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poincaré

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Tout ce qui a été posté par poincaré

  1. Comme le disait cette brave Ayn Rand : les pauvres ont rarement la fibre humanitaire, et il faut être né riche pour comprendre les subtilités de la solidarité.
  2. Ah oui, je connais l'organisateur, on est dans la même promo. Ça promet d'être intéressant, je me tâte à y aller. C'est pas comme si les conférences sur Hayek avaient lieu tous les jours.
  3. Bon on s'en tape, j'admets ne pas avoir lu Aron, si ce n'est les premiers paragraphes de sa page Wikipédia. L'idée était de dire que, dans sa copie de concours, citer des personnalités considérées comme libérales par la plupart des gens, de par certaines de leurs positions (promotion du libre-échange, critique des régimes communistes) peut être disqualifiant, et qu'à l'ENM, il vaut mieux citer des auteurs d'une certaine sensibilité politique (en général, bien à gauche). Je dis ça pour l'ENM, mais j'imagine très bien que ce soit le cas pour d'autres.
  4. Moi je parle d'Aron. C'est exactement ce que je me suis dit.
  5. J'aurais dû préciser : des personnalités publiques ayant des positions liberhalal. Tu peux toujours citer Tocqueville ceci dit.
  6. https://fromenmwithlove.com/2017/01/05/culture-generale-concours-enm-magistrature-correcteur/ « Mon pote le correcteur », un jeune magistrat qui m’a raconté son expérience de correcteur en 2014, a concédé qu’il est dur de mettre plus de la moyenne à une copie citant Raymond Aron ou Jean Monnet… Roh, c'est pour rire.
  7. https://www.lemonde.fr/societe/article/2018/09/23/des-personnalites-francaises-se-mobilisent-un-conge-paternite-plus-long-et-obligatoire_5358965_3224.html L'égalité est devenue un véritable dogme. La justification démontre par ailleurs une grosse erreur de logique : prétendre consacrer la liberté de certains à prendre des congés paternité... en le rendant obligatoire pour tous.
  8. Ça fait sens
  9. https://philitt.fr/2018/09/10/ayn-rand-et-la-folie-libertarienne/ Au début, ça commençait plutôt bien. Et puis j'ai lu la suite. Je reste dubitative sur certaines phrases : "Ainsi découvre-t-on, grâce à cette litanie exaltée, que le principal ennemi du libertarien, c’est l’homme". Euh... l'auteur n'a sans doute pas bien saisi le sens des mots utilisés par Rand. Ensuite, pourquoi désigner un "ennemi" en particulier ? L'auteur désigne la philosophie libertarienne comme une "légitimation de la vengeance". Puis il finit par conclure que l'usage de la raison, prônée par les libertariens, est intellectuellement malhonnête, dès lors que toute leur philosophie se fonde sur du ressentiment : "le qualificatif rationaliste n’est qu’un nom d’emprunt pour le libertarien, un subtil subterfuge par lequel il donne à sa passion les armes de la raison, comme si les arguments venaient se poser ex post sur des intuitions."
  10. C'est évident qu'il vaut mieux avoir certaines dispositions d'esprit pour travailler dans le milieu de la recherche. Dans ma discipline, le droit, cela ne suffit pas pour acquérir la méthodologie propre aux exercices qu'on te demande de faire. Cela requière de l'entrainement. En général, au bout de deux ans maximum, c'est plié. Mais pour beaucoup, ce n'est pas acquis à un stade avancé des études. J'ai été confrontée, l'an passé, à une camarade qui confondait encore les moyens au pourvoi et la solution de la Cour de cassation. Intéressant. Donc ça dépend vraiment des filières.
