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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. C'est spidère-manne, parce qu'il a plein de super pouvoirs mais personne le connaît.
  2. Disons que la gauche associe à l'égalité une connotation morale positive, ce qui rejette à droite ceux qui ne le font pas assez ou pas du tout. Anthony de Jasay remarque d'ailleurs que dans le champ de la théorie contemporaine (politique, droit, philosophie), il existe comme une présomption de moralité pour l'égalité, qui oblige tous les théoriciens à justifier l'inégalité au nom de l'égalité. L'exemple le plus connu est bien entendu J Rawls, qui estime selon le principe de différence que les inégalités de revenus ne se justifient qu'à condition de favoriser le groupe social le plus défavorisé. Mais on aurait pu prendre aussi l'exemple de Nozick, qui conditionne la première acquisition de propriété (la source de la répartition de toutes les propriétés justement acquises idéalement) à l'égal accès à la propriété des autres premiers participants. Ce que dit de Jasay, et qui me semble tenir du bon sens, c'est que l'égalité (ni l'inégalité d'ailleurs) n'est pas un terme moral.
  3. http://www.amazon.fr/Les-mouvements-mode-expliqu%C3%A9s-parents/dp/2221008782
  4. Chirac pas liberticide ? FreeJazz, dit quelque chose ! Là t'as le champ libre ! Ajoutons à cela que rien ne garantit que les seules choses sur lesquelles les deux partis puissent se mettre d'accord au sommet portent sur les "avancées sociétales" et l'"exigence de solidarité", bref le status quo avec des vrais morceaux de thought police.
  5. Tiens je l'avais laissé passer ça ! Puisqu'on parlait de l'IEP de Lille, je suis content de voir qu'un des chargés de td qui m'avait pris en grippe à l'époque fait partie des signataires. Je vois beaucoup de sociologues et de politistes, peu de philosophes par contre. Au fait, c'est curieux tous ces partisans de la cohabitation : vous savez que diviser l'exécutif est le meilleur moyen de conserver le status quo, c'est à dire de se retaper du chiraquisme institutionnel ?
  6. A mon avis, il s'en cogne, ce qu'il veut, c'est revenir dans le giron du PS avec les honneurs : il est parti du PS parce qu'il s'est aperçu que son courant n'avait aucun avenir tant que Hollande, Ségo et Aubry se partageaient l'appareil. Pour lui, l'élection, c'est un moyen de court-circuiter la structure pour se remettre en selle. Et pour ça, il est prêt à tout, même à faire le mariole pseudo-coco et à susciter l'espoir à la gauche de la gauche. Il y a un signe qui ne trompe pas : il s'est entouré de tous les pires crevards et ambitieux pour atteindre son but (Autain !).
  7. Je me souviens d'avoir fait un troisième cycle là-bas dans une vie antérieure. Comme je venais de la fac de droit, on me regardait comme une bête curieuse (un peu fruste et affreusement droitière), et c'est vrai que je tranchais un peu au milieu du petit microcosme de féministes, militants d'ultra-gauche, verts ou homos qui constituaient le gros de la petite troupe. En plus, c'était en 2002, alors bonjour l'ambiance pendant les deux tours de l'élection.
  8. aah, l'iep de Lille, un poème.
  9. C'est le seul livre potable et rigolo du personnage (avant qu'il ne pète un plomb et fasse de la politique…enfin mélange entertainment et politique pour être précis). Je l'avais, mais je l'ai prêté et bien entendu on ne me l'a jamais rendu :/ Mais il m'avait bien fait marrer : je suis pour ma part très new wave hard. Sinon une suggestion d'épreuve : résumer le théorème de Godel en 3 minutes, sur le modèle de résumez "A la recherche du temps perdu" en 15 sec
  10. Dis donc, Nirvana, tu as de drôles de lectures. <–< Enfin, ce qui m'inquiète le plus, c'est que j'ai reconnu au premier coup d'oeil le livre dans lequel tu as piqué cet extrait
  11. Oui effectivement. J'imagine qu'il faudrait confronter ses dires avec d'autres spécialistes. Ce sujet est délicat et prompt à éveiller les passions (pas forcément les meilleures), il conviendrait donc d'en parler avec prudence, et références en main.
  12. Dans l'hypothèse d'un score élevé de Mélenchon, F. Rouvillois propose trois hypothèses qui me paraissent bien faire le tour de la question : soit il se vend pour un poste de ministre dans un gouvernement PS, soit il décide de reprendre la place du PCF dans la galaxie politique actuelle, soit il fait son Bayrou (cad qu'il laisse pourrir son potentiel électoral en ne faisant rien) : http://www.causeur.fr/melenchon-la-chute-finale,17075 Perso, je penche nettement pour la première solution : le pcf et ses réseaux, c'est un truc en perte de vitesse, et il n'est pas assez con pour faire comme Bayrou en 2007.
  13. Y'a pas de liberals aux zétats-zunis ?
  14. je viens de lire un sondage un peu similaire au sein de la rédaction de ces coprophages de Marianne. Il faut que je le retrouve mais de tête,Hollande arrivait en tête, Mélenchon faisait autour de 30, Artaud et Le Pen 0.
  15. Ah…des économistes. Du coup, son programme m'apparaît beaucoup plus sérieux.
  16. Fooled by randomness.
  17. Nous arrivons à un stade de la campagne assez intéressant et désolant à la fois, celui qui voit les militants des différents bords abandonner les rares réserves et le peu d'esprit critique qui leur restaient pour ressortir les clichés les plus grotesques, les saillies les plus stupides et jouer sur les passions les plus basses de nos concitoyens pour tenter de remporter la partie. Je vois maintenant les militants de Bayrou et Sarko que je connais agiter la peur du rouge pour voter contre Hollande, espérant sans doute susciter dans les esprits les plus droitiers ce réflexe conditionné qui les fait constamment et systématiquement voter pour l'andouille de droite contre celle de gauche, quelqu’en soit le prix. L'argument sarkozyste du moment fait de Mélenchon le bogeyman, qui, nous dit-on, pèsera sur la gauche comme Le Pen pèse sur la droite sur son agenda politique. Encore faudrait-il que Mélenchon pense sérieusement ce qu'il dit, ce dont je doute. La rhétorique maximaliste sert à attirer le chaland, pas à gouverner, c'est une leçon du mitterrandisme. Méluche n'espère pas être élu, il peut donc dire n'importe quoi. Hollande peut être élu en disant n'importe quoi mais l'état des finances l'obligera au pire au status quo (ce qui ne le différencie pas essentiellement de son challenger de droite). A gauche, j'attends impatiemment la prolifération des photomontages, des petites phrases et des vidéos assimilant Sarkozy à Hitler, GW Bush Jr, Godzilla histoire de stimuler les cerveaux reptiliens des gauches de la même façon. Jj'ai quand même l'impression qu'ils n'auront pas à se forcer, tant la détestation de Sarko dans ce pays est devenue grande. A côté de ça, les militants et les médias se mettent en quatre pour nous expliquer que leur champion à la stature d'un homme d'Etat, chose assez difficile à croire pour ceux qui connaissent un peu le personnage, même quand on interroge ses collaborateurs, ce que n'a pas manqué de relever le New York Times par exemple http://www.nytimes.com/2012/04/15/magazine/the-soft-middle-of-francois-hollande.html?_r=2&src=tp&smid=fb-share Je veux bien payer une bière à celui qui me trouvera une seule situation où l'autre tronche de cake réussit à dire quelque chose que des banalités. Je crains que le plus intéressant se passe après les élections, en fait.
  18. F. mas

