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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback
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Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
Je crois que Castoriadis en parle quelque part dans cette merveilleuse interview. -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
Quand on dit qu'une culture est inférieure* (ou supérieure), c'est une comparaison qui repose sur un calcul (sommes des réalisations* matérielles et morales de cette société, puis soustractions de ses échecs / non-réalisations matérielles et morales = un certain bilan, comparable ensuite à celui de notre propre civilisation -évidemment la partie morale de la comparaison présuppose que le réalisme moral est vrai, sinon il n'y aurait pas de critères transcendants leurs normes respectives pour faire une comparaison). * ça ne veut pas donc dire qu'elle est dénuée de tout mérite. Idem lorsqu'on dit que tel individu est (moralement) supérieur à tel autre ; ça ne veut pas dire que B n'a aucun mérite, simplement que son bilan mérites/démérites le place en-dessous de A. * Sachant qu'il faut se méfier et de ne pas déduire mécaniquement que si la civilisation B n'a pas développé une technologie connue de la civilisation A, B est inférieure à A. Il faut plutôt raisonner en se demandant combien de réalisations pertinentes peuvent faire valoir chaque société pour la résolution des problèmes historiques rencontrés par la société en question. Par exemple, les Inca n'ont pas développé l'usage de la roue. Non pas parce qu'ils étaient (sous ce rapport) technologiquement arriérés, mais parce que leur milieu géographique rendait la généralisation de cette invention inutile. -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
Il manquerait surtout plusieurs étapes dans le raisonnement entre l'idée qu'une société donnée serait culturellement inférieure, et l'idée qu'il faut l'envahir et la vassaliser politiquement pour lui imposer la nôtre afin de la conduire vers le progrès. Beaucoup trop de gens attaquent (goulûment) l'ethnocentrisme ou la croyance dans une supériorité culturelle de l'Occident au nom de l'anti-colonialisme, sans voir que les deux idées sont distinctes. Par exemple les Grecs pensaient dans l'ensemble que leur civilisation était meilleure que celles des Égyptiens ou des Perses, mais ils ne se sont pas amusés à les envahir, ils ont plutôt fondés des colonies-comptoirs un peu partout pour diffuser leur culture et prospérer économiquement, comme le Royaume-Uni avant que ne lui vienne (mi-19ème) l'idée très stupide de refaire un empire continental à la mode romaine/espagnole. -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
1): Il est mauvais en tout temps et en tout lieu d'être un voleur ou un serial-killer, parce que c'est incompatible avec la recherche du bonheur de l'agent, finalité naturelle (nécessaire) de son existence (et accessoirement, incompatible avec la recherche du bonheur des autres). C'est une vérité observable* et on peut supposer que c'est la perception (plus ou moins claire) de cette vérité qui explique pourquoi toutes les sociétés connues répriment (légalement et socialement) le vol et le meurtre (quand bien même lesdites sociétés s'expliqueraient elles-mêmes ces interdits part des justifications fantaisistes, genre ne pas déplaire à Dieu ou aux esprits des ancêtres). * Ce que je te met au défi de réfuter. 2): Peut-être aussi que tu as le droit de ne pas être paresseux et de lire davantage qu'un extrait de Cicéron avant de conclure qu'il est incapable de donner un contenu à l'idée de loi naturelle. Et de toute façon, si c'était le cas, ce serait une limite à la pertinence de Cicéron, mais ça ne change pas qu'il y a une différence philosophique fondamentale entre ceux qui pensent que le Bien est objectif (philosophes grecs ou romains, chrétiens, jusnaturalistes libéraux athées comme Holbach ou Ayn Rand) et ceux, très nombreux (surtout parmi les Modernes) qui pensent que les valeurs morales objectives n'existent pas. Savoir ce qu'on met dans la loi naturelle est important, mais penser qu'il existe une loi naturelle est encore plus significatif. -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