  11. Ouvrir des livres n'est pas suffisant. L'université a aussi pour rôle de te former à la recherche, traditionnellement. Donc acquérir une méthode de travail bien particulière, une rigueur que seuls des universitaires peuvent te transmettre. Ceux qui considèrent le savoir comme une finalité en soi, qui viennent en cours pour "se cultiver" dans un domaine, ceux-là peuvent effectivement rester chez eux et ouvrir des manuels. .Ah bon ? Je croyais que c'était le Club Med moi. En soi je suis parfaitement d'accord pour dire qu'un diplôme est un moyen pour s'insérer sur le marché du travail, et qu'il devrait permettre aux employeurs de t'évaluer au moins sur ta formation. D'où l'intérêt de laisser plus de liberté aux universités dans le choix de leurs étudiants, pour que leurs diplômes soient renommés et que leurs titulaires soient les plus à même de répondre aux besoins des recruteurs. Idem pour le milieu de la recherche. En attendant, dans certaines filières, on se retrouve avec 85% de glandus qui n'en ont rien à cirer de ce qu'on leur transmet et qui ont pour seul but d'avoir une certification : inutile de préciser que le niveau général est très, très faible.
  12. L'uniformité que vous relevez est, à mon avis, alimentée par ce merveilleux concept "d'éducation nationale". C'est assez obvious lorsqu'on remonte aux années lycée, où on te conditionnait déjà à penser d'une certaine manière. Très tôt, les étudiants sont confrontés à des cours assez orientés politiquement. Ils n'ont juste pas le recul nécessaire pour le constater. A ce propos, la prudence dans les opinions, le manque de personnalité sont des défauts relevés par le jury oral de l'ENM. Ce qui ne m'étonne guère lorsqu'on s'intéresse aux conseils des correcteurs pour les écrits : citer un auteur libéral à la pensée hétéroclite dans sa copie peut être disqualifiant. Et ça me désole.
  13. Bof, non. On ne te demande pas de répondre dans un sens particulier. On te demande... de réfléchir par toi-même. En criminologie, la prof nous recommande Surveiller et punir de Foucault, le traité de Beccaria, La séquestrée de Poitiers de Gide, Hugo... bouquins que j'ai déjà lus depuis au moins deux ans. Tout ça, c'est la base pour un étudiant en droit un minimum intéressé par le pénal. Et puis ne serait-ce que pour ta culture juridique, c'est important et ça devrait être spontané.
  14. Tu es en quoi ? Dans la tête des gens oui. Mais pour moi l'université ne devrait pas être conçue comme un moyen pour avoir un diplôme. Plutôt comme un lieu de recherche, source de savoirs et de connaissances. Surtout que dans ma filière, si tu ne passes pas un minimum de concours, c'est bouché en quelque sorte.
  15. Bon j'ai repris les cours depuis une semaine. Globalement je suis satisfaite. Mais jusqu'à maintenant, je n'avais pas mesuré la proportion d'étudiants en master à avoir si peu d'intérêt pour leur propre discipline, alors qu'ils sont tout de même à un stade assez avancé dans leur cursus. Cette obsession pour les modalités d'examens ou les notes qu'ils vont obtenir depuis qu'ils sont en première année de licence. J'ai l'impression d'être entourée d'une grande majorité de veaux qui ne sont là que pour avoir un diplôme, donc un bout de papier qui atteste que t'es posé au moins une fois dans ta vie sur les bancs d'un amphithéâtre. Hier j'ai eu la curiosité de me rendre à une soirée organisée par un type de promo, je suis tombée sur des gens qui m'ont clairement dit qu'ils n'en avaient, mot pour mot, rien à foutre. J'ai beau avoir un cercle restreint de connaissances, ça ne m'empêche pas de constater qu'il y a une bonne brochette de personnes autour de moi qui n'ont rien à faire là, 1-soit parce que ça ne les intéresse pas, 2-soit parce qu'ils ont beaucoup du mal à suivre. c'est dingue aussi cette incapacité à faire des liens entre de la pensée juridique et des éléments pratiques du monde réel : "inintéressant parce que théorique". Après l'autre nocivité de l'absence de sélection, c'est qu'on se retrouve les uns sur les autres dans un amphi bondé. Quel cirque.
