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Tout ce qui a été posté par Mégille
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Réchauffement climatique
Mégille a répondu à un sujet de Jérôme dans Politique, droit et questions de société
Je ne sais pas s'il y en a eu un nouveau depuis, mais j'avais lu le rapport du giec (du giec et aussi de je ne sais plus quelle ONG) sur les migrations climatiques il y a quelques années... et c'était incroyablement mauvais. L'estimation du nombre de réfugiés variait de plus de trois ordres de grandeur d'une source à une autre, les sources étaient de toute façon souvent plus militante que scientifique, et le rapport, après avoir reconnu qu'on en savait rien... prend le parti très étrange de faire comme si la valeur médiane des différentes estimations avait la moindre valeur, et l'utilise pour la suite du rapport. Je me souviens aussi du chapitre sur les paramètres dont pourrait dépendre le nombre de réfugié... et l'adaptation au changement y figurait. Mais uniquement si elle était financée publiquement. Je ne plaisante pas, le rapport faisait très sérieusement comme si aucune adaptation à un changement environnementale ne pouvait avoir lieu si ce n'était pas dicté et planifié par un état. En cas de forte chaleur personne, évidemment, ne boirait de l'eau, si les panneaux des autoroutes ne nous disaient pas de bien nous hydrater ! Et j'oublie sans doute d'autres coup de génie. J'ai généralement plutôt confiance dans les rapports giec, hein. Mais à propos des migrations... edit : j'ai retrouvé le rapport en question, en fait, c'était un rapport de l'OIM s'appuyant sur le GIEC, mais pas du GIEC directement. https://publications.iom.int/system/files/pdf/mrs-31_fr.pdf Et les estimations du nombre de réfugiés varient seulement sur deux (et non trois) ordres de grandeur. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Je ne comprends pas où tu veux en venir. (ni comment tu comptabilises les non-humains dans les stats ethniques) D'une part la question de la diversité est généralement très différente pour les univers de science-fiction (on pourrait même s'attendre à ce qu'il y en ait plus, ou qu'il y ait plus de métissage) que pour ceux de fantasy (sans téléportation, ou biologie magique), et d'autre part, star trek a toujours été très progressiste, voire communiste. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
C'est le cas dans l'univers de GoT, où l'hérédité et la consanguinité ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon que chez nous. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Oui, ou à Théophile Gautier. C'est d'époque. Ou plutôt, c'était. L'esthétique moderne est construite sur une stricte séparation entre la morale et les qualités artistiques de l'oeuvre, même si ça a pris un petit moment avant d'être pleinement assumée (Baudelaire ne fait qu'éprouver la solidité de ce qu'en pense Kant). Mais c'est une idée assez récente, et déjà très vieillie. Entre la gauche qui analyse systématiquement les récits en terme de renforcement des oppressions, et la droite qui fait la chasse au wokisme, on se remet enfin à mettre le beau et le bien dans la même équation. Bien entendu, il y a toujours eu des scandales autour de différentes oeuvre, mais il me semble que jusqu'à présent, l'outrage venait toujours d'un seul camp, et l'autre était toujours là pour défendre la liberté artistique. -
Le fil des séries (dont beaucoup trop se bousémotivent)
Mégille a répondu à un sujet de Brock dans Sports et loisirs
Tous les films/tous les récits transmettent des valeurs, on n'a pas attendu le wokisme pour ça. On n'a pas non plus attendu le wokisme pour ne pas toujours/souvent le faire de façon subtile et intelligente. Et certains récits contemporains/woke parviennent sans doute à le faire mieux que d'autres, même si, forcément, il nous faudra sans doute quelques décennies de recul pour pouvoir faire le tri. Ne pas transmettre de valeur par un récit demande un effort conscient et délibéré (je pense à ce que font les frères Cohen, par exemple), c'est plutôt rare, ce n'est pas ce dans quoi le public trouve forcément le plus son compte, et même lorsque c'est très réussi, on peut tout de même souvent trouver un petit parti pris politique ou moral quelque part (et il y a de toute façon au moins un parti pris esthétique). Dans tous les cas, s'exposer à des récits différents, plus anciens ou étrangers est une bonne chose, ça évite de s'enfermer (et de soit s'ennuyer, soit devenir ennuyeux) dans un même système de valeur sans avoir de recul critique sur lui. A partir du moment où tu as de la téléportation, que la population soit bigarrée n'est pas si incongru... Oui bon, je n'ai pas vu beaucoup de non-blancs dans les Trois Mousquetaires. -
L'etat de la science en général elle-même
Mégille a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Science et technologie
A quoi fait-il allusion ? QI ? PIB ? Quelque chose plus obscure ? -
