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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Alors qu'on pouvait se contenter d'en faire des emballages pour fish and chips.
  2. Oui, c'est bien Léon Robin.
  3. C'est un principe de précaution : les traductions plus récentes les plus utilisées par les spécialistes sont en règle générale moins fantaisistes, et cela sans chercher forcément à coller au texte par tous les moyens possibles. Par exemple, la traduction de la Politique d'Aristote par Pellegrin est souvent considérée comme plus proche du texte que celle de Tricot. Seulement je la trouve illisible, c'est donc bon pour recouper et vérifier, mais pour lire sans s'embêter dans un français impeccable, ça va très bien. Maintenant, tu parlais aussi de Shakespeare : j'ai pratiquement tout lu de S via les traductions Hugo du 19e siècle, et c'était très bien. Un jour, je recommencerai en vo, mais de mémoire, la trahison du traducteur n'est pas trop forte.
  4. Non.
  5. C"est plus "historique" (anecdotique), et ça donne peut être un peu de chair à toutes ces écoles philosophiques et sophistiques classiques qui se concurrençaient. C'est très agréable à lire et c'est rigolo. Il y a en plus plein de détails historiques qu'on ne connait que via Laerce. Donc bonne idée de lecture pour cet été par exemple.
  6. Ah sinon, je rappelle que si l'idée n'est pas vraiment de comprendre la philosophie mais d'en avoir une vague idée rigolote "en rapport avec le contexte historique", alors il y a Diogène Laerce et sa "vies et doctrines des philosophes illustres" !
  7. J'aurais tendance à privilégier les trads récentes qui font autorité (Tricot pour Aristote, Brisson, Canto pour Platon). Personnellement, quand j'ai eu notamment à me lire Aristote pour ma thèse, je croisais les trads de J Tricot et P Pellegrin (et parfois Bodeus). Je trouve la trad Tricot plus lisible, mais tombe bien sûr dans le présentisme, jusqu'à parler d'"Etat" ou de "volonté" par exemple dans l'Ethique, là où les deux concepts n'existent pas au sein de la philosophie politique classique. Pour Aristote, je conseillerais les Ethique (à Nicomaque, à Eudème), la politique, la métaphysique. Classique quoi. Peut être avant la métaphysique les premieres analytiques. Il ne me semble pas bon de remplacer la lecture des oeuvres par de la littérature secondaire, aussi bonne soit-elle, même si elle peut aider à mieux comprendre le texte (j'ai par exemple bénéficié des cours et des écrits de Terence Marshall, à mettre entre toutes les mains). "ça me paraît naturel étant donné que mon véritable objectif est de "sentir" la vision du monde, l'état d'esprit d'une époque/culture plutôt que d'emmagasiner le maximum de connaissances philosophiques" : l'objection, toute straussienne, qu'on pourrait avoir à l'endroit de cette démarche, est de dire que les Platon et Aristote ne partageaient pas notre conception herméneutique de l'histoire (ils n'avaient pas de point de vue historique, en particulier sur leur propre oeuvre). Du coup, plutôt que de chercher à reconstituer la chronologie de oeuvres, il est peut être plus intéressant de chercher du côté de la logique interne des textes.
  8. Quelqu'un pour les ss titres de la vid ?
  9. Bring back good ol' Dale Cooper !
  10. Ouh là là
  11. La 4ème révolution industrielle, c'est maintenant ! https://fee.org/articles/the-fourth-industrial-revolution-is-now/
  12. C'est un grand classique, qui a posé, comme le livre de K Pomeranz the great divergence, les bases de toute la réflexion contemporaine sur l'explosion de prospérité en Occident. Incontournabeul.
  13. Oui. C'est intéressant mais il faut se méfier des analogies historiques, surtout quand c'est pour défendre une plus grande centralisation du projet européen. Si par exemple j'avais voulu défendre la thèse inverse, j'aurais pris appui sur l'excellent livre d'Eric Jones The European miracle.
  14. De mémoire, la très pauvre interprétation d'Aristote de RO (assez partagée par certain de ses collègues analytiques) est l'une des raisons qui m'a conduit à ne pas trop approfondir son oeuvre (j'ai dû lire un ou deux de ses livres il y a une dizaine d'années). Pour moi, il faisait partie de la bande à Canto et Audard, donc plutôt des clowns, mais bon. Les lecteurs intelligents sont capables de tirer des enseignements des pires éducateurs.^^
  15. Discussion intéressante
  16. Honnêtement, je ne vois pas ce qu'il y a a jeter dans cette analyse critique, elle me paraît tout à fait exacte, et "lol" ne me convainc pas du contraire^^. MR fait quelque chose de neuf, qui n'a pas grand chose à voir avec la philosophie politique classique ou avec la première modernité (celle de Hobbes-Locke), et ce passage de l'Ethique de la liberté n'est sans doute pas le meilleur, ni le plus intéressant.
