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Tout ce qui a été posté par Mégille
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École & éducation : Le temps des secrets
Mégille a répondu à un sujet de Bézoukhov dans Politique, droit et questions de société
Il me semble tout de même que les contractuels, un gros 8 à 10% des profs, n'y sont pas comptabilisés. -
Dans les Histoires romaines de Dion Cassius, à la fin du paragraphe 6, livre 71. (j'ai corrigé les fautes de saisie) Les fameuses faiblesses d'estomac et de poitrine pourraient être un syndrome de sevrage.
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Sans être un très grand fan ni de parc d'attraction, ni de manga, je suis assez enthousiaste là dessus. C'est pertinent pour le monde, puisque c'est devenu un élément important de culture globale, et pour la France, qui en est une très grande consommatrice, et ça contrebalance la niaiserie de Disney. J'aimerais beaucoup voir un parc Miyasaki, mais je ne sais pas si ça entre dans "manga". J'imagine qu'il y a aussi du potentiel pour un aqua-parc One Piece. Et c'est peut-être l'occasion d'essayer les improbables équipements aériens d'Attack on titans. Manque plus qu'un club bdsm extrême à thème Berserk. J'attends toujours de la part de l'Italie un Dante park pour concurrencer les naraka parks asiatiques.
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Je fais un dive autistique sur l'histoire des psychoactifs en ce moment. Pseudo-TIL des trucs surprenants sur lesquels je suis tombé (ou en tout cas, qui m'ont surpris) : Marc-Aurèle est le premier opiomane documenté. Ceci me fait légèrement reconsidérer la pertinence de ses Pensées. Les égyptiens se défonçaient au lotus (en fait, une sorte de nénufar), et je soupçonne Homère d'avoir confondu les effets de celui-ci avec ceux qu'il prête au jujubier de ses lotophages. Les effets du cannabis étaient connus au moyen-âge (ils l'étaient au moins par Hildegarde von Bingen et ses lecteurs), mais étaient vus comme un effet secondaire indésirable de l'usage de la plante (en onguent ou tisane) comme antidouleur. Le datura, originaire du Mexique (forte évidence génétique), se retrouve en Inde (assez fortes preuves écrites et iconographiques) et en Afrique du sud-est dès l'antiquité, et personne ne sait vraiment comment. (à la limite, si les textes indiens sont antidatés et qu'on attend le moyen-âge, on peut avoir un transfert trans-pacifique via les austronésiens, mais étrange tout de même qu'on en ait pas de trace ou de témoignage en Océanie ou en Asie du sud-est) Les mexicas ("aztèques") étaient une civilisation psychédélique. Il est assez normal qu'une civilisation connaisse quatre ou cinq psychoactifs, dont l'alcool, et parfois un hallucinogène à usage rituel. Les mexicas connaissaient et utilisaient rituellement près d'une dizaine d'hallucinogènes, et plus de l'alcool et du tabac. C'est, à ma connaissance, un cas unique, à peine comparable à celui des autres peuples précolombiens d'Amérique méridionale. Ils devaient être nombreux à avoir vu leur serpent à plume. Et vu leur passion pour l'aération des viscères humaines, je déduis que l'augmentation de l'ouverture d'esprit et la réduction du névrotisme par les psychédéliques n'est peut-être pas tout à fait suffisante pour réduire la violence. Plus au sud, les incas avaient fait une révolution théo-psycho-chimique majeure un siècle avant l'arrivée des espagnols. Ils ont marginalisés l'usage des différents hallucinogènes, importants dans les rituels de leurs prédécesseurs, au profit d'une production et d'une distribution centralisées d'alcool et de cocaïne. Ceci sans doute pour rationnaliser leur empire, en même temps qu'ils marginalisaient les différents dieux au profit du seul Dieu-Soleil, et les prêtres au profit des guerriers-administrateurs. J'en suis à m'interroger sur la réalité des onguents de sorcière en Europe (dont les ingrédients, très dangereux, contiennent effectivement des hallucinogènes), et la possible vérité de l'hypothèse de la sorcellerie comme pratique rituelle secrète... mais c'est léger. Et malheureusement, le dernier type à avoir publiquement essayé les recettes d'onguent en question... en est mort.
