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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. On voit bien dans cette vid que la violence des manifestants est totalement surestimée. Il faut encore se tourner vers les médias étrangers pour avoir une vision claire de ce qui s'est passé réellement.
  2. Quelques achats de livres après un périple à Londres, mais rien que du très connu : "On guns, germs and steel" de Jared Diamond, "The origin of political Order", de Francis Fukuyama, "On revolution" de Arendt et "What money can't buy: the moral limits of markets" de Michael Sandel. J'ai commencé les deux premiers et fini les deux seconds. Le livre de Sandel n'est pas complètement convaincant, sauf sur un point qui mériterait d'être étudier : la trivialisation par le commerce (ou plus exactement le raisonnement économique vulgaire) de certains aspects de la vie éthique tend à éroder les prérequis moraux nécessaires à un marché libre. J'en reparlerai en prenant l'exemple du libéralisme au sens strict de A de Jasay. Le livre de Arendt, qui n'est plus disponible en français depuis un certain temps, est un classique comparant révolutions américaine et française. On retiendra plusieurs aspects de l'analyse arendtienne : la réussite américaine vient du fait que les founders ont maintenu la multitude et la question sociale à distance de la politique (là où les révolutionnaires français ont échoué), E Burke a raison et T Paine a tort sur la RF, Robespierre c'est quand même un mec brillant, la logique jacobine est anti-parlement et anti-représentation parce qu'elle se veut démocratique, là où celle de la constitution américaine est démocrate parce que les branches de la représentation sont des émanations populaires (enfin, relève du pouvoir constituant originaire comme on dirait par chez nous).
  3. Meuh non, tu as mal lu, je parlais d'Alain Duhamel. Comme si c'était mon genre de faire ce genre de trucs^^ Sinon, plus sérieusement, c'est effectivement un auteur controversé. Mais un anthropologue de grande stature, parait-il.
  4. Arnold Gehlen disait de l'homme qu'il est un animal de dressage. Il ne me semble pas improbable qu'une partie des canons culturels démocratiques diffusés par les médias, l'enseignement et les diverses officines publiques visent plus à déformer qu'à instruire, à conditionner ses serviteurs pour leur éviter avec certitude de ne jamais se prendre la réalité en pleine poire. Dans le cas de ces émeutes, on a quand même l'impression que la propagande d'Etat tourne à vide et qu'elle devient de moins efficace dans sa mission de service public essentielle : faire disparaître toute négativité pour que ses affidés jouissent définitivement de l'illusion de vivre dans un parc d'attraction (dans le meilleur des cas), dans le grand hospice occidental dans le pire.
  5. Il est très bien ce Farage. En plus, il défend les pubs et porte des vestes de chasse. Si je votais et si j'étais rosbif, je n'hésiterais pas une seule seconde.
  6. C'est marrant, le fil pose la question en termes de civilisation, tout le monde répond en termes de culture et de physionomie (au sens large physionomie).
  7. F. mas

    Concertos montebourgeois

    Elle a été la première sur un marché qui est devenu par la suite florissant, celui de l'essai anti-libéral low cost. C'est maintenant devenu un genre à part, et elle a eu le nez assez creux pour lancer le bizness. Une entrepreneur-e hors pair doublée d'une sacrée connasse.
  8. F. mas

    Concertos montebourgeois

    Tu sais Chitah, Viviane Forrester vient de passer l'arme à gauche, profites-en : ton petit texte, tu le délaies en 130 pages et tu peux le proposer à la publication chez liber raison d'agir.
  9. Un pâle imitateur sans aucun doute
  10. F. mas