  17. Je ne savais pas où mettre le manifeste néolibéral pondu par Sam Bowman, de l'Adam Smith Institute, qui témoigne des évolutions en cours dans le débat public entre et avec les libéraux : https://medium.com/@s8mb/im-a-neoliberal-maybe-you-are-too-b809a2a588d6
  18. Je crois que j'ai un trésor dans ma bibliothèque...
  19. Quelqu'un pour cet article de FEE "Pourquoi nous apprenons aux réfugiés à coder ?" https://fee.org/articles/why-were-teaching-refugees-how-to-code/
  20. Ah ok. L'idée n'est pas débile étant donné que pour l'instant, les autres états se comportent en free riders à l'endroit de la puissance militaire française, qui intervient au Sahel pour protéger les miches de tout le monde pour pas un rond en gros.
  21. Petite remarque (en complément) sur le terme même de "conservatisme" en France : le regain d'intérêt pour le conservatisme cette dernière décennie nous vient essentiellement du monde anglo-américain, qui prend une place de plus en plus importante dans la production intellectuelle européenne et même française. Avant cette décennie, le conservatisme était en gros assimilé à la réaction (et donc à la monarchie et à l'ancien régime), comme le fait par exemple Philippe Bénéton dans son "Que sais-je?" sur le sujet (qui date de 1988). Dans le même esprit, Luc Gaffié (1990) qui signe une des premières études en français sur le conservatisme américain disqualifie son objet d'études justement parce que non affilié à la contre-révolution : pour Gaffié, qui est réactionnaire, le conservatisme américain n'est qu'une variété de libéralisme sans rapport avec Bonald ou de Maistre (ce qui est en partie vrai). Je pense très sincèrement que le que sais-je ? sur le conservatisme américain de N Kessler (1998) a eu une influence discrète mais réelle pour que le changement se fasse auprès des observateurs du phénomène "conservatisme". D'ailleurs toutes les recherches sur le sujet mentionnent ce petit livre qui est btw à l'origine un mémoire de dea sous la direction de R Boudon. Il est difficile de trouver du conservatisme en France, dans un pays qui constitue son clivage idéologique principal à partir d'une rupture, celle de la révolution française : c'est cette rupture qui structure jusqu'au début des années 80 l'ensemble du paysage politique français. C'est d'ailleurs pourquoi je suis d'accord avec F Huguenin (l'auteur du conservatisme impossible) : il n'y a pas d'espace dans le monde des idées, pour l'instant, en France, entre réaction et libéralisme. Le "pour l'instant" est de moi, car, si on se reporte à l'expérience américaine du conservatisme, on observe qu'il s'agit d'une création livresque et idéologique tardive (les années 50) : les USA n'avait pas de conservatisme comparable à celui des Européens, ils ont donc inventé le leur en se créant une filiation intellectuelle et une narration. Sans doute est-il possible d'inventer de toute pièce un conservatisme français, mais pour l'instant, je ne vois que des tentatives assez dispersées et pas nécessairement convaincantes (sans parler des expériences hors-sol qui visent purement et simplement à transposer le conservatisme anglo-américain en France). De plus, si conservatisme français il y a, il faudrait que celui-ci éclaircisse son rapport à l'Etat : s'il existe une instance traditionnelle qui s'est transmise (avec des modifications substantielles oeuf course) de l'Ancien Régime à l'Ordre politique post-révolutionnaire, c'est l'Etat et sa horde de courtisans. Si le conservatisme en France devait naître, c'est à mon avis vers Montesquieu, Tocqueville, Jouvenel et la Fronde qu'il faudrait regarder (plus vers la tradition pluraliste ou "aristocratique" que vers la tradition "physiocratique" dont parle Tocqueville, celle qui d'ailleurs à plus d'affinités avec les Lumières écossaises et le libéralisme anglo-US). Mais là encore, certains pourront me faire remarquer, à raison, qu'il n'y a pas besoin de sortir de la tradition intellectuelle libérale. Enfin les étiquettes politiques à ce niveau ne sont que des panneaux indicateurs pour s'orienter dans la pensée...
  22. Fusion politique-bureaucratie française : mission accomplie ! Fuck l'élection, vive la cooptation entre énarques !

  23. Il y a quelques traductions françaises (sur le rationalisme, le conservatisme ou encore ses écrits sur T Hobbes ; je mets à part de la conduite humaine, qui me semble être une très mauvaise porte d'entrée à son oeuvre), mais plus particulièrement ça (en fr) https://www.amazon.fr/Morale-politique-dans-lEurope-moderne/dp/225139043X et ça (en anglais) : https://voegelinview.com/the-politics-of-faith-pt-1/ Sur son rapport à l'idéalisme, il y a Experiences and its modes, mais c'est plus compliqué et moins "politique", ce qui ne convient pas trop à une introduction me semble-t-il.
  24. Bienvenue, tu devrais t'intéresser à l'oeuvre (en épistémologie, en histoire et en philosophie politique) de M Oakeshott, ça peut remplir pas mal de cases
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