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Ce n'est pas qu'une défaite idéologique, et ce n'est pas qu'un échec stratégique qui a permis ça. La massification d'internet et sa centralisation en quelques plateformes ont suffis à créer un jeu d'incitation qui tirait dans ce sens, la massification en augmentant le gain à le faire, la centralisation en facilitant la chose.
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L'industrie française a-t-elle un avenir ?
Mégille a répondu à un sujet de Johnathan R. Razorback dans Economie
Ou la recherche scientifique et technologique. Non pas qu'on soit si bon pour ça en France non plus... Il y a quand même une distinction importante à faire ici, entre la création de richesse qui s'exporte (qu'elle soit matérielle ou non), et les services de proximité qu'on se rend les uns les autres. On a besoin de tous les types de richesses qui sont exportables, et pour qu'il y ait de la richesse qui rentre, il faut qu'il y en ait qui sorte. Ce n'est pas en se coupant les cheveux les uns les autres qu'on va pouvoir acheter quoi que ce soit aux américains et aux chinois. -
Il y a plusieurs facteurs pouvant biaiser vers le pessimisme, et je suis assez dubitatif concernant celui là. Les critiques négatives sont rarement très originales, et les éloges le sont au moins occasionnellement. En plus de quoi, la tendance générale au conformisme est sans doute plus forte que le désir de se différencier (qui la plupart du temps est réduit à des variations minimes au sein d'un cadre acceptable). Un autre facteur est que le négatif est momentané et immédiatement perceptible, alors que le positif se manifeste sur du temps plus long. C'est la justification de son optimisme par Pinker, c'est aussi l'idée générale derrière ourworldindata. Un autre encore est qu'il y a un intérêt pragmatique, et sans doute un avantage évolutif, à être au moins modérément pessimiste, et qu'il est possible qu'on soit généralement hardwired pour ça.
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Intéressant en effet. Quelques remarques additionnelles : j'ai l'impression qu'il y a eu une volonté de la droite américaine de s'approprier l'arme à censure (notamment quand Musk a tenter de censurer "cis" sur x), mais sans succès, peut être faute de la base militante de gauche qui monopolise les rôles de modération. Mais ceci pourrait changer avec l'ia - si elle était moins de gauche elle-même, ce qui risque de devenir de plus en plus le cas avec l'absorption de littérature un peu plus ancienne pour les entraînements. A propos de facebook, j'ai l'impression qu'il y a une ingénieurisation du conflit et de la confrontation, pour contrer l'effet "bulle". Je me retrouve parfois à voir apparaître du contenu de propagande de Corée du nord, ne venant même pas particulièrement de grosses pages... (parfois, des messages avec seulement une dizaine de like). J'entends aussi des amis de gauche se plaindre de voir de plus en plus de contenu d'ED et parfois franchement raciste (ce que je constate aussi). L'intention de créer un espace de débat est peut-être louable, mais assez miné par son opacité. Il y a sans doute aussi un vrai défi à déterminer ce que serait un algorithme "neutre".
