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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Les grands chefs d'oeuvre de la peinture occidentale
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Lectures et culture
Un petit cycle Botticelli (la renaissance italienne c'est là que la civilisation peinture occidentale décolle et on arrive vite au niveau des maîtres indépassables): Botticelli, Autoportrait (détail de L'Adoration des rois mages), 1475: Portrait d'une jeune femme (Simonetta Vespucci ?), 1476-1480: Saint Augustin dans son cabinet de travail, 1480: Le Printemps, 1478-1482: Vénus et Mars, 1483: La Naissance de Vénus, 1484-1485: Portrait de Dante Alighieri, 1495: (Vous remarquerez le progrès notable accompli par rapport à un autre Dante peint 30 ans plus tôt -qui était déjà pas mal hein ! Domenico di Michelino, Portrait de Dante Alighieri, la ville de Florence et l’allégorie de la Divine Comédie, 1465, détail: -
Élections européennes de 2019
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Europe et international
Entendu le centriste euro-fédéraliste Jean-Christophe Lagarde sur France Inter. Il propose plein de trucs innovants comme améliorer le budget de l'Union en taxant les importations hors-UE (il appelle ça "faire financer l'UE par les pays extérieurs", #lol #économie-101). Et il veut aussi augmenter le budget de la PAC de 3 milliards. Et puis il faut aussi imiter la Russie et la Chine en matière de stockage de données, pour ne pas être "naïfs": "Les données des utilisateurs d’internet. Pour lui, ces données devraient être stockées sur le continent européen et un droit de propriété des données devrait être créé. Les géants du net tels que les GAFA devraient alors payer chaque utilisateur pour revendre ses données." -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Je ne vois pas ce qu'il y a de surprenant, ça fait longtemps que A2B est en guerre ouverte contre le libéralisme. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Pas eu le temps (sauf pour les entrées en "A"), mais ça semble intéressant. Par contre la présence d'entrée comme "libéral-libertaire" ou "Michéa" en dit long sur l'influence d'interprétations foireuses, et sur le fait qu'une certaine droite continue de faire des yeux de Chimène à une gauche "orwellienne" / Old left. (Ce qui est effectivement la stratégie d'Alain de Benoist, mais aussi d'un nationaliste comme Rougeyron ou d'un fasciste comme Soral, parmi d'autres). -
Conservateurs et libertariens: un cousinage malaisé
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Quelques petites remarques sur le conservatisme à la suite de ma lecture de l'essai de Huguenin (dont j'ai donné un compte-rendu ici? Il me semble que mon intuition, suivant laquelle le point commun de toutes les tendances du conservatisme serait d'ordre épistémologique, une conception "déflationniste" ou pessimiste sur les capacités de la raison humaine, permet de rendre compte de deux traits courants chez les conservateurs, d'une part l'apologie du préjugé, d'autre part l'emphase mis sur l'autorité. En effet, c'est parce qu'il ne fait pas guère confiance à la réflexion individuelle que le conservateur préfère suivre les usages hérités, même s'il ne peut pas rendre compte de leur bien fondé. Burke lie explicitement les deux aspects: « Nous chérissons nos préjugés parce que ce sont des préjugés. C’est que nous craignons d’exposer l’homme à vivre et à commercer avec ses semblables en ne disposant que de son propre fonds de raison, et cela parce que nous soupçonnons qu’en chacun ce fonds est petit, et que les hommes feraient mieux d’avoir recours, pour les guider, à la banque générale et au capital constitué des nations et des siècles. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.310). L'impuissance de la raison fait qu'elle ne peut déterminer ce qu'est le bien ; le seul fait de s'y essayer engendre des discussions stériles qui affaiblissent toutes les institutions et finalement la société elle-même. Maistre est très clair là-dessus: « L’homme pour se conduire n’a pas besoin de problèmes, mais de croyances. Son berceau doit être environné de dogmes ; et, lorsque sa raison se réveille, il faut qu’il trouve ses opinions faites, du moins sur tout ce qui a rapport à sa conduite. Il n’y a rien de si important pour lui que les préjugés. […] Or ces sortes d’opinions sont le plus grands besoin de l’homme, les véritables éléments de son bonheur, et le Palladium des empires. Sans elles, il ne peut y avoir ni culte, ni morale, ni gouvernement. Il faut qu’il y ait une religion d’Etat comme une politique de l’Etat ; ou plutôt, il