Lequel christianisme est lui-même redevable de l'universalisme païen développée par Rome, elle-même redevable du meilleur de la pensée grecque (cf: Philippe Nemo, "Les sources du libéralisme dans la pensée antique et médiévale", chapitre in Philippe Nemo et Jean Petitot (dir.), Histoire du libéralisme en Europe, Paris, Quadrige/PUF, 2006, 1427 pages, pp.65-111) « Il existe une loi vraie, la droite raison, conforme à la nature, répandue dans tous les êtres, toujours en accord avec elle-même, éternelle. C’est elle qui par ses commandements nous porte à accomplir notre devoir, et par ses défenses nous détourne de mal faire. Aux bons ce n’est jamais en vain qu’elle commande ou défend, mais ses commandements et ses défenses laissent les méchants indifférents. On ne saurait admettre aucun amendement ni aucune dérogation à cette loi ; il est encore moins permis de l’abroger. Ni le Sénat, ni le peuple n’ont le pouvoir de nous dispenser de lui obéir, et il n’est point besoin de faire appel aux lumières d’un Sextus Aelius pour l’expliquer ou l’interpréter. Elle n’est point autre à Athènes et autre à Rome, point autre aujourd’hui et autre demain. Mais c’est une seule et même loi, éternelle, immuable, qui est en vigueur en tous temps et chez tous les peuples, car c’est aussi un seul et même Dieu, maître commun et souverain de tous les êtres, qui en est l’auteur, l’a publiée et promulguée. Quiconque n’obéit pas à cette loi se fuit lui-même, et parce qu’il méprise sa propre nature d’homme, il subira le plus grand châtiment, même s’il échappe à tout ce qu’on appelle ordinairement supplice*. » -Cicéron, De Republica, L. III, § 22. * Idée qu'on trouve déjà dans l'épicurisme. Et chez Socrate / Platon. Donc le DN n'est pas plus essentiellement chrétien que païen. A la limite tu pourrais dire qu'il est essentiellement une découverte de la civilisation occidentale. Et encore ça se discuterait comme le remarque @frigo. La vérité, la compréhension de la nature des choses est ce qu'elle est. Libre à chaque culture, religion ou société de la saisir ou pas. -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
1): Vu le cassage de figure du libéralisme britannique à la fin du 19ème, moment où les idées de Mill étaient très diffusées, on peut pas dire que la fondation utilitariste du libéralisme soit un succès: “The influence which Mill's works exercised upon contemporary English thought can scarcely be overestimated. His own writings and those of his successors (e.g. J. E. Cairnes and Alexander Bain) practically held the field during the third quarter of the 19th century and even later.” –“Mill, John Stuart”, Encyclopædia Britannica, Volume 18, 1911. “Social liberal thought originates in the writings of John Stuart Mill and his successors labeled the New Liberals.” -Edwin van de Haar, www.libertarianism.org, The Meaning of “Liberalism”, Apr 22, 2015. Anthony de Jasay avait apporté de très bons arguments contre l'utilitarisme dans L'Etat. 2): Tout pareil, sauf qu'on peut être jusnaturaliste et moderne (même si c'est rare vu l’occultation de l'idée de nature humaine chez les Modernes). Bien que ce soit sans doute impossible de changer ça, je serais pour abandonner les expressions de droit ou de loi naturelle, qui restent invinciblement connotés théologiquement (un droit ou une loi suppose un législateur, et qui donc aurait légiféré pour l'humanité sinon un être au-dessus de l'humanité...). De plus ça crée plus d'ambiguïtés pour les néophytes, et ça n'est sans doute pas pour rien dans le manque de popularité du réalisme moral ("mais le droit, c'est de la culture, pas de la nature ? Comment pourrait-il y avoir un droit naturel ? Dans la nature il n'y a que la loi du plus fort, etc.". Même des libéraux comme W. G. Sumner se moque de la notion pour cette raison. Et que dire des non-libéraux). Philippa Foot parle de bien naturel, ce qui me semble un pas dans la bonne direction. On pourrait aussi parler de justice, que même les esprits non avertis auraient plus de mal de confondre avec le droit (positif). Le terme de justice me semble connoté d'une façon qui rend moins contre-intuitive vis-à-vis de l'idée qu'elle serait universelle que ne l'est l'expression de droit naturel (qui moi-même m'a pas mal gêné quand je découvrais le libéralisme. Sans parler du fait que le sens est totalement différent chez Hobbes / Spinoza, etc.). -
Droit Naturel et Politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de POE dans Philosophie, éthique et histoire
