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Tout ce qui a été posté par F. mas
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Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
ah C'est sûr. Ces boches qui parlent anglais... -
Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
Heu, je ne pense pas. Il y a une réflexion très poussée chez Arendt entre l'idéalisme,l'esprit révolutionnaire et le totalitarisme qu'Hayek ne fait qu'effleurer. Isoler une phrase de l'essai de Arendt pour juger de sa non pertinence, c'est un peu comme extraire une formule d'un manuel de chimie pour se moquer du côté intello des scientifiques. :/ -
Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
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Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
Le propos est assez clair quand il n'est pas sorti de son contexte. -
Origine du redressement culturel par le gouvernement ?
F. mas a répondu à un sujet de Patrick Smets dans Philosophie, éthique et histoire
Je crois que Matt Ridley a abordé la question (ce qu'il appelle groupisme dans the rational optimist), et que de Jasay, dont l'une des spécialités est l'étude économique des conventions, a dit des choses éclairantes sur le sujet, en comparant certaines d'entre elles à des équilibres de coordination : adopter les conventions d'un groupe (et pénaliser les déviances) facilite la coopération et la protection de certains biens publics. L'habitude, la coutume et plus largement le conformisme ont donc une valeur positive au sein des groupes relativement clos sur eux-mêmes. Pour la philosophie politique classique, l'opinion est en elle-même le ciment de la Cité (c'est pour ça qu'il faut tenir la philosophie, et donc toute critique rationnelle, à distance de la vie de la Cité pour ne pas la corrompre ou la détruire). Maintenant, sur la liberté d'expression, il me semble que son statut change avec la Modernité. Dans l'esprit des Lumières, qui regarde le développement de la science comme un modèle, la libre expression des opinions dans le but de découvrir la Vérité doit être encouragée, au moins dans les classes les plus éclairées de la société (la masse des non éduqués, eux, peuvent se contenter d'une religion civile suffisamment souple pour laisser les classes éclairées penser tranquillement et suffisamment rigide pour les rendre servile : qu'on relise la profession de foi du vicaire savoyard de Rousseau). L'esprit du gouvernement représentatif est lié à cette dernière conception : idéalement, les classes dominantes lisent les journaux pour s'informer, débattre et délibérer sagement dans les assemblées. Il ne faut pas oublier que le pendant de la liberté d'expression, c'est la naissance de l'opinion publique (Locke, Montesquieu, Tocqueville) : dans une société qui n'est plus régie par des statuts mais par des individus, elle devient la source des lois et de la légimité du gouvernement civil, et presse l'individu avec l'autorité que les statuts d'ancien régime n'ont plus, dixit Tocqueville. Ce dernier a une explication très originale sur le sujet : dans une société où seul l'individu fait autorité, l'opinion publique dans l'imaginaire collectif devient un vrai pouvoir car elle est, au moins aux yeux des citoyens, le conglomérat de la majorité des opinions individuelles. La masse des opinions prime sur la qualité. -
C'est Staline qu'est toujours vivant et qui dirige tout en sous main depuis la place de Clichy.
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Origine du redressement culturel par le gouvernement ?
F. mas a répondu à un sujet de Patrick Smets dans Philosophie, éthique et histoire
Oui, il y a du Orwell dans la position des élites politiques démocratiques : certains sont plus égaux que d'autres (et d'ailleurs, Orwell décrit la bureaucratisation stalinienne de l'URSS, comme on pourrait faire la généalogie de l'établissement et de la pétrification du gouvernement représentatif démocratique). Ou ici, il faut une classe d'individus suffisamment éclairés pour détruire les derniers obstacles vers la société totalement homogène qui est au cœur de l'idéologie égalitaire. Au moins en discours. J'avais mis en lien son livre sur The servile mind, qui tente de montrer que la démocratie est fabricatrice d'hétéronomie morale et de soumission à ce "politiquement correct" d'essence égalitaire : http://www.amazon.fr/The-Servile-Mind-Democracy-Erodes/dp/1594033811 -
Origine du redressement culturel par le gouvernement ?
