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Johnathan R. Razorback

Yabon Nonosse
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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Pascal Salin a appelé à soutenir Fillon ?
  2. J'avais lu L'Homme unidimensionnel de Marcuse, il y a quelque années, et ça m'avait paru remarquablement faible. Et bien peu marxiste. Marcuse fait partie d'une tendance de la gauche anticapitaliste qui considère que la "société de consommation" a neutralisé le potentiel subversif de la classe ouvrière, et qu'il faut en conséquence attaquer le capitalisme sur le plan "qualitatif", en le critiquant comme aliénant (plutôt que source d'exploitation), cause de misère sexuelle, de pollution, etc. Du coup, les concepts de base de l'analyse marxiste (classes, rapports de production, socialisme, etc), ont tendance à s'évaporer au profit du "désir", censément révolutionnaire. Tout ça aura un certain succès en 68 et ensuite, mais à long terme, force est de constater que l'injonction à être créatif et libéré n'a pas renversé le capitalisme. C'est le début du triomphe des créatifs culturels et "minorités" sur la figure homogène, unitaire et majoritaire de la classe ouvrière (reniée car restée sous la direction du PCF. Il y a d'ailleurs un texte du Castoriadis marxiste de l'époque qui montre bien ce déplacement: Bref, en exégérant un peu, on peut dire que c'est la naissance de la ligne Tera Nova, qui allait faire les beaux jours de la gauche non-communiste (jusqu'à aujourd'hui). Le freudo-marxisme a influencé les "nouveaux mouvements sociaux" (et donc la sociologie de ces mouvement, Touraine, etc), et un certain nombre d'auteurs (je trouve significatif que Gorz rende hommage à Marcuse, Gorz ayant lui-même produit une critique du marxisme qui m'a influencé à une certaine époque), dont les post-modernistes, l'écologisme et le féminisme...On peut considérer que le gauchisme culturel vient de là (cf: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2016/09/le-gauchisme-culturel-des-origines-au.html). Mais ça n'a effectivement pas grand-chose à voir avec le marxisme, et d'ailleurs les marxistes n'ont pas manqué de critiquer tout cela (Clouscard en particulier et avant tous le monde. Ou, de nos jours, Boltanski, Isabelle Garo... voire même Michéa, mais là on descend plusieurs étages dans l'abîme du nawak).
  3. Je pense que Sarkozy (ou plutôt l'équipe qui prépare ses discours) a voulu traiter de la première idée, mais le personnage étant ce qu'il est, il en est sorti une bouillie verbale se prêtant à des interprétations contradictoires...
  4. Question: Le pluripartisme en Russie est-il une pure façade, l'Etat agit-il pour fausser le résultat? Le Monde, qu'on ne taxera pas de russophile, dit lui même que les cas de bourrage d'urnes sont anecdotiques. Faut-il conclure que le parti de Poutine gagne bien les élections à la régulière (et donc que la Fédération de Russie est une démocratie, quoiqu'on pense de ses politiques intérieures et extérieures) ?
  5. Personne sur Liborg n'a dit ça, ce me semble.
  6. A quoi bon "se poser des questions", puisque tu commences par affirmer péremptoirement que l'Islam a un caractère "indéniablement totalitaire* " ? (La suite de ton message suggère que tu es quand même capable, comme tout individu sensé, de séparer islam et islamisme...). *Ce qui, soit dit en passant, ne veut rien dire. Totalitaire est un adjectif qui se rapporte à un certain type de régime bien précis, et non à une doctrine, religion, organisation, etc., (lesquelles peuvent bien être sectaires, haineuses, fanatiques, etc., mais pas "totalitaires").
  7. http://www.marianne.net/islam-compatible-republique-phrase-marine-pen-qui-trouble-les-militants-fn-100245880.html
  8. Il paraît qu'il va être interrogé sur ses dernières déclarations "climato-sceptiques".
  9. Les parlementaires britanniques ne font que reprendre les analyses des américains, rendues publiques depuis un moment déjà: http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/09/sarkozy-bhl-clinton-lor-kadhafi-262764
  10. Le moment où tu te dis que les anglo-saxons doivent trouver les titres tellement plats et que leur charme viens pour nous, en grande partie, de la sonorité exotique.
  11. Tu veux dire que c'est ce que penses Tocqueville (et Arendt par suite).
  12. Ce qui à l'époque était une fonction très tournante... Ce que tu dis est vrai sur les cadres coloniaux, ça n'empêche pas la purge de l'Etat dans l'Hexagone, l'interdiction des syndicats et des partis de gauche, l'emprisonnement de Blum, l'exil de De Gaulle, etc. La France républicaine a perdu et a été persécuté. Mais elle n'a pas collaboré.