Police, dérive, excès de zèle & toute-puissance étatique
Mégille a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Politique, droit et questions de société
Irrationnel, c'est vite dit... Je ne connais pas grand chose sur lui, mais comprendre son point de vue demande sans doute un peu plus que se mettre de son coté du parebrise. Il y a des chances que les cas (réels ou fictifs, et sans doute, réels et fictifs) de violence policière raciste aient été un peu plus présents à son esprit qu'elles ne le sont pour ceux qui ne sont pas concerné par elles. Et même sans ça, si jamais un policier m'interpelle en me braquant, que je sois coupable de quoi que ce soit ou non, je me sentirais probablement un peu menacé. Le garçon a dû percevoir la situation (et à juste titre) comme une menace pour sa vie. De notre point de vue, il parait évident qu'il aurait dû obtempérer, que tout se serait bien passé s'il l'avait fait, et qu'il est donc peut-être un peu responsable de son sort... Mais du point de vue de quelqu'un qui a sans doute déjà subit des contrôles au faciès et des interpellations un peu bourrues, qui a entendu des histoires (peut-être au moins partiellement fausses, mais auxquelles il devait tout de même croire) de violence gratuite de la part de policier sur des membres de sa famille, sur des amis, etc, il n'était peut-être pas si évident que ça qu'il s'en tire sain et sauf, même en coopérant. Sa fuite me semble être la réaction d'un adolescent terrifié et paniqué, plutôt que celle d'un suicidaire, ou d'un dangereux bandit. -
Celui de 73, le vrai. Je ne regarde pas les remakes américains.
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Je viens tout juste de voir The Wicker Man. C'est vraiment merveilleux. Je ne sais pas si ça me donne envie de reprendre contact avec cette recruteuse pour je ne sais plus quelle secte qui me proposait de me joindre à une orgie au fin fonds des Asturies pour célébrer le dieu soleil, ou bien si ça me rappelle pourquoi j'avais poliment décliné l'invitation.
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Éric Zemmour, chroniqueur puis politicien
Mégille a répondu à un sujet de L'affreux dans Politique, droit et questions de société
Les pro-drom', ce sont ceux qui préfèrent quand il n'y a qu'une seule bosse, c'est bien ça ? -
Il faut regarder le Caravaggio de Jarman. Celui là est génial.
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Bureaucratie, management public, qualité des services publics
Mégille a répondu à un sujet de Largo Winch dans Economie
Oui, mais c'est bien la responsabilité limitée du capitaliste qui est intéressante ici, puisque c'est ce qui lui permet de faire grossir la boîte (pour obtenir d'autres privilèges), et augmente l'incitation à créer des filiales (et faire proliférer la technosctructure) en dépit des coûts d'organisation. -
Bureaucratie, management public, qualité des services publics
Mégille a répondu à un sujet de Largo Winch dans Economie
A noter quand même que cette supériorité des grands groupes privés pour faire face à leur technostructure est atténuée par les privilèges dont ils jouissent : sauvetage par l'état en cas de crise, subventions et accommodements fiscaux, capture réglementaire, responsabilité limitée, et redistribution en faveur des plus gros émetteurs de dette par l'inflation. Ces privilèges permettent non seulement de survivre plus facilement à la bureaucratie managériale, mais créent aussi une incitation à s'y exposer d'autant plus. Et tout ceci est évidemment amplifié par la perméabilité entre les niveaux supérieurs des technostructures privées et publiques, puisqu'on peut s'attendre à ce qu'un haut-managériat avec des liens humains forts (les mêmes individus, à différents moments de leurs carrières) avec le haut-fonctionnariat obtienne d'autant plus facilement les privilèges conjoncturels. Que les divisions électorales s'organisent de plus en plus autour du niveau d'étude, plutôt que du niveau de richesse, est une conséquence directe de ça. L'existence d'une large classe de diplômés inutiles (qui ont préférés des études longues à première vue malgré les incitations économiques) aussi. Que le diplôme (et les contacts créés au cours des études) soit de plus en plus voulu par lui-même n'est pas le fruit d'une soudaine volonté d'épanouissement intellectuel de la part de la population, mais vient du fait que le diplôme est la clef d'accès à la bureaucratie (et à la fois, sa légitimation), et que celle-ci est désormais la structure de pouvoir la plus importante de la société, qu'on regarde du coté du privé ou du public. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Sans doute le fameux covid-14 de Onfray. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
Mégille a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
Ou un covid long... -
Images fun et leurs interminables commentaires
Mégille a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
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Faut-il simplifier le français ?