faut que les dogmes religieux et politiques mêlés et confondus forment ensemble une raison universelle ou nationale assez forte pour réprimer les aberrations de la raison individuelle qui est, de sa nature, l’ennemi mortelle de toute association quelconque, parce qu’elle ne produit que des opinions divergentes. » -Joseph de Maistre, Des origines de la souveraineté. D'où il suit que les conservateurs ne se contentent pas de dire que l'autorité (c'est-à-dire cette forme du commandement qui ne repose ni sur la violence, ni sur la persuasion discursive rationnelle) est la condition nécessaire voire suffisante de certaines activités (par exemple l'éducation) -ils adorent l'autorité, ils aimeraient en mettre partout, et dans les variantes non-libérales de conservatisme c'est sur l'autorité exclusive et non sur une quelconque forme de délibération (fût elle limité à une oligarchie parlementaire soi-disant éclairée) que devrait reposer entièrement le pouvoir politique. Cf l'article autorité du Dictionnaire du conservatisme. Et ceci est cohérent car l'autorité est un commandement fondé sur une confiance instinctive, à l'abri de la discussion et de la controverse, puisqu'elle n'est pas fondé sur une argumentation rationnelle. Par ailleurs, même les conservateurs réactionnaires semblent cohérent avec les "classiques" en ce qui concerne leur espèce de pluralisme constitutionnel. Maistre dit par exemple que: « Le despotisme, pour telle est nation, est aussi naturelle, aussi légitime que la démocratie pour telle autre. » (Joseph de Maistre, De la souveraineté du peuple. Un anti-contrat social, 1794, rééd. PUF, 1992, p.109). Or les classiques semblent admettre cette idée étrange qu' "il peut y avoir plusieurs bons choix rationnels et plusieurs régimes politiques légitimes. ». Or il me semble que ce pluralisme découle là aussi d'une racine épistémologique et de la préférence pour l'obéissance aux traditions (qui varient manifestement dans le temps et l'espace) à la réflexion critique. Et enfin, on trouve chez Burke une confusion conceptuelle typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre la vertu et la liberté: « Qu’est-ce d’ailleurs que la liberté sans la sagesse et sans la vertu ? C’est de tous le pire : car c’est le dérèglement, et le vice, et la démence. » (Edmund Burke, Réflexions sur la Révolution de France, 1791, rééd. « Pluriel », 1989, p.313). Donc si être libre c'est faire le bien, et que je suis impuissant à le connaître par moi-même, alors il est parfaitement logique que je ne puisse pas me plaindre si je suis né, par exemple, dans la caste des esclaves d'une société admettant quelque chose de ce genre. Ou bien si je suis né femme dans une société où les femmes ne jouissent pas d'une égalité en droits, etc. Évidemment, si je ne veux pas être obligé de "préférer le familier à l'inconnu" (Oakeshott), il n'est que de montrer que la prémisse était fausse. Et en fait elle est complètement intenable, car si je ne suis pas capable de déterminer (au moins en puissance) si la règle héritée est bonne ou mauvaise, autrui n'est pas non plus capable de me prouver qu'elle est bonne, et par suite on ne peut maintenir une règle quelconque que par la violence, puisque elle est arbitraire, dénuée de justification raisonnable. L’anti-rationalisme aboutit au même résultat que le relativisme moral flétrit par les conservateurs: s'il n'y a pas de bien objectif ou s'il n'est pas rationnellement découvrable, l'ordre social n'a pas d'autre loi que celle du plus fort. Il n'y a rien à redire si demain les bolcheviks prennent le pouvoir. Maistre ou Hume sont cohérents avec leurs prémisses lorsqu'ils affirment qu' "Un gouvernement établi possède un avantage infini par cela même qu’il est établi." (David Hume, Essais moraux, politiques et littéraires, et autres essais, PUF, coll. « Perspectives anglo-saxonnes », trad. Gilles Robel, 2001, 874 pages, p.640). Si mon intuition est exacte, ça expliquerait aussi partiellement pourquoi le conservatisme semble, sur le long terme, continuellement obligé de se moderniser (il tend à combattre les innovations qui arrivent et plus celles qui sont déjà à l’œuvre dans la société ou la législation) et d'accepter les évolutions réclamées par les "progressistes" (et en fait tous les non-conservateurs). Comment pourraient-ils accorder de l'importance au fait d'avancer des arguments percutants s'ils pensent que "l'intelligence n'est qu'une petite chose à la surface de nous-mêmes" (Barrès) ? A quoi bon ? -
Zizek v. Peterson 19 avril, capitalisme v Communisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de F. mas dans Action !
