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Tout ce qui a été posté par F. mas
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J'ai bien compris, ce qui m'intrigue, c'est de lire régulièrement sous la plume de certains libéraux (de bonne foi, j'en suis sûr) que Bayrou est mieux que les autres, alors qu'honnêtement, entre lui et d'autres personnalités du centre-droit à l'umpé ou ailleurs, les différences sont cosmétiques. Et qu'en tant que minustre de l'éducation nationale, de mémoire, il s'était surtout empressé de ne rien faire (mis à part une réformette sans effet et surtout, plus vicieux, de cogérer avec les syndicats, pour les étudiants, avec l'unef-id directement). Le problème en politique, dans ce pays, c'est que le bavardage et la communication servent d'écran à l'inefficacité, l'immobilisme au marchandage entre clients et politiques. Et tout le monde y voit que du feu. Un Juppé ou un Bayrou peut grenouiller pendant trente ans dans les mêmes eaux, et hop, ils réapparaissent après toilettage médiatique comme des jeunes premiers vraiment différents.
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C'est fou comme vous accordez encore du crédit aux paroles de cette bande de fumiers. La politique démocratique est vraiment un jeu pervers : il suffit de tromper une fois l'électeur quand on se place du côté politique pour remporter la mise, et visiblement, il est possible de recommencer une fois le délai de 6 mois (le temps que la mémoire collective oublie les fausses promesses des uns et des autres) écoulé :/ 'fin bref.
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Ma remarque signifiait plutôt que je ne vois pas bien la différence entre un Bayrou, un Juppé ou un Raffarin. UMP, Modem, UDI... l'étiquette est différente mais le produit reste le même. Et on ne peut pas vraiment dire que la politique commune de ces messieurs depuis 40 ans fut super brillante. Après on peut toujours placer un peu d'espoir dans tel ou tel membre éminent de la nomenklatura à chaque fois qu'il ouvre la bouche pour s'attirer telle ou telle fraction de sa clientèle, mais ça me semble prendre un risque inutile (celui de participer à la réélection d'un escroc, d'un voleur ou d'un parasite social).
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Ah... les libéraux et le centrisme...
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Oui, et tout le monde regardait Sarko avec les yeux de Chimène quand il parlait de travailler plus pour gagner plus. Ne jamais perdre de vue que le bavardage politocard sert avant tout à enfumer. Te souviens-tu de lui comme minustre de l'éducation par exemple, histoire d'avoir une idée réelle de sa manière de gouverner ?
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Oui, je veux bien reconnaître que Sarkozy, c'est atroce, et qu'en conséquence, Biroute c'est juste sale et dégradant.
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Quelle différence ?
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Parle pas de malheur.
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4 références alors : Taylor, Les sources du moi : La formation de l'identité moderne Rorty, L'Homme spéculaire McIntyre, Après la vertu Gauchet, La révolution moderne (avènement de la démocratie tome I) Rorty est assez dense, peut être même un peu casse-pieds pour ceux qui se fichent un peu des débats contemporains en éthique et épistémo dans le milieu anglo, et j'ai une nette préférence personnelle pour McIntyre et Gauchet. Désolé de répondre aussi tard, je n'avais pas vu ton post.
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Non mais oui, Bill Bonner il est francaoui, stévident.
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http://www.contrepoints.org/2015/05/29/209103-enfer-et-societe-sans-cash
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Hu.
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Après les fringues, la bibine maintenant le cawa ? Manque plus qu'un fil pour que ces demoiselles puissent échanger leurs recettes de cuisine !
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Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
C'est plus triste qu'autre chose. -
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F. mas a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
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Ce qui est conventionnel, c'est la façon et la légitimité à parler de soi comme individu à part entière. L'individu est un donné universel, mais on prend conscience de son importance à un moment précis et on invente un langage pour en rendre compte.
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Je dirais qu'il met à mal un certain libéralisme qui a tendance à naturaliser le langage du droit et de la propriété et à raisonner dans des termes comme s'ils existaient de toute éternité, mais pas le libéralisme en général. Cependant, reconnaître que certaines conventions nées de circonstances particulières de l'histoire européenne ne veut pas dire qu'elles ne sont pas bonnes et transmissibles au reste de l'humanité.
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Il faut entendre invention autant comme découverte que comme création ama. En général on pense au livre de L Dumont Homo aequalis, mais il y en a d'autres. Personnellement, sur le sujet, j'ai plusieurs références en tête qui se recoupent (notamment l'homme spéculaire de Rorty, La vie de l'esprit d'Arendt ou même les origines philosophiques du libéralisme de Jaume ou certains livres de Oakeshott)
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F. mas a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
En fait, c'est parodique, mais j'ai l'impression qu'une partie des likers sont de vrais fanboys qui n'ont pas compris, ce qui est encore plus drôle ! -
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F. mas a répondu à un sujet de Librekom dans La Taverne
C'est un compte parodique ! -
Tocqueville et la colonisation
F. mas a répondu à un sujet de Tramp dans Philosophie, éthique et histoire
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Parks and recreation... mais personne n'a vu Mr Smith goes to Washington ?
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C'est effectivement un livre remarquable, servi par une très grande érudition de la part de son auteur. Le premier tiers du livre m'a intéressé au plus haut point, en particulier les critiques adressées à certains courants scientistes contemporains en éthique (E Wilson et J Mackie, même si je pense que la critique volontairement polémique adressée à ce dernier tombe un peu à côté). Un peu à la manière du second Wittgenstein ou de l'école de Cambridge (Skinner), l'auteur rappelle que le lexique moral n'est pas indépendant du contexte langagier et des questions qui se sont tenues à un moment précis dans le monde social-historique. Sans la dimension "jeux de langage", la question éthique devient incompréhensible pour les philosophes qui s'en saisissent. Plus généralement, l'auteur montre que les théories politiques s'articulant sur le "Moi désengagé", c'est-à-dire prétendant à la neutralité par l'abstraction formelle de son langage, n'ont pu naître et ne peuvent se comprendre qu'à la lumière d'un certain nombre de transformations sociales et historiques situées qui vont lui donner un sens (en gros, l'invention du sujet, du Moi, de l'intériorité et la légitimité de son exploration). Le dernier tiers du livre sur l'influence du romantisme m'a semblé moi convaincant (et plus ennuyeux), jusqu'à m'interroger sur les limites de l'exercice que s'était imposé Taylor : Faire de l'histoire des idées est un exercice d'équilibriste assez difficile à tenir, car pour dessiner la généalogie des idées elles-mêmes, il faut à la fois mettre au second plan l'histoire sociale et politique (les conditions d'émergence de la pensée) et la cohérence interne des théories proposées par les auteurs étudiés (il ne s'agit pas de juxtaposer des études sur la pensée des auteurs prises indépendamment les unes des autres). Du coup, certains courants ou auteurs (en particulier le romantisme) prennent parfois une place, ou au contraire sont parfois négligés pour justifier la thèse de départ. J'aurais par exemple aimé voir plus de place pour des auteurs comme Rousseau (même si l'auteur en parle bcp), Hume ou Montaigne. Ceci posé, ça reste un livre très profond, et un classique contemporain.
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J'ai profité des vacances pour lire : Le bien naturel, de Philippa Foot http://en.wikipedia.org/wiki/Philippa_Foot?oldid=540675839 Moral Man and immoral society de Reynold Niebuhr http://fr.wikipedia.org/wiki/Reinhold_Niebuhr et finir Les Sources du Moi de Charles Taylor http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Taylor_%28philosophe%29
