. Il me semble tout de même que le féminisme dit "de première vague" était plutôt libéral non ? On y retrouve des socialistes (Fourier) et des libéraux opportunistes (Mill), mais le fer de lance étaient une revendication tout à fait légitime d'une égalité de droit. Wiki fait du féminisme libérale l'un des courant du féminisme. Le problème est, comme souvent, que comme ce n'est pas le plus extrêmiste dans ses revendication, il pèse moins médiatiquement.
Mégille Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 14 minutes, Mathieu_D a dit : Ze phuque ? "des hommes (compris comme une classe de sexe) " il y a 10 minutes, Bézoukhov a dit : Ça veut dire que l'homme n'est pas compris comme un genre. Grosso modo tu peux être sexiste sur des bases physiques quand ça concerne les hommes. Mais sinon, tu as le genre que tu veux. C'est étrange, j'ai une amie en étude de genre qui tient des propos similaires, -elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe"- mais justement parce qu'elle considère que le fait d'être un "homme" est acquis. L'usage du mot "sexe" ici est sans doute une méprise. Par contre attention, d'après les théoricien.ne.s.lol du genre, tu n'as pas tout à fait "le genre de tu veux", c'est une construction sociale, mais elle t'es imposée. Marx, Bourdieu, toussa...
Mathieu_D Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 1 minute ago, Mégille said: elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe" Ze phuque en bois ?
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Je suis content d'appartenir à la même classe que le Roi d'Arabie Saoudite, Bill Gates, Jeff Bezos et Barack Obama.
Neomatix Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 6 minutes, Mégille a dit : C'est étrange, j'ai une amie en étude de genre qui tient des propos similaires, -elle estime qu'il faut abolir "les hommes" compris comme une "classe" Faut abolir les études de genre. 1
Bézoukhov Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 2 minutes, Flashy a dit : Je suis content d'appartenir à la même classe que le Roi d'Arabie Saoudite, Bill Gates, Jeff Bezos et Barack Obama. C'est la classe des gens avec un petit zizi ? il y a 1 minute, Neomatix a dit : Faut abolir les études de genre. Il faut bien des gens pour faire RH ensuite.
Romy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Rue 89 est quand même devenue en quelques années le Biba du gauchisme. Je me souviens encore de l'époque où ça avait la prétention de faire du journalisme. J'ai un petit plaisir malsain à lire ce qu'ils peuvent nous pondre au quotidien. Quant aux «lesbiennes politiques», je leur souhaite bien du courage si elles pensent vraiment que les relations conflictuelles et les jeux de pouvoir dans un couple sont l'apanage de l'hétérosexualité. 2
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 à l’instant, Bézoukhov a dit : C'est la classe des gens avec un petit zizi ? Il faut bien des gens pour faire RH ensuite. Plutôt crever que d'admettre des énergumènes de ce genre en RH. il y a 4 minutes, Neomatix a dit : Faut abolir les études de genre. C'est scientifique, tu peux pas abolir la science. Je l'ai lu dans l'immonde.
Neomatix Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 5 minutes, Bézoukhov a dit : Il faut bien des gens pour faire RH ensuite. Y'a déjà tous les hères étudiants en droit social pour ça. il y a 3 minutes, Flashy a dit : C'est scientifique, tu peux pas abolir la science. Je l'ai lu dans l'immonde. Faut abolir l'immonde, aussi.
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 1 minute, Neomatix a dit : Y'a déjà tous les hères étudiants en droit social pour ça. Mieux vaut un étudiant en droit social qu'un doctorant en genre. @fryer partage mon avis. Petite parenthèse : j'ai noté que les RH ayant fait un cursus RH (ou école de commerce-RH) étaient plutôt des boulets. Pourquoi?
Tramp Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 C'est un vase clos qui cherche à justifier son existence. 1
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 1 minute, Tramp a dit : C'est un vase clos qui cherche à justifier son existence. Tu parles de quoi, exactement?
Tramp Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 4 minutes, Flashy a dit : Tu parles de quoi, exactement? J'ai passé 4 ans en école de commerce, je ne connais personne qui y a fait son cursus en RH. 95% de meufs (terreau fertile pour ce qui suit), mélange de truc newage et d'amour pour les procédures et la paperasse. Des profs qui viennent du même milieu. Les effets de mode doivent encore y etre plus pervasifs que dans le marketing. Centre de coût totalement déconnecté des fonctions de profit.
Neomatix Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 15 minutes, Flashy a dit : Petite parenthèse : j'ai noté que les RH ayant fait un cursus RH (ou école de commerce-RH) étaient plutôt des boulets. Pourquoi? Tu crois que l'orientation en RH était un choix de leur part ?