  13. Pas faux. Néanmoins j'ai l'impression que le libéralisme emprunte aux deux, ou que les principes des deux se neutralisent ou s'équilibrent d'une certaine façon en lui. Mais je me trompe peut-être. On peut peut-être dire que le libéralisme n'est en général ni de droite ni de gauche, mais qu'il y a des libéraux de droite et de gauche, en fonction de certaines affinités avec des éléments, symboles, etc., traditionnellement rattachée à l'une ou l'autre. Je comprends ton raisonnement mais comme historiquement la division droite/gauche recoupe le clivage des révolutionnaires favorables à un veto du roi sur les décisions des représentants de la nation, et que le libéralisme ne peut pas s'en remettre à un monarque absolu, je ne trouve pas ça absurde de parler d'une gauche libérale. Mais ça reste à préciser, je le sais bien. Oui, mea culpa. Oh, ça n'a pas une grande importance à mes yeux, comme je disais, on ne peut pas prévoir la façon dont les richesses se distribueraient dans une société libérale. Disons que l'inégalité des richesses suscite inévitablement la rancœur d'une certaine partie de la population, et qu'une certaine tendance à l'égalisation aurait peut-être le mérite de limiter la conflictualité sociale. Mais c'est vraiment un objectif secondaire et la liberté n'a pas à être sacrifié pour tenter de l'atteindre.
  14. Il y a eu un effondrement de la IIIème République, de ses élites, qui n'ont pas su anticiper la catastrophe (mauvaise politique étrangère, mauvaise politique de réarmement militaire, mauvaise stratégie des généraux, etc.). Ensuite ce sont de nouvelles élites qui ont formé le régime de Vichy. Beaucoup n'occupaient pas de fonctions importantes avant 1940. Tu fais l'impasse sur l'Épuration, qui a quand même bien fonctionné, même si les peines de mort de Brasillach ou Laval vont contre mes principes. Les autres sont se surtout planqués, et ceux qui ont ressorti la tête de l'eau ont dû attendre des années. Reste que je suis d'accord avec toi sur la honte que porte la gauche pour avoir porter à la fonction suprême un homme qui avait servi Vichy...
  15. République qui était en fait à l'époque un Empire colonial (déclinant). Ce qui n'est plus le cas. Si la France traversait une grave crise politique/sociale maintenant, je pense que vu nos dirigeants, ça donnerait plutôt un scénario à la 1940: incompétence, paralysie décisionnelle, puis effondrement.
  16. C'est bien ce que nous dit l'opinion courante. Mais mon schéma vise à expliquer l'axe gauche/droite, pas l'axe libéralisme/antilibéralisme (qui pourrait être vertical, relatif au degré de liberté). Les libéraux n'ont pas nécessairement à se laisser définir selon ces catégories. Et je pense aussi que plus elles seraient définies précisément, plus serait défini le "centre" (droit ou gauche), et plus on verrait que c'est le "lieu naturel" du libéralisme (à ne pas confondre avec le centrisme politique contemporain, qui est chrétien-démocrate plutôt que libéral). Toujours est-il que mon schéma ne vise pas à prouver que le libéralisme ne peut pas être "de gauche" (ou de centre-gauche), ce ne serait pas cohérent avec mes opinions . L'absence d'inégalité autre que juridiques créé en soi des conditions de possibilités d'égalisation des conditions (la démocratie au sens de Tocqueville), les individus sont libres de s'enrichir, leurs positions sont instables ; de là des possibilités d'égalisation: par exemple, par l'entre-aide générationnelle entre individus ayant inégalement captés de la richesse. En outre, une société libre pourrait tendre (voire devenir) égalitaire matériellement si un nombre suffisant de ses membres le décidaient, mais ça ne serait qu'une évolution contingente, une autre pourrait avoir une structure très différente. C'est vrai si on exclu ce que les marxistes appellent le "communisme primitif" (les tribus donc). Même je ferai deux remarques: 1): C'est un résultat effectif qui n'était semble-t-il ni souhaité, ni justifié comme tel par les communistes (d'où le déni, parfois quasi-pathologique) ; 2): Ensuite, je ne connais pas assez les sociétés de type URSS pour te répondre, mais il me semble qu'elles sont caractérisés non pas par une inégalité juridique, mais par une inégalité de pouvoir (membre du Parti versus non membres, membre de la faction dominante versus ennemi du peuple, etc). Officiellement, les citoyens sont égaux devant la Loi, mais la Loi n'est elle-même par respectée (le Pouvoir n'ayant pas de limites légales). Ce n'est pas exactement identique à une société où la Loi est appliquée mais où les individus ne sont pas reconnus égaux en droits. Les fascismes sont antilibéraux et par voie de suite anticapitalistes (ils n'autorisent pas un usage de la propriété échappant au pouvoir de l'Etat), mais ils n'étaient pas socialistes, ils ne prétendaient pas mettre en place une société où les hommes seraient égaux (le fascisme n'est pas non plus universaliste: il ne prétendait pas tendre vers une révolution mondiale intégrant tous les peuples dans l'égalité et le bonheur, il ne prétend pas que ce qui vaut pour un homme vaut pour un autre homme, etc.). Ils font au contraire ouvertement l'éloge de la hiérarchie (naturalisée), entre les "races", les groupes humains, les individus, etc. Les points communs entre fascisme et bolchevisme sont bien réels, mais ils ne sont pas identiques. On pourrait définir le premier comme la tentative d'abolir l'égalité, et le second comme la tentative d'abolir les différences. Ni l'une ni l'autre n'étant réalisables en pratique, la violence totalitaire est obligée de suivre une fuite en avant perpétuelle.