1): C'est exact mais il faut souligner que l'inégalité entre ces groupes et le reste de la population existait déjà avant les Révolutions atlantiques, et que si elles ont par la suite conquises leur liberté, c'est en se revendiquant justement des principes proclamées par la DDHC ou la Constitution américaine. Même chose en ce qui concerne les décolonisations (de l'Indochine en particulier). Donc il est totalement injuste de cracher sur les déclarations des droits du 18ème comme étant un truc de bourgeois blancs etc. Ceux qui crachent dessus (ou qui prétendent "relativiser le caractère émancipateur des Lumières", genre EELV) sont en réalité bien content que d'autres qu'eux se soient bouger l'arrière-train pour faire appliquer universellement les principes jusnaturalistes et libéraux de ces déclarations. On a le droit de critiquer seulement après avoir remarqué le caractère révolutionnaire et proprement inouï de ces mouvements intellectuels et politiques. 2): Les Constitutions c'est comme la monnaie: ça vaut ce que les gens décident que ça vaut. Dans le cas français, la DDHC était la base morale de la République, que Napoléon a renversé. On ne peut pas reprocher à un texte dont la validité appartenait à un régime disparu de ne pas avoir empêché le rétablissement de l'esclavage dans les colonies ou le début de conquête de l'Algérie par la monarchie en 1830. Une constitution ou une déclaration dont les gens se foutent, qui n'a plus de partisans ou de moyens de se faire respecter, c'est juste un bout de papier: -
L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
Sans déconner, tu te drogues à quoi ? -
Les droitards, quelle plaie
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Politique, droit et questions de société
Dernières nouvelles de la droite (toute ressemblance avec une gauche existante ou ayant existé serait purement non-surprenante): "Que mondialisation et libéralisme puissent toujours être envisagés comme synonymes est devenu discutable. Pourtant, que la volonté de développer une économie mondiale ait été libérale n’est pas douteux. Cela devait, par extension de la croissance, provoquer un enrichissement généralisé et la diffusion du modèle de la démocratie libérale. Pour quel résultat ? Depuis 2000, 1 % des individus les plus riches du monde se sont partagé 50 % de l’augmentation globale des richesses et la moitié des humains ne reçoivent aucun bénéfice de l’accroissement mondial de ces richesses. Pour la seule année 2017, ce 1 % des plus riches du monde s’est réparti 82 % de la croissance. En France ? La moitié de la richesse produite entre 2000 et 2015 est allée dans le portefeuille de 10 % de la population. Aujourd’hui, huit hommes possèdent autant que la moitié des autres humains. Au rythme où va la mondialisation, la Terre devrait compter son premier « super-milliardaire » vers 2050, autrement dit le premier humain à voir son patrimoine individuel dépasser le millier de milliards de dollars. Pour dépenser cela, l’« élu » aura besoin d’environ 2 740 ans à raison d’un million de dollars par jour. Sauf mauvaise foi, rien de ces chiffres ne peut faire penser à Adam Smith, Mandeville ou même Hayek ; il n’est pas besoin d’être libéral pour l’admettre : les penseurs du libéralisme seraient les premiers à se sentir trahis par une mondialisation qui produit un nouveau milliardaire tous les deux jours, et une oligarchie hors-sol. La mondialisation ou la dernière utopie « progressiste » déçue ? D’après Macron, un affrontement approche entre, selon son vocabulaire, le « progressisme », les tenants de la mondialisation – aveugles à tous les dérèglements – et les « nationalistes », le Mal, tant il pense que « le nationalisme c’est la guerre ». Comme si le Progrès avait donné des gages de paix. Il y a dans cette façon binaire de concevoir le monde quelque chose d’inquiétant ; et de sectaire ou de gnostique, au sens où l’entendait le penseur conservateur autrichien Éric Voegelin." (cf: https://lincorrect.org/conservatisme-liberal-ou-barbarie/ ) Et le dernier numéro est sur le même ton: https://lincorrect.org/notre-offre/- 3 480 réponses
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L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
Un éco-socialiste de type proudhonien, avec un bon petit côté réactionnaire et spiritualiste (alors qu'il se prétend matérialiste) soit disant nietzschéen: http://hydre-les-cahiers.blogspot.com/2015/11/michel-onfray-ou-le-crepuscule-de.html?q=onfray -
L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
Une pensée ? où ça ? -
L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
