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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. C'est aussi un bon moyen de lancer la concurrence fiscale entre régions. Toi tu penses automatiquement à : plus d'autonomie pour les exécutifs locaux, donc augmentation des impôts locaux/ sauf que dans ce cas, se barrer d'une région à une autre est plus facile, et la sanction d'une administration locale incompétente aussi (le fameux mécanisme redistributif coût dispersé/ bénéfice ciblé devient moins efficace).
  2. Voilà, voilà, on commence à vouloir dire du bien des politiciens, et tout de suite, la réalité de la profession nous rappelle à l'ordre.^^
  3. Oh-oh, je n'irai pas plus loin.
  4. C'est à mettre au crédit de l'UDI (attention, je crois bien que c'est la première fois de toute mon existence que je dis du bien de l'UDI).
  5. Ah-ah il y a maldonne : La critique opérée par Michel Leter, que je trouve très intéressante, est au contraire une critique assez radicale de l'institution universitaire : le capitalisme, c'est un peu la taxidermie du capital pour l'offrir en pature aux étudiants diants-diants : on en fait aussi un objet étudiable, quantifiable et observable par les savants.
  6. En déviant un peu, on peut dire que la catallaxie est justement une tentative de sortie de la clôture universitaire dressée autour de l'économie (qu'elle soit marxiste ou néoclassique) en y intégrant d'une manière différente tout ce qu'il y a autour des "moyens de production". Evidemment, on ne peut pas parler de Capitalisme sans Marx et vice versa, je n'en doute absolument pas
  7. Leter est un 19èmiste qui a travaillé sur l'école de Paris (l'école française d'économie qui a d'ailleurs pas mal inspiré Marx). Le capital humain, puis la réintroduction de la culture et du social pour l'intégrer au "capitalisme" sont des choses assez tardives (je veux dire comparées aux travaux sur le capitalisme lui-même dans le sillage de Marx et Weber) il me semble. Pour être plus clair, la thèse de Leter est la suivante : le capitalisme est une fiction qui rabat le capital sur une définition étroite (matérialiste et quantativiste, elle est essentiellement le fait des prédateurs du capital), et la redécouverte tardive (du capital humain ou du capital social, puisqu'il cite aussi Bourdieu) n'est en fait qu'un retour aux sources (même si ce retour aux sources emprunte le langage du capitalisme).
  8. C'est tout à fait le sens de ma remarque, si tout le monde est détenteur de capital (à partir du moment où il fabrique ses outils), à quoi sert la réduction du capital au capitalisme, c'est à dire à une partie largement comptable du capital ? Parce justement, étendre le capital au delà de la définition étroite posée par le capitalisme a un sens. Je précise quand même que la réflexion ne vient pas de moi mais de Michel Leter. Mais je trouve sa remarque particulièrement pertinente.
  9. Remarque : cette définition "matérialiste" (marxiste) du capital fait, par définition, l'impasse sur le capital immatériel (les talents et capacités)
  10. F. mas

    Alcools

    Je suis content de voir que l'Angélus est récompensée.
  11. Ah... Lille 3, un poème.
  12. Tiens, le frère de Z Weiner de SMBC comics est neocon (voire conservateur tout court), et auteur d'un ouvrage sur Patrick Moynihan http://www.amazon.com/American-Burke-Uncommon-Liberalism-Political/dp/0700620966/ref=ed_oe_h L'auteur a dédicacé son livre à George Carey, sans doute un constitutionnaliste conservateur de premier ordre. http://oll.libertyfund.org/people/3821
  13. Rappel utile http://www.contrepoints.org/2014/11/06/187129-non-lesclavage-nest-pas-lenfant-du-capitalisme-et-vice-versa
