Aller au contenu

F. mas

Utilisateur
  • Compteur de contenus

    12 974
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    52

Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. F. mas

    Aujourd'hui, en France

    Je ne comprends pas bien l'attention qu'on porte à ce type. Quelqu'un pourrait m'expliquer ?
  2. F. mas

    Gaspard Koenig

    Je suis assez d'accord avec toi mais je n'avais pas déceler le fond anti-élitiste du propos de GK. Je vois plutôt autour de moi des profs de ma génération qui se plaignent que les nouvelles recrues lisent à peu près autant que leur public et qui ne se risquent plus justement à une analyse de texte (l'analyse logique, n'en parlons pas!) trop contraignante. Avant même d'apprendre le solfège, on t'a familiarisé avec la musique avec tes parents, avant de te taper le Lagarde et Michard, tu as lu de la littérature jeunesse, et même peut être des livres pour le plaisir : ce que je veux dire, c'est qu'à mon avis, pour accepter de faire un effort pour approfondir tes lectures, étoffer ton vocabulaire ou encore accepter de faire de l'analyse logique, il faut d'abord estimer que tu as quelque chose à trouver dans la littérature que tu ne trouveras pas ailleurs (bref, être dans de bonnes dispositions pour l'explorer).
  3. Il me semble que pour le débat sur le retour au féodalisme dans la tradition marxienne, de Cédric Durand à Varoufakis, est intéressant pour savoir à quel point le capitalisme a changé. S'il y a retour au féodalisme, le capitalisme redevient un système d'exploitation extractif de type rentier (les géants de la tech deviennent des monopoles qui cherchent avant tout à tirer une rente de leur position dominante), là où le capitalisme 'classique' était aiguillonné par la recherche du profit. J'attire ton attention sur cet article de E Morozov paru dans la New Left Review qui critique cette position de néoféodalisme. Il revient en particulier sur la place de l'Etat (américain) dans la dynamique de l'innovation qui pour lui affaiblit largement l'idée d'un retour pur et simple au système féodale (au sens marxien). https://newleftreview.org/issues/ii133/articles/evgeny-morozov-critique-of-techno-feudal-reason
  4. F. mas

    Gaspard Koenig

    GK s'exprime peut être mal mais il n'a pas tort sur le fond : le langage bureaucratique des pédagogues tue tout attrait pour la littérature (et le français en général). Nous avons affaire à des universitaires frustrés qui pour garantir la "scientificité" de leur discipline (les 'sciences de l'éducation') agrègent des flots de commentaires jargonnant imbuvables et des techniques à la con pour à la fois soumettre et démoraliser les profs et perdre leurs élèves, jusqu'à ce que les livres leur tombent des mains aux uns comme aux autres. Maintenant mettre ça sur le dos de "l'intelligence analytique", c'est prêter beaucoup de rationalité à la masse brutale de pseudosciences amassée dans la discipline de ces hannetons. Merieu n'est pas Adorno.
  5. Ce que j'ai lu était assez décevant. 'L'esprit de réaction' trouve réactionnaire des gens qui ne sont pas réactionnaires, et les rapproche sans cohérence. Ca peut peut être satisfaire un critique littéraire du Monde, mais au-delà de ça, c'est oubliable.
  6. Comme disent les jeunes dans leur effroyable français 'il dit les termes'
  7. F. mas

    Gaspard Koenig

    Je crois que la nouveauté, c'est qu'une partie des koeniguistes eux-mêmes en ont assez.
  8. Pour info https://www.revueconflits.com/donald-trump-est-il-libertarien/?fbclid=IwY2xjawIVxM5leHRuA2FlbQIxMQABHTz4s1n0vwxP_TGQMubB7-zyhpfafM4-t7OHmQW-VPFDn_kzCfrnXTKo4Q_aem_TIvYzJA8GzOXcLMjLlRcfw
  9. Vraiment une excellente nouvelle. Bravo pour cet essai.
  10. F. mas

