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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Mon objectif était uniquement de faire voir à Nigel qu'il y a bien une divergence de lignes, consécutives des attentes divergentes des clientèles électorales visées, qui permet d'expliquer ce qui apparaît au premier regard comme une "querelle de personnes" dont parlait Anne Hutchinson. « Les divergences qui provoquent les luttes entre les chefs peuvent avoir l'origine la plus diverse. On peut, d'une manière générale, les ranger dans deux catégories: divergences d'ordre personnel, divergences de principe ou d'ordre intellectuel. Mais cette division est purement théorique, car le plus souvent les divergences de principes ne tardent pas à dégénérer en divergences personnelles. » (Robert Michels, Les partis politiques, http://oratio-obscura.blogspot.fr/2015/07/les-partis-politiques-de-robert-michels.html).
  2. Néo-poujadiste plutôt que libérale. Mais la différence d'avec la ligne Philipot est tout à fait significative: "Sur le plan économique, elle déclare : « L'État a fait la France, l'étatisme l'a tuée. Ma génération critique fortement l'assistanat. Il faut remettre le goût du travail, réformer la protection sociale ». Lors d'un bureau politique du FN, elle a notamment contesté la priorité donnée, selon elle, à l'économique et au social plutôt qu'à la sécurité et à l'immigration au sein de son parti : « Sinon on fait du sous-Chevènement ou du sous-Mélenchon ». En février 2016, elle mentionne les mesures économiques structurelles qu'elle juge prioritaires : « le rétablissement des comptes publics, la réforme du droit du travail, la réforme du statut des fonctionnaires, la réforme fiscale, la simplification administrative ». Elle déclare que c'est seulement une fois ces réformes réalisées qu'il doit être question de l'avenir de la France dans la zone euro, avec l'engagement de négociations entre la France et les autorités européennes. Les marges de progression électorales du Front national se situent selon elle, en particulier sur les questions économiques, « sur l'électorat de droite »." (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marion_Mar%C3%A9chal-Le_Pen#Opinions_et_prises_de_position).
  3. Ils défendent effectivement des lignes contradictoires (sortie de l'euro versus peut-être pas ; Gaullisme social versus baisse d'impôts ; primat de la ré-industrialisation versus priorité à la chasse aux immigrés), qui ciblent des électorats différents (Nord-Sud en gros). Mais s'ils sont intelligents, ils resteront unis assez longtemps pour prendre le pouvoir. Ensuite ce sera un jeu de pouvoir pour évincer la clique la plus faible (comme la ligne Valls-Macron à évincer Montebourg-Hamon-Taubira).
  4. Moi aussi, et ce n'est pas ce que j'appellerais un moyen de transport privilégié. Elle est continuellement bondée. Ce n'est pas un ressenti subjectif, Wikipédia en parle: "La ligne 13 est peut-être la moins appréciée du réseau de la part des usagers et fait l'objet de nombreuses critiques de leur part et des élus locaux, à cause de sa saturation permanente aux heures de pointe, en particulier au nord de Saint-Lazare à cause de l'exploitation en deux branches qui limite le nombre de trains et rend les conditions de transport particulièrement pénibles. Il n'est en effet pas rare de devoir laisser passer plusieurs rames avant de pouvoir emprunter l'une d'elles à cause de leur surcharge chronique. Celle-ci atteint 4,5 personnes au mètre carré, alors que la norme de capacité est de 4 personnes maximum au mètre carré." (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ligne_13_du_m%C3%A9tro_de_Paris#La_ligne_actuelle).
  5. Tu as déjà écris la ligne 13 du RER ?
  6. Mais justement, ils préfèrent l'original à la copie. Le FN se rapproche chaque jour du PCF de l'ère stalinienne: autoritarisme, dénonciation des élites, volonté de conquérir l'appareil d'Etat, anti-immigrationniste, antilibéralisme social (homophobie, peine de mort, war on drug) et économique, financement par la Russie (encore que)... Là où la gauche radicale n'est au fond qu'un conglomérat d'étudiants et de profs qui rêvent d'une révolution plutôt que de se donner les moyens de prendre le pouvoir, qui imitent chaque jour un peu plus la ligne écolo-féministe-social-démocrate du PS (sauf que ce marché est déjà saturé). Et last but not least, le FN est un parti centralisé qui laisse ses tendances contradictoires s'exprimer en interne, là ou le Front de gauche est un conglomérat de partis désunis, où chacun tire la couverture à soi, etc. "Descartes" explique assez bien la chose ici: http://descartes.over-blog.fr/2015/12/le-front-national-et-les-joueurs-d-echecs.html
  7. Pas vraiment. Plutôt à une fourmilière ou à une ruche. Communisme primitif, toussa.
  8. Je ne trouve pas ce terme d'allocation très éclairant. Implique-t-il la production des biens et services ?
  9. Hum, ça devient alors un peu ironique de parler de loi économique, surtout si l'on a défini l'économie comme une science qui "is about human choice" (Human Action, p.494), "deals with real man" (p.97), qu'elle est la "philosophy of human life." (p.878).
  10. Et la loi des rendements décroissants (cf: https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_des_rendements_d%C3%A9croissants), est-ce une loi économique selon toi ?
  11. J'ai dis que, contrairement à ce que tu disais, cela fait partie de la nature humaine. Pas que cela épuisait la description de l'Homme.