C'est très très vilain. Bon, maintenant qu'on a fait son petit quart d'heure d'indignation virtuelle, comme un bon justicier du web, si on essayait de réfléchir sérieusement ? -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Remarque, quand on met Audier à côté d'un autre éco-socialiste comme Bruno Latour, il a tout de suite l'air plus intelligent moins bête: "Il ne faut pas demander à l’État plus qu’il ne peut donner. Par essence, il s’appelle un « état », un état de choses. Il résout des problèmes qu’on avait mis en place à l’étape précédente. Il est par définition toujours en retard d’une guerre." Et puis on a aussi cette phrase que je n'arrive même pas à situer politiquement tellement elle est wtf. Enfin si, il y a un côté égalitariste connu : "C’est très bien d’être individualiste mais il faut des sous pour pouvoir l’être ! Pour être néolibéral, il faut de l’argent ! Sans argent, le néolibéralisme est une immense source de frustration. Le drame actuel est d’avoir néolibéralisé tout le monde, mais sans donner les mêmes ressources à tout le monde pour profiter à fond de la désaffiliation générale, de l’autonomie, du choix totalement libre." Et puis finalement l'individualisme, ça n'a pas l'air si bien que ça... : "on ne fait pas une société avec des individus." -
L'état des classes moyennes occidentales
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Economie
Je découvres William Graham Sumner, et son art délicat de troller les socialistes en retournant leurs slogans contre eux: "The hardships and calamities which are strictly social are such as come from disorder, violence, insecurity, covetousness, envy, etc. The state has for its function to repress all these. It appears from what I have said that it is hard to maintain a middle class on a high stage of civilization. If the state does not do its work properly, such classes, representing the wide distribution of comfort and well-being, will die out. If the state itself gives license to robbery and spoliation, or enforces almsgiving, it is working to destroy the whole middle class, and to divide society into two great classes, the rich who are growing richer, not by industry but by spoliation, and the poor who are growing poorer, not by industrial weakness but by oppression. Now, a state which is in any degree socialistic is in that degree on the line of policy whose disastrous effects have here been described. The state, it cannot too often be repeated, has nothing, and can give nothing, which it does not take from somebody. Its victims must be those who have earned and saved, and they must be the broad, strong, middle classes, from whom alone any important contributions can be drawn. They must be impoverished. Its pets, whoever they may be, must be pauperized and proletarianized. Its agents alone—that is, those who, in the name of the state, perform the operation of taking from some to give to others—can become rich, and if ever such a state should be organized they may realize wealth beyond the dreams of a proconsul. [...] The modern middle class has been developed with, and in, an industrial civilization. In turn they have taken control of this civilization and developed social and civil institutions to accord with it. The organization which they have made is now called, in the cant of a certain school, "capitalism" and a "capitalistic system." It is the first organization of human society that ever has existed based on rights. By virtue of its own institutions, it now puts itself on trial and stands open to revision and correction whenever, on sober and rational grounds, revision can be shown to be necessary to guarantee the rights of any one. It is the first organization of human society that has ever tolerated dissent or criticism of itself. Nobles and peasants have never made anything but Poland and Russia. The proletariat has never made anything but revolution. The socialistic state holds out no promise that it will ever tolerate dissent. It will never consider the question of reform. It stands already on the same footing as all the old states. It knows that it is right, and all right. Of course, therefore, there is no place in it for reform. With extreme reconstructions of society, however, it may not be worth while to trouble ourselves; what we need to perceive is, that all socialistic measures, whatever their degree, have the same tendency and effect. It is they which may be always described as tending to make the rich richer and the poor poorer, and to extinguish the intervening classes." -William Graham Sumner, "What Makes the Rich Richer and the Poor Poorer", Popular Science Monthly, Volume 30, January 1887. -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Je ne peux pas en dire ce que j'en pense poliment. De plus courageux que moi s'en chargent : http://www.legoutdeslettres.com/2019/01/michel-houellebecq-serotonine.html -
Le féminisme
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Taranne dans Politique, droit et questions de société