  17. Je suis Thomas Hobbes et j'approuve ce commentaire.
  18. Si, et si. D'une manière générale, je ne vois aucune raison de ne pas suivre l'opinion courante (ou les classifications du Ministère de l'Intérieur) sur le caractère "de droite" ou "de gauche" d'un parti (sauf dans des cas extrêmement particuliers, du genre "Macron est-il de droite ou de gauche ?"). La définition de la droite et de la gauche est un vieux casse-tête dans la mesure où elles sont plurielles toutes deux. Ce sont des notions assez flous. Néanmoins on peut convenir selon moi du critérium suivant: Tendent vers l'aile droite du spectre politique les forces politiques qui privilégient l'inégalité ; vers l'aile gauche celle qui privilégient l'égalité. Selon les domaines considérés, ça nous donne en gros cette schématisation (avec des frontières fluides entre chaque type): -Extrême-droite: inégalité raciale/religieuse (Nazisme, fascisme, etc.) et juridique (dimension contre-révolutionnaire = hostilité à l'égalité juridique défendue par la Révolution française) et matérielle (anti-socialisme ; anticommunisme) ; -Droite: inégalité uniquement matérielle (anti-socialisme ; anti-communisme) ; -Gauche: égalitarisme modéré (social-démocratie au sens large) ; -Extrême-gauche: égalitarisme radical (communisme). Sachant qu'on peut rajouter comme critère la plus grande acceptation, voire la justification ouverte de la violence, par les extrêmes. Le PS n'est pas socialiste au sens marxiste du terme, mais ça ne l'empêche pas de revendiquer un discours "égalitariste modéré", centré autour, non du renversement du capitalisme, mais de thématiques du genre "réduction des inégalités [sous-entendu: de richesses]", lutte contre "l'exclusion", égalité des chances", "promotion des femmes & minorités au postes de pouvoir", etc.. Quand au NPA, c'est un parti trotskyste, donc "égalitarisme radical", anticapitalisme, hostile à la division du travail, etc. Ce sont des partis de gauche et d'extrême-gauche. Ce souci de lutte contre l'inégalité n'est pas revendiqué par le FN, quelque soient ses lubies sur l'étatisation de tel secteur ou sur le protectionnisme. Les mesures peuvent éventuellement se recouper, pas les justifications. Autre critère plus difficile à manier, les partis de droite ou d'extrême-droite inclus beaucoup plus volontiers dans leurs discours (sinon dans leurs politiques publiques) un marqueur religieux, alors que les partis de gauche sont plus souvent laïcs voire porteur d'une critique de la religion (athéisme d'Etat dans le communisme). On ne verra jamais une personnalité politique de gauche dire quelque chose du genre « Qui n'a pas vibré au souvenir du sacre de Reims [...] n'est pas vraiment Français. » (Marion Maréchal-Le Pen, cf: http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2015/12/02/25002-20151202ARTFIG00101-marion-marechal-le-pen-qui-n-a-pas-vibre-au-sacre-de-reims-n-est-pas-vraiment-francais.php).
  19. Je me balade sur Google.News, pour le moment je n'ai vu que Le Figaro commenter cet événement: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/13/01016-20160913ARTFIG00119-isere-des-policiers-et-pompiers-agresses-apres-l-incendie-d-une-ecole.php
  20. Cette histoire ne sent pas bon du tout.
  21. Non. Gauche =/= socialisme + socialisme =/= interventionnisme étatique = le FN n'est pas de gauche.
  22. S'il y a récidive mais que le garant était de bonne foi (ce qui est indéterminable: on est pas dans sa tête), ça revient à l'emprisonner pour avoir mal estimé les actions futures d'un tiers. Je trouve cela insensé, sans vouloir t'offenser.
  23. => https://fr.wikipedia.org/wiki/Seppuku
  24. Dans nombre de cultures, c'est une preuve de détermination guerrière, les alternatives étant d'être tué par l'ennemi (ce qu'il veut) ou réduit à la captivité (peu glorieuse).
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