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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. F. mas

    Gaspard Koenig

  2. F. mas

    Gaspard Koenig

    Une expression qui me semble préférable à libertarianism, ordered anarchy, polycentric constitutional order ou private law society.
  3. F. mas

    Gaspard Koenig

    J'ai trouvé le truc : il doit y avoir trois personnes maxi qui partagent ma conception du libéralisme intégral (j'entends dans le monde francophone), du coup, je ne fréquente en permanence que des gens aux avis très différents du mien.^^
  4. Ah... les hippiz et les manches de pioche... ça me rappelle mes années de fac...^^
  5. F. mas

    Gaspard Koenig

    La balance des biens et des maux, des peines et des plaisirs etc ? Tss tss.
  6. F. mas

    Gaspard Koenig

    Si la plupart de nos contemporains estiment et souhaitent conserver l'Etat social tel qu'il est, c'est qu'ils estiment que le solde entre les contraintes et les avantages créés par son existence est positif, et que son pouvoir bienveillant repose sur une redistribution juste entre les biens et les maux générés par l'économie. Il s'agit bien entendu d'une croyance fausse, mais très enracinée.
  7. F. mas

    Gaspard Koenig

    Va, hé, spèce de jeune ! Je peux très bien comprendre ce positionnement si on se place du point de vue politique ou de communication, moins sur le plan des principes. Comme le disait ce bon vieux Locke qui n'était pas un hippiz, un état de liberté n'est pas un état de licence : si l'esprit de 68 peut être ramené au développement personnel et à la destruction des barrières qui entravent l'individu, ça n'est pas le cas, même (et je dirais surtout) pour le libéralisme le plus radical. Le libéralisme se pense aussi comme un système de contraintes morales et juridiques (le respect des obligations, les règles de juste conduite, des contraintes morales fortes pour éviter l'émergence d'un système coercitif fort), seulement ces contraintes n'ont pas pour source la puissance publique et la coercition. La justice, la propriété, le respect des contrats, plus largement la règle de droit suppose un univers de règles (morales, politiques et juridiques) qui ne peuvent se résumer à l'élan vers l'émancipation universelle. L'hédonisme prêté au libéralisme (le libéralisme libertaire) me semble être une sorte de strawman qui fait l'économie (chez les gauchistes en général, mais chez un type comme Michéa en particulier) d'une réflexion sur le caractère profondément hédoniste de l'État et de sa progression dans les mœurs : son rôle est de réduire l'incertitude (d'abord en matière de sécurité, puis en matière de bien être avec l'Etat social) concernant les trajectoires individuelles, tout comme le faisaient avant lui les conventions morales et les règles de conduite en société nées de la coopération sociale. Je suis prêt à reconnaître que le ressort moral du libéralisme est une éthique minimale, mais elle n'est pas "libertaire" : d'ailleurs, le canevas d'utopie (dont parle Nozick) qui est le reflet de la campagne du parti libertarien de Belgique d'il y a quelques années, renvoie à cet état d'esprit : quelque soit tes convictions éthiques individuelles, le positionnement politique libertarien peut te correspondre car il est indifférent à tes propres positions en la matière. En revanche, de mémoire, c'est JS Mill qui fait l'éloge de l'émancipation des conventions dans son livre sur le gouvernement représentatif (justement parce que le new liberalism assume désormais un nouveau rôle étendu dans la vie des individus). Pour en revenir à 68 : on juge un arbre à ses fruits : il ne me semble pas que le tournant libéral de la génération de 68 soit si libéral que ça, à quelques exceptions mises à part, et dans le cas que tu proposes, la culture du narcissisme qui est une révolte vis à vis des règles (qu'elles soient juridiques ou éthiques) ne me semble pas propices au développement d'un Etat de droit. Pour te dire le fond de ma pensée, c'est aussi ce que je reproche aux adversaires d'alors des étudiants, les partisans du gaullisme : la constitution de 58 est un truc juridique destiné à asseoir le pouvoir personnel d'un homme (qui s'est empressé de ne jamais respecter la lettre de la constitution). S'il y a des choses à chiner du côté de 68, c'est à mon avis du côte de l'héritage anarchiste, autogestionnaire et antitotalitaire (là, c'est le lecteur de Castoriadis et Lefort qui parle ! )
  8. F. mas