    Les métiers d'avenir

    Rien ne peut remplacer un vrai promeneur de chiens.
  19. F. mas

    Les métiers d'avenir

    croque morts, promeneur de chiens, cobaye pour l'industrie pharmaceutique, animateur télé.
  20. +1
  21. Excellente référence. C'est un scandale que le livre ne soit plus dispo en Français.
  22. Je continue de recevoir des bouquins via amazon, notamment "A concise history of common law" de Theodor Plucknett. Contrairement à ce que laisse croire le titre, c'est un pavé. http://www.amazon.com/A-Concise-History-Common-Law/dp/1584771372 J'ai aussi reçu un essai intitulé "La France injuste. 1975-2006 : pourquoi le modèle social ne fonctionne plus" de T B Smith, qui est prof d'histoire (de centre gauche) dans une université canadienne. http://www.amazon.com/La-France-injuste-1975-2006-Edition/dp/2746707861/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1334580991&sr=1-1 Sans être libéral, le type a une thèse assez puissante qui m'a séduit d'emblée, à savoir que l'état providence en France est tout sauf égalitaire, qu'il est à la fois au bénéfice exclusif des insiders (les classes moyennes déjà favorisés, bénéficiant des retraites et d'emplois stables) et au détriment des outsiders (pauvres, immigrés, femmes, etc), qu'il n'est pas viable économiquement, qu'il détruit la richesse et le travail sur lesquels il est censé prospérer, et que sa préservation a pour source le mensonge de la classe politique française, qui, à partir des années 90 a commencé à désigner la mondialisation, le modèle néolibéral et les contre exemples de la gb et des usa pour conserver en l'état un truc qui bénéficie aux retraités et aux privilégiés.
  23. F. mas

