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Mégille

Tribun de la Plèbe
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Tout ce qui a été posté par Mégille

  1. D'ailleurs, qu'est-ce qui le qualifie comme "sociologue" ? Même sans tendre vers l'autoritarisme universitaire (je doute qu'il en soit) ou le culte du diplôme (je ne trouve pas d'information sur sa formation), est-ce qu'il utilise les outils conceptuels de la sociologie pour justifier son interprétation générale de la société ? Parce qu'à se compte là, Zemmour aussi s'amuse à se qualifier de "sociologue" de temps en temps...
  2. Moment slave :
  3. Fait amusant : les lgbt+ ont en moyenne un qi plus élevé. (à mon avis, c'est dû soit à la plus grande ouverture d'esprit, liée au qi, soit au fait que hors des milieux où l'on fait des études, il est plus fréquent de rester dans le placard). A propos de la connerie, il y a bien moyen de faire passer ça pour une neurodivergence et obtenir quelques points de crédit social de cette façon là, mais ça ne comptera pas pour autant comme lgbt+/mogai.
  4. Contre les moustiques, j'ai toujours plutôt imaginé quelque chose comme une fausse jambe (si possible réaliste pour l'effet gore/surréaliste/comique), à brancher dans un coin de la pièce pour qu'elle diffuse la bonne chaleur, les bonnes odeurs, etc, et qui contiendrait un poison pour moustique. Je suis extrêmement frustré de n'avoir jamais trouvé ça en magasin. Pour revenir au sujet, il n'y avait pas déjà eu un cas d'usage de robot tueur autonome il y a un an ou deux, de la part d'Israël, pour tuer un chercheur iranien ?
  5. Non-binarité : identité sociale qui n'est ni "homme" ni "femme". Les personnes intersexes, qui selon le type d'intersexuation, soit parce qu'elles ne le savent pas, soit parce qu'elles ont été opéré à la naissance, sont la plupart du temps identifiées comme des femmes (et peuvent même ignorer leur intersexuation toute leur vie). Ce ne sont donc pas forcément des personnes non-binaires. Ca marche pas ton truc, ne serait-ce que parce qu'il y a aujourd'hui (chez les jeunes en tout cas) deux fois plus d'hommes trans que de femmes trans... Et que beaucoup de femmes trans gardent leur queue de toute façon. (toutes celles que je connais en tout cas)
  6. Ca se passe quelquepart entre Jérusalem et la Samarie, l'éthiopien est en pèlerinage, et la plupart des gens du coin n'ont probablement pas la même complexion que lui... Quand à l'identité de genre de l'eunuque, même si aujourd'hui il pourrait sembler naturel (aussi bien pour un constructiviste woke que pour un bio-conservateur) qu'il puisse toujours s'identifier comme homme, traditionnellement, il s'agissait d'une catégorie à part, dont les membres ne sont pas vraiment considérés comme des hommes (et ne sont pas soumis aux mêmes lois, aux mêmes normes et aux mêmes attentes que les hommes). Il s'agit de "non-binarité" au sens large, même si lui-même ne s'identifiait pas autrement (ni plus largement, ni plus précisément) que comme "eunuque". A propos du caryotype et du circuit cérébral... Si la mutilation est faite avant la puberté, ça affecte bien la seconde étape importante de la sexuation, des hormones aux caractères sexuels secondaires (dont les possibles dispositions comportementales sexuées). Mais de toute façon, peu importe, j'ai dit "non-binaire", pas "intersexe".
  7. TIL que dans la Bible, l'une des premières personnes non-juives (peut-être la première, même) à se convertir au christianisme est une personne racisée non-binaire. (Ac 8:27-39)
  8. Je ne sais pas s'il y en a eu un nouveau depuis, mais j'avais lu le rapport du giec (du giec et aussi de je ne sais plus quelle ONG) sur les migrations climatiques il y a quelques années... et c'était incroyablement mauvais. L'estimation du nombre de réfugiés variait de plus de trois ordres de grandeur d'une source à une autre, les sources étaient de toute façon souvent plus militante que scientifique, et le rapport, après avoir reconnu qu'on en savait rien... prend le parti très étrange de faire comme si la valeur médiane des différentes estimations avait la moindre valeur, et l'utilise pour la suite du rapport. Je me souviens aussi du chapitre sur les paramètres dont pourrait dépendre le nombre de réfugié... et l'adaptation au changement y figurait. Mais uniquement si elle était financée publiquement. Je ne plaisante pas, le rapport faisait très sérieusement comme si aucune adaptation à un changement environnementale ne pouvait avoir lieu si ce n'était pas dicté et planifié par un état. En cas de forte chaleur personne, évidemment, ne boirait de l'eau, si les panneaux des autoroutes ne nous disaient pas de bien nous hydrater ! Et j'oublie sans doute d'autres coup de génie. J'ai généralement plutôt confiance dans les rapports giec, hein. Mais à propos des migrations... edit : j'ai retrouvé le rapport en question, en fait, c'était un rapport de l'OIM s'appuyant sur le GIEC, mais pas du GIEC directement. https://publications.iom.int/system/files/pdf/mrs-31_fr.pdf Et les estimations du nombre de réfugiés varient seulement sur deux (et non trois) ordres de grandeur.