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 à l’instant, Tramp a dit : J'ai passé 4 ans en école de commerce, je ne connais personne qui y a fait son cursus en RH. 95% de meufs (terreau fertile pour ce qui suit), mélange de truc newage et d'amour pour les procédures et la paperasse. Des profs qui viennent du même milieu. Centre de coût totalement déconnecté des fonctions de profit. Les RH sont utiles. Quand la GRH est assurée par des personnes n'ayant pas une formation RH. Par exemple, des juristes qui permettent d'évaluer le risque, de provisionner et de faire des procédures limitant le possible risque contentieux. Là, je pige l'utilité. Et je n'ai pas l'impression de devoir justifier mon existence (c'est ma branche) : tant que des gens feront de la merde, je serai là pour les dégager. Pareil pour les relations sociales : éviter les grèves, graisser les rouages syndicaux, respecter les (nombreuses) obligations légales d'information, consultation, nianiania. L'idée, c'est que la boîte tourne sans perdre de temps excessif avec tel syndicat ayant ses vapeurs. Là, je vois l'utilité. Tant qu'il y aura des pètes-couilles, ils seront utiles. Par contre, il y a un ou deux domaines en RH qui me paraissent profondément maléfiques : la diversité et la formation. La formation, c'est un machin qui pourrait être incroyablement utile, permettant de développer les compétences des collaborateurs, de les accompagner s'ils veulent ajouter une corde à leur arc, voire de les aider à une éventuelle reconversion (pourquoi pas?). En pratique, j'ai l'impression, de ce que j'ai pu voir, que c'est pénible, avec des formations non sollicitées/désirées par les collaborateurs qui va coûter des sous sans rien apporter à personne. Triste. Quant à la diversité, là, clairement, ton commentaire est vrai à 100%. Ainsi, j'ai observé la Directrice du Pôle Diversité d'un grand groupe, qui allait de réunion en réunion. Les réunions? Une réunion au ministère des femmes avec les autres "acteurs" de la diversitude, une réunion avec des spécialistes de la diversité, une réunion pour expliquer que tel gadget de l'accord égalité H/F (qui est une obligation légale...) est utile et nianianiania. Mon impression diffuse, c'est que tout ce beau monde s'entrejustifiait leurs jobs.
Tramp Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 La RH est un centre de cout. Un centre de cout ca doit être le plus faible possible. Ce n'est clairement pas de cette manière que les RH envisagent la chose. C'est une fonction bureaucratique avec tous les travers que l'on connaît (projets debiles, "manque" de moyen...).
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 2 minutes, Neomatix a dit : Tu crois que l'orientation en RH était un choix de leur part ? J'en sais rien. C'en est un pour moi. Je trouve ça intéressant, la gestion de la masse salariale, les contentieux, les licenciements. Ou la négociation d'accords collectifs. Ou l'intéressement, la participation, c'est plutôt intéressant. Ou la mise au point d'accords sur le temps de travail, c'est technique, essentiel et über-cool. Par contre, clairement, me causer conduite du changement, gestion de l'emploi, organisation-cible, déclinaison des compétences nianiania, c'est probablement de la flûte. 1
Neomatix Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 à l’instant, Flashy a dit : Par contre, clairement, me causer conduite du changement, gestion de l'emploi, organisation-cible, déclinaison des compétences nianiania, c'est probablement de la flûte. Eh ben voilà. Il y a le recrutement aussi, qui n'a l'air d'attirer que des psychologues de comptoir.
Flashy Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 2 minutes, Tramp a dit : La RH est un centre de cout. Un centre de cout ca doit être le plus faible possible. Ce n'est clairement pas de cette manière que les RH envisagent la chose. C'est une fonction bureaucratique avec tous les travers que l'on connaît (projets debiles, "manque" de moyen...). Je crains que les fonctions RH les plus militantes au niveau ressources/projets stupides ne soient pas les plus utiles, en plus.
Bézoukhov Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Bof. La fonction RH la plus militante en ressources, c'est sûrement celle qui demande le plus d'informatique, et donc sûrement la paye.
Adrian Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISEsur l'ÉCRITURE dite « INCLUSIVE » adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017 Citation Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs. Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures. Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète. 6 1
Azref Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Concrètement, on a une idée du boulot de ceux qui font "étude de genres"?
Bisounours Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a 9 minutes, Azref a dit : Concrétement, on a une idée du boulot de ceux qui font "étude de genres"? Révélation Et ils sont payés pour ça
Mathieu_D Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 5 hours ago, Flashy said: Le sourcing. (trouver et recruter des gens)
Bézoukhov Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 il y a une heure, Azref a dit : Concrètement, on a une idée du boulot de ceux qui font "étude de genres"? Cherche sur Linkedin (jai pas vérifié au delà de la recherche si ils avaient bien le master que je cherchais, je veux pas que tous les chelous de la Terre atterrissent sur mon lnkdn) : https://www.linkedin.com/search/results/index/?keywords="Etudes de Genre pour des Actions Liées à l’Egalité dans la Société "&origin=GLOBAL_SEARCH_HEADER Coordinatrice de projets dans un magasin bio Anthropologue (HAHA !) Sociologue Prévention des violences sexistes chez UR-CIDDF https://www.linkedin.com/search/results/index/?keywords=master MATILDA histoire des femmes et du genre&origin=GLOBAL_SEARCH_HEADER Assistante administrative et comptable Attachée au service des publics ??? Médiatrice culturelle Professeur remplaçant au Mirail (zyva !)
RaHaN Posté 26 octobre 2017 Signaler Posté 26 octobre 2017 Il y a 9 heures, Bézoukhov a dit : Que c'est con : " Preuve ultime que ce mouvement n'est pas une secte de marginales loufoques : une des écrivaines les plus lues et respectées de notre époque, Virginie Despentes, l'incarne. " ""L'hétérosexualité est une construction sociale et un régime politique obligatoire qui permet l’appropriation et la domination des femmes par les hommes. Ce régime constitue le fondement même du patriarcat."" Spendide. Ca va être ma signature pour ici. Je sais même pas par quoi attaquer tellement c'est con.
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