Mégille a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Tout à fait, et le linguiste qui prescrit un refus des normes ajoute l'incohérence à l'incompétence. Reste que la grammaire est une "science" un peu bâtarde, une proto-science même, qui précède la linguistique, dont on voit mal les fondements, et qui est un peu à la linguistique ce que l'astrologie est à l'astronomie. Une chose qui m'a toujours embêtée avec les grammairiens, c'est les incessants, et en fait inévitables, sauts hors de la langue. Tel complément circonstanciel doit-il être dit "de moyen", "de cause", "de condition", de "conséquence", "de but" ou bien encore autre chose ? Je veux bien répondre à cette question, mais la réponse relève d'une affirmation métaphysique, à propos des choses désignées, et pas à propos du fonctionnement de la langue elle-même ! Il me semble que les normes de la grammaires, lorsqu'elle ne relève pas de l'apprentissage des régularités du parler d'une groupe particulier (mais dans ce cas, on peut tout aussi bien apprendre le français d'un vieux parisien éduqué que celui d'un jeune marseillais déscolarisé), relève de telles normes métaphysiques, concernant les choses de la réalité à distinguer. Et il me semble que c'est uniquement l'invocation (l'usurpation, en fait) de ces dernières normes qui justifie la plus grande légitimité du "bon" français. -
Faut-il simplifier le français ?
Mégille a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Il n'explique pas, il affirme... Apprendre l'anglais britannique plutôt que l'anglais américain, c'est bien apprendre des normes sociales. Apprendre un "bon" français plutôt qu'un idiome propre à une région, à une génération, à un milieu social, etc, idem. Si les linguistes semblent tendre vers ma position (mais sans oser affirmer l'anarchisme clairement), c'est parce que l'étude scientifique de la langue implique, méthodologiquement, de laisser de coté les normes pour n'observer que les faits. De là, on peut être enclin à croire qu'il n'y a pas, ou qu'il ne doit pas y avoir, de norme... mais c'est bien entendu un sophisme, voire un paradoxe. Et ce n'est pas ce que j'affirme. Plutôt, je me demande d'où viennent les normes, afin de mieux savoir auxquelles obéir. Et il me semble qu'il y a plusieurs sources de normativité linguistique. Une première est pragmatique : on veut être compris. Ces normes ci sont instrumentales (de la même nature que : pour clouer, mieux vaut un marteau plutôt qu'une chaussure), et contextuelles, relatives à l'interlocuteur. Et surtout, à moins d'être soit entre interlocuteurs très idiots, soit d'ajouter d'autres normes pragmatiques à celle-ci (ne pas être compris par les mauvaises personnes, montrer son appartenance à un groupe, etc), ce sont des normes assez souples. En parlant lentement, en étant redondant (ce qu'on fait assez naturellement) et en s'adaptant un peu à l'autre, je suis sûr que deux locuteurs de langues romanes modernes sont tout à fait capables de communiquer efficacement sans connaître préalablement quoi que ce soit à la langue de l'autre. Et même de se transmettre des pensées complexes avec un tout petit peu d'effort et de bonne volonté. Je crois qu'il y a aussi une deuxième source de normativité, celle-ci négligée par les linguistes. Il s'agit de normes sémantiques, extra-pragmatiques, due à la structure de la réalité elle-même. Si notre langage consiste bien en des signes et non en de simples signaux, c'est qu'il fait référence à une réalité extra-linguistique, qu'il y a un troisième terme à la relation émetteur-récepteur. Et cette réalité n'est pas produite ni formée par le langage, pour la désigner adéquatement, il faut donc que le langage