    Concertos montebourgeois

  11. Je ne sais pas, je suis un lapin, je ne vois pas bien les couleurs.
  12. Quelques petites remarques sur les étiquettes anarcap, lib classique, conservateur et progressiste à la lecture des deux trois dernières interventions : S'il existe des anarcaps "réac" (Hoppe et de Jasay pour ne pas les nommer), la grande majorité de ceux qui se retrouvent dans cette idée estiment que la société sans Etat, ou du moins avec un Etat rendu moins vorace, est devant nous. Ils sont donc en quelques sortes plus progressistes que les autres variétés de libéraux. Il suffit de lire David Friedman ou Jan Narveson pour s'en rendre compte. Même Rothbard avant les années 90 a un côté hippiz qui le rend difficilement classable de ce côté là du spectre politique. Pareil pour les libéraux classiques : si certains estiment qu'il s'agit de l'ordre social à venir et de dépasser un état social périmé, d'autres imaginent qu'il s'agit en fait de revenir soit à l'Europe d'avant la première guerre mondiale (mises) soit à l'esprit des institutions de la fondation des Etats-Unis (c'est à dire à l'expérience réelle du libéralisme politique, ou du moins de ce qui s'en rapproche le plus par le passé). Ces derniers sont plutôt nombreux aux Etats-Unis, et revenir à ce qui devait être progressiste au 18eme siècle à quelque chose de rigolo mais qui peut à bon droit apparaître comme assez conservateur, voire réactionnaire. Métazet : il va falloir que tu sois plus précis. C'est quoi ta conception à toi du "libéral conservatisme" ? Je veux dire, les caractéristiques que tu nous proposes ne sont ni synonymes de la critique antimoderne de Michel Villey, ni de méfiance vis à vis de ce qui n'a jamais été expérimenté, mais comporte un autre sens : "refus de l'usage de la force sauf pour s'opposer à la force" + pas de théorisation. ça ressemble un peu à l'axiome de non agression mais sans théorisation, mais je ne vois pas bien ce que ça a de conservateur ou quels "conservateurs" défendent cette position. Sinon, revenir à l'esprit de 89, ce n'est pas réactionnaire, après 200 ans d'évolution sociale et politique ?^^
  13. Je préviens tout de suite les services sociaux.
  14. F. mas

    Supa Playlist!