    Le néo-libéralisme

    Sur la question de l'efficacité des méthodes managériales au public, je suis d'accord avec tout le monde, c'est d'ailleurs ce que je dis en #81 et #87, mais en me référant à la théorie de la firme de R. Coase, ce qui revient peu ou prou dans ce cas précis à ce que tu dis sur Mises. Je me contente d'affirmer que l'organisation de l'Etat s'inspire des méthodes managériales et plus récemment du discours managérial pour organiser ses services, et que tout ceci à une efficace, c'est-à-dire que ça produit des effets. C'est un peu comme la maîtrise d'une langue : on peut bien ou mal la parler, mais dans les deux cas, ça produit des effets sur les comportements. Dans le cas présent, l'application des thématiques managériales au sein des administrations publiques se font, et ne peuvent sans doute se faire qu'à tort et à travers, mais ça se fait (ce qui revient à dire que dans tous les domaines, décidément, l'Etat introduit de la fausse monnaie, y compris dans le management et la gestion !). La Lolf, ce ne ne peut être pas de bonnes pratiques, mais c'est clairement inspiré du discours managérial. Je précise ça parce que je veux encore aller un peu plus loin, en m'inspirant de ce que dit M. Gauchet dans le second tome de son ouvrage sur l'avènement de la démocratie (je précise pour ceux qui voudraient lire le passage directos dans le bouquin). L'organisation administrative de l'Etat s'est inspiré des méthodes d'organisation de l'entreprise à un moment particulier de l'histoire du capitalisme, lors de son essor industriel. Ce moment a été interprété par une bonne partie des économistes -Marx en tête- et des industriels de l'époque comme correspondant à un de ses stades de développement, celui de la concentration capitalistique précédent l'évolution vers la monopolisation des moyens de production par une fraction plus étroite de la haute bourgeoisie. Pour Gauchet, il s'agit du moment de la systématisation du capitalisme, qui commence autour des années 1850-1860, et qui correspond à l'introduction de la société anonyme par actions et la banque de détail en réseau. Cela aura pour résultat l'évolution vers la dématérialisation de la propriété et une nouvelle organisation du travail (cf taylor). Cette systématisation va participer paradoxalement à la crise et à la remise en cause du libéralisme classique (crise qui se prolonge jusque dans les années 30, époque où disparaissent la plupart des régimes libéraux en Europe) qui reposait essentiellement sur l'idée d'individu souverain. A l'ère des organisations publiques et privées, l'entreprise individuelle, la petite propriété privée et le government by discussion apparaissent comme des vieilleries bonnes à foutre au feu aux yeux des décideurs politiques les plus "avancés", des capitaines d'industries et de la haute administration publique (faut pas oublier que c'est aussi l'âge d'or de l'impérialisme). Ils ne jurent que par le plan, la science et le progrès, et les théories de Locke et consorts ne correspondent plus à la réalité telle qu'elle est vécue alors. Tout ceci va avoir une importance déterminante sur le retour au(x) libéralisme(s) politique(s) aujourd'hui, qui se positionnent tous en quelque sorte par rapport à cette contradiction entre libéralisme classique et l'Etat nouveau (comme le beaujolais). D'un côté, on aura le néolibéralisme, qui regroupe tous les auteurs qui pensent que les éléments essentiels du vieux libéralisme sont tout à fait compatibles avec l'Etat nouveau, et que la contradiction révélée au 19ème peut être surmontée en l'intégrant à sa théorie et à sa pratique, à condition de dédier l'administration à l'institution du marché et à la dérégulation. De l'autre, il y a le libertarisme, qui regroupe les types qui pensent que le vieux libéralisme n'est pas compatible avec l'Etat nouveau, mais que la contradiction apparue au 19e met en lumière à la fois les limites du libéralisme classique (le parlementarisme et le constitutionnalisme, ça n'a pas marché) et la logique de l'Etat (l'Etat nouveau n'est qu'un moment de son stade de développement, et son expertise revendiquée du pipotage afin de légitimer l'extension de ses prérogatives). Je pourrais ajouter les tenants du libéralisme classique, qui, quant à eux, ne voient pas que cette contradiction révélée au 19ème siècle comme essentielle, et qui pensent qu'on peut revenir purement et simplement au gouvernement représentatif d'avant les années 1850 comme une fleur. A titre personnel, je suis plutôt du côté du libertarisme, ce qui ne veut pas dire que les autres options ne sont pas libérales, mais qu'elles me semblent fausses. ps : l'article de Fayol est effectivement très intéressant !
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