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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Promis, je vais le lire.
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Secrétaire de rédaction du seul média libre qui vaille le coup.
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Je suis très bien où je suis, à l'avant-garde de l'ultralibéralisme mangeur d'hommes !
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J'aimerais bien la débiter pour en publier des morceaux, oui.
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Si si mais je n'en suis pas satisfait, donc pour l'instant, elle est en attente.
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On est pas si éloignés que ça, je pense aussi que le colloque fait partie du libéralisme historique, mais intervient au moment de la mort pratique de "l'age d'or du libéralisme" : le colloque Lippman et ce qui s'ensuit est en quelque sorte le moment "théorique" du libéralisme contemporain, qui a suivi son moment "pratique" (sa disparition et son remplacement par les Etats sociaux) : on constate la crise et la quasi disparition pour tenter de trouver des remèdes et le remettre au centre du débat.
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Nope, ça ne me dit rien. C'est nouveau, non ?
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J'ai repéré, c'est rue des bouchers : la prochaine fois que je suis à Rijsel, je vais y jeter un œil.
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Patience, quand j'aurai corrigé ce que je dois corriger.
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hey hey ne pas oublier que ce fut aussi l'un de mes sujets de recherche donc bon. Tocqueville, Hayek, Strauss, Oakeshott furent un peu mes guides pour ma thèse.
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Merci pour la référence, je lirai ça avec intérêt. Mon analyse est celle-ci : on oublie trop souvent que le libéralisme historique est entré en crise dès la fin du 19eme, et qu'il a totalement disparu dans les pratiques (et presque totalement dans les esprits) au milieu des années 30, que les premiers régimes libéraux à se saborder (au nom du planisme) furent l'Angleterre et les USA, que le parlementarisme libéral en Italie et en Allemagne furent des échecs totaux et offrirent une piètre opposition au fascisme et au nazisme. Les rares libéraux qui subsistaient prenaient soin de se distinguer du "libéralisme manchestérien" (ex Hayek au début de sa carrière), cet affreux ultralibéralisme qui avait tout foiré. Après cette disparition effective du libéralisme (au profit de l'Etat social est celui que nous connaissons maintenant depuis plus de 50 ans), on retrouve plusieurs attitudes (toujours par rapport à l'activité de gouverner) : la première consiste à vouloir ressusciter ou théoriser le libéralisme classique pour limiter la casse (Mises et Hayek par exemple), la seconde consiste à vouloir réformer le libéralisme pour intégrer dans le domaine de la théorie ses faiblesses (colloque Lippman, socialisme libéral ou libéralisme social, new liberalism), la troisième, plus tardive est une remise en cause radicale du compromis Etat démocratique et libéralisme. Et c'est là que commencent à se faire entendre les libertariens (leur âge d'or c'est les années 70) : plutôt que de vouloir faire revivre en théorie le libéralisme politique classique, ils vont opérer (ou approfondir) une critique interne à la tradition libérale en s'appuyant sur l'économie : si celle-ci a disparu, ce n'est pas seulement à cause de ses méchants ennemis, mais aussi de ses faiblesses internes (et de ses faux amis : la démocratie, la redistribution, le gouvernement représentatif, le constitutionnalisme, etc). En opérant cette critique, le libéralisme intégral devient plus accueillant pour un certain nombre de personnes qui justement rejetait la synthèse du libéralisme classique parce qu'incompatible avec leur vue (je pense en particulier, parce que je connais un peu, le catholicisme et le constitutionnalisme libéral, ce dernier introduisant dans l'ordre politique des éléments hostiles à la doctrine, etc ou encore le développement de l'Etat social comme substitut aux solidarités organiques).
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Il me semble que la ligne de démarcation n'est pas entre libéraux et libertariens, mais se situe au sein même de la tradition libérale d'abord entre la tradition de l'ordre spontané et celle rationaliste (en gros Hume, Burke, Hayek, Buchanan, de Jasay c. Locke, l'école de Paris, les physiocrates), puis au sein de la tradition française entre libéralisme physiocratique et aristocratique (aristo : Montesquieu, Tocqueville, de Jouvenel, etc). Il n'y a pas dans la tradition de l'ordre spontané de volonté de réorganiser le corps social pour le rendre conforme aux impératifs du libéralisme politique, ce qui peut s'expliquer en grande partie par la tradition de common law. Comme pour leur pendant rationaliste, il y a défense du gouvernement représentatif à la fois comme reflet de la volonté des individus rassemblées en gouvernement civil et séparation des pouvoirs pour contrebalancer l'arbitraire de l'exécutif. Seulement, contrairement au libéralisme rationaliste, il s'agit plus de protéger certaines conventions (la justice et la propriété) déjà existante plutôt que de les inventer ou de les réinventer en fondant ou refondant l'Etat par le contrat social par exemple. La tradition aristocratique du libéralisme s'est opposée à la monarchie comme destructrice des corps intermédiaires. Tocqueville va même jusqu'à affirmer qu'il y a continuité entre le monisme de l'Etat républicain et la monarchie absolue. Seulement sur cet aspect, tu as raison de souligner que certains libéraux vont soutenir les acquis de la révolution contre le retour possible ou fantasmé à la féodalité (Constant et Napoléon). On retrouve dans toutes les traditions des terminaisons "libertariennes", tout comme