    +1
  15. Pfuuiiii vite une vidéo de chat...
  16. Vous voyez l'importance des précisions d'usage du terme "individualisme" : j'ai tenté de décrire ce qu'était l'individualisme, ou du moins ce que pouvait signifier l'individualisme comme révolution sociale et comme représentation sociale nouvelle (idéologie), alors que dans votre texte, vous en faites un principe éthique, un devoir-être incompatible avec des pratiques sociales qui effectivement ne sont pas individualistes, ni moralement, ni factuellement. Enfin au début du texte, puisque le dernier paragraphe me semble glisser vers l'individualisme au sens méthodologique, méthodologie que j'approuve bien entendu. C'est à mon avis ce qui fait que le problème que je soulève ne vous paraît pas en être un. Le problème de l'individualisme posé par les systèmes de redistribution sociale ne vient pas de son caractère redistributif, mais de l'individuation de ses dictamenes. On s'adresse à des gens un à un et non à une foule prise en gros.
  17. Tous les libéraux ne partagent pas la même définition de l'individualisme, et ne lui donne pas nécessairement une connotation positive. Pense à Tocqueville, pour qui l'individualisme est une pathologie démocratique. C'est parce que le terme n'a pas de définition gravée dans le marbre que je me suis permis un petit aparté pour préciser ce que je mettais derrière le terme, qui tient plus de l'évolution des moeurs et des mentalités qui ont porté les théories libérales que les théories libérales elles-mêmes utilisant l'individualisme dans leurs conceptions. En général, les libéraux utilisent trois acceptions de l'individualisme qu'ils confondent allègrement quand ils sont mal réveillés et de mauvaise humeur : il y a l'individu de l'individualisme méthodologique, qui est une méthode pour décrire les relations entre être humain et qui est normalement neutre du point de vue des valeurs, il y a l'individualisme moral, qui consiste à positiver tout ce qui va dans le sens de l'émancipation des communautés jugées oppressives ou collectivistes, et il y a l'individualisme politique, qui tend à approuver toutes les politiques allant dans le sens de l'individualisme moral. Et ce n'est que trois acceptions possibles. L'individualisme de Buchanan n'est pas celui de Hoppe qui n'est pas celui des benthamites. Et les différentes acceptions ont des conséquences théoriques et pratiques énooormes. Tiens, je parlais de Oakeshott : je vais essayer de retrouver sur le net (parce que je l'ai version papier) un texte qu'il a produit sur l'ambiguité fondamentale du vocabulaire politique européen, dont le sens et les significations ont variés selon les époques en fonction des contextes et des auteurs. Un exemple : dans un autre fil, un forumeur avait exhumé l'adage qui vient du canon (et même du droit romain) Quod Omnes tangit...On pourrait faire l'histoire de ses usages par les uns et les autres et surtout des sens différents voire carrément opposés qu'il a eu à travers les siècles. J'ai à peu près la même réflexion. Sauf que j'ai mis "minarchiste" et pas "conservateur" parce que le dernier terme me semble trop flou
  18. Oui pardon, un moment de distraction.
  19. C'est une forme d'individualisme, faux sans auncun doute possible, mais individualisme quand même : il y a intervention des pouvoirs publics pour affaiblir les dépendances communautaires et permettre aux individus pris isolément d'étendre leur pouvoir de faire. C'est un peu le même esprit que les théories libérales touchant à l'institution de l'Etat : on réduit individuellement l'incertitude quant aux aléas de l'existence pour permettre au plus grand nombre de se consacrer à autre chose (à commercer par exemple). Mais je reconnais que de cette forme d'individualisme au collectivisme, il n'y a qu'un pas. En fait ça dépend de l'importance que tu donnes au lien collectif recréé après la dislocation des liens communautaires. Pour les promoteurs de l'Etat social de l'après guerre par exemple, les moyens de subsistance, c'est de l'ordre de l'intendance, et les socialiser doivent permettre justement aux individus de se libérer de ses contraintes. La logique est pleinement individualiste, et se retrouve d'ailleurs chez pas mal de libéraux estampillés de gauche. D'ailleurs, ce caractère individualisant de la redistribution sociale fait soutenir à Marcel Gauchet une thèse qui peut sembler paradoxale, mais que j'approuve complètement, à savoir qu'en s'imposant après guerre, elle a travaillé à rendre de nouveau plausible les théories et les politiques libérales en Europe. Les deux guerres mondiales ont laminé les liens communautaires, l'état social s'est institué pour soutenir les familles après guerre mais ont en même temps amoindri ces derniers liens organiques au profit d'aides individualisées. Du coup, dans la sphère théorique, le libéralisme qui avait quasiment disparu au milieu des années 30 ressurgit au cours des années 70 (plutôt fin 70).
  20. Je suis assez d'accord avec Laffreuxthomas sur le caractère individualiste de la sécu : le principe consistant à reverser des prestations à chaque individu pris séparément obsolétise les liens de solidarité familiale, et organise son transfert de la cellule familiale aux pouvoirs publics. D'ailleurs, Hoppe en parle dans DTGTF (en s'inspirant des travaux de R Nisbet sur le sujet). Cette atomisation des relations humaines est d'ailleurs une étape nécessaire vers la collectivisation, qui reconstitue le collectif artificiellement avec pour seul lien l'intervention commune de l'Etat.
  21. Je conseillerais tout^^, mais sur le sujet que j'ai abordé : http://www.amazon.fr/Morale-politique-dans-lEurope-moderne/dp/225139043X http://www.amazon.com/The-Politics-Faith-Scepticism/dp/0300105339 Sinon va jeter un oeil sur le site de la Michael Oakeshott Association (j'en suis membre) http://www.michael-oakeshott-association.com/
  22. Mmmh sans doute certains...
  23. "j'irai verser du nuoc mam sur vos tripes"
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