    Chanson franchouille

  11. Résumé du livre de Audard (d'après souvenir, je l'ai lu quand il est sorti donc il y a longtemps) : tout ce qui précède JS Mill est du protolibéralisme (pas du vrai), Alléluia JS Mill naît, écrit et invente le vrai libéralisme (celui social dont moralement juste) et renvoie dans les ténèbres l'imparfait et faux libéralisme manchestérien (mais attention, Hayek n'en fait pas vraiment partie, parce qu'il était à la London School of economics comme moi et que je dois ménager les susceptibilités de ceux qui connaissent vraiment son oeuvre c'est un original, un excentrique, un inclassable). Et puis bien sûr l'apothéose c'est John Rawls (et ce n'est pas du placement de produit pour l'auteur dont elle est la traductrice depuis des décennies), Mr libéralisme. Je n'ai vu qu'une seule fois Madame Audard quand elle était à l'ens, je dois dire que j'étais plutôt consterné par le contenu de ce qu'elle proposait.
  12. Il faut avouer que le livre est assez merdique.
  13. F. mas

    Nécrologies

    Jacques Garello.
  14. Je n'ai pas réussi à déterminer sous ces catégories la part de doctorats en droit. Aurais-tu une source sur le sujet ?
  15. Dès 2021... https://www.contrepoints.org/2021/05/01/396277-tescia-le-test-de-maths-independant-qui-detonne
  16. https://www.lemonde.fr/idees/article/2021/04/22/il-est-temps-de-developper-une-politique-francaise-de-maitrise-stricte-du-covid-19_6077614_3232.html
  17. Je crois qu'il est au courant, et que c'est justement le point : la séparation de la communauté du renseignement et les plateformes.
  18. Ce qui est assez ironique quand on se souvient de son discours pour le prix Nobel de la paix.
  19. Pour le dire rapidement, je pense qu'on assiste depuis deux décennies à un déplacement du centre du pouvoir réel vers la technostructure, ce qui rend la partie 'visible' ou madisonienne de l'exécutif moins prégnant dans le procès de décision, et que ce déplacement s'est accéléré avec l'accession de Trump au pouvoir en 2016. Le choix de Biden et Harris me semblent être un bon indice de cette évolution rapide, même si effectivement, cette inflexion techno est peut être conjoncturelle (j'en doute, c'est un phénomène mondial ama). Je remarque que les conservateurs autour de Trump (le projet 2025), en réaction, cherchent justement à refonder l'exécutif pour le rendre plus maniable pour le président (la théorie de l'exécutif unitaire) quitte à faire évoluer la constitution vers quelque chose de plus autoritaire. Ils veulent reprendre un pouvoir effectif dont ils s'estiment dépossédés aujourd'hui.
  20. Il me semble que la remarque d'Elon Musk sur le fait que Harris comme Biden soient des marionnettes me semble assez justifiée. Les considérations évoquées ici pour le choix desdits candidats sont de l'ordre du marketing électoral, et en aucun cas de la compétence à gouverner (entre Harris qui n'a pas l'air fûté et Biden dont la lucidité est semi-aléatoire depuis le début de son mandat). On est loin des tandems Reagan/Bush sr ou Clinton/Al Gore dans un autre style. Ca dénote à mon avis de l'évolution des institutions, et de la perte de poids du président comme du vice-président dans la fabrication des décisions publiques au sein même de l'exécutif US.
  21. Je suis d'accord et j'en profite pour attirer l'attention sur le fait que le libéralisme ne se réduit pas à l'école du droit naturel, fort sympathique au demeurant, et qu'on y trouve aussi une école historique, française qui cherche à inscrire sa mentalité et ses institutions dans un courant historique spécifique, donc nécessairement contingent. Parmi ses représentants les plus illustres, on peut citer l'excellent Larry Siedentop, auteur d'un classique : 'Inventing the individual: The Origin of Western Liberalism", qui dans la préface revient sur ce courant en le raccrochant à des intellectuels aussi variés que François Guizot, Fustel de Coulanges ou Harold Berman (sans compter Tocqueville, Constant ou de Stael).