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Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ceci vaut aussi pour le Theravada. Le Vajrayana repose d'abord sur le Mahayana. Ce qui y changera à ce sujet est que les terres pures de différents bouddhas seront utilisées comme objet de méditation au centre de techniques de visualisation complexes, représentés par des mandalas. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ce sont plusieurs choses différentes. Dès les anciens sutra, notre monde a plusieurs enfers, et plusieurs cieux, qui sont peuplés de dieux. On peut y renaître, mais ce n'est pas un but, puisque les dieux ne souffrent pas assez pour s'apercevoir qu'ils souffrent tout court, et finissent par mourrir et renaître plus bas. Dans l'abidharma (commun à toutes les traditions bouddhistes, mais laissé de côté par les modernistes) il y a une infinité de mondes similaires au notre, avec leurs enfers et leurs cieux. Et dans les sutra mahayana, certains de ces mondes sont entièrement transformés en terres pures par leurs bouddhas. On y souffre aussi peu que possible, et on y a les conditions parfaites pour se libérer définitivement. Je crois que l'idée de Terre pure est commune à tout le Mahayana, mais prend un sens et une importance variable selon la tradition. La terre pure d'Amitabha est fonctionnellement le paradis, pour beaucoup de bouddhistes. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Il y a toutes sortes de "paradis" et de choses similaires dans le bouddhisme traditionnel. Les nombreux cieux où on peut se renaître comme "dieu", les "Terres pures" comme celle de Bouddha Amitabha (je crois qu'il est prié au Vietnam aussi) qui sont des mondes entièrement (des enfers aux cieux) purifiés par leur bouddha central, peut être certains bardo (lieu intermédiaire entre les naissances) aussi... On a une image très épurée du bouddhisme en Occident, mais c'est propre à une sorte de "bouddhisme protestant", assez limité aux convertis occidentaux et aux élites éduquées urbaines en Asie. Mais en Asie rurale ou populaire, le bouddhisme est beaucoup plus orienté sur le surnaturel, notamment post-mortem (ou inter-mortem, en l'occurrence). -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ce n'est qu'une question de temps... https://en.wikipedia.org/wiki/Muscular_Hinduism -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
C'est assez fun, mais ça le sera très vite moins quand elle pourra faire le lien avec nos identités perso (et elle le pourra sans doute même pour les plus prudents d'entre nous), et qu'un check-up deviendra la norme pour les dates, les employeurs, etc... -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
J'avais demandé à perplexity comment situer politiquement l'utilisateur "Mégille" de liborg, et elle m'a appris que je suis d'extrême droite... -
Pas tout à fait, on a des méthodes pour lire les palimpsestes.
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Bienvenue @Idelle ! Si tu comptes rester ici, pense à te trouver une image de profil, et n'hésite pas à nous en dire un peu plus sur toi, et sur ton rapport au libéralisme !
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L'origine Du Libéralisme Et De L'individualisme
Mégille a répondu à un sujet de Gio dans Philosophie, éthique et histoire
Dans le contexte des utilitaristes, ramener le bien au plaisir/bonheur, c'était le ramener à un critère qui se trouvait dans l'individu, et c'était un geste contre le sacrifice de l'individu au nom d'un bien plus grand que lui. D'ailleurs, la première expérience de pensée "tramway-like" se trouve dès la préhistoire de l'utilitarisme, chez William Godwin, mais à l'envers, puisqu'il s'agissait d'envisager qu'il faille parfois sacrifier un groupe pour sauver un individu, si l'individu en question est par exemple un grand écrivain (en l'occurrence Fénelon) dont l'oeuvre contribue significativement à l'épanouissement d'autres individus. -
L'origine Du Libéralisme Et De L'individualisme
Mégille a répondu à un sujet de Gio dans Philosophie, éthique et histoire