  9. Je ne comprends pas où tu veux en venir. (ni comment tu comptabilises les non-humains dans les stats ethniques) D'une part la question de la diversité est généralement très différente pour les univers de science-fiction (on pourrait même s'attendre à ce qu'il y en ait plus, ou qu'il y ait plus de métissage) que pour ceux de fantasy (sans téléportation, ou biologie magique), et d'autre part, star trek a toujours été très progressiste, voire communiste.
  10. C'est le cas dans l'univers de GoT, où l'hérédité et la consanguinité ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon que chez nous.
  11. Oui, ou à Théophile Gautier. C'est d'époque. Ou plutôt, c'était. L'esthétique moderne est construite sur une stricte séparation entre la morale et les qualités artistiques de l'oeuvre, même si ça a pris un petit moment avant d'être pleinement assumée (Baudelaire ne fait qu'éprouver la solidité de ce qu'en pense Kant). Mais c'est une idée assez récente, et déjà très vieillie. Entre la gauche qui analyse systématiquement les récits en terme de renforcement des oppressions, et la droite qui fait la chasse au wokisme, on se remet enfin à mettre le beau et le bien dans la même équation. Bien entendu, il y a toujours eu des scandales autour de différentes oeuvre, mais il me semble que jusqu'à présent, l'outrage venait toujours d'un seul camp, et l'autre était toujours là pour défendre la liberté artistique.
  12. Tous les films/tous les récits transmettent des valeurs, on n'a pas attendu le wokisme pour ça. On n'a pas non plus attendu le wokisme pour ne pas toujours/souvent le faire de façon subtile et intelligente. Et certains récits contemporains/woke parviennent sans doute à le faire mieux que d'autres, même si, forcément, il nous faudra sans doute quelques décennies de recul pour pouvoir faire le tri. Ne pas transmettre de valeur par un récit demande un effort conscient et délibéré (je pense à ce que font les frères Cohen, par exemple), c'est plutôt rare, ce n'est pas ce dans quoi le public trouve forcément le plus son compte, et même lorsque c'est très réussi, on peut tout de même souvent trouver un petit parti pris politique ou moral quelque part (et il y a de toute façon au moins un parti pris esthétique). Dans tous les cas, s'exposer à des récits différents, plus anciens ou étrangers est une bonne chose, ça évite de s'enfermer (et de soit s'ennuyer, soit devenir ennuyeux) dans un même système de valeur sans avoir de recul critique sur lui. A partir du moment où tu as de la téléportation, que la population soit bigarrée n'est pas si incongru... Oui bon, je n'ai pas vu beaucoup de non-blancs dans les Trois Mousquetaires.
  13. A quoi fait-il allusion ? QI ? PIB ? Quelque chose plus obscure ?
  14. Irrationnel, c'est vite dit... Je ne connais pas grand chose sur lui, mais comprendre son point de vue demande sans doute un peu plus que se mettre de son coté du parebrise. Il y a des chances que les cas (réels ou fictifs, et sans doute, réels et fictifs) de violence policière raciste aient été un peu plus présents à son esprit qu'elles ne le sont pour ceux qui ne sont pas concerné par elles. Et même sans ça, si jamais un policier m'interpelle en me braquant, que je sois coupable de quoi que ce soit ou non, je me sentirais probablement un peu menacé. Le garçon a dû percevoir la situation (et à juste titre) comme une menace pour sa vie. De notre point de vue, il parait évident qu'il aurait dû obtempérer, que tout se serait bien passé s'il l'avait fait, et qu'il est donc peut-être un peu responsable de son sort... Mais du point de vue de quelqu'un qui a sans doute déjà subit des contrôles au faciès et des interpellations un peu bourrues, qui a entendu des histoires (peut-être au moins partiellement fausses, mais auxquelles il devait tout de même croire) de violence gratuite de la part de policier sur des membres de sa famille, sur des amis, etc, il n'était peut-être pas si évident que ça qu'il s'en tire sain et sauf, même en coopérant. Sa fuite me semble être la réaction d'un adolescent terrifié et paniqué, plutôt que celle d'un suicidaire, ou d'un dangereux bandit.