  22. Ce n'est pas comme si la droite israélienne avait tout fait pour saboter l'autorité palestinienne et peser pour qu'émerge le Hamas (et donc rendre les conditions du dialogue impossible).
  23. Les alliés ne se souciaient sans doute pas beaucoup des civils, et ont commis des vrais crimes de guerre (Dresde), mais par exemple, respectaient les conventions en matière de prisonniers de guerre. Ils ne faisaient pas comme les Japonais par exemple, qui essayaient leurs sabres sur les soldats anglais ou yankee ou les torturaient pour le fun, quand bien entendu ils ne les massacraient pas. Il faut bien comprendre que ces limitations au sein même de la guerre (conventionnelle) sous condition de réciprocité répondent à des visées assez pragmatiques : la guerre est un moyen au service d'une fin, et les atteindre suppose à un moment de la finir, la guerre. Pour finir une guerre, il faut que les belligérants acceptent de reparler ensemble et donc de ne pas se haïr au point de vouloir prolonger le conflit ad vitam aeternam. D'ou le problème des "croisades démocratiques" et du terrorisme, qui en fait arrivent plus difficilement à éteindre les conflits.
  24. Je pense avoir saisi le sens de ta remarque, et je ne pense ni être particulièrement naïf ou déconnecté sur ce genre de sujets. Je remarque seulement que l'usage des boucliers humains est condamné par une des conventions de Genève, et que ceux qui en ont fait un usage en gros ces cent dernières années n'étaient pas vraiment le camp de la win. Maintenant sur l'argument, la guerre c'est l'enfer, je crois que tout le monde est d'accord là dessus. C'est d'ailleurs pour ça qu'on fait des lois, des conventions, des traités de paix, qu'on s'accorde pour circonscrire le déchaînement de violence du conflit dans le cadre du droit (on a même inventé les tribunaux militaires et les cours martiales par exemple) et même de la morale. Après tout, sur le champ de bataille, le seul exécutant du droit de la guerre, c'est le soldat, ce qui fait qu'au fond choisir d'appliquer ou non les conventions de la guerre est un choix moral avant même de relever de l'argumentation juridique. Cela veut aussi dire que le soldat, et bien entendu la puissance qui le commande, a le choix de se comporter comme comme une démocratie en guerre. Je m'entends, pas comme Athènes avec les méliens pendant la guerre du Péloponnèse, mais plutôt comme les Alliés pendant la seconde guerre mondiale, en évitant de massacrer les prisonniers, de trop bombarder les civils ou de généraliser la torture et toutes ces joyeusetés. Enfin bref, de limiter l'horreur de la guerre dans la mesure du possible. On peut objecter que la situation se complique en situation de guerre révolutionnaire, de violence terroriste ou conflit asymétrique, mais ça ne justifie pas d'en reprendre les codes. Pour le dire autrement, je pense que l'argument "la guerre, c'est l'enfer, et tout le monde se comporte comme de la merde en temps de guerre" est à double tranchant puisqu'il justifie aussi l'entreprise terroriste de type Hamas ou Hezbollah, dont les défenseurs pourront toujours expliquer que le terrorisme est l'arme ultime des pauvres et des dominés. C'est aussi un faux réalisme moral, parce qu'il fait abstaction du droit et de la capacité à choisir des individus sur le champ de bataille. Sinon, pour répondre à ta remarque sur la dernière fois que je me suis mis en colère -contre mon fils par exemple, ce qui arrive assez souvent- je me suis suffisamment maîtrisé pour ne pas le réduire en steak tartare. Je n'ai même pas eu besoin de convention de Genève ! (quel papa exemplaire)
×
×
  • Créer...