on retrouve des positions classiques ou néolibérales (ou ordolibérales au sens ou tu l'entends ici, avec un Etat non pas minimalitaire mais édificateur du marché) : moi qui suis particulièrement attentif à la tradition de l'ordre spontané, je vois qu'elle contient à la fois l'anarcho-capitalisme que tu évoques (Bruce Benson, Anthony de Jasay), le libéralisme classique (Hayek) ou le néolibéralisme (James Buchanan, David Gauthier). Les premiers insistent sur l'émergence et le caractère conventionnel de la propriété et de la justice, le second sur l'imbrication entre taxis et nomos, et les troisièmes sur le nécessaire maintien d'une structure au sein de l'ordre spontané. Dans le sillage du rationalisme libéral lockéen, même topo : à un Rothbard correspond un Nozick et un Epstein. Le point sur lequel achoppe toute ces traditions, c'est la place de l'activité de gouvernement : là encore, la différence qui apparaît ne se situe pas entre libéraux et libertariens, mais sceptiques et rationalistes. Je m'explique : d'un côté, pour certain, l'activité de gouverner consiste à protéger l'ordre existant, les conventions établies sans chercher une finalité en dehors d'elle-même. De l'autre, elle cherche à mobiliser l'ensemble du corps social pour atteindre tel ou tel but (c'est la distinction entre politique du scepticisme et politique de la foi posée par Oakeshott). Au sein de la politique du scepticisme, le gouvernement représentatif, la séparation des pouvoirs, la constitution rationnelle vise à protéger l'ordre social sans interférer sur son contenu. Au sein de celle de la Foi, la Politique mobilise les dirigeants pour rendre la société conforme à ses vues (Oakeshott pose bien entendu ici deux idéal-types). D'après mes lectures de Tocqueville et Rosanvallon, la physiocratie tout comme l'esprit du libéralisme de la révolution française appartient plus à la politique de la Foi, au rationalisme (au constructivisme) et parle le langage universaliste des droits naturels, ce qui ne l'empêche pas d'avoir enfanté des théories et théoriciens libertariens. Maintenant, il est possible que ma lecture soit un peu simpliste (surtout si j'en crois alain laurent). Reste qu'elle est celle qui s'accommode le plus de la monarchie absolue... Du coup, même chez les socialistes communistes libéraux classiques, certains courants sont tout à fait ouverts et protecteurs, du moins en théorie, au localisme, aux communautés et même aux variations entre états (fédéralisme). Reste à savoir si les théories, tout comme les pratiques, tiennent la route.
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Je ne suis pas d'accord, c'est faire un mauvais procès aux libéraux (par opposition aux libertariens). Hayek n'a jamais valorisé de "dictature libérale" par exemple. Le problème réside à mon avis dans l'ambiguité de l'imbrication entre nomos et taxis dans la tradition de l'ordre spontané, ambiguité bien perçue par Rothbard ou de Jasay, à savoir entre coercition et règles de juste conduite : la législation n'est là que pour "effectuer" les règles de juste conduite (et donc le respect de la justice et de la propriété), mais les contours de la coercition sont en théorie tellement flous que cela peut justifier un "interventionnisme" libéral puissant, voire envahissant. J'aurais tendance à penser comme Dardot et Laval que l'autoritarisme dans le domaine est plus un usage des théories et des discours pour appuyer un certain régime, plutôt que l'application de théories à la lettre (et en aucun cas des théories de Hayek).
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Je n'ai pas l'énergie.
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Meuh non.
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L'hostilité aux corps constitués est partie intégrante d'une certaine tradition "physiocratique" libérale (par opposition à la tradition "aristocratique", pour reprendre une distinction qui vient aussi de Rosanvallon). Tocqueville en donne un aperçu dans l'Ancien Régime et la révolution quand il explique que la révolution française avait été essentiellement physiocratique, c a d dans son esprit pour le libre échange à la base, mais dirigiste, voire autoritaire au sommet. L'un des buts de ce libéralisme est aussi d'atomiser la société pour l'individualiser (et pour cela, il faut détruire les corporations, les anciennes régions, les monastères, etc) et la réorganiser rationnellement. Patrick met le doigt dessus quand il parle des doctrinaires (Guizot), qui allie un libéralisme certain avec le centralisme politique. Maintenant, ceci posé, cette tradition du libéralisme ne les résume pas toutes, et libre à nous de la trouver répugnante, ce qui est plutôt mon cas.
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Effectivement, et on n'en finit pas de payer les pots cassés.
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Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
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Audio files, respiration & conversations secrètes
F. mas a répondu à un sujet de Tremendo dans La Taverne
Pourquoi ne pas choisir le deltaplane quand on veut se suicider ? -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Il n'a pas écrit que ça, et ses essais oscillent entre le pas bon et la synthèse intéressante. Celui sur la naissance de l'ordre politique est plutôt une synthèse intéressante. Quant à sa thèse sur la fin de l'histoire, on en parle beaucoup, mais qui l'a lu ? (L'article de FA et le bouquin) ? Hein ? Qui ? Bref je ne porterai pas de jugement définitif juvénilo-liborgien sur le bonhomme. Enfin pas toudsuite toudsuite. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
C'est une thèse défendue par certains http://www.cato-unbound.org/issues/march-2014/state-clan-individual-liberty Mais aussi F Fukuyama dans The origins of Political order. -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Noooon -
Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