Je suis d'accord avec toi, @Domi, sur la compatibilité du jusnaturalisme moderne avec le principe général du jusnaturalisme ancien, mais je ne pense pas que la conception ancienne implique la conception moderne. La conception moderne est une possibilité de la conception antique, qui est plus large, mais clairement non réalisée, voire même non envisagée, dans l'antiquité. Un droit conçu comme norme ou comme ordre social n'a pas à être attaché à une personne (même s'il règle les statuts des personnes), et s'il peut être "opposable", à l'état ou à son concitoyen, il ne l'est pas au nom d'une liberté élargie mais au nom du maintient d'un ordre contraignant pour tous (quoi que de différentes façons). Et de fait, pas grand monde ne voyait de contradiction entre esclavage et droit naturel. Je vois Augustin comme un quasi-anarchiste philosophique. Seul un état juste est légitime (et donc différent d'une bande de pirates), nous dit-il, mais à la fois, nous dit-il toujours, il n'y a pas vraiment de justice dans le royaume des hommes... Je soupçonne le glissement théocratique d'avoir eu lieu avec Grégoire I. Tout ça commence bien avant la féodalité médiévale. Avant tout, dans le contexte de la christianisation de l'empire, il y a une relative méfiance des penseurs occidentaux, latins, envers le politique (qui déjà parle depuis Constantinople et en grec) auquel Eusèbe voulait subordonner l'Eglise. Ca commence avec Lactance, qui s'oppose à l'empereur Constantin et à Eusèbe, en ajoutant quelques conditions, dont l'Eglise est la garante, à la légitimité de l'empire. Ca continue avec Ambroise, qui fait triompher Lactance grâce à la soumission symbolique de Théodose. Augustin, qui vit l'abandon de l'occident après Théodose, ne fait que continuer tout ça. L'étape très importante suivante, c'est le retour, puis le reflux, de l'autorité impériale en occident sous Justinien, et la capture puis la rétention d'une partie de cette autorité par Grégoire, le premier véritable pape, qui est à la fois héritier d'Ambroise et d'Augustin en ecclésiologie et en théologie, notamment politique. Le sacre de Charlemagne, et donc la revendication du pape de pouvoir nommer l'empereur lui-même, est l'aboutissement du processus (les défaites de l'empire face aux musulmans, les errements iconoclastes de l'orient, toujours sur fond de querelle théologique post-chalcédonienne, ont sans doute facilité ceci, et l'accession au pouvoir impérial par une femme, Irène, a dû être la goûte d'eau qui a fait déborder le calice). La naissance du jusnaturalisme moderne a sans doute été facilité par la tension persistante, en occident, entre le pouvoir et l'Eglise, comme institution parallèle contrôlant sa légitimité (à moins qu'il ne faille plutôt voir ça comme un échec répété de l'Eglise a se constituer comme véritable pouvoir théocratique, puisque toujours contrainte de le louer et de le négocier avec des chefs de guerre, eux-mêmes incapables de faire valoir une légitimité autonome). Que ce droit (sur-)naturel soit chrétien, et donc égalise les âmes individuelles devant Dieu, est aussi, probablement, une étape importante vers le jusnaturalisme libéral. Mais encore une fois, ce n'était qu'une possibilité ouverte et non réalisée tout au long du moyen-âge, et même encore au début de la modernité. Je reste sur la rencontre de la pluralité (enfin, d'une pluralité hors de celle déjà absorbé par les cadres de pensée habituels) comme élément déclencheur de ce qui donnera le libéralisme. -
L'origine Du Libéralisme Et De L'individualisme
Mégille a répondu à un sujet de Gio dans Philosophie, éthique et histoire
Sur l'opposition classique à l'absolutisme et à la tyrannie, y compris chez Aristote et dans la scolastique : il ne s'agit généralement pas de défendre une liberté individuelle menacée par le pouvoir central, mais plutôt de défendre un ordre naturel, rigide et coercitif, contre les prétentions du monarque de pouvoir s'y soustraire, ou pire de le modifier. Ca a quelque chose de libéral... mais ça ne l'est pas encore. Cet ordre naturel admet souvent l'esclavage, et détermine des chemins de vie précis à suivre et des interdits "sans victime" à respecter scrupuleusement. Montesquieu peut faire figure d'intermédiaire entre le conservatisme anti-absolutiste et le libéralisme, mais il tire ses idées libérales d'autres sources, et en face, Bodin oeuvrait à allier conservatisme et absolutisme. Sur Augustin, à la suite de Lactance (et à leur suite, chez Grégoire I), il s'agit surtout de défendre l'autonomie de l'Eglise face à l'empire (contre le modèle oriental fixé par Eusèbe, qui fait de l'empereur le représentant de Dieu sur Terre et le chef de l'Eglise), voire même de subordonner l'Etat à