permette, aussi facilement que possible, de distinguer ce qui est réellement différent, et de ne pas distinguer arbitrairement ce qui n'a pas à l'être. Ce n'est pas une norme que lexicale (concernant le vocabulaire) : les systèmes de modes, de temps et d'aspects verbaux, de cas grammaticaux, de classes nominales (dont : le genre, le nombre...), les simples séparations entre noms et verbes, sujet et prédicat, etc, ont tous une ontologie implicite, susceptible d'être fausse, ou plus ou moins confuse. Et il y a encore une troisième source, ou au moins un troisième facteur de ce qui fait une langue, mais il s'agit moins de véritables règles que de simples régularités : la constitution naturelle humaine. (facilité musculaire et auditive à reconnaître et à produire certains sons, économie cognitive dans l'apprentissage et l'application des règles, etc) C'est de celles-ci que découlent les "lois" d'évolution linguistique les mieux comprises (loi de Grimm, etc), et la plupart des déviations par rapport aux régularités attendues (à la maison, sitôt que les deux premières sources de normes sont respectées, et c'est souvent assez facile, l'humain choisit généralement la facilité plutôt que le "bon usage", et il a bien raison). Je soupçonne que derrière le refus de l'anarchisme linguistique se cache le plus souvent une confusion entre les deux premières sources, ou le refus de reconnaissance de l'une des deux. Le linguiste réformateur est un positiviste : il fait comme si il n'y avait de normes que pragmatiques. Mais de là, il ne devient pas anarchiste, au contraire, il devient planificateur, puisque la langue toute entière lui semble de nature à pouvoir relever d'un édit. Le grammairien conservateur est enclin au vice inverse : lorsqu'il égraine ses prescriptions dans le figaro, il fait comme si les normes pragmatiques du bon français étaient des lois naturelles éternelles et intangibles (purisme), ou au moins, il fait comme si elles avaient un rapport privilégié, et exclusif, avec les normes de la nature, sans que rien ne vienne justifier ce privilège. Je ne suis pas d'accord avec le fait qu'une moins bonne maîtrise de la grammaire implique nécessairement une pensée moins riche (ou en tout cas, je nie que la première cause la suivante). Une pensée complexe, pour être exprimée, implique des normes complexes, mais un humain capable de la première est capable de produire lui-même les suivantes s'il ne les trouve pas. Souvent, les normes établies et attendues seront même en deçà de ses besoins, et il aura alors raison de s'en affranchir même s'il les connaît et les maîtrises (d'où les bizarreries de certains poètes et philosophes). Plotin commettaient de nombreuses "fautes" de grec, que Porphyre a corrigées, ça ne l'empêche pas d'être l'un des plus grands philosophes occidentaux. Les membres des comités de correction des journaux et des maisons d'édition maîtrisent sans doute souvent mieux leur grammaire que les auteurs qu'ils corrigent. Pourtant, c'est la pensée de ces derniers qui nous intéresse. En me disant anarchiste, je ne me dis pas anomiste, mais jusnaturaliste. Je pense simplement que plus de liberté dans l'application du droit positif de la langue permet de plus facilement tendre vers un meilleurs respect de son droit naturel. -
[Sérieux] Grand remplacement et petite frite
Mégille a répondu à un sujet de Lancelot dans Philosophie, éthique et histoire
Je connais des antillais indubitablement plus "français" que Piotr et Giovanni. Et "arabe", ce n'est pas une race. Sans marqueurs culturels, je doute qu'il soit toujours très facile de distinguer à l'oeil un nord-africain d'un sud-européen. -
Ruffin, l'avenir de la gauche ?