    Gaspard Koenig

    Je pense que Xara vise ici le modal libertarianism qui réduit le libéralisme à l'absence de règles (et donc l'indifférence voire l'hostilité aux conventions sociales et morales). Si le libertarisme est une doctrine politique, il n'est pas nécessairement une doctrine morale, qu'elle soit libertaire ou pas. L'état d'esprit de 68 n'est pas forcément (understatement) compatible avec l'établissement d'un ordre social libéral sans Etat, et le critiquer ne revient pas toujours à vouloir revenir au status quo ante. Tiens, ça pourrait d'ailleurs être un bon sujet de dossier ou de conf, ça... :/
  9. Toi dans ton genre, t'es un génie.
  10. Enfin ! Tu n'as jamais mangé de Welsh rarebit complet !?
  11. Ex post. C'est le point essentiel. Quant à la tradition, comme disait l'autre, la vraie tradition est critique^^ Ceci étant dit, je ne "la balaie pas d'un revers de la main", je critique simplement ce qui me semble être une mauvaise interprétation de l'acte de légitime défense et des attentes qu'on peut en avoir. Attendre de l'individu, sur le coup, qu'il proportionne ses actes à l'agression qu'il subit me semble tomber sous le coup de la reconstruction a posteriori, et ne permet pas de comprendre quoi que ce soit.
  12. Le principe de proportionnalité est un mirage, et moralement un piège : c'est l'exemple type de la position du spectateur assis jugeant l'acrobate (pour paraphraser Aristote) et faussement modéré. Dans le feu de l'action, tu ne penses pas en termes de proportionnalité parce que tu ne connais pas tous les paramètres en jeu. Réagir avec proportion supposerait avoir toutes les cartes en main pour réagir en conséquence. Ce n'est simplement pas possible. En situation de conflit, ton but, c'est neutraliser le type en face de toi. Sur le plan moral, crever l'oeil d'un type qui t'a blessé avec un couteau ne rend pas vraiment ton action morale. Eviter de tuer ton assaillant je veux bien, à tout prix et sur des bases aussi fumeuses, non.
  13. F. mas

    Gaspard Koenig

    Je veux bien, je vois qu'il est épuisé.
  14. F. mas

    Gaspard Koenig

    Promis, je vais le lire.
  15. F. mas

    Gaspard Koenig

    Secrétaire de rédaction du seul média libre qui vaille le coup.
  16. F. mas

    Gaspard Koenig

    Je suis très bien où je suis, à l'avant-garde de l'ultralibéralisme mangeur d'hommes !
  17. F. mas

    Gaspard Koenig

    J'aimerais bien la débiter pour en publier des morceaux, oui.
  18. F. mas

    Gaspard Koenig

    Si si mais je n'en suis pas satisfait, donc pour l'instant, elle est en attente.
  19. F. mas

    Gaspard Koenig

    On est pas si éloignés que ça, je pense aussi que le colloque fait partie du libéralisme historique, mais intervient au moment de la mort pratique de "l'age d'or du libéralisme" : le colloque Lippman et ce qui s'ensuit est en quelque sorte le moment "théorique" du libéralisme contemporain, qui a suivi son moment "pratique" (sa disparition et son remplacement par les Etats sociaux) : on constate la crise et la quasi disparition pour tenter de trouver des remèdes et le remettre au centre du débat.
  20. F. mas

    Alcools

    Nope, ça ne me dit rien. C'est nouveau, non ?
  21. F. mas

    Alcools

    J'ai repéré, c'est rue des bouchers : la prochaine fois que je suis à Rijsel, je vais y jeter un œil.
  22. F. mas

    Gaspard Koenig

    Patience, quand j'aurai corrigé ce que je dois corriger.
  23. F. mas

    Gaspard Koenig

    hey hey ne pas oublier que ce fut aussi l'un de mes sujets de recherche donc bon. Tocqueville, Hayek, Strauss, Oakeshott furent un peu mes guides pour ma thèse.
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