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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. Je me suis remis dans Les Politiques. Je suis dans le chapitre où Aristote explique pourquoi l'esclavage est naturel. Tant qu'à faire, autant appuyer le raisonnement sur quelques évidences incontestables: "Le mâle est par nature à la femelle ce que le supérieur est à l'inférieur, c'est-à-dire ce que le commandant est au commandé." -Aristote, Les Politiques, Livre I, trad. Pierre Pellegrin, Paris, GF-Flammarion, 2015, 591 pages, p.118.
  2. C'est pas déjà le cas ?
  3. L'épistémologie n'est pas la partie de la philosophie que je connais le mieux, il faudrait que tu sois plus précis dans tes questions. Mais sinon, bienvenue (Au fait, tu as remarqué que c'est un forum sur le libéralisme ?^^ As-tu lu des auteurs libéraux ?).
  4. Je donne tort à Ayn Rand sur Victor Hugo*, sur un site objectiviste. Des tirs de suppression s'ensuivent. * Un sujet à l'évidence majeur où aucun compromis, aucune révision des écritures saintes n'est possible.
  5. La bourgeoisie de droite est lassée des gueux: "Que de temps perdu à essayer de lire un message clair sur les visages exaspérés de ces manifestants déguisés en naufragés de la route. Que de dizaines d’heures passées à subir des vociférations sur leurs colères irrépressibles, venues du fond de détresses matérielles dont on voulait bien admettre la réalité. Que d’invitations complaisantes sur plateau à certains de leurs représentants (mot inadéquat) pour laisser libre cours, à longueur d’antenne, à leur détestation de tout ce qui, de près ou de loin, ressemble à une autorité, de tous ceux qui, de près ou de loin, détiennent une parcelle de pouvoir. Un jour, ce sont les chefs d’État que la France s’est donnés « depuis trente ou quarante ans », le lendemain ce sont les députés « payés à rien faire avec notre argent », « les hauts fonctionnaires », ces « incapables trop payés avec nos impôts », le surlendemain ce sont les journalistes, ces bobos des villes qui disent et écrivent n’importe quoi sous la dictée du pouvoir depuis leurs bureaux parisiens. Ou bien ce sont les policiers d’une « violence » que « même l’ONU a décidé de condamner » et qui mutilent les braves gilets jaunes, leur crèvent les yeux, leur sectionnent les mains ou les bras avec une sauvagerie inégalée sur terre. Au bout d’un moment, franchement, la coupe de la haine ainsi déversée déborde dans nos salons et nos appartements au moment où s’annonce d’ordinaire le calme salutaire et domestique des week-ends familiaux et nous n’en pouvons plus." Mais les gueux finiront-ils par être las de la bourgeoisie ? That is the question.
  6. Mulch Diggums ! Oui, ce ne serait hélas pas étonnant, comme tenu de la bienpensance / censure / ne pas se faire cataloguer -âge X de Disney...
  7. https://www.lemonde.fr/economie/article/2019/03/23/malgre-l-inquietude-de-bruxelles-l-italie-rejoint-les-nouvelles-routes-de-la-soie-de-pekin_5440367_3234.html Apparemment l'Italie devrait obtenir un meilleur accès au marché chinois et des investissements capacitaires dans ses ports. Mais l'UE, France et Allemagne en tête, ne voit pas ça d'un bon oeil. Un avis @Zagor ? Est-ce que c'est juste une manifestation de la détestation des européistes contre le gouvernement "populiste" italien, ou bien également un clivage géopolitique entre l'UE et la Chine ?
  8. Le dernier article de @Nathalie MP sur les retraites est un modèle de pédagogie sur le sujet : https://leblogdenathaliemp.com/2019/03/23/retraites-changer-le-systeme-mais-vraiment/ Je ne me priverais pas de le citer dans quelque temps (je prépare un article pour fin avril sur la faillite du modèle social français).
  9. Chirac, ce libertarien caché: "Sorte de Barry Goldwater à la française -héraut du libéralisme radical aux élections présidentielles américaines de 1964-, Jacques Chirac se présente comme le seul candidat du libéralisme économique: "Les Français ont le choix entre [...] trois solutions: le collectivisme de deux candidats [François Mitterrand et Georges Marchais], l'étatisme du troisième [Valéry Giscard d'Estaing] et enfin la libération de l'économie et de l'initiative que je propose". Le président du RPR reprend les revendications traditionnelles des libéraux: diminuer les prélèvements obligatoires, notamment l'impôt sur le revenu, réduire les dépenses publiques, recruter chaque année un nombre de fonctionnaires égal à la moitié des départs en retraite, supprimer la taxation sur les plus-values et la taxe professionnelle, baisser les droits de succession pour les PME, faciliter les procédures de licenciement. De quoi flatter une partie du patronat effrayée par les cent dix propositions du Parti socialiste et de son candidat François Mitterrand. Jacques Chirac ne manque pas de s'attirer des reproches au sein de son propre parti et de la majorité. Pour Michel Debré, autre candidat gaulliste à l'élection présidentielle, le programme du président du RPR n'est "qu'une addition de propositions catégorielles, qui représentent peut-être quelque chose au niveau de la Corrèze". Jean Charbonnel, un gaulliste social, voit chez Jacques Chirac "le langage d'une certaine droite à la fois autoritaire et poujadiste". Quant aux partisans de Valéry Giscard d'Estaing, ils fustigent le programme chiraquien, Raymond Barre ironisant sur le thème du " "reaganisme" mal digéré et abusivement transposé". Les commentaires de la gauche sont à l'avenant. La dénonciation de l'emprise de l'Etat, la volonté de libérer les entreprises, bref, le "reaganisme à la française", recueille tout de même 18% des voix." -François Denord, Le Néo-libéralisme à la française. Histoire d'une idéologie politique, Éditions Agone, 2016 (2007 pour la première édition), 466 pages, p.353-354.