l'Eglise. Que la source de la légitimité du pouvoir soit transcendante revient à revendiquer un droit de regard et de contrôle du politique par l'organisation représentant ce pouvoir transcendant. Il s'agit à nouveau de défendre un ordre pré-determiné contre un arbitraire du pouvoir Cet ordre n'est plus immanent à la nature comme chez Aristote (encore qu'il le redevient partiellement chez Thomas), et il a quelque chose d'égalitaire puisque chrétien, ce qui peut préfigurer l'égale liberté des individus voulu par les libéraux, mais il s'agit toujours globalement de défendre un ordre coercitif. Elle est liée à la racine "libertine" du libéralisme, qui toute seule, comme le relativisme, produit une recherche de liberté pour soi sans prétention à en faire un modèle social. Le libertin Gabriel Naudé était un grand sceptique, et pas tout à fait un libéral. -
L'origine Du Libéralisme Et De L'individualisme
Mégille a répondu à un sujet de Gio dans Philosophie, éthique et histoire
Je ne dirais pas que l'utilitarisme est une racine, @Domi, plutôt un stade de développement, de systématisation et de justification postérieur à l'apparition du libéralisme (tant de l'idée que de la pratique). Dans une certaine mesure, c'est aussi le cas de la pensée de Locke. Même s'il s'agit de la première fondation systématique du libéralisme, on a déjà l'exposition d'un libéralisme complet, sous la forme de l'explication de ce que font déjà les Provinces-Unis, dans "L'intérêt de la Hollande", chez Pierre Delacourt, quelques décennies plus tôt. Il me semble que le libéralisme naît de la rencontre du pluralisme, extérieur par les grandes explorations, et intérieur, par la réforme. Mais aucune de ces deux rencontres n'a produit le libéralisme toute seule. La rencontre du pluralisme extérieur a produit le jusnaturalisme moderne, de l'école de Salamanque à Grotius, qui semble avoir toutes les caractéristiques du libéralisme, mais qui était malgré tout au service de l'absolutisme et du mercantilisme. La rencontre du pluralisme intérieur a plutôt donné la pensée des libertins, qui anticipe le goût pour la liberté des libéraux, mais qui se contente souvent, par relativisme ou par cynisme, d'une licence privée et secrète, tout en voulant l'autorité pour les autres. Le libéralisme est largement né, je crois, de la rencontre des deux aux Pays Bas, alors qu'ils faisaient l'expérience de la limitation du pouvoir, sans l'avoir théorisée a priori. Et c'est leur révolution qui est l'ancêtre des suivantes, des anglais, des américains et des français. Et ce que Locke théorise, c'est un processus en cours de réalisation, à la suite de la mise au pouvoir en Angleterre du staathouder hollandais. -
Il y a au moins un moment où il enfonce une flèche à la main dans la jugulaire d'un prétendant.
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Sur ce point là précis, si. Mais là aussi, grosse trahison, grosse déception : Ulysse est censé se foutre à poil au début du combat pour montrer sa supériorité et mieux humilier ses rivaux. Ici aussi, Nolan a été trop pudique. Il me semble qu'un peu plus tôt, il y a aussi un mendiant qui aperçois avec effrois la "cuisse" large, vigoureuse et puissante d'Ulysse sous son manteau, et qui s'en effraie, menaçant la supercherie.
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[Sérieux] Immigration : questions et débats libéraux
Mégille a répondu à un sujet de Salatomatonion dans Politique, droit et questions de société
Vous faites du Ali G les gars. -
[Sérieux] Immigration : questions et débats libéraux
Mégille a répondu à un sujet de Salatomatonion dans Politique, droit et questions de société
L'argument est grossier. Ce sont des jeunes hommes qui migrent parce que c'est une opération risquée et possiblement violente, ce sont un peu plus souvent des femmes qui les défendent parce que les discours allant dans ce sens font principalement appel à l'empathie, et partiellement au conformisme. Rien de nouveau sous le soleil. Supposer un intérêt sexuel là dedans est dérangé, ou trollesque. -
Liberté d'expression en France
Mégille a répondu à un sujet de melodius dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que le shadowban privé de la part des plateformes est une connaissance commune depuis un moment. Que l'état s'en mêle est une autre affaire. Mais j'ai du mal à voir comment l'état français pourrait le faire efficacement.