Mégille a répondu à un sujet de Adrian dans Politique, droit et questions de société
Il est idiot mais honnête. Il lui manque donc 50% de ce qu'il faut pour réussir en politique.- 13 réponses
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On dirait que je me suis encore perdu dans un terrier de lapin
Mégille a répondu à un sujet de Kren dans Forum des nouveaux
Bienvenue compatriote savoyard ! Tu peux t'adresser à moi si jamais tu as des questions sur le fonctionnement du forum, ou besoin de médiation en cas de conflit avec d'autres membres ou avec la modération. Etrange de voir l'étiquette "d'extrême droite" revendiquée pour soi même, d'autant plus que, contrairement au libertarianisme, ça ne renvoie pas tout à fait à un (ou au moins, pas à un seul) système de pensée cohérent et clair. Qu'est-ce qui te séduit/séduisait à la droite de la droite ? L'autorité ? L'acceptation sans illusion de la violence ? Le nationalisme, et le romantisme qui l'entoure ? Les valeurs traditionnelles religieuses et familiales ? La menace d'un déclin civilisationnelle ? Si tu es littéraire, j'imagine que tu as quelques auteurs de référence, ou auxquels tu es particulièrement sensible. Balance la biblio ! -
Il y a plusieurs choses. La "grande convergence" est globale, mais elle n'est pas intra-nationale. Et surtout, j'ai l'impression que les populismes sont en bonne partie issue d'une inégalité d'accès au pouvoir qui n'est pas spécifiquement économique, ou en tout cas, qui est moins économique que culturelle. D'où la restructuration des échiquiers politiques autour du niveau de diplôme plutôt qu'autour du niveau de richesse. (ce qui est, je crois, surtout dû à la croissance de la classe bureaucratique ou managériale au sein des états et des entreprises)
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Et il y a aussi plusieurs saints Dionysos ("Denys").
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Réchauffement climatique
Mégille a répondu à un sujet de Jérôme dans Politique, droit et questions de société
Je ne vois pas pourquoi les externalités positives devraient être traitées d'une façon différente des externalités négatives. Si on choisit une logique pigouvienne, on rémunérera la capture par des subventions égales au montant des taxes pour une même quantité d'émission. Si on choisit une logique de cap and trade, on émettra de nouveaux crédits d'émission - c'est à dire : on ajustera à la hausse la quantité d'émission que l'on aura planifiée. La part de marché et la part de planification reste la même que pour la gestion des externalités négatives. Idem pour les conséquences du choix d'un système plutôt que de l'autre, je crois. -
Réchauffement climatique
Mégille a répondu à un sujet de Jérôme dans Politique, droit et questions de société
Il me semble que la taxe pigouvienne est préférable au cap and trade. Aucune des deux alternatives n'est libérale, toutes les deux sont un mélange de planification et marché (dans un cas, on planifie le prix, et on laisse libre la quantité d'émission, dans l'autre, l'inverse). Mais les crédits carbones ont deux gros défauts. Le premier : on avantage injustement les émetteurs déjà installés, auxquels les nouveaux potentiels émetteurs devront acheter des crédits carbones... alors même que ces nouveaux challengers auraient peut-être pu produire plus de richesse que les anciens pour la même quantité d'émission. On décourage donc l'innovation (alors même que c'est ce sur quoi on aimerait parier). Le deuxième : si le but est de réduire la quantité finale d'émission, alors, seule la taxe carbone y est adéquate. Elle seule incite à émettre le moins possible (mais autant que nécessaire pour produire de la richesse). Les crédits carbones incitent simplement à *ne pas émettre plus* que la quantité décidée en amont (planifiée). Ce qui implique d'une part, que cette dissuasion reste tout aussi forte même si une très grande quantité de richesse (supérieure aux externalités négatives anticipées par les planificateurs) aurait pu être produite en dépassant ce seuil ; et d'autre part, qu'une innovation permettant de toujours réduire les émissions ne sera pas forcément plus rentables (un gros émetteur, bien installé, pourrait même être incité à empêchée qu'elle arrive sur le marché afin de pouvoir continuer à jouir de son privilège). Evidemment, le montant de la taxe carbone ne peut pas être déterminé scientifiquement, ne serait-ce que parce que les externalités, en tant que coût, sont intrinsèquement subjectives, et que, n'étant pas sur le marché, aucun mécanisme ne vient fixer leur prix. Déterminer le montant d'une telle taxe est donc fondamentalement politique, et rien d'autre. Toutefois, il en va de même pour la décision de la quantité d'émission que l'on souhaite s'autoriser. A partir de quelle quantité les dommages sont supérieurs aux richesses produites en émettant ? Même problème ici, coût subjectif, etc. Bref, aucune des deux solutions n'est plus libérale que l'autre (mais toutes les deux le sont plus qu'une planification directe des émissions), mais une donne l'avantage d'inciter à l'innovation, l'autre, de favoriser les plus gros émetteurs déjà installés. Ce qui donne une petite idée du pourquoi on a plutôt choisi de cap and trade dans les accords internationaux...