  15. Celui de 73, le vrai. Je ne regarde pas les remakes américains.
  16. Je viens tout juste de voir The Wicker Man. C'est vraiment merveilleux. Je ne sais pas si ça me donne envie de reprendre contact avec cette recruteuse pour je ne sais plus quelle secte qui me proposait de me joindre à une orgie au fin fonds des Asturies pour célébrer le dieu soleil, ou bien si ça me rappelle pourquoi j'avais poliment décliné l'invitation.
  17. Les pro-drom', ce sont ceux qui préfèrent quand il n'y a qu'une seule bosse, c'est bien ça ?
  18. Il faut regarder le Caravaggio de Jarman. Celui là est génial.
  19. Oui, mais c'est bien la responsabilité limitée du capitaliste qui est intéressante ici, puisque c'est ce qui lui permet de faire grossir la boîte (pour obtenir d'autres privilèges), et augmente l'incitation à créer des filiales (et faire proliférer la technosctructure) en dépit des coûts d'organisation.
  20. A noter quand même que cette supériorité des grands groupes privés pour faire face à leur technostructure est atténuée par les privilèges dont ils jouissent : sauvetage par l'état en cas de crise, subventions et accommodements fiscaux, capture réglementaire, responsabilité limitée, et redistribution en faveur des plus gros émetteurs de dette par l'inflation. Ces privilèges permettent non seulement de survivre plus facilement à la bureaucratie managériale, mais créent aussi une incitation à s'y exposer d'autant plus. Et tout ceci est évidemment amplifié par la perméabilité entre les niveaux supérieurs des technostructures privées et publiques, puisqu'on peut s'attendre à ce qu'un haut-managériat avec des liens humains forts (les mêmes individus, à différents moments de leurs carrières) avec le haut-fonctionnariat obtienne d'autant plus facilement les privilèges conjoncturels. Que les divisions électorales s'organisent de plus en plus autour du niveau d'étude, plutôt que du niveau de richesse, est une conséquence directe de ça. L'existence d'une large classe de diplômés inutiles (qui ont préférés des études longues à première vue malgré les incitations économiques) aussi. Que le diplôme (et les contacts créés au cours des études) soit de plus en plus voulu par lui-même n'est pas le fruit d'une soudaine volonté d'épanouissement intellectuel de la part de la population, mais vient du fait que le diplôme est la clef d'accès à la bureaucratie (et à la fois, sa légitimation), et que celle-ci est désormais la structure de pouvoir la plus importante de la société, qu'on regarde du coté du privé ou du public.
  21. Sans doute le fameux covid-14 de Onfray.
  22. Tout à fait, et le linguiste qui prescrit un refus des normes ajoute l'incohérence à l'incompétence. Reste que la grammaire est une "science" un peu bâtarde, une proto-science même, qui précède la linguistique, dont on voit mal les fondements, et qui est un peu à la linguistique ce que l'astrologie est à l'astronomie. Une chose qui m'a toujours embêtée avec les grammairiens, c'est les incessants, et en fait inévitables, sauts hors de la langue. Tel complément circonstanciel doit-il être dit "de moyen", "de cause", "de condition", de "conséquence", "de but" ou bien encore autre chose ? Je veux bien répondre à cette question, mais la réponse relève d'une affirmation métaphysique, à propos des choses désignées, et pas à propos du fonctionnement de la langue elle-même ! Il me semble que les normes de la grammaires, lorsqu'elle ne relève pas de l'apprentissage des régularités du parler d'une groupe particulier (mais dans ce cas, on peut tout aussi bien apprendre le français d'un vieux parisien éduqué que celui d'un jeune marseillais déscolarisé), relève de telles normes métaphysiques, concernant les choses de la réalité à distinguer. Et il me semble que c'est uniquement l'invocation (l'usurpation, en fait) de ces dernières normes qui justifie la plus grande légitimité du "bon" français.
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