Ce qui est vrai. Marx, comme Raymond Aron, comme Sartre, comme Castoriadis, réduit l'humanité à son historicité. (Et je me demande si ça ne commence pas avec Rousseau). "L'essence de l'homme n'est pas une abstraction inhérente à l'individu isolé. Dans sa réalité, elle est l'ensemble des rapports sociaux." (sixième des Thèses sur Feuerbach). Chez lui ça donne un relativisme original, social-constructiviste et basé sur la classe et l'infrastructure productive. Mais ce n'est pas original que Marx soit relativiste, c'est un allemand... -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
J’ai terminé de lire l’essentiel de l’essai de François Huguenin intitulé Histoire intellectuelles des droites. Le conservatisme impossible (Perrin, coll. Tempus, 2013 (2006 pour la première édition), 496 pages). Compte-rendu qui pourra intéresser @PABerryer et @Vilfredo Pareto. -
Zizek v. Peterson 19 avril, capitalisme v Communisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de F. mas dans Action !
On peut suivre la chronologie aussi: -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
Moui, ou pas. Je n'ai jamais rencontré ni même lu sur Internet de témoignages de macronistes enthousiastes. Les gens ont voté pour lui avant tout par rejet des autres candidats hors MLP (Fillon lugubre et empêtré dans affaires ressortis au bon moment, Mélenchon économiquement irréaliste pour toute une partie de l'électorat habituée à voter pour le PS). -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
On se demande pourquoi elle s'associe avec ces personnes alors. La soupe doit décidément être bonne. -
Mais outre ça et les innombrables poncifs d'extrême-droite, il y a le style surtout, avec la pseudo-imitation de Céline et les trois points de suspension ("...") absolument partout ! ... C'est le pire essai que j'ai lu de ma vie, avec un d'Attali et un d'Onfray.
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Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Bien sûr. Je pointe juste que tu avais tort de dire qu'avoir la possibilité de fuir doit être considéré comme le SEUL problème politique réel. Car c'est justement plutôt ton dernier recours lorsque les problèmes (oppression politique) sont devenus trop sérieux. -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Hé bien arrête de te plaindre de la législation française, personne ne t'empêche de quitter le pays ! (sophisme entendu IRL pour objecter aux idées libérales). -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Tout groupe définit lui-même les règles qui font qu'on est ou pas membre du groupe. Par exemple pour faire parti de Liborg il faut respecter la charte. Les problèmes et l'illégimité surviennent lorsque: 1): les règles sont déraisonnables ou mauvaises ; 2): les règles sont des dogmes indiscutables sanctionnés par une puissance surnaturelle ; 3): la violence est acceptée à l'encontre des membres du groupe qui ne se conforment pas aux règles ; 4): on n'a pas non plus le droit de quitter le groupe. (Soit dit en passant, ces 4 éléments sont réunis dans la mise hors-la-loi du suicide en contexte médiéval chrétien -preuve que l'islam n'a pas le monopole de l'obscurantisme: "Cette métaphore [l'organicisme] est très ancienne ; elle imprégnait la pensée politique à la fin du Moyen Age. Cependant, la façon dont Southcote formulait cette vieille idée -"il est incorporé à eux et eux à lui"- fait directement allusion à la théorie politico-ecclésiologique du corpus mysticum [corps mystique] citée effectivement avec grande insistance par le juge Brown dans l'affaire Hales contre Petit. Dans cette affaire, le tribunal s'intéressait aux conséquences légales d'un suicide, que les juges tentaient de définir comme un acte de "félonie". Lord Dyer, Chief Justice, y souligna que le suicide était un crime triple: c'était un crime contre la nature, puisqu'il va à l'encontre de la loi de l'autopréservation ; c'était un crime contre Dieu, puisque c'est une violation du sixième commandement ; enfin, c'était un crime "contre le Roi, puisque par cette action, le Roi a perdu un sujet, et (dans les propres termes de Brown), le Roi qui est à la tête a perdu un de ses Membres mystiques"." (Ernst Kantorowicz, Les deux corps du Roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Age, in Œuvres, Gallimard, coll. Quarto, 2000, 1369 pages, p.663). -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
J'ai envie de dire que c'est un problème dérivé du problème qui est que dans certains pays, tu n'as pas le droit de ne pas être musulman sous peine de violence (ou de restrictions de tes droits légaux). Ce qu'on appelle l’obscurantisme religieux. -
Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Aucune idée (c'est ça le problème avec ces discours militants truffés d'implicite pour initiés) mais je soupçonne fort que: modèle non viriliste = plus de pouvoir pour ma "communauté" (les femmes)... -
Bienvenue @Pegase Même question que @Mégille du coup. Tu as peut-être lu des auteurs critiques du libéralisme qui t'ont influencé ?