  12. Bah si justement. C'est même un élément constitutif de la définition de l'Homme (être de besoin).
  13. J'ai écris que "sauf exceptions", l'approche des communistes était plus attentiste (tendance à l'économisme, à laisser le capitalisme développer ses contradictions fatales) que celle des "gauchistes", et que cette différence entraîne un rapport à l'Etat différent. Ensuite, la "Révolution culturelle" et la "Révolution permanente" sont des théories de la purge politique au sein d'Etat communistes (totalitaires). Elles ne disent rien de l'attitude à adopter face à un Etat "bourgeois" (conquêtes graduelles ou insurrection immédiate). La Révolution de 1971 est aussi un cas particulier, elle déroge aux dogmes du marxisme (la Russie est un pays arriéré), et précède le développement du communisme moderne. D'ailleurs les trotskystes se posaient en héritiers de 1917, révolutionnaires contre les "staliniens" attentistes. C'est visible au moment du Front populaire, notamment.
  14. A 8 min elle dénonce les expulsions d'étrangers, hein. Je vous trouve quelque peu durs et mesquins avec cette personne.
  15. Tu confonds communistes et "gauchistes" (trotskystes, maoïstes, situationnistes, etc.). Certes, ils sont tous socialistes et révolutionnaires. La plupart revendiquent la dictature du prolétariat, terme lui-même susceptible de plusieurs acceptations. Mais il y a entre eux une différence de perception sur la possibilité d'une révolution anticapitaliste. Comme les communistes, sous exception, la croient encore lointaine, ils essayent de faire reculer le marché en étendant la part d'entreprises nationalisées, la législation, etc, pensant que cela va améliorer la situation des classes populaires, dans l'attente du grand soir. A l'inverse, les gauchistes sont anti-institutionnels, ils refusent de conquérir des avantages dans le cadre du capitalisme (toute amélioration augmentant l'adhésion au "système"), prônent une révolution immédiate. D'un point de vue libéral, ils sont nettement moins dangereux, parce que désorganisés et anti-Etat. C'est pour cela que je disais que l'évolution de ces groupes pourrait être qualifiée de régression. La gauche radicale d'aujourd'hui, bien que chaotique, impuissante et en voie de social-démocratisation, est infiniment plus étatiste que ses ancêtres à la gauche du PCF. Elle se rallie à l'Etat-Providence et donc l'étatisme ne peut que se renforcer... Mises soutient au contraire ce qu'il appelle "la doctrine de la solidarité des intérêts". Tous les membres de la société ont intérêts au libéralisme et aux gains de la division du travail ; la lutte des classes est donc selon lui une illusion propagée par les intellectuels socialistes.
  16. Il y a Locke entre les deux disons. Rothbard est dualiste ?
  17. Bienvenue Reykjavik. C'est discutable. Si je dis "j'ai un corps", cela signifie que je suis une certaine chose (je) qui entretient avec une chose distincte (corps) un rapport de possession... On est plutôt du côté d'un dualisme métaphysique à la Descartes. A l'inverse, une approche matérialiste donnera plutôt un "je suis un corps", et le rapport de possession disparaît. Le cartésianisme, stade initial du capitalisme ?
  18. Je pense qu'il y a déjà là un clivage interne à l'antiracisme "de gauche" (pour aller vite). Par exemple la ligne SOS racisme sera de nier l'existence des races (terme supprimé de la constitution par le PS), là où le "contre-racisme" de groupuscules type indigènes de la république va au contraire ériger la race en problème politique, mais pour défendre les "races opprimées" contre les "races oppressives" (#reversed-nazism). Et je pense pouvoir faire l'hypothèse que cette seconde façon de faire est sans doute infiniment plus commune aux U.S.A qu'en France. Mais il me semble que les définitions que l'on utilise sont encore trop imprécises.
  19. Pour les marxistes (qui ne sont généralement pas protectionnistes), cette disjonction aurait du sens, puisque le capitaliste est un pur consommateur (il brûle de la plus-value et ne participe à la formation de valeur-travail) et le travailleur un quasi pur producteur (puisque les salaires sont censés tendre vers le minimum nécessaire à la reproduction de la force de travail). C'est toujours étonnant de voir comment la gauche radicale anti-mondialisation contemporaine repose sur des schémas de pensée et des prémices marxisantes dont elle n'admet pas les conséquences logiques.
  20. Hum, ça ne fera jamais changer d'avis un collectiviste. Peu importe que le libre-échange permette de satisfaire les intérêts personnels, c'est l'intérêt général qui compte (c'est à dire celui de la clique du moment qui veut sa ration de privilèges). Peu importe que la mondialisation permette d'acheter moins cher des produits chinois, il faut lutter contre la désindustrialisation chez nous, et donc contre les comportements incohérents des consommateurs, de la société civile (la fameuse "bête sauvage" dont parle Hegel), qui créent le chômage.
  21. Je suis probablement d'accord avec ça, mais dans le doute, pourrais-tu développer ce que tu appelles "approche collectiviste de l'anti-racisme", et par extension ce que serait un (les ?) anti-racisme(s) non collectiviste(s) ?
  22. C'est à se demander pourquoi des élections seraient encore nécessaires... Si Hollande exprime l'intérêt général par sa sainte parole... #culte-de-la-personnalité
  23. Exact. Difficile de dire si c'est un progrès ou une régression.
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