  14. Big up ! Bravo Patrick.
  15. Que vous soyez puissant ou misérable...
  16. Une remarque purement méthodologique : on voit que ce monsieur s'inspire largement de ce qu'écrit JC Michéa, qui lui-même s'inspire largement des écrits de Pierre Manent (qui lui-même vulgarise largement les thèses de Leo Strauss) : problème, Michéa, et à la suite de Monsieur Robin, confond allègrement la "colère antithéologique" qui fonde la modernité en général (donc le libéralisme, mais aussi ses alternatives modernes et contemporaines) et le libéralisme. De plus, pour des soi-disant marxiens "réalistes" qui plutôt que de se laisser prendre à l'idéalisme des textes préfèrent ses pratiques concrètes, ils font un peu comme ceux qui oublient qu'entre l'apparition de la première modernité et aujourd'hui, il s'est passé des trucs, que son mouvement est une désimbrication des activités humaines progressives (religieux, puis politique, puis juridique, puis économique, etc). Du coup, ces gens là ne voient pas que le libéralisme évolue et se précise à travers les siècles, et que ses auteurs phares ne parlent pas le langage de l'anticléricalisme, mais du droit et de la science (Locke, Hume et les autres). Par le droit, la science, la théologie naturelle même, on met à distance et les querelles religieuses et la tyrannie politique (parce qu'en fait, ce que désigne Robin comme l'émergence du libéralisme en s'appuyant sur Voltaire, c'est l'autonomie du Politique par rapport au religieux, ce qui est tout à fait cohérent dans la bouche du plumitif, mais ne couvre pas le champ du "libéralisme". Ces gens d'AF devraient relire Pierre Gaxotte sur Arouet au lieu de ressortir ces lieux communs).
  17. Il a fait de l'histoire, Platon ? On est entouré de génies quand même.
  18. Sa critique du capitalisme est totalement inédite : rien que pour ça, je pense qu'il faut le lire. Par contre, l'essai est radical : admettre sa position revient à adopter un point de vue critique sur l'économie assez dévastateur (mais encore une fois, argumenté et justifié).
  19. Lis-le et dis-moi.
  20. Jean-Marie devrait arrêter la bistouille dans le cawa le matin.
  21. L'ambition de Leter est de faire revivre l'école de Paris : en quelque sorte, il tue le père Il tente de montrer que sur certaines questions (préférence temporelle par ex), l'école de Paris a anticipé ce que disent les Autrichiens et qu'elle a une acception du Capital moins réductrice. Mais il ne fait pas que critiquer l'école autrichienne (heureusement, on s'emmerderait). Toute l'économie universitaire en prend pour son grade, y compris les marginalistes, le tout dans une perspective "capitalienne" qu'il oppose à capitalisme, qui selon lui est une fiction qui réduit le capital à son aspect matériel (et comptable). Le chapitre sur le capital immatériel, par exemple, est très intéressant, et renoue tout à fait à mon sens avec la property au sens de Locke, qui n'est pas seulement le périmètre des biens externes à l'individu mais comprend ses droits inaliénables (dont la libre jouissance de sa faculté acquisitive).
  22. On ne sait pas de quoi demain sera fait. Si toutefois on s'intéresse aux questions du libéralisme, du capital et de son exploitation, et qu'on compare à ce qui se produit actuellement sur le sujet, ça devrait vraiment faire date. Il y a un vrai apport, maintenant, effectivement on peut se demander si dans un pays ou tout tourne autour de Zemmour et des fesses de DSK, il y a encore un public pour ce genre de littérature.
  23. Les libéraux passent leur temps à pleurer qu'on ne les comprend pas, qu'on les caricature, qu'on fait des raccourcis pour les décrire. C'est d'ailleurs le gros de la littérature sur ce forum. Et dès que le moins provincial d'entre eux s'aventure en dehors de sa zone de confort, il fait exactement la même chose. Il ne faut pas s'étonner qu'en France, le libéralisme reste au stade de religion d’asociaux.
  24. Je suis dans Le capital - l'invention du capitalisme, de Michel Leter. Je pense que c'est un très bon livre, destiné à faire date : l'auteur prend congé de la tradition autrichienne pour faire revivre l'école française d'économie. L'idée du premier opus de la série est de montrer que le capitalisme est une invention, une réduction matérialiste des ennemis du capital pour justifier son exploitation et/ou sa destruction. C'est argumenté, érudit et bien écrit, ce qui ne gâche rien.
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