F. mas a répondu à un sujet de Patrick Smets dans Philosophie, éthique et histoire
Il n'y a rien de nouveau dans l'encadrement des conduites, mais une conséquence logique de la démocratisation (et du développement de l'Etat qui la suit de très près) de l'ordre social. J'évoquais de Jouvenel et de Jasay, Minogue j'aurais pu ajouter Tocqueville et Rosanvallon. Première étape, la légitimité traditionnelle s'efface au profit de celle des temps modernes, ce que Tocqueville appelait la révolution de l'égalité : les gouvernés ont droit à être gouvernés uniquement par des gouvernants ayant les mêmes caractéristiques essentielles que les gouvernés, ce qui suppose une certaine homogénéité sociale gouvernants/gouvernés. > exit le droit divin et l'hérédité. Deuxième étape, cette exigence d'égalité, une fois traduite dans le domaine institutionnel, se traduit par une transformation de la manière d'obtenir le consentement aux institutions : la légitimité démocratique de l'Etat réduit les coûts de la coercition physique (au moins en théorie). Si nous estimons que les règles qui nous obligent sont légitimes, nous nous y opposons pas. >>> exit les révoltes fiscales, et explosion de la place de l'Etat et de la fiscalité Seulement, et c'est là la chose importante, il va falloir créer de la légitimité démocratique, c'est à dire intervenir dans le débat public pour en poser les limites et rendre les citoyens démocratiques suffisamment malléables pour être gouvernés. Là encore, rien de nouveau : chaque régime cherche à modeler les citoyens les plus conformes à sa physionomie générale. Mais il y a ici un vrai basculement à mon avis, et un point de divergence visible entre démocratie et libéralisme. La démocratie doit fabriquer de l'opinion publique relativement unanime pour éviter que les opinions en compétition au sein de la société civile la déstabilisent, là où les théories classiques du libéralisme font de la liberté d'expression une dimension essentielle du bon fonctionnement du gouvernement représentatif. Il y a une tendance démocratique à monopoliser l'éducation, influencer les médias directement ou indirectement à gauchir le débat public pour renforcer sa propre légitimité ou à encadrer le marché du suffrage (par la création de partis par exemple). >>>> la disparition de la grande liberté d'expression et le développement des officines pour en contrôler la production Troisième étape, (et là, la réflexion est de Minogue), il y a changement opéré non pas des gouvernés mais des gouvernants : dans un régime qui fait de l'égalité son socle idéologique (avec le flou qui entoure le terme d'égalité), le personnel sélectionné doit faire montre d'égalitarisme idéologique pour accéder aux postes les plus importants. Cela expliquerait que les préférences des dirigeants, qui se reflètent dans leurs décisions politiques, privilégient toutes les formes d'égalitarisme. Plus encore, pour Minogue, la classe dominante se distingue par une mentalité d'avant-garde : elle est en quelque sorte l'élite de l'égalitarisme moral et idéologique qu'elle se propose d'apporter au bon peuple arriéré, stupide, raciste et sexiste. J'ajouterais à titre personnel que l'égalitarisme proposé par les élites est un égalitarisme suffisamment radical pour leur donner une place morale particulière (et un rôle essentiel à jouer dans l'ordre social) sans toutefois modifier essentiellement la structure hétéronome du pouvoir politique (la division gouvernants/gouvernés ; les élites qui bénéficient de ce système de redistribution sociale ; le keynésianisme même, qui est une forme d'interventionnisme qui maintient dans la dépendance ses bénéficiaires et légitime les politiques aux manettes de la redistribution, etc). En d'autre termes, on va approfondir l'expérience féministe, les idéologies du genre ou la défense des minorités parce que l'Etat démocratique est légitime parce qu'il approfondit l'exigence d'égalité, mais c'est ce type d'inégalités qu'on choisit de combattre pour ne pas combattre celles constitutives et de l'Etat (son fonctionnement parasitaire) et de la démocratie (la mise en place de la redistribution étatique et sa grande perméabilité aux groupes d'intérêts). -
C'est son livre phare, publié en 1985. Depuis, il a quand même publié environ une dizaine de livres en économie, théorie politique et philosophie (morale et politique), dont Against politics, Justice and its surroundings, Social contract, free ride : a study of the public goods problem. On retient sa critique radicale de l'Etat moins le reste, c'est bien dommage, je trouve.
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Je suis en train d'écrire un petit article un peu généraliste sur de Jasay, que je trouve peu connu des libéraux.
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Je dévore en ce moment le dernier essai d'Anthony de Jasay "Social Justice and the indian Rope trick". Celui-ci s'éloigne un peu de l'esprit de son livre précédent sur les non sens économiques pour se concentrer sur les abus et les mauvais usages du langage, ainsi que la critique de l'égalitarisme en éthique (et en philosophie politique). Il revient sur un certain nombre de propos infondés ou suffisamment flous en théorie politique et économique (la définition de liberté, la préférence pour l'égalité contre l'inégalité, les différentes définitions contradictoires entre elle de la justice, les différentes théories des droits comme du contrat social, etc.). Ce que de Jasay appelle le coup de la corde indienne, ce tour de magie qui consiste pour un magicien à lancer une corde, qui, par magie, se maintient dans les airs peut être résumé comme il suit : "The essence of the indian rope trick in ethics, (...) is surreptiously to identify "equal" -which may or may not be superior to "unequal" depending on the merits of the case - with "just", which is self-evidently superior to "unjust" and never mind the case in point".
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Origine du redressement culturel par le gouvernement ?
F. mas a répondu à un sujet de Patrick Smets dans Philosophie, éthique et histoire
Un début d'explication proposé par ici http://www.amazon.fr/The-Servile-Mind-Democracy-Erodes/dp/1594033811 Et puis il faut lire The State et de Jouvenel en prime. Je développerai après le boulot -
Il y a un auteur très sérieux que les complotistes aiment beaucoup, c'est Carroll Quigley. Je connais surtout l'auteur en tant que théoricien de l'évolution des civilisations, mais visiblement, l'un de ses livres plus anciens est un référence pour beaucoup.