Donc on a dit qu'on ne naissait pas femme mais qu'on le devient, et que le genre (sexe social) était contingent par rapport au sexe (biologique) (les deux propositions sont en fait indépendantes, comme le suggère la conjonction de coordination "et"). Mais alors comment donc peut-on re-essentialiser des propriétés sociales contingentes et sortir que "Ils ne le savent pas encore mais les hommes sont bel et bien en train de devenir des femmes comme les autres." ? (cf: https://www.liberation.fr/evenements-libe/2019/02/07/les-hommes-sont-ils-des-femmes-politiques-comme-les-autres_1708003 ) Tient, Aubry existe encore ? "Pour que les hommes soient des femmes comme les autres, en politique et ailleurs, plus qu’un pouvoir féminin, il faut un pouvoir féministe." Tient, le passé ne serait pas assez progressiste. Enfin une piste du pourquoi de l'oblitération de l'usage public de l'histoire dans ce pays. Je me demande comment je n'y ai pas pensé plus tôt : "Le rapport à la politique se nourrit d’un imaginaire viriliste qui exclut les femmes : la posture tribunicienne, le statut de chef de bande, la référence à l’Histoire et au "patrimoine" dont les "héros" les plus identifiés et commémorés sont des hommes." (On notera les guillemets autour de héros. Il serait quand même douteux que le passé national puisse en comporter...). -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Je vois que le cas Serge Audier ne s'améliore pas: "L’auteur du Capital était informé des dégâts de l’agriculture industrielle, et la coupure entre la ville et la campagne matérialisait pour lui la rupture du métabolisme liant l’homme à la nature. Il a l’intuition du «capitalocène» : le capitalisme immole tout à la logique court-termiste du profit et de la marchandise, même la nature." ( https://www.liberation.fr/debats/2019/02/08/serge-audier-la-gauche-porte-une-part-de-responsabilite-historique-dans-la-crise-ecologique-contempo_1708240 ) On arrive ou à peut-être même déjà atteint le point où toute attaque contre le capitalisme emploie systématiquement comme argument son insoutenabilité environnementale (supposée). -
L'Afrique, bonne hôtesse
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bisounours dans Europe et international
"Ces frappes n’ont rien d’exceptionnel si l’on considère l’histoire longue des ingérences dans cette ancienne colonie française. Le Tchad est le pays d’Afrique qui a connu le plus grand nombre d’interventions militaires depuis l’indépendance." On notera que tout comme Le Monde, Libération ignore la distinction entre intervenir dans un pays à la demande des autorités reconnues, et la notion d'ingérence, soit une action militaire contrevenant à la volonté dudit pouvoir politique (et de la Charte de l'ONU). Sans doute est-ce pour cette raison que la presse mainstream n'a jamais vu de problème dans le renversement du régime libyen ou dans les frappes militaires occidentales (et françaises) contre les structures militaires de l'Etat syrien. Ils sont nuls, mais nuls... Dénués de l'idée même du Droit. -
L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
Joli euphémisme. "L’engagement des Gave avait suscité des réactions mitigées, tant les positions clairement protectionnistes et nationalistes de Nicolas Dupont-Aignan semblent à l’opposé des idées libérales professées par l’Institut des libertés. Le pari politique s’expliquait pourtant par la volonté de faire la synthèse entre deux électorats potentiels, le conservateur et le libéral. Emmanuelle Gave n’est pas la première personne à chercher à réunir les deux parties : Hervé Mariton s’y est également essayé, sans succès. Il semblerait que culturellement, la distance soit trop grande. C’est que le « conservatisme » français n’est pas celui qu’on trouve en Grande-Bretagne ou aux États-Unis : son histoire n’est pas la même. Alors que les conservateurs américains ou anglais restent traditionnellement attachés à la liberté, à l’État de droit et à la limitation de la puissance publique dans le cadre de ses missions essentielles, les conservateurs français demeurent prisonniers de la cage de fer étatiste qui pèse sur l’ensemble du paysage idéologique et politique hexagonal." ( https://www.contrepoints.org/2019/02/22/337735-europeennes-les-liberaux-en-ordre-disperse ) On a aussi un bon exercice de rationalisation de l'échec: "Serions-nous en train de revivre la crise de confiance que les libéraux ont eu à supporter entre les deux guerres mondiales, à la veille du colloque Lippmann ? Ça serait donner trop d’importance à la politique, et pas assez à la société civile elle-même. Il y a même fort à parier que la prochaine grande transformation sociale, technologique et économique passe par l’obsolescence de la fonction politique traditionnelle. En attendant, continuons d’encourager à la liberté." Pourtant