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Conservateurs et libertariens: un cousinage malaisé
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
Je ne l'ignore pas mais, ma question, ce n'est pas: "quoi le conservatisme anglo-saxon (ou le conservatisme personnel de Kirk) se singularise du conservatisme en général ?", c'est au contraire de reconstruire conceptuellement à partir de toute cette diversité l'unité de l'idéologie (et si ce n'est pas possible, alors il faudra ou abandonner le terme ou lui donner un sens différent et changer la façon dont on classifie les droites). Par exemple le premier principe (en fait il y a plusieurs idées différentes dedans, mais j'admets qu'elles forment un réseau notionnel cohérent en lui-même) énoncé par Kirk est: "Premièrement, les conservateurs croient qu’il existe un ordre moral durable. Cet ordre est fait pour l’homme, et l’homme est fait pour lui, que la nature humaine est une constante, et que les vérités morales sont permanentes." Et je ne doute pas que beaucoup, et sans doute même la majorité des conservateurs, admettraient quelque chose de ce genre. Mais il y a aussi d'autres courants de philosophie (politique) qui admettraient ces idées (par exemple l'objectivisme). Et il y a aussi des conservateurs qui ne les admettraient pas (cf mon message précédent). Ce n'est donc pas un bon critère*. * ce n'est pas inintéressant de faire des classifications d'une famille en fonction de prémisses philosophiques (par exemple, il y a des libéraux jusnaturalistes et utilitaristes), mais ça ne nous dit ce qui fait l'unité du courant en question, à moins de trouver des prémisses philosophiques absolument présentes chez tous les membres du courant étudié. Mais ce n'est pas facile. Peut-être faut-il plutôt chercher l'unité des idées non-philosophiques, des idées plutôt "culturelles", des manières d'êtres... ? ça semble par exemple relativement pertinent de dire que les libéraux sont des gens qui, politiquement, ne se soucient pas de contrôler la vie des autres, mais on ne peut pas dire que ce soit une prémisse philosophique ou même un vrai principe politique. C'est plus une "façon d'être". Mais c'est une caractéristique subtile... -
Conservateurs et libertariens: un cousinage malaisé
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Philosophie, éthique et histoire
On peut dire aussi que le conservateur réactionnaire veut tout garder du passé, alors que le conservateur non réactionnaire veut garder ce qui peut l'être. Mais c'est bien une différence de degré et non pas une divergence radicale de buts. Ce serait toutefois une définition moins exacte que ce que j'ai proposé plus haut, parce qu'alors même Joseph de Maistre ne serait pas réactionnaire en ce sens (la Révolution française a un sens providentiel qui empêche un total retour en arrière) ; et parce que tous les romantiques (au sens de Löwy et Sayre) veulent conserver quelque chose du passé pré-moderne, mais beaucoup d'entre eux ne sont pas des conservateurs politiques pour autant (ni même de droite). Plutôt qu'une différence de degré, il faut voir les différents types de conservatismes comme des variations ou des embranchements idéologiques à partir d'un même petit nombre de principes communs fondamentaux. Tout le problème est justement de saisir lesquels et par-là même ce qui fait l'unité du conservatisme... Par exemple, il me semble valable de dire que tous les conservateurs, depuis le conservatisme libéral ("aronien" dit Sternhell) de Oakeshott, jusqu'au conservatisme réactionnaire à la Maistre ou à la Maurras, rejette le rationalisme politique. Il y aurait sans doute plus à dire là-dessus mais je ne suis pas très sûr... Tous semblent insister plus ou moins lourdement sur le fait que la raison humaine est limitée (mais ça ne semble ni une prémisse épistémologique menant inéluctablement à une attitude politique unique, ni même un principe clairement défini -limitée jusqu'à où, et en raison de quoi ? C'est plus un ethos un peu vague). Ils ne s'accordent pas sur la forme ou l'étendue du pouvoir politique, mais tous, je crois, s'accorderaient sur quelque chose comme le rejet de façonner la société selon un plan préalable (mais ce n'est pas non plus un trait spécifiquement conservateur, comme le prouve le libéralisme et sa forme hayékienne en particulier. Et c'est aussi un peu déroutant avec le crédit dont jouit en général Platon dans ce courant de pensée politique). Je ne vois pas non plus très bien où serait l'unité sur le plan moral, avec une gamme de positions allant du réalisme universaliste thomiste jusqu'où scepticisme à la Hume, voire au relativisme moral à la Herder ou à la Spengler. Tous s'accorderaient peut-être pour dire, non pas forcément que le passé en soi est supérieur au présent (ça ne veut pratiquement rien dire parce que le passé est hétérogène), mais que quelque chose du passé est meilleur ou une plus authentique source de valeurs (la tradition peut-être) que tout ce que le présent ou l'avenir pourront apporter. Mais là encore ce n'est pas vraiment un principe mais plutôt une valorisation très générale (abstraite) et peu claire. Bref cette unité est un problème que je n'arrive pas à résoudre pour le moment. -
Rassemblement national, el-italiano93 l'avenir ?