  16. C'est moins drôle quand le terme "libéralisme" fait définitivement fuir le gars en face alors que la conversation n'a même pas commencé
  17. Je ne pense pas qu'un physique désavantageux soit un élément pertinent pour expliquer le féminisme de certaines. Comme l'a bien expliqué @Mégille, la féministe traditionnelle n'a plus grand chose à voir avec la féministe actuelle. En revanche, quand on s'intéresse au discours des plus radicales d'entre elles, on constate qu'elles ont un problème clair avec la sexualité masculine (i.e. la pénétration perçue comme un moyen de domination). Dans ce genre de cas, les causes paraissent beaucoup plus profondes.
  18. Facepalm. Durant leur formation, on leur apprend, par exemple, à réagir face à des comportements violents, à gérer leurs émotions dans certaines situations, à communiquer avec les médias... il s'agit bien d'éthique et de déontologie. Mon propos est de dire que les opinions politiques peuvent influencer, de manière relative, les décisions du magistrat. Je pense que le fait que certains procureurs ont un avis très arrêté sur tel sujet (au hasard, le commerce de la drogue conçu comme un jeu à somme négative) les motivent en partie à engager des poursuites. C'est d'autant plus flagrant lorsqu'ils n'hésitent pas à dire ouvertement que, pour eux, les uns s'enrichissent sur le dos des autres. C'est ce que j'ai constaté, en tout cas. Les crimes sans victime, ce n'est qu'un exemple.
  19. Au hasard pour faire passer le temps. Il faut savoir que les mesures alternatives aux poursuites ont considérablement augmenté depuis 1999, proportionnellement aux affaires poursuivies. Donc oui le procureur prend des décisions, mais le fait est qu'il n'est pas dans une optique répressive. Le problème, ce n'est pas l'éthique. Ça on leur apprend déjà à l'ENM. Le problème, c'est que la magistrature est un corps extrêmement politisé. De ma mince expérience, et notamment après avoir discuté avec certains proc, je suis certaine que cette politisation est en partie liée avec la répression des fameux "crimes sans victimes" (parce que oui, ceux-là, on peut théoriquement les ignorer, ce qui est loin d'être le cas en pratique).
  20. Un avocat ne peut "sauver" quelqu'un à lui tout seul. Si la personne n'est pas condamnée, c'est qu'il n'y avait pas suffisamment de preuves. Même s'il sait pertinemment que son client est coupable. Voilà ce qui se passe quand le droit est respecté. Ensuite, le procureur ne punit pas. Il ne fait que requérir une peine comme s'il était à la place du juge. Son rôle est de faire appliquer la loi, donc on s'en fout de la notion de mérite.
  21. Le rôle de l'avocat dépend de la conception qu'on se fait du métier. Et j'ai presque envie de dire qu'il y a autant de conceptions que de professionnels. Évidemment si tous étaient au service de la vérité, cela faciliterait la tâche des juges. Sauf qu'ils sont là avant tout pour défendre des intérêts privés. Cela ne fait pas obstacle à ce que certains incitent leur client à plaider coupable pour obtenir la clémence du magistrat, à affirmer des choses dont ils n'ont aucune certitude pour faire jouer la charge de la preuve, etc.
  22. Un sacré petit rigolo celui-là.
  23. Il l'enfonce volontairement oui. Maintenant, il en faut plus pour évoquer un manquement à une règle déontologique. C'est aussi à ça qu'on les reconnait, les mauvais juges : on sait déjà ce qu'ils pensent avant que le jugement soit rendu.
  24. Même Ayn Rand a un potentiel creepy moins élevé en photo.
  25. Des magistrats qui n'hésitent pas à adopter un ton moralisateur (voire railleur), c'est assez récurrent. J'en ai vu surtout en correctionnel. Typiquement, les infractions à la sécurité routière. Certains s'imaginent que donner des leçons renforcera d'autant plus la condamnation avec sursis. Et qu'ils ne verront plus jamais le prévenu. Ça ne me choque pas.
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