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C'est un peu comme la Dark ambient ?
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Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
Faire de l'oeuvre de M. une satire, c'est reprendre la thèse de Rousseau très en vogue chez les "philosophes" des Lumières. Il est beaucoup plus probable que Le Prince, dans la tradition des miroirs des Princes, soit plutôt des conseils pratiques adressés à son protecteur pour rentrer dans ses bonnes grâces. La grande nouveauté de l'oeuvre, c'est aussi sa visibilité : pour une fois, on mettait en pleine lumière des techniques de gouvernement qui relevaient avant (au Moyen âge) des arcana imperii. L'oeuvre de M offre le portrait de la rationalité politique (de la science politique) moderne, déliée de la morale chrétienne et antique, fondée sur l'efficacité et la Virtus, cette capacité par delà le bien et le mal à saisir la bonne fortune au bon moment pour son plus grand bénéfice. C'est aussi une école de modération, mais au sens moderne, qui consiste à s'appuyer sur les tensions (les humeurs) du corps social pour se hisser, se maintenir au pouvoir et entretenir la liberté républicaine. Il faut voir aussi que l'enseignement de Machiavel sur la politique est repris par la plupart des auteurs postérieurs en science politique, y compris certains libéraux (notamment Hume et Montesquieu). Sinon, Strauss est l'auteur d'une très grande étude sur Machiavel, mais il n'en pense pas autant de mal que tu ne le penses, Rincevent Comme beaucoup d'oeuvres de Strauss, ses pensées sur Machiavel est une oeuvre loin d'être aussi univoque qu'on le croit (il suffit de comparer la préface et le dernier chapitre sur l'enseignement Machiavélien). Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si parmi les spécialistes contemporains de M (Skinner, Pocock), il y a un straussien (H C Mansfield Jr). -
Je raconte my life 6 - Lamentations & fleurs de lol
F. mas a répondu à un sujet de FabriceM dans La Taverne
Il y a beaucoup de monde qui lit Machiavel de manière tout à fait personnelle http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-Philosophie/Le-Travail-de-l-oeuvre-Machiavel -
Comparer deux phénomènes ne signifie pas les rendre semblables. Et c'est un article de journal, pas une production universitaire il me semble, donc les raccourcis... A titre personnel, je pense que si les intellectuels français étaient du niveau ordinaire de ce que produit le centre Aron, on n'aurait pas à se plaindre. A mon humble avis, les gauchistes qui voient dans le centre Aron la démonstration de la conversion de la gauche au néolibéralisme sont un ramassis de branleurs minables qui se trouveront les premiers contre le mur à la prochaine révolution. Mais c'est mon humble avis
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J'imagine qu'il reprend populisme au sens de ce style politique particulier qui prétend prendre le peuple à témoin contre ses élites pour les condamner. Les aroniens sont en général assez modérés, et assez critiques du libéralisme plus radical (et franchement pro-market) des Hayek et consorts. Donc je dirais pas de surprise. Mais je suis d'accord, les libéraux de guerre froide sont en général et pour la plupart des socdems, et il n'y a aucune incohérence entre Aron et son héritage actuel (le centre Aron, que je connais un peu). Il fallait bien souvent se contenter de ça à l'époque, et ce n'était pas si mal (jusqu'à un certain point).
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Si je lis la citation présentée quelques posts plus haut, ledit chercheur explique que le Tea party et le Fn se ressemblent parce leurs deux sont populistes et que les deux proposent des solutions impraticables, la question du libéralisme n'entre pas en ligne de compte, non ? J'ai peut-être manqué quelque chose, mais je n'ai pas lu de comparaison touchant au libéralisme des deux phénomènes politiques...(peut être dans le corps de l'article ??)
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Attention quand même à ne pas faire trop "présentisme" (relire le passé avec les lunettes du présent) : Aron est un modéré parmi les libéraux, critique de Hayek, qui pensait en lecteur de Schumpeter et Burnham que le monde occidental s'acheminait par delà les frontières vers une gouvernance bureaucratique semblable dans le privé comme dans le public, à l'est comme à l'ouest. Et il était plutôt keynésien, de mémoire. Le centre Aron n'est pas militant, et ses chercheurs sont en gros tocquevillien, de droite (Manent) ou de de gauche (Gauchet, Rosanvallon). Ce sont des modérés, qui peuvent être parfois être très critique du marché.
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Une farce ? Pourquoi ?
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Sé sure.
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Z'est la zinquième kolonne.
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Ces phrases qui vous ont fait littéralement hérisser le poil 2
F. mas a répondu à un sujet de Mathieu_D dans La Taverne
Oui, et Keynes est aussi un libéral. Comme Bill Clinton. -
L'UE.
