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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Dixit Nicolas S. ^^
  2. Les qataris, nos zamis pour la vie.
  3. j'apprends sous la plume de J Julliard que Péguy distinguait les anars des acrates. Julliard évoque l'acratie quand il parle du saint-simonisme, qui ambitionne de remplacer le gouvernement par la gestion rationnelle (et cultive donc l'utopie d'une société qui se passerait de rapports de pouvoirs).
  4. Gio : La propriété privée est un concept central chez Locke, mais note que les new liberals du début du siècle insistait bcp plus sur l'aspect parlement plus prééminence du législatif que sur la propriété (ex : ce qu'en dit Bertrand Russell ou plus récemment Louis Hartz)
  5. Excellente idée ! vazy !
  6. Toujours sous l'autorité de cet auteur, c'est en Angleterre que de telles revendications se font entendre (se qui se traduira par l'abolition des lois restictionnistes, dans le sillage de l'opposition aux corn laws). Il insiste sur le fait que c'est à ce moment que les revendications "libérales", au sens de marché libre, sortent de l'université pour devenir plus politiques.
  7. Oui, on peut tout à faire donner ça comme point de départ. D'après K Polanyi, qui instruit un procès à charge contre le libéralisme, celui-ci devient une revendication politique vers les années 1830.
  8. Oui, voilà.
  9. Très tardivement...
  10. F. mas

    Bande des six nez

    J'ai acheté Logicomix pour ma belle-sœur, qui a 15 ans.
  11. Voilà. Pourquoi expliquer par l'idéologie ce qui peut s'expliquer simplement par le pognon ?
  12. Un marché du travail moins rigide. Je me souviens que mon frère s'était vu proposé un emploi dans la banque après avoir obtenu son diplôme en Master of philosophy of science.
  13. Il est forcément plus détaillé, et propose d'autres angles d'attaque que l'histoire politique pure. De mémoire (je n'ai pas consulté l'ouvrage depuis au moins une décennie), le dernier tome sur la culture est particulièrement intéressant (notamment l'article de Gauchet sur le droite au miroir de la gauche).
  14. @Melkion : Je précise qu'il s'agit des "droites aujourd'hui" et pas des "droites en France". C'est un réactualisation relativement récente de son livre phare, du coup, c'est moins novateur. Le Sirinelli est plus touffu (trois tomes).
  15. Les choses ne sont pas si claires avec le fascisme. D'ailleurs, dans un premier temps, il se présente même comme libéral (au début des années 20, après son moment socialiste révolutonnaire des années 10). Contrairement au nazisme, qui est une idéocratie pure, le fascisme a mis un peu de temps à fixer son corps de doctrine. Et l'accent mis sur la romanité le rend tout à fait ouvert au républicanisme (Mussolini a d'ailleurs préfacé une édition du Prince, vu comme un républicain précurseur de l'unité italienne). Et je répète, quid de la RSI ?
  16. La filiation entre Napoléon et Benoit Mussolin est en effet un peu ironique. Il s'agissait de faire une filiation ahistorique entre fascisme et un autre truc antérieur pour illustrer la thèse sternhellienne. Si je continue (mais je te rassure, pas pour longtemps), il y a entre NIII et Mussolin la même exaltation de la guerre. Mais bon, j'arrête, pouce, fin de jouer
  17. Il restaure la république par un coup d'Etat instaurant un empire ? Ce n'est pas parce qu'il instaure un régime plébiscitaire qu'il se "présente comme un restaurateur de l'ordre républicain". C'est même un ennemi déclaré du parlementarisme et les républicains (comme les royalistes) reviennent des opposants (Hugo !). Quant à la rupture entre république et fascisme italien, alors là, il y a même une littérature spécialisée sur le sujet assez abondante (la République de Salo ! Enfin !). Quant à l'aspect biologisant du fascisme, il vient relativement tard (le pacte d'acier). Mon hypothèse est bien meilleure que celle de Steve Zeev !
  18. Je pense que Zeev manque d'ambition : le cercle Proudhon est précurseur du fascisme parce qu'il est le lieu de rencontre entre l'ext droite et l'ext gauche (un socialisme national !), seulement il oublie que pour avoir un vrai fascisme authentique, il faut aussi des uniformes, une petite moustache et un Etat fort. Je propose donc de faire remonter le fascisme (d'origine française mossieur) à Napoléon III, qui a le mérite de tout cumuler. Maintenant je vais écrire un bouquin dessus, et comme personne n'en voudra, je vais le publier chez Complexe. Si ça existe encore
  19. Genre un truc super nouveau. Wow.
  20. Oui, effectivement, mais comme tu le dis plus haut, avec ce genre d'historiens (on devrait dire "rédacteurs de manuels")...
  21. Oui, effectivement : il faut sans doute ici bien distinguer intellectuels comme tu le fais et historiens. De mémoire, Sternhell cite surtout des intellectuels (notamment JM Domenach) comme soutenant la thèse d'une immunité totale du pays contre le fascisme.
  22. Le passé qui ne passe pas... Sinon il n'y a pas de "volonté absolue" de la part des historiens français de séparer l'extrême droite d'avant guerre du fascisme, seulement une critique d'un fascisme imaginaire qui aurait existé avant même son incarnation historique concrète (puisque le fascisme est une invention d'après-guerre). C'est complètement con, quand on y pense.
  23. J'ai en tête la tribune de Taguieff sur ZS. http://www.lepoint.fr/editos-du-point/sebastien-le-fol/zeev-sternhell-un-regard-historique-sous-controle-ideologique-02-06-2014-1830224_1913.php
  24. @Poney : Tiens, ce que tu dis sur le 18 brumaire me fait penser à un passage de "Liberté et propriété, une histoire sociale de la pensée politique occidentale de la renaissance aux Lumières" (éd Lux), de l'historienne marxiste Ellen Meiksins Wood à propos de la révolution française : "Ce qui est particulièrement frappant dans la période postrévolutionnaire et presque jusqu'à la fin du XIXe siècle en France, c'est le maintien de la structure fiscale et bureaucratique, dans laquelle l'appropriation prend la forme de l'exploitation directe des paysans producteurs par l'Etat par le biais des impôts. Non seulement l'économie continue à être fondée sur une production agricole de petite échelle mais, par rapport à cette production, l'Etat reste l'exploiteur principal des producteurs directs par le biais des impôts, et cela au bénéfice des fonctionnaires. Il suffit de lire l'analyse de Marx sur la France du XIXe siècle dans le Le 18 brumaire pour comprendre à quel point cette structure est tenace. Il parle "d'immense organisation bureaucratique et militaire" d'un "effroyable corps parasite" dans lequel "l'intérêt matériel de la bourgeoisie française" est précisément lié de façon très intime au maintien de cette machine gouvernementale vaste et compliquée.(...) Cette tradition bourgeoise va se poursuivre pendant presque tout le XXe siècle pour ne pas dire jusqu'à nos jours, dans une culture ou le fonctionnariat restera la carrière suprême, avec une tradition de mandarinat dominé par une élites de fonctionnaires et les grandes écoles qui leur sont réservées."
  25. J'avoue que je trouve le livre de R Rémond assez dépourvu d'intérêt, sauf à rappeler ce qui a bousculé le clivage D/G et le passage en revue des historiens qui ont contesté son approche. Il fait aussi un trop grand cas de Sternhell et ignore (ou presque) le FN.
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