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Adrian dans Politique, droit et questions de société
Évolution à laquelle je n'avais pas pensé: le RN donne maintenant dans de l'écologisme de droite (cf ceci et cela). Malin.- 3 234 réponses
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- front national
- extreme droite
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(et 3 en plus)
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Mélenchon, le Tout Petit Père des Peuples
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
Aaaah mais je vois que les petits scorpions se font des mamours entre eux ! ... " Une argumentation qui ne convainc pas le moins du monde Clémentine Autain : « Thomas Guenolé évoque des rumeurs pour ne rien dire du harcèlement sexuel dont il est question. L’enjeu important des dysfonctionnements démocratiques se transforme en simple contre-feux. Cette attitude, à un mois des européennes, ne fait que détruire. » Elle ajoute : « Par ailleurs, je pense que le modèle viriliste des organisations politiques doit vraiment être remis en cause. »." (Marrant j'aurais cru les 2 proches politiquement. Quoique souvent, c'est celui qui est le plus proche de toi qu'il faut liquider en premier, pour garder ton segment de marché...). Bien entendu, les justifications de Guenolé sont ridicules: il y a des dissidences de chez Mélenchon depuis 2012 au moins, et les sortants précédents ont toujours pointés la même absence de procédure de délibération collective. Il ne peut pas prétendre qu'il ne savait pas. La vrai raison de son départ est qu'il a déplu à quelqu'un et/ou perdu un arbitrage interne (et alors ça pourrait être intéressant de savoir sur quel sujet). -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
ça reviendrait à mettre encore plus de pouvoir dans la main des partis et de ceux qui les contrôlent (parce que oui, pour gagner une élection, mieux vaut avoir un parti derrière soi). Mettons que tu rendes élective la fonction de directeur général de l'Agence France Trésor, et là-dessus, paf, la gauche gagne les élections, tu te retrouves avec un directeur socialiste tout dévoué envers le gouvernement, parce que sa survie son avenir professionnel est en jeu. Je prends exprès cet exemple parce que c'est connu que certains hauts fonctionnaires ont mis le holà à la "voie française vers le socialisme" dans la période 1981-1983. Bref, je trouve sain que les fonctionnaires disposent d'une autonomie par rapport au pouvoir politique. Et même ainsi, il arrive qu'ils se fassent piétiner après avoir émis un avis critique, comme on l'a vu après le passage du chef-d'Etat major des Armées Pierre de Villiers en commission de Défense. -
Macron : ministre, candidat, président... puis oMicron
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nigel dans Politique, droit et questions de société
La dénonciation des élèves de l'ENA, engeance de clones nourrie à la pensée unique, semble faire consensus... Sauf que si on creuse, les libéraux leur reprochent d'être tous keynésiens, les jacobins d'être tous ultralibéraux (article + commentaires) ... Du coup, l'existence d'une pensée unique devient douteuse... Et puis, si on supprime les concours @Cortalus, tu les choisis comment, tes préfets, tes inspecteurs des finances ou tes directeurs d'administration centrale ? -
Incendie de la Cathédrale Notre-Dame de Paris
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Rincevent dans Actualités
Je vois pas le rapport, j'aime bien les flèches gothiques moi:
