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Vilfredo

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Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. Je remonte le thread parce que je suis tombé en cherchant des trucs sur le système nerveux des homards (ça m'arrive) sur cet article qui me fait forte impression parce que je n'y connais rien : https://www.mdpi.com/2624-8611/1/1/1/htm Il donne une explication climatologique des différences de niveaux de "groupes d'ancêtres biogéographiques" (je crois que @Mégille en parlait) : La corrélation me semble poser deux problèmes : l'utilisation de la taille du cerveau comme critère pour mesurer l'intelligence et la controverse pour savoir si the species already possessed larger brains when they invaded more seasonal regions. Je ne sais pas si ça peut t'intéresser, @Lancelot.
  2. Oui d'ailleurs je ne sais pas si tu connais ce texte croquignolet de Leo Strauss qui lui fait passer un sale quart d'heure : http://dhspriory.org/kenny/PhilTexts/Strauss/Relativism.pdf?fbclid=IwAR1CxKGtmYsmavhlpxLMbrkXA78Se5ISK-AS1sZs920pnfT4F6ITdcDZc7Y (notamment pp. 144-145 sur le relativisme et p. 138 sur Berlin)
  3. Samuel Butler
  4. J'ajoute cet article de Salerno sur ce sujet passionnant mais où je n'ai rien à dire qui ne soit une répétition de ce que j'ai lu : https://mises-media.s3.amazonaws.com/rae6_2_5_2.pdf
  5. 1) Rares sont les sociétés prospères et riches avec 2 gens dedans. Tu connais Butler, la poule est le moyen pour l'oeuf de faire un autre oeuf. 2) Passer d'une société tribale à une société de coopération plus étendue (diffusion de la connaissance) : Hayek appelle le capitalisme "extended order of human cooperation". J'ai d'ailleurs toujours pensé qu'il y avait une proximité Hayek/Spencer là-dessus mais je crois que John Gray dit que Hayek ne l'avait pas lu (I doubt it mais bon).
  6. Hamon propose un Green New Deal de 500 milliards par an. Et la reconnaissance du crime "d'écocide" contre les "générations futures". On dirait un discours contre l'avortement. Et j'oubliais bien sûr la reconnaissance de la Nature comme "personne morale".
  7. Visiblement, Rothbard reprend une critique de Leoni : Ça ferait un bon thread mais je n'ai pas lu Leoni
  8. Procréer avec succès, intégrer plus de monde. Chiefly. Sinon, oui Hayek défend la survie en slip en Amazonie L'évolution culturelle est réductible à un processus de sélection de règles qui deviennent de plus en plus abstraites. On en trouve je pense un écho dans la distinction que fait Lachmann entre institutions externes et internes (je crois que c'est là-dedans). L'idée même de l'évolution culturelle est qu'on n'en reste pas au stade du survival. Le modèle de Hayek est celui de la Common law : évolution à partir de principes (la loi naturelle) "avec l'aval des générations" (R.A. Modugno). Il faut penser à Neumann et à sa machine récursive capable de produire un ensemble non récursif càd infiniment plus complexe. Comme l'écrit Dupuy dans un article dont j'avais parlé sur le thread sur l'universalisme et le relativisme, "Être complexe, c'est être capable de complexification." C'est une bonne formule. Dans la suite de DLL (début de la 3e partie), Hayek explique justement que non (à l'époque déjà), donc... Qu'est-ce qu'on entend par coercition ? Au passage il y a un texte tout en finesse et en subtilité de Rothbard contre la conception hayékienne de la coercition dans L'Ethique de la liberté (chap. 27). Cela finit en critique féroce de l'idée de "règles générales" dans Hayek et même si Rothbard tombe plutôt à côté de la plaque, c'est très drôle donc je ne résiste pas à l'envie de vous citer ce petit morceau (au demeurant, il parle de la Constitution de la liberté, pas de DLL) : (et je fais peut-être un procès d'intention mais quelque chose me dit que ce qu'écrit Rothbard n'est pas très éloigné de ce que beaucoup pensent à propos de Hayek qui serait "socialiste") Ce qui est dommage dans ce texte si drôle, c'est que Rothbard fait comme si Hayek était le premier gauchiste venu et ne connaissait pas le droit de propriété, la défense des plans individuels et de leur réalisation dans le cadre des institutions (là encore, on voit comment Lachmann prolonge Hayek) etc. Mais c'est drôle. Agree mais il faudrait que je relise. Les individus ne savent pas pourquoi ils agissent mais ils ont agi avant d'avoir pensé. Hayek jette tout à fait un pont : l'ordre spontané résulte de l'action mais pas de la volonté individuelle. Comme l'apparition de la monnaie dans Menger. Mises est plus individualiste que Hayek :
  9. Et tu peux continuer (je n'ai lu que son Céline sans le finir et son livre sur Freund).
  10. Merci. Je n'ai pas l'intention de passer à l'ennemi mais par curiosité, quel est ce forum ?
  11. Pardon d'interrompre la discussion mais c'est quoi les PF svp ? C'est de l'argot liborgien ou... ?
  12. Je crois que ceci est pertinent pour notre sujet : "Kapitalizzzm izzz misrrrepresented !" Elle vote manifestement pour une option qui n'est pas proposée : "fearrrr of independence and fearrr of rrrationality".
  13. D'ailleurs je me réponds à moi-même mais je me suis toujours un peu demandé ce qui se passe pour un produit gratuit. On divise par 0 ?
  14. Un vieil article (2017) sur le gluten et la maladie cœliaque, mais je ne crois pas qu'il ait été posté : https://www.bmj.com/content/bmj/357/bmj.j1892.full.pdf Il n'est jamais trop tard.
  15. Parce que chacun sait que la logique libérale consiste à taxer les pauvres. https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/thomas-porcher-croire-que-les-marches-vont-inventer-la-solution-c-est-cretin/10095789.html?fbclid=IwAR2GUecjtU-vYeA0qtadn68MW6FayhdqR_UMpNihE0PgG2v1_ed_E_PF3qM Il me plaît, lui.
  16. Dans Jevons, on part du principe que tu as deux biens, A et B. Je note UA l'utilité (chiffrée donc) que m'apporte A et UB celle procurée par B et pA le prix de A (idem pour B). Alors, UA/UB = pA/pB <=> UA/pA = UB/pB = Utilité marginale (Um). Pour UA = 100 et pA = 10 et UB = 400 et pB = 20, on a Um(A) = 100/10 = 10 et Um(B) = 400/20 = 20. Jevons en conclut que tu dois acheter plus de B et moins de A dans l'état actuel des prix et de l'utilité que tu accordes aux objets pour égaliser tes utilités marginales, c'est-à-dire pour que Um(A) = Um(B) ∀ A, B. Tout ceci repose quand même sur l'idée que je puisse chiffrer les utilités. Donc il ne me semble pas que cela repose sur des intervalles seulement.
  17. Les comparaisons interpersonnelles d'utilité ne sont pas vérifiables, si ? La preuve avec l'exemple des 2 euros : il fait appel au bon sens. Je ne connais pas de néoclassique qui ne fasse pas des comparaisons infrapersonnelles d'utilité (au moins ordinale). On peut se passer en revanche des comparaisons interpersonnelles : Corrigez-moi si je caricature, mais les néoclassiques s'appuient sur les calculs de Jevons sur l'égalisation des utilités marginales qui permet de tracer des courbes d'indifférence, qui supposent que l'on compare les utilités produites par des biens de ratio prix ou désutilité/utilité pour une même personne.
  18. A partir de quand considère-t-on que l'utilité marginale que te procures un accroissement marginal de ta richesse est si minime que sa redistribution est justifiée ? Je revois Mélenchon s'amuser à dire au PDG de Saint-Gobain : "avec 30 000 euros/mois, vous n'êtes pas à la rue, hein ?" (pour défendre sa mesure d'une imposition à 100% au-delà de 30 000e/mois). C'est une bonne manière de justifier des taxes prohibitives sur les tranches marginales d'imposition. L'argument de la "petite" redistribution est dangereux (et oui, je sais que je l'ai défendu en arrivant sur Liborg...) parce qu'arbitraire. D'un point de vue néoclassique, on peut construire un argument recevable, je pense, en disant que l'utilité marginale U procurée pour l'augmentation d'un bien x d'une quantité q est inférieure à la désutilité D occasionnée par la diminution d'un bien x de cette même quantité q. Donc s'il est vrai que l'augmentation q procurera un gain d'utilité beaucoup plus important à un pauvre qu'à un riche, stricto sensu, cette analyse oublie que la désutilité occasionnée par la privation dépasse l'utilité générée par l'engrangement. Donc au lieu de comparer l'utilité marginale du riche à l'utilité du pauvre, il faudrait comparer la désutilité du riche à celle du pauvre, parce que dans l'affaire, il y en a un qu'on prive et un autre qu'on enrichit. Et je ne pense pas qu'on puisse pousser le délire jusqu'à comparer la désutilité créée par la privation avec l'utilité générée par la redistribution. Donc en fait, on peut très bien utiliser la boite à outils néoclassique pour montrer que faire une comparaison interpersonnelle d'utilité en ne prenant en compte dans la comparaison que l'utilité marginale de l'individu riche et l'utilité marginale de l'individu pauvre sans comparer l'utilité marginale du pauvre à la désutilité du riche et sachant que je ne sache pas qu'on ait pensé à comparer la désutilité du riche à l'utilité du pauvre, on peut très bien néoclassiquement s'en tenir à des calculs d'utilité pour une seule personne et comparer l'utilité marginale et la désutilité marginale procurées par l'augmentation ou la diminution d'une même quantité d'un même bien (pour en conclure donc que la diminution d'un bien d'une quantité stable est plus désutile que n'est utile son accroissement par cette même quantité) à une même personne. Formalisé, je pense pas me tromper en écrivant que : soit x1, x2 et h des quantités d'un bien avec x1 < x2 et f la fonction de satisfaction : |f(x1 + h) - f(x1)| > (ou égal) |f(x2 +h) - f(x2)| et que ∀ x f(x) - f(x-h) > (ou égal) f(x+h) -f(x). On lit tout ça dans le fils Menger, Karl Menger (=/= Carl Menger). #OptimumDePareto.
  19. A ce propos, j'ai lu ça : J'ai aussi lu la réponse d'Hülsmann Qui pose plusieurs problèmes qu'on a déjà abordés en long en large et en travers (propriété de soi toussa). Du coup est-il valide d'attaquer Rothbard pour comparaison interpersonnelle d'utilité ? Je ne crois pas parce que l'argument de Rothbard est avant tout éthique (NAP) et ne présuppose rien d'autre que l'acceptation de la propriété privée. Du coup c'est moi ou Caplan fait l'idiot ?
  20. La discussion sur l'utilitarisme drôlement intéressante ne se poursuivant pas sur Ethique et tac, je pose ça là : Argument auquel on a souvent reproché son irréalisme mais j'ai tendance à penser que ce n'est pas le problème : 1) d'abord, comme l'a mentionné @Mégille, il s'agit d'une opposition au principe sacrificiel et 2) d'une limite logique, procédé qu'apprécie beaucoup Nozick pour détruire ses contradicteurs (Herbert Hart par exemple). Et comme le remarque Nozick, vu que l'utilitarisme (benthamien en tout cas je crois) se fonde sur les quantités de plaisir (good) et de douleur (bad) éprouvées par un individu, les animaux devraient être pris en considération lors de décision visant à maximiser l'utilité "commune". Et Nozick de rappeler Orwell : "tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres" (dans Animal Farm). D'ailleurs Bentham prend effectivement en considération le bonheur animal, il est cohérent (voyez An Introduction to the Principles of Morals and Legislation, chap. 17, sect. 4, n. 1).
  21. Rapport d'économistes (ceux du Council of Economic Advisers) publié sur le site de la Maison Blanche, donc plutôt officiel. J'ai pas encore lu mais je serais curieux de savoir ce que des yeux plus rodés en économie que moi en pensent : https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2019/03/ERP-2019.pdf?fbclid=IwAR0C0b-ohqZ859xGJEXOnaPnO1qz-Y6EyssEQadzvik4qHUZSkwIqn52chI PS : ça fait 711 pages ^^ Très intéressantes les pp. 50-70 sur les chiffres du travail.
  22. Si tu lis l'allemand : C'est dans des cahiers qu'il a écrits juste après Nuremberg (où il a été convoqué), entre 1945 et 1947, publiés sous le titre Ex Captivitate Salus mais on dit qu'ils sont expurgés dans l'édition française (l'éd. Vrin, coll. "Textes et commentaires"). On a aussi son Journal (Glossarium), qui est passionnant. Sinon : Je trouve qu'on a souvent (surtout en France, est-ce la faute de Zarka ?) une vision fausse de la polarité ami/ennemi, on plaque le nazisme de Schmitt sur ses livres et on reconnaît dans l'ennemi l'étranger (tout juste si c'est pas le Juif !) alors que l'ennemi a une fonction existentielle qui se fait jour de plus en plus clairement dans les textes tardifs de Schmitt (celui-là surtout, La Théorie du partisan un peu aussi). Et un bouquin qui fait vriller la tête en philo, Le Monde comme volonté et représentation non ? Plus simple et plus chouette à lire que la Critique de Kant (une fois qu'on a passé le livre I qui pour être franc est un peu casse-genoux). +1 pour Wittgenstein (mais il y a aussi le Wittgenstein d'après le Tractatus, les textes sur les jeux de langage que Jacques Bouveresse explique très bien). Personnellement je crois que les livres de philosophie qui m'ont fait "vriller la tête" sont Le Banquet de Platon, les Investigations philosophiques et le Cahier bleu de Wittgenstein. Cela dit, je ne sais pas si les grands bouquins de philosophie font "vriller la tête". Lire Platon ou Descartes est plutôt un travail de longue haleine qu'une lecture passionnée comme celle de Dostoïevski. Même s'il y a des bouquins de philosophie qui se dévorent (Schopenhauer typiquement ; c'est comme un roman. J'avais aussi bien aimé Stirner mais je n'y avais pas compris grand-chose). D'Aristote je n'ai lu que les Politiques et je n'ai pas trouvé ça trop pénible (il y a un excellent bouquin de Labarrière sur l'"animimal politique", Language, vie politique et mouvement des animaux), bien au contraire. Le livre VII est même assez marrant mais pour des raisons... non philosophiques. Et pour qui a la fibre historienne (en plus), les livres qu'il passe à analyser et comparer les constitutions (Lacédémone qui accorde trop de pouvoir aux femmes, Carthage où chaque homme peut exécuter plusieurs tâches (ce qu'Aristote blâme)) sont très excitants. Wittgenstein adorait paraît-il Spengler dont je n'ai lu que L'Homme et la technique, un petit bouquin qui vient d'être réédité aux éditions R&N. Il revient à la mode avec Merlio qui publie un livre sur lui et Bouveresse qui a donné une conférence à la Maison Heine à Paris. Je crois que c'est un peu le genre à faire "vriller la tête" aussi.
  23. Ce bouquin est génial. Huerta de Soto y fait un article sur l'école de Salamanque je crois. J'en lis des bouts régulièrement (récemment le texte sur les Autrichiens et les libertariens américains de Roberta Adelaide Modugno, très bon sur le droit naturel). Ok pour Manent (ce que tu dis ne m'étonne pas vraiment et en plus il ne cite pas souvent Strauss sauf erreur de ma part. Il cite Oakeshott en revanche, la peur "homéopathique" que suscite le Leviathan. J'ai trouvé l'expression géniale mais Manent n'y est pour rien), j'ai aussi sur mon bureau Nature et empire de la loi de Jean-François Courtine où il est pas mal question de Suàrez, du DN et du débat Schmitt/Blumenberg sur la théologie politique et la sécularisation. Tout ce qu'on aime donc mais j'ai pas lu. Si j'ai le temps et que j'ai quelque chose à en dire, j'écrirai un post pour "Mes lectures du moment".
  24. On lit le même mais j'ai fini. J'ai bien aimé quand il explique que le travail ne crée pas en fait la propriété mais la valeur (que la propriété conserve) Ce serait intéressant de connaître tes réserves ^^ Dans le genre j'ai trouvé ça supérieur à Jaume (Les Origines philosophiques du libéralisme).
  25. Oui justement je vois mal comment tu chiffres cette impression autrement qu'au pifomètre. Cela me rappelle un peu les néoclassiques obtus qui défendent l'utilité cardinale ^^ On pourrait chiffrer une réalité subjective Je précise : pas pour des taux d'identification égaux. Si on défavorise les taux d'identification pour une catégorie (whites ou non whites), alors oui la préférence raciale joue. Mais à taux égaux, les turtles ne "préfèrent" pas les noirs aux blancs, ce qui est normal puisqu'ils sont avantagés (10%) au départ comme tu me l'expliques. Pour que ce soit bien clair je mets les sliders sur 71 et 71 (donc on devrait avoir un métissage élevé), un taux de fécondité égal (2.1) et une préférence raciale à 10 (ce qui devrait favoriser le métissage). Je ne touche pas aux niveaux de population (il est vrai qu'on s'en moque puisque ça n'influence pas la répartition). Et pourtant les blancs l'emportent largement à tous les coups. Je comprends bien que ce soit parce qu'ils dominent au départ mais ça explique leur domination dans des cas où les taux d'identification somment à 100, mais pourquoi ne sont-ils pas remplacés par les métis quand la préférence raciale est faible ? Exemple : Somme à 142 => métissage, pourtant non. Et je ne pense vraiment pas que ce soit la faute aux taux d'identification élevés. Good to know merci ça explique beaucoup de choses.
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