  10. On parle pas assez de la candidature de Tatiana et Greg dans ce fil... Le populisme de gauche va-t-il créer la surprise ? Feront-mieux que le fils Glucksmann ? Tant de suspens dans ces élections !
  11. Faut être persévérant mais on finit par trouver des bricoles intéressantes dans ce bouquin: « Raymond Aron reproche à Jacques Rueff de ne pas comprendre que la Théorie générale représente des progrès considérables pour la science économique, le qualifie, de manière peu aimable, de "pré-keynésien" et considère L'Ordre social, son maître ouvrage, comme rempli d'erreurs, "à l'échelle du livre lui-même, massives, fondamentales". [Aron, "Les limites de la théorie économique classique", Critique, novembre 1946, n°6, p.510] » -François Denord, Le Néo-libéralisme à la française. Histoire d'une idéologie politique, Éditions Agone, 2016 (2007 pour la première édition), 466 pages, p.304.
  12. Un point de vue souverainiste et (raisonnablement) libéral ... et suisse : http://www.entelekheia.fr/2018/08/07/letat-souverain-est-indispensable-surtout-dans-une-economie-mondialisee/
  13. C'est dans ces moments-là que le côté curé de la gogoche ressort. Ils en parlent comme si c'était une perversion sexuelle affreuse... Leur antilibéralisme est quand même profond, chez Labération, parce qu'ils viennent mettre en difficulté Glucksman alors que c'est de facto le candidat de la gauche non-mélenchoniste / communiste / trotskyste. Ils peuvent pas s'en empêcher même si c'est contreproductif du point de vue de l'image de leur candidat dans son électorat potentiel de fonctionnaires.
  14. Une "pensée critique" bien fléchée et orientée pour parvenir à la bonne conclusion, à l'image de la question du titre qui se propose d'expliquer un phénomène qui n'existe pas grâce à d'autres (masse de richesse fixe + vol des pauvres par les riches) qui n'existent pas davantage. C'est pas la peine de dénoncer l'endoctrinement religieux des enfants quand on fait pareil avec de la politique...
  15. Les Wachowski ont dit un jour un truc du style: "nous avons anticipé toutes les interprétations que vous pourriez faire."
  16. C'est un coup à faire de l'histoire politique générale se déprimer.
  17. C'est un témoignage glaçant et attristant. Le choix du titre et l'absence de commentaire critique de la part de l'auteur de l'article est néanmoins gênant, parce que la comparaison avec l'effondrement de la République de Weimar ne tient pas la route. L'économie britannique va bien, il n'y a pas de parti fasciste à l’œuvre.
  18. Décidément, je me félicite tous les jours de ne point être sur les rézos zoziaux: https://www.capital.fr/entreprises-marches/nouveau-scandale-facebook-200-millions-de-mots-de-passe-accessibles-aux-employes-1332343
  19. Je n'ai pas lu ses ouvrages mais en tant qu'étudiant apprenant à faire de la recherche en histoire, je serais intéressé par sa réponse à une question du style: "Que dois faire l'historien pour parvenir à une connaissance objective d'un objet répugnant* ? / Quels sont les pièges / biais méthodologique à éviter lorsqu'on étudie un objet qui heurte notre sens moral ou nos valeurs personnelles ?" (ce qui se combine bien à la question de @Rincevent sur son évolution politique personnelle). * Par répugnant, je n'introduis pas ici un jugement de valeur sur le communisme, je veux dire "manifestement source de malaise / aversion morale en raison d'un conflit de valeurs entre celles du chercheur et son objet". Nikolski a consacré un article remarquable aux enjeux méthodologiques de ce type de situations (mais dans une perspective sociologique. Du coup, ce serait intéressant de poser la question à un historien).
  20. " - Chef, nous avons conquis leurs positions ! -Mais ils se sont emparés des nôtres ! -Mince... Qu'est-ce qu'on va faire chef ? -On tourne la carte et on recommence !"
  21. Décidément, l'entrisme libéral marche à fond. Les gauchistes vont avoir raison de dénoncer l'absence d'alternative, nous sommes partout
  22. Historiquement et culturellement les Pays-Bas sont liés au Royaume-Uni (Daniel Hannan leur a d'ailleurs écrit une véritable déclaration d'amour), c'est donc logique que des velléités d'imitation s'y manifestent (PYR l'avait d'ailleurs prédit depuis longtemps). Il faudrait étudier de plus près la question pour voir quelles sont les causes de la montée du sentiment anti-UE. Les média mainstream pointe non sans raison l'anti-immigrationnisme, mais ils "oublient" volontiers d'autres motifs (par exemple, un Nigel Farage est relativement pro-marché et a dénoncé la bureaucratie de l'UE).
  23. Ah, je me disais aussi ! (mais "cercle d'Ainay", ça fait vachement confidentiel, je me suis dit que ça devait être un patelin paumé, mais en fait que nenni. Enfin ils auraient pu appeler ça cercle philosophique de Lyon, je pense pas que le marché soit saturé de phénomènes concurrents ). Leur chaîne semble prometteuse !
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