les tentatives de lancement en politique des libéraux n'ont pas manqué depuis le début du XXIème siècle: candidature présidentielle d'Alain Madelin en 2002, lancement d'Alternative libérale en 2006, création du PLD en 2008 et du Parti libertarien en 2016. Au-delà d'un contexte défavorable, il aurait une réflexion à mener sur le pourquoi de cet échec, alors que sur la même période un Mélenchon réussit à passer de dissident inconnu du PS à un quart de l'électorat au premier tour de la présidentiel. Surtout qu'il semble y avoir là une difficulté de longue durée qu'on ne peut pas expliquer par des facteurs conjoncturels: "C'est peu dire que les libéraux ne sont pas forcément très douées pour la politique, certains exemples, comme la fulgurante et désastreuse carrière de Tocqueville, sont là pour en témoigner, et l'on a l'impression que plus l'affrontement politique devient tranché, vif, clivé idéologiquement, plus il devient difficile pour les libéraux de se faire entendre, et plus grande la tentation de chercher des formes d'expressions parapolitiques. Il y a là un paradoxe: la difficulté du libéralisme à se muer en idéologie de combat, à structurer une force politique classique, à définir des programmes de gouvernement, que l'on pourrait volontiers opposer à l'apparente victoire des idées libérales sur le long terme." -Olivier Dard & Frédéric Fogacci, "Organisation, crises, régénérations", in Dominique Barjot, Olivier Dard, Frédéric Fogacci et Jérôme Grondeux (dir.), Histoire de l'Europe libérale. Libéraux et libéralisme en Europe (XVIIIe - XXIe siècle), Nouveau Monde Éditions, 2016, 359 pages, p.5-14, p.7-8. -
Insolite, excentrique, baroque et déviant
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Freezbee dans Actualités
Et d'ailleurs on peut apprendre certaines choses bien cool sur lui dans la nouvelle que Graham McNeil lui a consacré (dans le tome 9 de L'Hérésie d'Horus). -
Mes lectures du moment
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Bastiat dans Lectures et culture
Cet homme est ton sauveur. -
Blogosphère politique
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Politique, droit et questions de société
"Ce système qui a le traumatisme facile et qui nous convoque périodiquement à nous indigner collectivement sur le sort de certaines « victimes », ça commence à m’énerver sérieusement. Et si je dis « certaines », c’est parce que si toutes les victimes sont égales devant notre compassion, certains sont visiblement beaucoup plus égales que d’autres." "Le paradoxe de notre temps, c’est que les féministes les plus militantes ressuscitent les pires mythes réactionnaires de l’ère victorienne. Et ce faisant elles contredisent leur propre discours : on ne peut prétendre d’un côté qu’une femme est capable de présider la République et commander en chef nos armées, et de l’autre côté qu’elle peut être irréparablement traumatisée par des tweets cochons ou parce qu’un dragueur somme toute assez pacifique se présente à la porte de sa chambre." http://descartes-blog.fr/2019/02/21/pourquoi-tant-de-larmes/ Edit: j'aurais pu poster dans "le féminisme" du coup. -
L'homme donneur, sa fille et le prohibitionniste
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de frigo dans Politique, droit et questions de société
ça fait depuis décembre au moins que Pierre-Yves Rougeyron l'annonce, et c'est un bon pronostiqueur. D'ailleurs dès janvier Le Monde nous a gratifié d'une Une sur le retour paraît-il en grande forme de MLP (mais de ce que j'entends elle peine à exister médiatiquement. DPA c'est pas mieux). C'est évident que la majorité a tout intérêt à le repolarisation du Great Game contre le FN, et à limiter la casse en jouant sur sa détestation dans une partie encore considérable de l'opinion publique. 30 ans de barrage à la "bête immonde" et de "vote utile" ont bien rodé le processus. -
Les articles que vous voulez faire buzzer
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
C'est pas uniquement une question de risques en cas d'urgence ; c'est aussi une question de commodité, de temps et de carburant dépensé (ce qui nous ramène à un sujet d'actualité). Et enfin de tendance car si la responsabilité étatique n'est jamais dénoncée, ça ne peut que se dégrader encore. -
Primaire des ânes 2020
Johnathan R. Razorback a répondu à un sujet de Marlenus dans Europe et international
Tu oublies le socdem Fernand Braudel. La France a aussi exporté de bons trucs comme Tocqueville, on peut voir le verre à moitié plein. Rothbard et Reagan affectionnait Bastiat. Daniel J. Mahoney a sorti un ouvrage sur la pensée de Charles de Gaulle qui a l'air intéressant.
